Gordon & MacPhail Scapa 1993

40% alc./vol.
Embouteillé en 2007.

André 81%
Chips Cape Cod au sel de mer à l’arrivée. Une fois qu’il a respiré; pommes vertes pas encore mûres & pudding à la vanille. En bouche, l’alcool bouscule plus férocement le sucré afin de prendre sa place avec empressement. La texture est plus qu’ordinaire mais la persistance en bouche est surprenante en longueur et la finale est tout en chocolat blanc parfumé à l’alcool.

RV 78.5%
Cashews dans un zip-lock qui a passé trop de temps sur le dash de char, donc le genre de nez qui présage un scotch qui dans le meilleur des cas ne sera qu’ordinaire. En bouche, le nutty s’ouvre un peu plus, avec un timide sucré. En début de finale il y a un petite wave gâteau de préparation Duncan Hines avec trop d’œufs rajoutés au mélange, mais cette finale est assez courte. Pas mauvais dans l’ensemble, mais aussi excitant que regarder les écureuils ramasser les noix dans un parc: on se lasse vite.

Patrick 86%
Au nez, très frais, sent le vent du nord typique des Orcades. Au goût, pelures d’oranges fraichement cueillies qui semblent vouloir se transformer en pommes vertes. Quelques noix viennent donner une petite touche intéressante à l’ensemble en finale.

Scapa 10 ans

40% alc./vol.
La distillerie Scapa est située au bord du Scapa Flow, l’un des plus grands ports naturels au monde. L’une des étendues d’eau les plus historiques d’Écosse – Scapa Flow est situé dans l’archipel des îles Orcades, au large de la côte nord écossaise. Les eaux calmes de Scapa Flow ont offert un port abrité sans égal pour les marins et les navires à travers les âges. Difficile d’accès, fermée de 1994 à 2000, cette distillerie est restée l’une des plus traditionnelles d’Écosse, appartenant autrefois aux « Magnificient 7 » – les malts entrant dans la composition de Ballantine’s.

RV 83.5%
Un autre Scapa, un autre scotch au cashew, mais quand même un peu vert. En bouche, c’est un sucré inespéré qui trempe les papilles, mais encore plus surprenante, c’est la finale multi-étages qui est particulière: d’abord le sucré de rhubarbe, suivi des noix, d’une fumée et d’un herbeux tantôt doux tantôt fort. La finale est assez longue ou l’on retrouve les noix de l’olfactif sans grand empressement, après avoir vécu une finale beaucoup plus rock and roll. Une toune ben ordinaire mais avec un solo d’ESP Crying Star Rebel d’enfer.

Scapa 12 ans

40% alc./vol.
Édition remplacée par le 14 ans avant que les propriétaires du temps Allied Distillers, avant de vendre la distillerie à Pernod Ricard en octobre 2005. La distillerie a été mis en sommeil en 1994, puis en 1997, la production recommence à être lentement réintroduite, avec du personnel provenant de la distillerie Highland Park travaillant sur le site pendant quelques mois chaque année.

André 83%
Mélange d’herbe verte, d’oranges sanguines, de céréales au miel et de caramel au nez. En respirant, mariage de purée de pommes rouges et de poires dans leur sirop. La bouche évoque des éléments maritimes, une sensation de poussière minérale et des fruits tropicaux épicés. Poires, abricots, agrumes, miel de bruyère à la Highland Park, melon au miel parfumé d’une infime touche de fumée de tourbe salée et poivrée. Dommage pour la texture sans support gras ou huileux. La finale est mielleuse, gorgée de fruits tropicaux à chair et d’un mélange de fumée de tourbe discrète et de sel de mer sur fond de sucre en poudre et de gomme Bazooka.

Patrick 88%
Un whisky très délicat, je recommande de commencer la soirée de dégustation avec. Mieux encore, gardez le pour les dégustations d’après-midi ou pour le brunch! Ceci étant dit, si vous êtes prêts à prendre votre temps avec, ce whisky saura vous récompenser comme il se doit. On dirait bien que la distillerie ne s’est jamais remise d’avoir été fermée pendant 10 ans (1994-2204), comme en témoigne ce très bon whisky distillé avant la fermeture (et comparativement à ce qu’on a vu plus récemment). Merci à André pour le don de cette bouteille au Festival de spiritueux du Nouveau-Brunswick en 2024. Nez : Un parfum où s’entremêlent des notes florales, mielleuses mais aussi du chêne et un vague feeling maritime. Agréable. Bouche : Au premier abord, j’y retrouve de délicieuses fleurs nappées de miel, de caramel et de vanille. Ensuite, j’y goûte du beau chêne sec et une touche salée très subtile, mais qui contribue admirablement bien à faire briller les autres saveurs. Finale : D’une longueur moyenne, plutôt boisée.

Martin 86%
Nez: Miel d’été, pomme cuite et brise salée discrète. Caramel et oranges. Bouche: Notes de vanille, de poire pochée et un soupçon de zeste d’orange se mêlent à une texture souple bien qu’un peu minérale. Finale: Moyenne en longueur, avec des accents d’orge maltée et un filet iodé persistant. Équilibre: Un whisky doux et lumineux, qui explore la côte nord de l’Écosse avec subtilité et finesse. Une belle découverte.

Scapa 14 ans

40% alc./vol.
Cette version marque le grand retour de Scapa. La distillerie vient de rouvrir ses portes après une mise en sommeil de 10 ans. Le single malt de la distillerie est aussi utilisé pour la fabrication des blends de la marque Ballantine’s.

André 80.5%
Poisson salé et jus de citron-lime. Une présence en bouche nonchalante et sans grande personnalité. Chocolat amer en finale accompagné d’un goût maussade en rétro.

Patrick 83%
Au nez, frais, noix, floral, léger air marin, agrumes. Au goût, le tout se marie avec l’orge, le caramel et le miel pour donner un résultat assez intéressant. Finale agréable où le miel et le caramel laissent un doux souvenir d’un whisky honnête. Aurait gagné à être plus fort en alcool, car il est définitivement trop dilué.

Scapa 16 ans

40% alc./vol.
Cette toute première cuvée de l’ère Chivas (après le rachat de 2005 par Pernod Ricard) remplace l’ancien 14 ans. Issu de l’assemblage de fûts de bourbon de premier remplissage, il offre un nouveau jour à ce single malt des îles non tourbé et mythique, entre la douceur du Speyside de sa bouche et la sécheresse salée de sa finale.

André 83%
Bananes, poires en purée, nez délicat cendré. Sherry. La bouche se change en chocolat blanc et en pâte d’amande fumée pour migrer sur un chocolat noir poivré en finale. Le nez langoureux du départ se transforme plutôt en mouthfeel très clair mais quand même généreux.

Patrick 82%
Odeur fraîche rappelant de l’orge humide avec un soupçon de melon miel. Au goût, le melon miel prend plus de place. Cette place est rapidement cédée à une finale marquée les épices à poisson et les graines de fenouil qui s’éteint dans un bain de céréales. Un whisky bien équilibré et agréable. Rappelle certains whiskeys Irlandais, mais avec pus de personnalité. Toutefois, il ne laissera pas de souvenir durable à celui qui n’en boit qu’un verre, un peu comme tous ses étrangers que nous croisons à chaque jour.

Martin 83%
Mandarine ou safran neutre et impartial. Nez: Céréale enveloppée d’une chétive fumée. Miel et abricots s’offrent au nez, avec l’orange qui vient compléter le tableau. Bouche: Céréales miel et noix, mais pas des Cheerios. Un brin de gazon un peu trop timide et éthéré à mon goût. Une pointe d’amertume pas si désagréable que ça souligne le tout. Finale: L’amertume précédente perdure avec une touche de poivre. Finale trop courte et décevante devant le reste de l’expérience gustative. Équilibre: Un peu trop inégal à mon goût. Certainement pas un malt qui me ferait faire des bêtises dans les rues de Montréal.

RV 80%
Trop élémentaire à mon goût, le genre qu’on oublie. Poussière brûlée avec un étrange fond de malt épicé qui habituellement m’énerve mais qui dans ce cas-ci s’agence pas trop mal. L’arrivée est ultra douce avec un peu de bois, voire endormante, et c’est sa présence en bouche que je préfère au delà du goût assez ordinaire. La finale est un peu trop polie, avec un retour sur du malt bourbonné qui aurait dû être poussé davantage vers les épices (cannelle?) que le malt poussiéreux.

Scapa 16 ans

48% alc./vol.
Maturation en Ex-Bourbon casks.

André 85%
Très heureux de cette nouvelle mouture de Scapa bonifié à 48%. Le bourbon cask sied bien à cette distillerie dont le spirit est plutôt réservé. Nez mielleux et vanillé, parfumé d’une salade de fruits tropicaux, de sel de mer et d’une touche de minéralité. La bouche est herbacée, citron, poires, ananas, iode, orange et poivre moulu, le tout sur un édredon de miel et de vanille. La texture est ok sans être exceptionnelle. Finale un peu courte; fruits tropicaux nappés de crème saveur vanille et de miel et d’une pincée de poivre.

Scapa Glansa – Batch GL01

40% alc./vol.
GLANSA signifie « ciel orageux étincelant » en langue nordique. Vieilli dans des fûts de chêne américain, ce Single Malt est ensuite fini en fûts de whisky tourbé. Batch GL01, embouteillé 08/16.

André 83%
Nez très challengeant de poires au miel, agrumes, ananas, un filin de fumée tellement fin et discret avec une touche de sel. Le nez est soyeux, très vanilla, crémeux à souhait. J’ai en tête le pli qu’avait provoqué la degustation du Balvenie Islay Cask, la sensation d’avoir de la fumée bien présente mais presque effacée, bien j’ai la même impression ici, les odeurs de feu de plage mal éteint que transporte les embruns maritimes. Ces odeurs et saveurs de fumée se mélangent avec les notes de caramel, ce qui fait un couple fort intéressant au palais. La bouche poursuit la lancée de la poire passée à la poêle, notes de miel, de vanille et de caramel, puis fumée persistante et notes maritimes. Le fût apporte aussi de belles notes d’ananas et de vanille bien crémeuse, les bananes peut-être et des amandes non-salées. La finale est fumée, très douce, la poire et le miel, trop rectiligne et prudent. Sans être un whisky ayant des défauts, ce Scapa est peut-être à l’image des anciennes versions; ambivalentes et sans juste aucun facteur wow. Ceci étant dit, ce whisky peut devenir une alternative intéressante pour les amateurs n’ayant pas encore fait l’expérience des whisky tourbés, les notes de fumées douces et dociles permettront de mettre un pied dans la marre sans se mouiller complètement.

Patrick 83%
Mieux que les dernières éditions que j’ai vu de cette distillerie, mais qui n’est pas vraiment renversant non plus. A vrai dire, en général il ne faut pas s’attendre à grand-chose d’un whisky embouteillé à 40% d’alcool : On voit que les comptables de la compagnie ont eu plus leur mot à dire que ceux qui savent comment plaire aux trippeux. Bref, un whisky qui ne fera que passer et qui sera vite oublié. Nez: Parfum présentant un étrange mélange de tourbe, de miel et de fleurs pourries. Bouche: Fumé, tourbé et poivré. Puis, des notes de bois brûlé.
Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Scapa Glansa – Batch GL05

40% alc./vol.
Batch GL05, embouteillé 07/18

Patrick 79%
Presque bon. Presque. Nez : Parfum plutôt neutre avec une touche de fumée de tourbe. Bouche : De la fumée de tourbe un peu off key, des fleurs et du bois. Le tout est porté par une texture aqueuse. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la fumée de tourbe et un petit quelque chose de bizarre.

Scapa Skiren – Batch SK02

40% alc./vol.
Batch SK02

André 76%
Quelque chose de pas agréable au nez, comme le mauvais fût de bourbon, presque le fût de bourbon neuf, le vieux fromage peut-être. Difficile de passer outre cette odeur dérangeante. Poires, miel, agrume avec un fond citronné, la pomme verte des Glenlivet. La bouche est cireuse et poudreuse, beaucoup de poires au miel et de pommes vertes, toujours ce fond d’agrumes, de jus de citron et saveurs tirées du fût de bourbon avec une finale d’épices, de sel et de poivre moulu. Un whisky sans attache, aux origines dénigrées. Je suis déboussolé avec le rendu final de ce whisky, qui tranche abruptement des précédentes parutions. J’ai l’impression que l’on vient d’asséner le coup fatal au gars qui avait déjà le genou par terre. Pour un no age statement et le prix demandé, je suis très heureux de ne pas avoir acheté la bouteille et me contenterai de l’échantillon.

Patrick 68%
Peut être une mauvaise batch? En tout cas, moi je ne dépenserai pas une cenne de plus pour le valider! Si quelqu’un de la distillerie lit ces lignes, je vous invite à m’envoyer un échantillon « normal ». Pour les autres lecteurs, d’ici là, achetez autre chose! Nez : Sent le « renfermé ». Après quelques efforts, on détecte des notes de bruyère et de fruits tropicaux. Bouche : Toujours la sensation de « renfermé », mais le bruyère et les fruits tropicaux se démarquent un peu plus. On détecte un peu de bois aussi. Finale : Courte et diluée.

Martin 74%
Nez: Céréales, miel et vieille poche. Rappelle certains malts des Lowlands. Pommes vertes, chêne et citron. Bouche: Miel, poires, pommes, épices, bois et vague arrière-goût de renfermé. Paraît beaucoup plus fort qu’il ne l’est en réalité. Finale: Épices, poivre et planche de chêne trop amère. Agrumes pourris, je ne veux pas finir mon verre. Équilibre: Je le trouverais passable pour un NAS d’entrée de gamme, mais au prix demandé ce single malt est une vraie honte.

Scapa Skiren – Batch SK19

40% alc./vol.
Batch SK19

Patrick 59%
Ouf, c’est dégueulasse rare ça. Nez : Yark. J’ai l’impression de me plonger la face dans un mélange de bac à compost et de vestiaire pas propre. Si je vais dans un gym que le vestiaire sent ça, vous pouvez être certain qu’ils ne me reverront plus. Dégueu. Bouche : Yaaaaaaaaaark t@b@rn@k! Finale : Fuck it.