BenRiach 25 ans The Cask Edition Vintage 1997

54.1% alc./vol.
Rum Barrel #7779, Distilled June 16th 1997, Bottled 2023, Bottle #143 of 143.

André 91%
J’ai adoré goûter ce whisky en compagnie de Rachel Barrie au Whisky Live Paris. Whisky très festif et tropical, whisky dessert avec du caractère. Nez de bananes flambées et de cassonade, extrait de vanille et bois toasté, ananas, abricots et zeste de citron. Belle texture en bouche, charnue et ample. Le sucré du rhum cask n’est pas trop intense et laisse place aux autres saveurs. Coconut en flocons, ananas flambé sur le feu de camp sur fond camphré, zeste de citron, miel, cassonade et poivre concassé. Longue et douce finale à la fois sucrée et camphrée, remplie de fruits tropicaux. Miam. Il ne manque que le sable sous les pieds et le bruit des vagues…

BenRiach 27 ans

50.2% alc./vol.
Distillé en 1984 et embouteillé en 2011, cask #1052, finition en fûts de sherry Pedro Ximenez.

André 86%
Sel et toffee, un filet de fumée. Raisins secs, banane déshydratées, vanille. Un patchwork d’arômes disparates mais qui vont bien ensemble. En bouche, il déçoit avec son feeling de craie à la Bowmore et les cerises à la Aberlour. On perd la ligne directrice et on cherche un repère sans réellement trouver jusqu’à la finale trop abrupte en fruits rouges, de toffee et de miel. J’attends toujours la fumée…

BenRiach 30 ans « The Thirty » Four Cask Matured

46% alc./vol.
Maturation en bourbon, sherry, Port & virgin oak casks comprenant tous une partie d’orge tourbée.

André 90%
Plus complexe que son cadet de 25 ans, l’addition de Port cask plutôt que de Madeira cask apporte une sensation plus fruitée et ronde en bouche. L’apport du bourbon cask et du port & sherry cask offre une belle dualité de saveurs, oscillant entre la compote de vanille couverte de crème vanillée et l’avalanche de fruits séchés nappés de chocolat. La bouche est abondamment fruitée; raisins, cerises, abricots, oranges, grains de café trempés dans le chocolat noir assaisonné d’un soupçon de fumée de tourbe, de poivre concassé et de cannelle. Finale délicate livrée sur fond de fumée de tourbe discrète, plateau de fruits séchés, chocolat, un peu courte malheureusement.

BenRiach 34 ans

44.6% alc./vol.
Distillé en 1977 et embouteillé en 2011, cask #2588, finition en fûts de vin espagnol Rioja.

André 87%
Plus franc au nez que le 25 ans ce qui est paradoxal. Pâte de pruneaux, pêches, jujubes nounours. En bouche; tarte aux fruits, sherry, orange, sans exubérance. Finale diffuse, dirigée par le sherry et les fruits exotiques, la cerise confite un un peu d’effet boisé du fût. Manque un peu de punch mais s’accorde bien avec la ligne directrice fruitée.

Benriach 35 ans 1976 Pedro Ximenez Sherry Finish

54.1% alc./vol.
Cask 5317 – Embouteillé en juillet 2012 – 204 bouteilles

André 91%
Superbe nez gourmand. Dattes marocaines, prunes et raisins séchés, abricots, oranges sanguines, ananas, vieux bois verni. Relativement rectiligne niveau arômes mais une complexité et une noblesse évidente au nez. En bouche, sensation de bois poncé, mélange de raisins, prunes et vieilles cerises desséchées, mangue et ananas, vernis a bois, chêne séché, cannelle et chocolat noir amer. Superbe texture feutrée et moelleuse. Très longue finale, sur les fruits foncés et la cannelle puissante et où les notes de bois de chêne n’ont pas monopolisé la bouche, le tout s’étirant sur des notes amères de marc de café et de chocolat noir et offrant une rétro-olfaction d’oranges sanguines.

Patrick 95%
Dans la catégorie « fait en sorte que la vie mérite d’être vécue », ce scotch est toute qu’une expérience de dégustation que je souhaite à tous de vivre au moins une fois (via cette bouteille ou une autre!). Merci à Andrew du Kensington Wine Market de Calgary de m’avoir permis d’y goûter! Nez : Un parfum envoûtant, avec des raisins secs, du chocolat noir, du moka, des figues et une petite pincée d’épices. Bouche : Incroyablement riche et complexe, avec du tabac, du cuir, des figues, du chocolat noir, des raisins secs, du bois carbonisé et toujours une petite pincée d’épices. La texture en bouche est incroyablement huileuse. Finale : D’une superbe longueur, marquée par les fruits mûrs et le cuir.

BenRiach 36 ans

57.7% alc./vol.
Distillé en 1975 et embouteillé en 2011.

André 89%
Nez amplifié par l’alcool, soutenu et masculin. Ananas, noix de coco, vanille. Inversement délivré en bouche; Plus posé – sucre blanc, fruits exotiques, pêches encore une fois. Finale tranquille (trop ?) bien vanillée supportée par l’alcool. J’ai eu de la difficulté à exorciser l’alcool surtout avec des arômes si volatiles.

BenRiach 36 ans 1978 Single Cask

41.7% alc./vol.
Fût #5469.

André 90.5%
Nez raffiné, compote de fruits et sherry de superbe qualité, miel, pommes rouges fraiches, épices relativement discrètes, fruits exotiques. En bouche; pâte de fruits, puissant sherry velouté, avec une finale de bouche rehaussée par un feu d’artifice poivré et épicé qui tranche admirablement avec la souplesse du sherry. Beau paradoxe entre le soyeux du sherry noble et la vague de poivre et d’épices. La finale est extra-longue, la rétro-olfaction n’arrête pas de venir nous taquiner la bouche et le nez, le sherry évolue encore et s’aplanit de plus en plus, en se drapant de filets poivrés et épicés. Un whisky multifacettes, qui fait voyager dans différentes contrées, du nez à la finale.

Patrick 93%
Superbe balance, remarquable profondeur. Ca valait la peine d’attendre 36 ans pour ça! Nez : Une richesse et une profondeur incomparable. Pomme sucrée, cannelle, figues, vanille, sucre de l’orge et pointe de chêne. Bouche : Admirable arrivée en bouche, texture astringente, avec des saveurs d’orge, de chêne avec quelques note de fumée et d’épices, ainsi qu’une pointe de fruits mûrs et de sucre brun. Finale : Longue, suave, chaleureuse, avec un beau mélange de sucre, de fruits et d’épices.

Martin 93.5%
Rouquin-orangé fort alléchant. Nez: Assez doux avec toutes les notes classiques d’un parfait sherry cask, raisins secs, dattes confites, orge grillée, miel et léger cuir. Bouche: Sirupeux et sucré d’entrée de jeu, cuir tanné spectaculaire, feuille de tabac épicée, raisins et orange. Sublime. Finale: Épices astringentes du xérès, cuir et raisin, zeste d’orange, tabac, toutes les notes sont pile-poil au rendez-vous pour un sherry cask de fou. Équilibre: Le parfait whisky-dessert. Chêne et cuir, Maximus, chêne et cuir…

BenRiach 38 ans Single Cask Peated

48.8% alc./vol.
Bottling #12, Distilled 24-11-1976, Bottled 06-2015, Bourbon Barrel Cask #541, Bottle 190 of 194

André 94%
Oh my oh my… Quel merveilleux whisky. Nez de miel sucré parfumé aux fleurs de bruyère, poires et abricots, fumée de tourbe discrète, oranges sanguines, melon et miel, ananas, sirop de salade de fruits… sensation licoreuse et douce, very sexy. Texture hallucinante, grasse et licoreuse. Sirop de salade de fruits, abricots et poires, ananas, miel, oranges, pommes poires. Une fois le tsunami de fruits à chair, beau ressac pas trop brusque de fumée de tourbe finement terreuse et poignée de wine gums. Longue et douce finale sur le sirop de fruits fumé et les céréales au miel. Dans mon top 10 de 2020.

BenRiach Birnie Moss Intensely Peated (46%)

46% alc./vol.
Les nouvelles versions tourbées de Benriach porteront désormais le nom de Birnie Moss. Ce premier embouteillage est encore sous influence du New-Make Spirit.

André 87%
Oh boy! On ne fait pas dans la subtilité ici… Feu de pneus, pétrole, goudron à asphalte. Bouche brute, agaves, feeling de new make spirit, d’alcool jeune. La finale est toute de tourbe et de gazoline sale. Un exercice sur la tourbe et sur la non subtilité. Idéal pour démontrer qu’est-ce qu’est la tourbe.

Patrick 82%
Tourbe et fumée au nez avec fruits mûrs… Ou carrément pourris. Au goût, la tourbe intense se mélange aux fruits en décomposition, le tout marié par le sel. La finale est relativement courte. Manque un peu de balance et surtout de vieillissement.

RV 84.5%
Subtiles effluves de tourbe comme les sourires niais de certains visiteurs de salon de whiskies devant les jolies représentantes, plus verte au nez que le PC6, personnellement plus dans mes goûts. Plus tard, le nez Ardbeg est remplacé par le sel de Bowmore et des nectarines à la Oban. L’arrivée (vraiment pas sa force) est mollo et cireuse et attaque de béton cendré avec retour sur la tourbe verte. Il manque un peu de longueur en finale. Aurait pu être beaucoup mieux.

BenRiach Birnie Moss Intensely Peated (48%)

48% alc./vol.

André 87%
Pour son jeune âge, ce whisky étonne de par sa complexité et sa maturité. Formidable vague de tourbe puissante bien assortie aux arômes de vanille extraite du fût de chêne, cendreux mais avec une belle tangente de citron-agrume. L’intégration de la tourbe et de la vanille est superbe et d’une puissance musclée et soutenue. La bouche est domptée par la tourbe et l’alcool mais l’aspect agrume, sorti de nulle part et associé généralement aux whiskies côtiers m’a grandement plu. Pommes vertes mûres, et brûlure d’alcool en prime. La cendre de tourbe en finale, l’alcool bien fort. Un jeune whisky qui s’en sort très bien considérant la cour de récréation dans lequel il a décidé de s’amuser.

Patrick 88%
Une belle création tourbeuse typique du Speyside, tout ce qu’il y a de plus savoureux et complexe. Nez : Tourbe terreuse et orge. Quelques notes de vanille et de chêne viennent compléter le tout. Bouche : Impressionnant… Fumée de tourbe, cire d’abeille, épices, vanille, quelques fruits tropicaux et pointe de caramel. Compte tenu du taux d’alcool, je me serais attendu à une texture plus huileuse. Finale : Relativement longue et épicée.

Martin 83%
Très pâle et un brin brumeux. Nez: Son nez de new make mélasse à l’horizon trahit son jeune âge. Un peu de vanille, un peu de terre mélangés dans son baril. Fromage cendré. Bouche: Assez léger comme texture. Vanille et agrumes sur fond d’épices. À peine de caramel, de colle à bois et de fruits tropicaux. Finale: À peine métallique, ce qui me fait débander un peu. Notes d’épices de tourbe et de miel. Équilibre: Je le coterais sûrement un peu plus en tant que jeune whisky tout seul, mais comparé au reste de la whiskysphère, il est plutôt bof.

Kim 88%
Vous avez déjà brûlé des feuilles mortes à l’automne? Le Birnie Moss y ressemble à s’y méprendre. Il dégage une belle tourbe sèche et fraîche, avec un léger relent de plastique (c’est ce qui arrive quand vous brûlez le sac de feuilles mortes). Au goût il se révèle piquant, mais étrangement frais, la tourbe ne s’éternise pas, mais cède place aux épices. La finale est un peu courte et rough, ce qui rend les premières gorgées agréables, mais les suivantes un peu moins.