Creag Dhu

40.2% alc./vol.
Whisky du Speyside vieilli en Sherry Cask.

André 80%
Belle présentation au nez, très simple et approchable. Fruits secs saupoudrés de cannelle, cosses d’oranges, miel, vanille, puis pointe de chocolat au lait en trame de fond. Malheureusement la bouche est flat et ennuyeuse. Raisins secs, purée de pommes, fruits séchés, dattes, le tout sur une texture donnant un fond diluée. Courte finale caramélisée, influencée par le sherry générant des notes de fruits secs sur un lit de fumée diaphane. Bon, pour 40$ il ne faut pas demander la lune. C’est agréable même si sans pratiquement aucune complexité.

Patrick 77%
Triste à dire, mais je trouve toujours surprenant de voir arriver sur le marché aujourd’hui des whiskys si bas de gamme, mais présentés comme s’ils étaient des superstars. Nez : Le parfum d’un jeune whisky de grain, ce qui est plutôt surprenant pour un single malt. Bouche: Le jeune whisky de grain de mélange ici avec des notes de fruits mûrs, du chêne chaleureux et une discrète touche fumée. Finale: D’une longueur moyenne, marquée par le jeune whisky de grain.

Creative Whisky Co Irish Whiskey 13 ans Cask Strength

51.8% alc./vol.
Distillé le 21 Janvier 2002, embouteillé en Mars 2015, fût #20021, 336 bouteilles.

André 94.5%
Belles notes de fruits séchés et de fruits tropicaux, caramel, vanille, beau taux de sucre qui balance bien le fort taux d’alcool. Les saveurs rappellent les red wine cask finish. La bouche est très huileuse, avec quelques sursauts d’épices, bouche pulpeuse de fruits séchés et de fruits tropicaux, l’ananas, les bananes et les bonbons-jujubes en forme d’oursons ainsi que les raisins secs. La finale est très fruitée, sucrée à souhait et encore ce plein sac des bonbons jujubes en formes d’oursons. Simplement superbe, festif et fruités. Superbe whisky; belle présentations, saveurs généreuses, équilibre digne de mention. C’est à se demander pourquoi il y a tant d’Irish whiskies si ennuyeux sur le marché…

Patrick 90%
Quoi??? Seulement 336 bouteilles? Je les veux toutes! Un super whisky, surtout si vous avez la dent sucrée. Nez : Nez fruité, chaleureux et sucré, avec un trait de vanille et de sève. Bouche : Fruité, sucré, épicé, avec de la vanille, un peu de bois brûlé et du beau sucre blanc et riche. Mais surtout, de beaux fruits chaleureux et sucrés. Finale : Longue et intense, marquée par le sucre et le vin.

Martin 93%
Ambre rosé. Nez : vent assez timide et posé. Caramel, xérès, vanille et vin rouge. Orge et fruits tropicaux. Bouche : punch aux fruits, miel, séduisant sherry. Épices, chêne. Une grande complexité qui se développe à un rythme qui nous rappelle une époque plus simple. Finale : le chêne poussiéreux et la cannelle dominent ici, couplés à des notes fruitées savoureuses. Équilibre : un mariage parfait entre le Kool-Aid et l’Everclear, un whiskey avec lequel on prend son temps. Ça rappelle le temps où les magasins étaient fermés le dimanche.

Creative Whisky Company Bowmore 13 ans

55.6% alc./vol.
324 bouteilles, distillé le 12 mars 2002. Édition pour le 10 anniversaire de l’embouteilleur.

André 94%
Ce Bowmore sans l’artifice du sherry, c’est comme de constater que Gisèle Brundchen est encore plus belle le matin sans maquillage que dans les magazines de mode. Un Bowmore tout à fait dans le style de la distillerie avec sa pléiade de saveurs fumées et tourbées, ces nuances de vanille, des saveurs d’agrume goulues, poire, ananas, sel de mer, goudron, saveurs médicinales habituelles. Je lui trouve beaucoup de ressemblances avec les dernières éditions Tempest, ce mélange de saveurs maritimes prononcées adoucies par les agrumes et les fruits exotiques. Le nez est aussi huileux, c’est bizarre à dire mais on a vraiment cette sensation d’huile à chauffage que l’on retrouvera aussi en bouche. J’ai encore ces notes d’ananas, de poires et d’agrumes qui tranchent avec les saveurs traditionnelles de tourbe, d’asphalte, d’huile à chauffage. La finale est soutenue, légère sensation de l’alcool qui picotte sur la langue. Les saveurs de la bouche s’étirent longuement laissant une sensation de galet sur la grève sur lequel le sel de mer aurait séché au soleil et les odeurs d’un feu de plage mourant dans la brume maritime du matin.

Patrick 95.5%
Le meilleur Bowmore que j’aie eu! Et on parle ici de ma distillerie favorite, alors ce n’est pas peu dire. Nez : Le superbe parfum maritime typique de Bowmore, marqué par le sel et les algues, avec une touche de fumée huileuse. Le tout est complété par une subtile note boisée ainsi qu’une goutte de vanille. Bouche : Arrivée en bouche épicée, avec un belle note de bois brûlé, le tout savouré au bord de la mer. Avec la touche de subtile de goudron, quelques savoureuses notes de vanille sucrée et une belle texture huileuse, difficile de faire mieux. Finale : Longue, huileuse, salée, marquée par le bois brûlé et une subtile note sucrée.

Martin 92.5%
Nez: Tourbe maritime attendue de Bowmore. C’est rafraichissant de voir un de ces malts avec un peu moins de sherry. Bouche: Fumé, salé et mielleux. Tourbe et citron, épices. Finale: Longue, salée et tourbée, à l’image de la distillerie. Équilibre: Embouteillage qui rappelle les premières éditions du Tempest et fûts de bourbon. Comme quoi il est parfois bon de sortir de sa zone de confort.

Crown Royal 18 ans Extra Rare

40% alc./vol.
Cette expression est un assemblage de 3 des meilleurs whiskies de la distillerie, sélectionnés par le Master Blender Mark Balkenende basé à Montréal.

André 82%
Saveurs typiques. Cassonade et sirop d’érable, cannelle subtile, oranges, cerises et bois toasted, légère touche cireuse. Dommage pour la dilution à 40% qui lui enlève beaucoup côté texture. Bois de cèdre, sirop d’érable, toffee, pincée de cannelle et de poivre, cerises et pommes, ananas, oranges, bois caramélisé. Les épices étirent la finale, plutôt relevée et pointue, beaucoup de poivre et de cannelle assortis de cerises et de tarte aux pommes nappée de sirop d’érable. Un peu trop réservé et conservateur comme présentation.

Patrick 87%
Une belle réussite, difficile à croire que le taux d’alcool est seulement de 40%. Complexe et d’une belle intensité. Nez: Un beau mélange d’arômes, de la vanille, du chêne, des épices, du caramel et du nougat. Bouche : L’arrivée en bouche présente un beau mélange de chêne épicé et de caramel, de subtils fruits mûrs et une goutte de vanille. Finale : D’une belle longueur, avec du bois brûlé, du poivre et un peu de caramel.

Crown Royal 1961

40% alc./vol.
Bouteille #2753214.

André 78%
Sucre en poudre, vanille, cassonade. Bouche sans texture sur fond de rouille. Un nez prometteur qui s’effondre par la suite.

RV 80.5%
Cinquante ans plus tôt, mais pas de quoi à se chercher une DeLorean. Cuir et poussière de ciment. Tronc de tremble, sans l’écorce. Même chose en bouche, mais la vanille du Crown Royal régulier revient, avec un vinyle funky, probablement dû aux années.

Patrick 77%
Au nez, vanille, fruits et caramel écossais. Au goût: Notes de chêne et vanille. Semble dilué… Plutôt sucré. En finale: heu, quelle finale? Exercice intéressant de comparer une édition embouteillée en 2010 avec celle embouteillée 50 ans plus tôt….

Crown Royal 1973

40% alc./vol.

André 77%
Ce n’est pas cet embouteillage qui ravivera notre amour de la monarchie. Ça sent le whisky anodin à plein nez, la simplicité et le facile. Les céréales très douces sont en avant-plan, soutenues avec les habituelles odeurs de vanille et de caramel. Il y a un peu d’épices qui émerge du tout, épices que l’on pourrait relier à l’utilisation possible (très probable) du seigle. Le tout est diffus et sans grande personnalité. La bouche est à prime abord très douce, fluide et diluée même avec l’apport assez important du poivre (qui me rappelle encore certains rye whiskies) et de quelques épices. La finale est douce et sans surprise mais n’apporte de nouveau en rien à l’expérience monotone qui se déroule depuis le nez. L’expérience en vaut la peine mais prouve aussi qu’une formule gagnante ne rejoint pas tout les marchés (ou en tout cas, ne me rejoint pas moi, personnellement).

RV 77.5%
Quand j’ai l’impression de lécher une selle laissée sur un vieil enclume… Cuir de Crown Royal et de Canadian Club qui semble très jeune avec son juteux seigle. En bouche les épices (poivre noir) et le vieux cuir sont longs, sans apothéose mais sans répit. Finale trop aigre à mon goût, l’expérience est amusante mais aussi une belle preuve que le whisky ne vieillit pas – ni ne s’améliore – en bouteille.

Patrick 84%
Nez: Maïs brûlé, caramel et vanille. Tout de même appétissant. Bouche: Semblable au nez, avec un touche de pneus brûlés. Finale: Chêne brûlé. Balance: Belle texture en bouche, belle balance. (2013-08-19)

Martin 76.5%
Nez: Légèrement fade, aurait t-il laissé un peu de son mordant dans la bouteille? Le même nez à peu de choses près que le Crown Royal original, mais comme décoloré, délavé. Fruits, raisin et vanille tombent un peu à plat. Bouche: Timide au début. Raisins, prunes, savon, miel, vanille, épices. Belle progression. Ici on peut goûter une amélioration par rapport à son homonyme contemporain. Finale: Pas mauvais, un reste de vanille fruitée s’étire voluptueusement. Équilibre: Quand on pense whisky canadien, Crown Royal est un des premiers noms qui viennent à l’esprit. Cette expression de 1973 se situe une bonne marche au-dessus de son petit frère actuel. Mais où est donc passé ce savoir-faire des années 70?

Crown Royal 1975

40% alc./vol.
Ce blended whisky contient de l’alcool provenant de la distillerie Waterloo, aujourd’hui fermée. Le millésime de cette édition correspond à l’année de distillation du composant le plus jeune, et non à l’année de mise en bouteille.

André 78%
Nez de cosses d’oranges trempées dans le sirop d’érable, de grains de céréales Sugar Crisp, de pomme caramel. Texture fluide et diffuse en bouche. Cannelle et clou de girofle, cassonade et sirop d’érable, poires, pommes rouges, oranges, touche de rye éventé, gingembre et vanille. Finale épicée avec des céréales séchées bien en évidence sur un lit de cassonade et de sirop d’érable.

Crown Royal 30 ans Extra Rare

46% alc./vol.
Chaque rye whisky de cet assemblage a été distillé dans des alambics Coffey, uniques en Amérique du Nord. Il a ensuite vieilli en fûts usagés dans la distillerie historique de LaSalle sur l’ile de Montréal au Québec, fermée en 1993.

André 90%
Nez évoquant le calme et la noblesse. Sirop d’érable, sirop de maïs, oranges, abricots, poires dans leur sirop, céréales Sugar Crisp et vanille. La texture est superbe en bouche, très crémeuse et met la table pour les bonnes épices soutenues ainsi qu’une touche de cannelle très poivrée. Bois de chêne toasted, caramel, poivre broyé, cannelle, abricots, ananas, oranges, pommes. Merci aux épices et au poivre, la finale est bien longue, plutôt sèche et sur les fruits tropicaux nappés dans le sirop d’érable. Pas du tout l’image que l’on pourrait se faire d’un rye. Ça ressemble plus à un corn whisky super épicé. Définitivement singulier et challengeant à décortiquer.

Crown Royal Black

45% alc./vol.
Le Crown Royal Black vieilli dans des tonneaux de chêne desséchés et son assemblage se fait à une teneur supérieure de 45% au lieu de l’habituel 40%.

André 86.5%
Nez prononcé à la Jack Daniel’s Single Barrel, sucres caramélisés et céréales Sugar Crisp. Moelleux et très collant en bouche, axée sur les divers éléments sucrés soutenus par une bonne présence d’alcool qui se sent par ailleurs plus en bouche qu’au nez. Finale plus rêche, cannelle et pain d’épice avec un léger feeling de savon à vaisselle en poudre en toute finale.

Patrick 93%
Je n’ai jamais senti un nez aussi intense dans un whisky canadien! Le chêne brûlé nous donne l’impression que c’est notre maison qui vient de passer au feu! Les céréales ne donnent pas leur place non plus, alors que le soupçon de fruits qui parvient à s’échapper du verre nous surprend agréablement. En bouche, le chêne brûlé partage l’avant scène avec le caramel, qui se font toutefois brasser la cage par un fruit sucré typiquement canadien! La finale offre une belle longueur et une belle richesse. Globalement, ce whisky offre une complexité et un équilibre rarement rencontrée chez un whisky canadien. Définitivement LE whisky canadien que j’ai eu le plus de plaisir à boire, boire et boire! En fait, son prix très raisonnable et son goût facile d’approche mais offrant tout de même une belle profondeur, en font un whisky de tous les jours qui saura satisfaire le connaisseur. En fait, pourquoi une si bonne note? Parce que ça fait longtemps que je n’ai pas eu autant de plaisir à boire un whisky sans prétentions! Je vais m’assurer d’en avoir toujours une bouteille, même si comme TOUJOURS, la SAQ boude un excellent produit canadien bon marché.

Martin 88%
Rouge aussi profond que le meilleur des fûts de xérès espagnols. Il y a juste une chose qui ne cadre pas, c’est un whisky canadien. Nez: Un solide départ qui évoque Forty Creek par moments. Vanille, maïs, seigle et poivre nous leurrent sur la curieuse piste que nous pourrions avoir affaire à un bourbon, mais la couronne finit par nous rappeler à l’ordre avec de la cerise noire et du bon vieux sirop d’érable canadien. Bouche: Poivre, seigle, orange, cassonade, cerise et noix. Le bourbon disparaît ici pour laisser briller l’âme d’un authentique Crown Royal. Finale: Encore seigle, poivre et orange, mais cette fois sur une trame de pamplemousse. Équilibre: Le bad boy de Crown Royal. Le dram que boit la reine quand elle est en tabarnac.

RV 86.5%
Un beau tour dans une belle Cadillac, mais sans courbe pas moyen de tester les vrais capacités de la machine. Avec un nez assez ordinaire canadien, l’ouverture est passable avec le cuir de Canadian Club, sans profondeur. Au goût, le bois se déclare, mais c’est vraiment en finale que le caramel, la vanille et le chêne sortent pour laisser une profonde empreinte en gorge. Un bon whisky, qui gagnerait peut-être encore plus à sortir davantage des sentiers battus.

Crown Royal Bourbon Mash

40% alc./vol.

André 81.5%
Oh… Beaucoup d’influences du bourbon au nez avec la livraison de pommes rouges, de réglisse et de fruits sauvages, anis, le sirop de maïs, miel, la planchette de cèdre rouge. La bouche est plus épicée, poivrée et le toute-épice, la réglisse rouge fraiche et la pelure de pomme, encore le sirop de maïs avec une finale un peu trop influencée par le bois et le poivre noir broyé. Forte sensation tannique également en fond de bouche. Bizarre cet embouteillage, hésitant entre son identité Canadienne et ses influences Américaines, au final, on en perd son latin.

Patrick 89%
Une belle surprise que ce whisky, pour moi qui aime le bourbon, et pour satisfaire ma dent sucrée. Bon, j’aime pas beaucoup le sucre, mais ici, il est dosé avec brio! Nez : Savoureux de parfum de bourbon sucré, avec une touche de fruits et de vanille. Vraiment alléchant. Bouche : Bourbon hyper sucré, avec un panier de fruits des champs, de la vanille et quelques épices du chêne. Finale : D’une belle longueur, épicée et légèrement sucrée.

Martin 83%
Nez: Hybride particulier, c’est certain. Très floral d’entrée de jeu. Réglisse, pommes et cornichons marinés. Maïs, vanille chêne et touche d’anis. Caramel et brin de poivre noir. Bouche: Sirop de maïs, vanille et chêne. Le rye frais mélangé au maïs dans ce cas-ci donne une impression marquée de cornichons à l’ail qui pénètre toutes les couches de la dégustation. Pas désagréable, mais certainement insolite. Finale: Assez courte, mais on garde nos repères sur les saveurs auxquelles le reste de la dégustation nous a habituées. Équilibre: Un monstre de Frankenstein bien étrange. Chacun des héritages ou identités, que ce soit canadien ou américain, se tient fièrement seul, et on pourrait croire que leur union serait bénéfique… mais quelque chose ne cadre pas tout-à-fait. N’empêche que j’y retrouve un côté pervers qui ne ne déplaît pas non plus. Allez savoir…