Charmeval par Bruant St-Julien Wine Finish

46% alc./vol.
Édition de 935 bouteilles.

André 78%
Nez franc, sur les raisins, les fruits rouges et une sensation tannique. Bouche très épicée et alcool très ressenti, poivrée et plus vineuse. Raisins rouges, fruits séchés, framboises. Bon taux de sucre. Texture pas très impressionnante à la sensation un peu diluée, courte finale fruitée et vineuse.

Charter 101

50.5% alc./vol.
Fabriqué par Buffalo Trace, Frankfort, Kentucky.

André 86%
Sucrebrûlé, kick d’alcool épicé, assez relevé comme nez. Plus boisé en bouche, fût de chêne et la vanille. Bonbons au miel, soyeux et sans brusquerie. Finale plus imposante, soutenue par l’alcool. À priori doux et sucré, le taux d’alcool plus élevé trouve toute son importance dans cet embouteillage. Une belle surprise.

RV 77.5%
Puissante anonymat. Sent le stock de bas étage (lire ici le bourbon trop générique). Arrivée en bouche un peu plus épicé, mais la personnalité manque toujours. En début de finale, petite poussée aigre, insuffisante. Enfin, goute trop peu et laisse un souvenir de manque d’effort crasse. On repassera.

Chatoe Rogue Dead Guy Whiskey

40% alc./vol.

André 79%
Sucré des whiskies Canadiens – new make spirit de Glenora – Agrumes, cœur de pommes rouges. Peu de structure en bouche mis à part la présence d’alcool. S’évapore très rapidement et les arômes sont très futiles. Un whisky carré et en évolution. Une belle maison en construction, où la charpente est montée mais aussi sur laquelle on ne peut profiter du produit terminé. Sera intéressant de voir son évolution si la compagnie décide de le faire vieillir plus longtemps afin de l’arrondir en bouche et de peaufiner un whisky qui pourrait devenir prometteur.

RV 87.25%
Un whiskey à déguster en deux gorgées. Première : côté subtilité de la provenance, on va repasser. La bière à base d’orge est assez évidente, avec un côté de liège bizarre, pour lequel on ne sait vraiment pas à quoi s’attendre pour la suite. Sur la langue il est davantage houblon, ne serait-ce qu’à peine fumée. On dirait que ses concepteurs ont tout gardé pour l’attaque en finale. L’aftertaste est dans la même veine, incroyablement long pour un whiskey âgé seulement d’un mois. Deuxième gorgée: après avoir respiré, du gruau à la cassonade s’en échappe. Au goût, on s’approche du Bernheim, avec la même petite fumée. Le début de la finale est intriguant, et toujours la même longueur. Impressionnant: un whiskey multi-facettes auquel je pensais décerner une note presque 10% de moins que ma cote finale. Et la troisième gorgée est encore mieux.

Chatoe Rogue Oregon Single Malt Whiskey

40% alc./vol.

André 81%
Bubble gum, cigarettes Popaye et fleur sucrée. Un nez de whisky pour enfant, rappelant les bonbons de notre enfance. Le nez est agréable et joyeux. La bouche s’effondre sur elle-même, la texture est molle et très sucrée, ça me fait penser aux bananes en bonbons qui se vendent encore dans les confiseries. Finale diluée et fluide, vraiment courte. Un whisky dessert facile d’approche et qui n’effrayera personne.

Patrick 80%
Nez: Céréales mouillées aromatisées à la cerise. D’accord avec André pour ce qui est des cigarette Popeye. Bouche : Cerises et céréales. La texture est un peu trop marquée par l’eau. Finale : Courte et sucrée. Balance : Bien, mais gagnerait à être embouteillée à au moins 46% (40%, %#@, c’est quoi l’idée???) et surtout vieillit plus que 3 mois.

Martin 79%
Coloris d’un beige ambré un peu fade, trempant presque dans le bas-collant taupe. Nez: Orge et gomme balloune, herbe et fleurs, vanille, miel et retour de la gomme balloune. Définitivement l’univers de la Bubble-Yum. Bouche: Légèrement plus agressif en bouche que le laisse présager son taux d’alcool. Ample et floral avec des notes prononcées de savon et de houblon. Finale: Courte et un peu amère avec une touche sucrée et métallique mêlée à un vent de pêche. Non Steve, le fruit, pas le sport. Équilibre: Pas si mauvais que ça, mais il tombe un peu à plat à mon goût. Ce n’est pas sans rappeler de drôles d’expériences telles le Nevada Whiskey.

Chattanooga CHATT Straight Bourbon Whiskey 91 Proof

45.5% alc./vol.

André 82%
Nez gorgé de bois brûlé et de caramel, charcoal, miel et bonbons Maltese. Très approchable sans être dans une ligne directrice facilement discernable. En bouche, les oranges mêlées de cannelle, encore le bois brûlé, les abricots. Belle présence en bouche, pommes, réglisse et tout-épices avec un retour puissant sur la cannelle en fond de bouche. La finale est relativement longue, bien épicée, ponctuée de cannelle et de bois brûlé.

Chattanooga CHATT Straight Bourbon Whiskey Cask 111

55.5% alc./vol.

André 84%
Caramel et bonbons Maltese, puis chocolat noir fourré de crème à saveur de cannelle. Texture en bouche qui est vraiment bien, moelleuse tout en ayant une sensation lègèrement sèche. Notes de chocolat noir fourré de compote de fruits sauvages, de cannelle, accents de bois brûlé relativement présents accompagné de tourbe verdâtre. La finale est un mélange de cerises et de pommes à la cannelle, de bois calciné et de choclat noir finement amer, très persistante et douce à la fois.

Chattanooga CHATT Straight Rye Whiskey 99 Proof

49.5% alc./vol.

André 83%
Nez dans la lignée du style; cannelle bien en évidence, belles notes de chocolat et de poivre, de purée de pommes et d’épices, d’oranges et de bois vert. Belle texture charnue, caramel brûlé et cerises, poivre de cayenne, cannelle, pommes nappées de poivre concassé. Longue finale et bien soutenue par le rye. Mélange de pommes, oranges, cannelle, raisins secs, le tout accompagné d’une fine touche végétale et d’accents de bois séché.

Chattanooga CHATT Whiskey Batch 30 « Honey Infused »

42.5% alc./vol.
Distillery Exclusive

André 72%
Nez de miel floral et de poires, herbe verte fraichement coupée, pommes vertes. Sensation licoreuse indéniable que la bouche confirmera plus tard. Si le nez est licoreux, que dire de la bouche… bonbons au miel, sirop de poires, énormément (trop) de sucre naturel, herbe verte. Très dénaturé comme présentation. Finale végétale, hyper mielleuse, licoreuse au max. Doit être parfait en cocktail mais servi neat, je vous mets au défi de terminer votre verre. Pas parce que c’est mauvaismais par l’intensité du niveau de sucre qui est livré. Après 3-4 gorgées, j’ai eu des haut le cœur d’hypoglycémie…

Chichibu II – Ichiro’s Malt

55,5% alc./vol.

Premier single malt issu de la nouvelle distillerie Chichibu, située juste après la distillerie Chichibu d’origine, maturation majoritairement en ex-bourbon casks. Située dans la préfecture de Saitama, à environ 100 kilomètres au nord-est de Tokyo, Chichibu II a commencé la distillation en octobre 2019. Ce premier opus provient d’un assemblage de whiskies vieilli entre quatre et cinq ans dans différents types de fûts.

André 90%
Quelle surprise que ce Chichibu! Singulier et de superbe conception. Nez alléchant, bourré de fruits tropicaux; mangue, melon au miel, poires, compote de bananes, miel et céréales séchés. Fond de tourbe végétale. La bouche est sucrée; notes de sucre en poudre des gommes Bazooka, meringue et vanille, mangue fraiche, poires et pêches… une tonne de fruits tropicaux. La bouche demeure franche sur le taux d’alcool et les céréales séchées sur feu de tourbe même si la texture est crémeuse et moelleuse. Quelques notes de bois poivré apparaissent aussi un peu plus tard. Les notes de fruits tropicaux sont VRAIMENT impressionnantes. En finale, les grains séchés à la tourbe prennent l’avant-scène et les fruits tropicaux sont en acteurs de soutien. J’adore le style et l’audace des saveurs, la confection juste pour un whisky si jeune. Impressionnant.

Patrick 93%
Chichibu II n’a rien à envier à sa grande sœur si je peux me fier à ce premier opus de la nouvelle distillerie d’Ichiro! Un whisky superbe, typiquement japonais par sa complexité et sa balance hors pairs. J’adore! De plus, dangereusement facile à boire malgré son taux d’alcool assez élevé! Nez : Un parfum crémeux, vanillé, avec des poires, des fruits tropicaux, légèrement boisé et discrètement fumé. Bouche : Porté par une superbe texture en bouche, j’y retrouve d’abord des fruits tropicaux, du miel, de la vanille et puis une vague de fumée de tourbe qui, bien qu’elle ne soit pas si intense que ça, emporte tout sur son passage, ne laissant que quelques épices venant d’un beau chêne carbonisé et craquant. Finale : D’une très belle longueur, légèrement fumée mais intense sur le bois carbonisé et épicé. Puis après que tout ce beau monde se soit calmé pendant quelques minutes, les fruits tropicaux reviennent faire un petit tour en fermeture de rideau.

Kim 87%
Nez : Plastique ou caoutchouc, il y a une trame un peu chimique derrière. Rayon de miel, jus d’orange fraichement pressé et zeste d’orange rapé, gâteau aux carottes et ananas avec glaçage au fromage à la crème. Étrangement, la trame chimique me plait lorsqu’accompagnée de ces arômes plus fruités. Bouche : Comme un bon verre de jus de pamplemousse avec un soupçon de sirop de grenadine, l’amertume est prononcée et surprenante, mais pas tout à fait déplaisante. Jus de raisin, mais pas comme je trouve souvent dans un jeune whisky, ici c’est riche et agréable. Avec un tel taux d’alcool, la finale s’étire, jouant entre bois et fruits confits.

Chichibu The First – Ichiro’s Malt

61.8% alc./vol.
Distillé en 2008 et embouteillé en 2011, bouteille #446 de 7400. Fondée en 2007 par Ichiro Akuto, petit-fils du fondateur de la distillerie Hanyu, Chichibu produit du distillat depuis février 2008. Avec seulement deux alambics – fabriqués sur commande en Ecosse par Forsyth’s – c’est non seulement la première distillerie de single malt japonais depuis Hakushu, mais aussi la plus petite et la plus confidentielle. Ayant mis en vente depuis 2008 plusieurs cuvées de whisky très jeunes – nommé « newborn » -Ichiro lanca enfin son premier « vrai » whisky, un brut de fût de trois ans d’âge, à l’occasion du Whisky Live Paris 2011. La distillerie héberge également les derniers stocks de Karuizawa, Kawasaki et Hanyu.

André 85%
Nez de céréales maltées fortement appuyées par l’importante présence du citron et d’un sac de sucre en addition. Le nez sait si bien s’affubler de ses beaux atours que seul la texture en bouche trahira son jeune âge. On ne ressent presque pas la fougue de l’alcool et le léger manque de direction du jeune whisky, l’aspect « work in progress », la maturité et la complexité non atteinte. L’alcool demeure relativement discret en bouche, à la limite, on pourrait croire à un grain whisky. En bouche, il surprendra par son côté fruité qui est inexistant au nez. Finale soutenue, portée par l’alcool et ce même si passablement sucrée.

Patrick 85%
Nez rappelant un whisky de grain sucré. En bouche, on découvre un whisky très jeune, sucré, rappelant presque un whisky canadien. La finale s’étire sur les épices. Un whisky intéressant que j’ai hâte de redécouvrir dans quelques années, lorsque le goût de « new make » sera moins distinct.

Martin 84%
Reativement pâle, et vu qu’il n’est pas tourbé, on se dit soit il est jeune, soit il a vieilli en fûts de bourbon. Nez: Une fois que l’on parvient à passer au-delà d’un petit côté spiritueux, une céréale maltée se révèle, accompagnée de beurre, de mélasse « new make », de vanille, de caramel et même d’une touche de purée de pommes. Bouche: Voile de caramel salé, suivi de fleurs, d’herbe, de poivre et de malt. Finale: Longue, épicée et sucrée. On croirait finir sur une fleur de cerisier. Honnêtement je m’attendais à une sensation plus forte au niveau alcool. Équilibre: À siroter doucement en automne-hiver. Son taux d’alcool je dirais a tendance à « fesser en simonaque ». Très jeune, mais une expression avec tout qu’un potentiel. À surveiller.