Dailuaine 34 ans 1980

50.9% alc./vol.
Embouteillé en 2015. Bouteille #2083 de 2952.

André 94%
Céréales Honey Comb, avalanche de toffee surchauffé, de miel, d’ananas et de marmelade de fruits exotiques. Un brin d’eucalyptus ou de menthol. Un des nez les plus singulier que j’ai eu la chance de croiser. En bouche ; le melon d’eau, les poires, grains de céréales au miel, toffee et ensemble généreusement fruité nuancé de notes vertes (herbe, eucalyptus et menthol). Oranges, nectarines, fruits tropicaux, gingembre et une légère touche de chocolat fumé. La finale est plus pointue, les épices, le poivre et l’alcool aidant, un peu sèche même. Superbe, hallucinante texture, amalgame unique de saveurs, expérience inattendue.

Patrick 94%
Incroyablement complexe, bien balancé, intense et savoureux. Un dram extraordinaire! En fait, l’un des drams les plus complexe que j’aie eu la chance de goûter. Nez : Je ne me souviens pas d’avoir jamais senti un sucre si intense dans un whisky aussi vieux. Donc, sucre, cassonade, caramel, quelques fruits mûrs et une pointe de vanille. Bouche : Riche et savoureux bouquet de fruits mûrs, vanille, épices chaleureuses, touche de bois brûlé et quelques herbes. Finale : Longue et intense, marquée par les fruits mûrs.

Dalmore 12 ans

40% alc./vol.
Construite en 1839 par A. Matheson, la distillerie fut achetée en 1886 par la famille Mackenzie qui fit orner chaque bouteille d’un cerf 12 cors, emblème de son clan. Les Mackenzie, amis de James White et Charles Mackay leur revendirent finalement l’entreprise. L’eau utilisée pour la fabrication du whisky provient de la rivière Alness coulant à proximité. La distillerie possède des alambics aux formes bien particulières dont certains sont refroidis par ruissellement d’eau. Entrée de cette toute nouvelle gamme Dalmore, ce 12 ans issu d’un assemblage de fûts de bourbon et de Sherry oloroso. La plus grande partie de la production est utilisée dans les assemblages Whyte & MacKay et The Claymore.

André 88%
Un des premiers single malt que j’ai goûté, sous-estimé selon moi. Plus qu’un bon achat sans être trop bousculé afin d’entrer dans le monde des single malts. Fruité avec une légère touche de fumée. Superbe rapport qualité / prix.

Partick 85%
Moût de raisin et caramel brûlé au nez. En bouche, une saveur très riche de raisin mûr et de caramel très sucré. En finale, d’agréables épices apparaissent et complètent très bien le tout. Un peu trop riche à mon goût, mais avec un cigare, il sera parfait.

Martin 86.5%
Un verre levé nous récompense d’un bel ambre rosé foncé. Nez: Dattes. Fûts de sherry à coup sûr. Fruits au sirop. Notes de gomme de sapin, sirop de maïs, café et mûres. Bouche: À peine huileux. Sucré, raisins, dattes, orge à fond la caisse. Porto, cannelle, framboise et une infime touche de chocolat noir amer. Finale: Les fruits disparaissent rapidement avec un brin d’orge, de fumée et d’épice. Un echo de noisettes et de pruneaux séchés persiste. Équilibre: Un bon scotch avec une finale tombant malheureusement un peu à plat. Pas si pire pantoute.

RV 86%
Un whisky franc, qui n’essaie pas de jouer ce qu’il n’est pas. Cerise terreuse et caramel brulé un peu fort, mais en respirant le fruité devient plus présent, et le caramel pousse un peu vers la tire d’érable. Arrivée toffee puis pêches confites avec de belles nuances en bouche. Finale d’abord verte, puis de jus de cerise de marasquin un peu vineux. La cerise est assez longue et cuivrée en finale. 86%

Dalmore 12 ans – Edition 2019

40% alc./vol.

André 79%
Nez costaud et bien rempli. Oranges sanguines, toffee, fruits rouges séchés, xérès, caramel, chocolat au lait. Le nez est respectueux et se livre sans retenue. C’est en bouche qu’arrive la débâcle, le whisky est fade et sans structure, sans onctuosité et passion. En revenant au nez, on a l’impression que les oranges ont tounées et on détecte aussi des arômes de poudre de cacao bizarre. Aucune texture, le whisky file sur la langue et le gosier en s’évaporant presque aussitôt. Marmelade d’oranges, poudre de cacao, fruits secs, gâteau aux fruits, raisins macérés dans le rhum brun, vieux sherry poussiéreux. Les épices se pointent discrètement le nez en finale, cannelle et clou de girofle saupoudrés sur un gâteau aux fruits, oranges sanguines et sherry légèrement chocolaté. Bien qu’offrant des saveurs et arômes intéressant et donnant un certain challenge de dégustaiton, ce Dalmore dilué à 40% s’effondre en bouche de par sa structure chambranlante et sa texture inexistante. Un whisky pour Mr ToutLeMonde.

Patrick 89%
Mon analyse des arômes ne change pas, au contraire de ma conclusion. À l’époque, il y a plus de 5 ans, j’avais trouvé ce whisky trop intense. Aujourd’hui, au contraire, je le trouve riche, intense et superbement balancé… Ce qui lui mérite donc quelques points supplémentaires. Les goûts changent, il faut croire!

Dalmore 12 ans – Edition 2023

40% alc./vol.
Lot #2069. Maturation en American White Oak Casks et affinage en Oloroso sherry Casks.

André 81%
Très approachable et grand public. Oranges sanguines, beaucoup de caramel, mélange de fruits secs et de cerises, grains de café enrobés de chocolat. Bouche sans trop de texture, sensation de bonbons sûrs et de sucre à glacer, gingembre, cannelle sur fond de vanille et une tonne de caramel. Finale de pommes, cerises et abricots et d’un mélange de vanille et de caramel. Bonne rétro-olfaction de cannelle.

Kim 83%
Nez: citrouille fraîche quand on la coupe à l’Halloween, jus d’orange, caramel profond, foin séché aromatique. Goût : Pamplemousse, comme une amertume toute en fraîcheur, vient ensuite une torréfaction toujours amère, évoquant le café.

Dalmore 15 ans

40% alc./vol.

André 75%
Un manque de personnalité épouvantable, du sherry mal présenté, un fût qui sent le pourris et les p’tits bas. Si cela se voulait un scénario pour démontrer l’effet du sherry, l’histoire est présentée de façon malhabile, prévisible et le punch est autant boring que d’écouter Titanic et de se demander si le bateau va couler à la fin du film.

Patrick 86%
Un très bon whisky, tout en retenue et si bien équilibré! Si ce n’était de la trop grande dilution, il serait excellent. Bref, pour ceux qui ont l’habitude d’ajouter de l’eau à leur whisky! Nez : Joli parfum suave et tout en retenue, présentant des notes de chocolat au lait, de vanille et de petits fruits des champs. Bouche : Toujours suave, plein de chocolat, de vanille et de petits fruits. Que demander de plus? Finale : Un peu courte, probablement à cause de la trop grande dilution.

Martin 84%
Nez: Assez racé? Malt, musc, noix et chêne. Fruits tropicaux et raisins secs. Chêne légèrement poussiéreux. Bouche: Miel chaud, raisins juteux, dattes, xérès, oranges, épices et bois. Très bon, mais très peu subtil à la fois. Finale: Bien ficelée, elle nous emmène sur la fin avec une belle progression représentative des saveurs énumérées précédemment. Équilibre: De belles saveurs, franches, mais sans se laisser désirer. Un bon scotch, mais pour le prix on repassera…

RV 78%
Je préfère encore Off Région Sauvage au gros cigare à 2 dollars pour éloigner les moustiques. Un sherry tellement surpuissant qu’il écrase la cerise et l’orange qui tentent de se faire sentir, accompagnés d’un caramel discret mais quand même agaçant. La finale commence avec un boom de caramel, puis le cigare prend place sans lâcher prise, d’une manière désastreuse. Mise à part pour son Dalmore Cigar Malt, cette distillerie a encore beaucoup à faire pour me convaincre de son bon goût, la piètre finale de cette exemple faisant tout le contraire.

Dalmore 15 ans – Edition 2019

40% alc./vol.
Pour cette version 15 ans de la distillerie The Dalmore, la première maturation dure 12 ans en fûts de bourbon en chêne blanc d’Amérique. Ensuite, le whisky est réparti à parts égales dans trois types de fûts de sherry – Amoroso, Oloroso Apostoles et Matusalem – où il séjournera encore 3 ans.

André 83%
Au nez, c’est à se demander ce que cette édition a de plus que sa jeune soeur de 12 ans. Mis à part un peu plus d’épices pétillantes au nez, on retrouve encore ces saveurs d’oranges sangunes et de fruits cake, de chocolat au lait et de marmelade de fruits rouges et du xérès pompeux. En bouche, on a gagné passablement au niveau texture et à l’aveugle j’aurais parié que le taux d’alcool était lui aussi plus fort. Oranges hyper mûres, sherry bien équilibré, gâteau aux fruits, chocolat au lait, cerises noires, raisins secs. Le tout s’accompagne de sensation de bois de chêne toasté bien agréable. Les saveurs s’époumonnent par contre rapidement encore en bouche mis à part les fruits rouges et un soupir d’épices bien discret. La finale est moyenne-longue, fruitée, et portée sur le sherry et le gâteau aux fruits légèrement épicé.

Dalmore 15 ans – Edition 2023

40% alc./vol.

André 83%
Nez de vieilles cerises et de gummy bears, jus d’orange concentré, ananas. Plus boisé et épicé que l’édition de 12 ans. En bouche, chocolat fourré de pâte de citron, oranges, caramel chauffé, pincée de cannelle et de poivre. Texture juste ok pour un whisky de cet âge. Finale de cannelle et de chocolat noir légèrement amer, sensation tannique en fond de bouche, oranges et cerises.

Kim 85%
Nez: punch au fruits, Sunny D (jus chimique) et bonbons à l’orange. On comprendra que c’est solidement sur l’agrume au nez. Goût : Amertume un peu austère (chocolat très noir, grains de café) surprenante, mais pas déplaisante. L’orange est encore là, mais un peu comme une écorce enrobée de chocolat noir. Des éclats de jus d’orange concentré retentissent parfois aussi.

Dalmore 18 ans – Edition 2019

43% alc./vol.
Vieilli initialement pendant 14 ans en fût de chêne américain avant d’être transféré en fût de sherry Mathusalem pendant 3 ans, The Dalmore 18 ans repose 12 mois de plus en fûts de sherry de première qualité afin de lui donner davantage de rondeur. Établie en 1839 par Alexander Matheson, Dalmore devint en 1866 la propriété du clan des MacKenzie dont l’emblème est la tête de cerf est désormais apposée sur chaque flacon. Située dans les Highlands à proximité de la fameuse « île noire » rendue célèbre par Hergé, The Dalmore utilise principalement des fûts de sherry de type Oloroso, Aloroso, Mathusalem pour faire vieillir son whisky.

André 88%
Encore une fois semblable au 12 et 15 ans mais avec beaucoup plus de corps et d’onctuosité au nez. Les odeurs sont beaucoup plus définies aussi. Avalanche d’oranges sanguines, de xérès et de chocolat au lait, marmelade d’oranges, raisins secs ainsi qu’une touche poivrée. Après plus de 15 minutes dans le verre, de grosses notes de caramel apparaissent et se mélangent aux saveurs d’oranges sanguines et de cerises. Très intéressante texture en bouche, très onctueuse, gros bol d’oranges sanguines nappé de chocolat au lait fondu, prunes et raisins secs, caramel surchauffé et cigares Cubain. Finale légèrement salée et offrant aussi une bonne dose d’épices et ayant pas mal plus de mordant que l’annonçait le nez. Une édition très agréable, que l’on s’imagine bien siroter dans un gros fauteur en cuir près du foyer avec quelques carrés de chocolat.

Dalmore Black Pearl 12 ans 1992

40% alc./vol.
Vieilli dans d’ex-fûts de vin de Madeire Malmsey. Ce whisky ne nous a pas laissé indifférent, voici en lieu et place des notes de dégustation le dialogue qui a eu lieu de lorsque nous l’avons essayé:

RV: Repoussant, il sent le Gold Bond (poudre pour les pieds, ndlr). Il sent les vieux bas.
André: Moi je trouve qu’il sent plutôt bon!
RV: !!!???
André: Il sent frais, citronné…
RV: Pas du tout! Il sent le vieux fromage! Au goût, il est herbeux? Dégueulasse!
Patrick: Sent le sherry, le malt, le raisin. Bof…
André: A la première approche, il est fruité: fraise et framboises, suivi par un goût désagréable. Raisin. Très fruité. Le nez ne prédispose pas à ce que l’on goûte. Le nez est rébarbatif. Petit fumé à la fin. Chocolat noir aussi. Amer à la fin.
Patrick: Sec, fumé à la fin. Je suis d’accord avec le chocolat hyper amer, genre un gros pourcentage de cacao! Il y a vraiment un gros écart entre nez et le goût. La finale ne reste pas en bouche.
RV: Oui!
André: Comme une amie moderne. Elle vient puis elle s’en va. Ne se distingue pas. (…) Très sherry à la fin, chocolat… C’est vrai qu’il y a un petit fromage qui pue dans l’après goût.
Patrick: Oui, un St-Paulin, quand même doux, molletonné…

André 79%
RV 75%
Patrick 78%

Et vu qu’il ne fait jamais comme les autres…

Martin 80%
Un beau lingot bien affirmé. Nez: Le verre est loin sur la table et déjà le miel nous atteint. Céréales, vanille et fleurs. Légère fumée, accompagnée de fruits rouges et de raisins. Honnête. Bouche: Fraises et cassonade, vanille et chêne, épices et miel. Petit cuir rançi vers la fin. Finale: On se laisse en longueur sur du cacao, des fruits, du xérès et une planche de chêne un peu moisie. Équilibre: Le nez nous laissait un peu indifférent, au goût un peu d’espoir revient mais on se fait prestement ramener sur terre avec une finale décevante et inégale. Comme quoi les finitions particulières ne vont pas à tous les malts.

Dalmore Cigar Malt (ancien embouteillage)

43% alc./vol.

André 88%
Des point supplémentaires pour la singularité et pour un scotch vraiment agréable autant lorsque vous passez à la caisse pour l’achat que pour l’expérience sensorielle, doux et agréable.

Patrick 89%
Complète bien le cigare, super bon, un de mes préférés; génial avec un cigare; Caramel, toffee, chocolat, orange?

Martin 90%
Riche orangé de xérès-dessert. Nez: Raisins, toffee et dattes en puissance. Gâteau aux épices, cuir et feuille de tabac. Les trippeux de sherry cask vont bander. Bouche: Caramel, cerise noire, raisins secs et mûres fraîches. Muscade, xérès et chêne. Plein de belles saveurs qui se prêtent bien à la dégustation d’un bon cigare. Le dosage est approprié, aucun élément ne vole la vedette à un autre, dans le but justement de laisser la place au cigare. Finale: Longue mais peu intense, laissant justement encore tout loisir au fameux cigare de ficeler le tout. Équilibre: Une belle expérience et un très bon dram, même seul. Il faut aussi se dire que les meilleurs scotchs n’ont toutefois pas besoin d’un traitement spécial pour se marier au meilleur tabac.

RV 86.5%
Caramel doux sucré, excellent; sent le sucre étendu sur la peau de la cuisse d’une dame (sucré-épicé). Goût: caramel brûlé, le spicy est moins présent, chocolat très noir. L’arrivée en bouche se poursuit sur le sirop de pêche et le miel. La finale monte tranquillement vers un cuir lustré qui disparait aussi lentement qu’il est arrivé. Un whisky très particulier mais qui a tendance a laisser un meilleur souvenir qu’il ne l’est réellement, toutefois il gardera toujours un aspect particulier qui le distingue. Ou bien la qualité a diminué depuis les dernières bouteilles.