Dalmore Vintage 2006 – Bottled 2024

47.2% alc./vol.
Cette édition est élevée en fûts de bourbon en chêne américain, puis affiné en fûts de sherry Matusalem et Amoroso (qui est un mélange de Oloroso et PX Sherry casks).

André 89%
Un peu vieillot comme approche. Vieux banc d’église verni.
Nez plus épicé que les autres éditions, ce qui lui procure plus de profondeur et de nuances. Dès le départ, j’ai une nette préférence. Mélange de nectarines et d’oranges, cerises, prunes, dates et pommes, caramel et chocolat, pincée de cannelle et beau tannins de bois caramélisé. La bouche est costaude, les fruits sont bold et les épices bien ressenties. Raisin, dates, prunes, chocolat, caramel, oranges sanguines, cannelle et réglisse rouge. Belle finale, souple et fruitée, plus sur le chocolat noir que le caramel.

Dalmore Vintage 2008 – Bottled 2023

45.8% alc./vol.
Cette édition est élevée en fûts de bourbon en chêne américain, puis affiné en fûts de sherry Matusalem et Pedro Ximenez… et non filtré à froid!

André 86%
Parmi les distilleries qui sont la risée des amateurs de whisky, Dalmore remporte la palme. C’est triste de voir que celle-ci peut offrir des éditions de bonne qualité, soit absentes de nos tablettes ou soit simplement hors de prix. Les éditions Vintage (les 4 évaluées ici – 2005, 2006, 2008 et 2009) en sont de belles preuves. Quoi que similaires, elles offrent un beau challenge de dégustation si l’on se donne la peine de se dépouiller de ses préjugés. Nez de caramel chaud, zeste d’oranges et cerises, pelures de pommes. La bouche est un peu diffuse, je m’attendais à une texture un peu plus gourmande vu la non-filtration. Beaucoup de caramel, mélange de pommes et d’oranges, chocolat noir, cerises et dates, miel. Finale de gâteau aux fruits et de poivre, courte en longueur malheureusement, oranges, pommes, abricots… et une tonne de caramel.

Dalmore Vintage 2009 – Bottled 2024

48.9% alc./vol.
Cette édition est élevée en fûts de bourbon en chêne américain, puis affiné en fûts de sherry Matusalem et de Porto Graham’s 10 ans.

André 88%
Un peu redondant rendu au 4eme vintage de suite… Celui-ci est plus doux et rond peut-être. L’apport du port cask amène une dimension que les autres expressions n’avaient pas. Poudre de jus de raisin Kool Aid, figues, prunes, chocolat et cerises. Oranges trempées dans le caramel chaud. La bouche est souple, dense et texturée et les épices plus fondues. Les fruits sont intenses, les raisins et prunes particulièrement. Oranges et cerises. Finale de bonne longueur, langoureuse et souple, remplie de notes d’oranges et de poudre de cacao, de chocolat noir et de fruits foncés.

Dalwhinnie 15 ans

43% alc./vol.
À l’origine, la distillerie ne portait pas son nom actuel, mais celui de Strathspey. Construite en 1898 par John Grant, Alex Mckenzie et Georges Sellar. Gravement endommagée par un incendie en 1934, la distillerie fut reconstruite puis peu après mise en sommeil du fait des restrictions gouvernementales sur la distillation des grains…en période de guerre, les céréales devaient servir à nourrir et non à enivrer la population ! Remise en activité en 1947, la distillerie arrêta de malter son orge dans les années 60 ; modernisée alors, ses anciennes aires de maltages furent converties en chais en 1979. Peu connu jusqu’alors, le single malt Dalwhinnie (il entrait dans la composition des blended whiskies de Buchanan’s) fait désormais partie des « Classic malts » depuis 1989. L’essentiel de la production de cette distillerie est destinée au blending et en particulier au Black & White.

André 86%
Poires et salade de fruits, pomme poire, miel, vanille, oranges. Superbe nez élégant et fruité avec beaucoup d’amour. Superbe texture visqueuse et collante en bouche, le whisky est nuancé, calme et posé, les saveurs fruitées du nez transposées en bouche. Les céréales au miel sont plus évidentes en bouche, cela me rappelle certains Balvenie qu’on aurait nappés de jus de salade de fruits. Petite touche de pomme verte, à la limites certaines pointes d’herbe bien verte et d’espiègles épices qui prendront leur envol en finale. Finale passablement longue pour des arômes si doux, mais qui n’explore pas de variantes supplémentaires que celles livrées depuis le début de la dégustation. Je redécouvre ce whisky de mes premières années de dégustation, de belle conception, frais et sans prétention.

Patrick 90%
Il est toujours intéressant de replonger le nez dans un dram classique qu’on a découvert il y a une décennie, sans jamais avoir pris la peine de le revisiter. Nez : Fumée de charbon et orge mouillée sur un lit de fruits tropicaux très délicats. Bouche : Malt, fumée, poivre et fruits tropicaux. Voilà une complexité que je n’avais certainement pas détectée il y a 10 ans! Finale : Miel floral… Un étrange mélange sucré-amer. Longueur moyenne. Balance : Après toutes ces années, ce fut une agréable surprise. Malgré qu’il soit présenté au coeur des « Classic Malts » de Diageo, je n’aurais pas tendance à le recommander à un novice : prenez un peu d’expérience, l’expérience n’en sera que plus agréable. Aussi, il s’agit plus d’un whisky de « dégustation » que d’un whisky du vendredi soir pour « faire passer la semaine ».

Martin 80%
D’apparence plutôt onctueuse, le verre arbore des reflets dorés et pâles tel du blé au miel ou une tige de coton. Nez: Herbe, miel et vanille. Doux, doux, doux, malt et citron. Bouche: Incroyablement doux, presque ennuyant. Miel, herbe et citron sont toujours là, mais le tableau manque tellement d’affirmation et de caractère qu’on jurerait que son taux d’alcool est inférieur à 40%. Quelques petits fruits tentent de sauver les meubles, avec un succès modéré. Finale: Vague de poivre citronné à l’avant-plan. Bien au loin, à l’horizon même, une impression de bière moufette se matérialise. Équilibre: Ian Buxton a bien raison. Définitivement un splendide malt de débutant, mais tristement moins dans ma palette.

Dalwhinnie 25 ans 1989

48.8% alc./vol.
Embouteillé en 2015. Bouteille #5290 de 5616.

André 92%
Champs d’herbe, poires, fruits tropicaux, céréales maltées, nez frais et textural, touche citronnée. La bouche est grasse et huileuse, la pomme poire, avec une superbe texture et des saveurs de bloc de cire d’abeilles rempli de miel frais, d’oranges ainsi qu’une touche d’épices, de cannelle et de gingembre, de vanille et de crème brûlée. La finale est douce et longue mais hyper contrôlée, saveurs fraiches et fruitées avec un touche d’épices. Étant la situé la plus haute en altitude, ce whisky est frais et naturel, rafraichissant. Il représente tellement bien sa localisation d’origine et les 25 ans passés tranquillement dans les fûts.

Patrick 90%
Un superbe whisky, qui nous fait réaliser à quel point il est dommage qu’il y ait si peu de version des scotchs de cette distillerie… Ou qu’ils soient à un prix ridicule comme le présent flacon. Nez : La complexité incroyable de Dalwhinnie, avec des notes de fumée de charbon, des fruits tropicaux, du malt, du poivre, du miel et quelques herbes. Bouche : Wow, c’est ici que ça se passe! Fumée, bois brûlé, fruits, miel, une tonne d’épices et du poivre, le tout délivré avec une intensité incroyable. Finale : Longue, savoureuse et fumée.

Dalwhinnie Distiller’s Edition 1982

43% alc./vol.

André 89%
Nez pur et frais, miel, poires, raisins, vanille & bananes. Tout en douceur et en subtilité. Majorité d’éléments sucrés au nez. La bouche est exquise, texture hyper grasse et huileuse, volée de céréales nappées de miel et de bananes puis montée épicée mais discrète, légère tourbe florale et poudre des emballages de gommes Bazooka. La finale est le moment de se découvrir pour le fut d’Oloroso, alors que les saveurs de petits fruits sechés dansent un tango effréné avec les épices sur une piste de danse un peu sèche. Un beau voyage au pays des saveurs, des textures et de l’inattendu. Ce whisky est un beau défi pour l’évaluateur. L’étendue de la palette aromatique est challengeante et offre de belles nuances aromatiques.

Patrick 93%
Les mots me manquent pour exprimer mes sentiments face à un tel whisky. Criss que c’est bon? Nez : Parfum dominé par un vin rouge très chaleureux, une touche de chocolat noir, des oranges, du caramel discret et un peu de bois brûlé. Bouche : Les oranges et le vin rouge chaleureux m’ont d’abord surpris par leur intensité. Ensuite, on trouve des notes boisées, le chocolat noir et le caramel. L’ensemble est sucré, chaleureux et délicieux. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse et sucrée, marquée par un caramel fruité.

Dalwhinnie Distiller’s Edition 2000-2016

43% alc./vol.

André 84%
Nez alléchant, je n’avais pas souvenir de Dalwhinnie sous cet angle. Compote de poires, cerises et framboises, miel chaud, pommes, oranges. La bouche est un peu fade comparativement aux promesses onctueuses du nez. Jus de pommes, melon au miel, poires, oranges, raisins et cerises séchées, prunes, cannelle et clou de girofle, miel chaud. Une touche d’orge maltée à la Balvenie aussi. Finale douce et diluée malheureusement, sur les fruits à chair et de bonnes épices. Un bon dram de semaine avec un nez complexe mais une texture de bouche qui laisse à désirer.

Patrick 85%
Un très bon scotch, mais je trouve qu’on y a été un peu trop fort avec le xérès car on y perd la complexité extraordinaire de Dalwhinnie. Nez : Un whisky doux au nez, où les notes de xérès fruité et sucré prédominent sans être invasives. Le tout est complété par quelques gouttes de miel et du chêne sec. Bouche : Du beau xérès chaleureux et sucré et un peu de bois brûlé qui prennent presque toute la place. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le xérès et le bois brûlé.

Martin 87%
Nez: Petit xérès sucré, presque sucre en poudre. Douceur incroyable, propre à la distillerie, Dalwhinnie quand tu nous tiens! Légère verdure, accompagnée de fleurs et de miel. Bouche: Miel et malt grillé, léger cuir, douces épices et chaude étreint du sherry. Suave et doux à la fois. Texture un peu fade, mais qui ne nous fait pas décrocher de l’expérience. Finale: Bien épicée, cannelle et poivre noir. Notes astringentes de xérès et de chêne brûlé, suivi de crème et de petits fruits avec un filet de miel doré. Je suis conquis. Équilibre: On connaît habituellement Dalwhinnie pour ses whiskies doux, et ici on ne fais pas exception à la règle. Par contre, on a aussi droit à une belle colonne de noblesse assurée par son affinage et son taux d’alcool juste assez relevé.

Dalwhinnie Distiller’s Edition 2003-2018

43% alc./vol.
Maturation en American Oak casks et affinage en Ex-Oloroso sherry casks.

André 83%
Nez crémeux et onctueux. Miel, poires, abricots séchés, vanille, petits fruits sauvages et une fine touche herbeuse. La bouche est douce, un brin poivrée et épicée, herbeuse aussi sur les fruits à chair, le citron et le caramel. Je cherche les notes de fruits rouges. Les épices sont beaucoup plus prononcées en bouche qu’au nez. Courte finale sur les abricots et les poires nappées de miel épicé.

Patrick 90%
Un superbe scotch, probablement le meilleur Distillers Edition que j’aie vu de cette distillerie. Un whisky où le plaisir croît avec l’usage. Nez: Du xérès sucré, ou en fait du chocolat aux fruits, quelques gouttes de miel et un peu de chêne. Bouche: Un beau xérès chaleureux, un peu de chocolat, du chêne épicé, voire même trèèèès subtilement fumé (ça m’a pris plusieurs gorgées pour trouver ça!). Yep, c’est très bon ça, en fait meilleur de gorgée en gorgée. Finale: D’une longueur moyenne, avec un beau mélange de xérès et de chêne.

Martin 85%
Nez: Beau nez des highlands, céréales, crème, herbe, chêne, fleurs blanches et pommes croquantes et sûrettes. Bouche: Texture soyeuse, pommes vertes acides, miel, poivre blanc et planche de chêne. Touche de vanille et de fleurs. Finale: Chaude, longue et accentuée par le poivre. Pointe de cacao pour assaisonner le tout. Équilibre: Un beau dram à savourer, qui cherche à avoir un peu plus de tripes que le Dalwhinnie 15 ans régulier.

Danfield’s Limited Edition 21 ans

40% alc./vol.
Un assemblage de fûts filtré sur lit de diamants et mélangé en petites quantités à la fois.

André 82%
Caramel et pacanes. Aucune consistance en bouche. Distingué mais éphémère en bouche. Finale intéressante mais trop passagère. Toffee et vanille en finale. Un whisky canadien correct, un 21 ans quand même pour environ 30$; il faut être indulgent pour ce qui est livré. Honorable et honnête.

RV 84%
Fait par les mêmes producteurs que le Schenley OFC et au nez ça parait, avec pointe de fruits caramélisés mais la vanille et le chêne un peu trop puissants. Se présente en bouche timidement mais vaut la peine d’être attendue car compensée par un développement en épices sucrés (cannelle?) quoiqu’avec un caramel légèrement trop fort. Elle se rattrape en finale avec début fumé et une vague de fruits se terminant en bonbons et encore une fois les fruits. Manque un peu de longueur d’aftertaste, mais du haut de ses 21 ans, son prix raisonnable et sa classe soyeuse, elle fait oublier son immature et regrettable cousine québécoise l’OFC.

Deanston 12 ans (ancien embouteillage)

40% alc./vol.
Highlands, 1966. Les bâtiments datent de la fin du XVIIIème siècle, lorsque Deanston était une filature de coton ; ils furent conçus par Richard Arkwright, capitaine d’industrie ambitieux et personnage plutôt controversé parmi le monde ouvrier, à l’aube de la révolution industrielle. En 1966, les locaux furent rénovés et transformés pour devenir la distillerie ; on considérait que les besoins en eau des deux activités étaient sensiblement les mêmes, de plus la température et l’humidité constantes des caves voûtées permirent aisément leur reconversion en chais. Achetée par Invergordon Distillers en 1972, Deanston fut mise en sommeil une décennie plus tard. Sa réouverture intervint en 1990, lors de son rachat par l’actuel propriétaire : Burn Stewart Distillers. La distillerie possède 2 paires de larges alambics en forme d’oignon, effilés dans leur partie supérieure ce qui confère au whisky sa légèreté. Des turbines mues par le courant de la rivière fournissent l’électricité à l’entreprise.

André 77%
Des fois vaut mieux rien dire…

RV 79%
Sent l’orge, le citron, manque de profondeur au nez. Au goût, citron. Scotch de débutant. Nutty. Léger.

Patrick 74%
Nez: Graines de lin, citron, orge, léger sherry. Léger tout court. Plutôt ordinaire, en tout cas. Pas agréable pantoute en fait. Goût: Sherry poussiéreux. Sec. Meilleur toutefois que le nez laisse deviner. Global: Ouch! Je ne mettrais pas mon nom là-dessus à leur place! Laisse un arrière goût de poussière en bouche.