Balvenie Port Wood 1993

40% alc./vol.
Pour créer ce Single Malt, du Balvenie vieilli dans des fûts de chêne traditionnels depuis 1993 a été transféré pour une dernière période de maturation dans des fûts de porto. Embouteillé en 2006.

André 88%
N’étant particulièrement pas très friand du porto de part son côté trop sucré, je ne peux que qu’apprécier son équivalent version single malt. Définitivement « port », épices et chocolat. Aussi, oranges, fraises, légère fumée et léger peat. Malt en finale. Sherry. Pas de faute. À mon sens, le meilleur portwood de Balvenie à ce jour, à un prix plus qu’abordable.

Patrick 89%
Au nez, malt, un peu d’épices. Au goût, wow!!! Les fraises sont super. Orange, très légère fumée et légère cassonade.

Martin 91%
Nez: Orge séchée et chêne poussiéreux, les fruits prennent un peu de temps pour faire surface. Vin sucré, oranges, poivre et gingembre, le tout nappé d’un coulis de vrai de vrai miel naturel ou bio-moi-le-sac. Excellent. Bouche: Miel, sucre brun, fruits mûrs, bois et gingembre. Fraise, retour du miel et touche de noix. Vin. C’est vraiment bon. Finale: Moyennement longue, mais bien relevée par le gingembre et le poivre rose. Le miel, le bois et les fruits des champs complètent le tout. Équilibre: Belle expression de Balvenie qu’on ne voit pas souvent expérimenter avec autre chose que les fûts de sherry ou de bourbon. Superbe.

RV 81%
Miel assez doux, par contre de beaucoup couvert par un vineux trop sucré; le porto semble déjà trop fort au nez juste à l’olfaction. Prend une bonne place, du dessous de la langue à la voûte du palais, en inspirant confiance alors qu’une wave mielleuse roule en gorge. Horreur! Le vineux est vraiment trop abondant en finale. Murray déteste les whiskies teintés de caramel; et bien moi, mis à part quelques rares exceptions, c’est le porto qui trop souvent gâche la sauce.

Balvenie Port Wood 21 ans

40% alc./vol.
Vieilli pendant 21 ans en fûts traditionnels, ce single malt passe quelques mois dans des fûts ayant contenu des portos prestigieux (« port pipes ») durant près de 30 ans. Cette maturation marque sensiblement le liquide sans pour autant dominer ni même masquer ses qualités originelles.

André 86%:
Un scotch que j’ai goûté à mes débuts dans les dégustations et qui m’avait fort déçu à l’époque, peut-être de part mon manque d’expérience. Je pensais avoir droit à quelque chose d’enrobant, un single malt qui t’emporte de part sa présence en bouche et sa persistance. Les arômes du portwood sont là, trop discrètement à mon goût. La finale trop rapide et abrupte nous laisse sur notre appétit, surtout pour le prix avancé à la caisse.

Patrick 77%
Plutôt désagréable. Nez de clou de girofle anis et réglisse noire. Au goût, très acide. On dirait qu’on a utiliser un fût de vinaigre. La finale est légèrement mieux mais pas au point de regagner des points.

RV 80%
Clou de girofle et anis assez violent avec de la réglisse noire qui rendent le nez beaucoup trop fort. Le goût est plus doux, heureusement sans porto, et il faut attendre quelques secondes dans un silence presque total avant d’entendre des notes de miel et de chêne. Il me semble aussi davantage prêt d’un bourbon wood que d’un Port Wood. La finale est plus jolie, honorable mais sans plus, mais le nez croche se voit tellement de loin et de long que ça ne peut que dépanner. Or, à ce prix…

Balvenie Port Wood 21 ans (2011)

40% alc./vol.
Ce single malt élevé en fûts de bourbon a été affiné pendant plusieurs mois dans des fûts ayant contenu du porto.

André 88%
Nez soyeux de sherry, tout en fruits; raisins écrasés, pâte de fruits. Très ample mais tellement doux au nez. Arrivée sans brusquerie; chocolat noir sucré, fruits secs, cire pour meubles en bois, puis poussée d’épices nous transportant jusqu’en finale. Il fond littéralement en bouche, des flocons de neige sur la langue. Bon mélange des fruits et des épices en finale, malheureusement qui tombe à plat comme une tonne de brique en s’accompagnant de miel et d’une rétro-olfaction à saveur de céréales de style que l’on retrouve dans les bières sur lie.

Patrick 80%
Nez de raisins réchauffés et de chêne brûlé. En bouche, toujours le raisin réchauffé, une touche de chocolat noir et d’épices… bizarres. Le chêne qui englobe l’ensemble. Manque d’équilibre et de punch pour son âge. De plus, je ne comprends définitivement pas l’idée d’embouteiller un whisky de 21 ans à 40% d’alcool, surtout si c’est pour le vendre à ce prix. À éviter, surtout que cette distillerie offre d’autres excellents produits à meilleurs prix.

Martin 85%
Riche visuellement et ambre pur à la Jurassic Park. Nez: Pruneaux et raisins, caramel et dattes, mais le tout un peu réduit à l’état de murmure au niveau de l’intensité. Céréale plutôt gênée. Sucre chauffé. Bouche: Manque de richesse et de poids. Maudit sois-tu « 40% d’alcool ». Fruits et raisins juteux. Planche de chêne chargée d’épices. Le porto semble être relégué un peu à l’arrière-plan. Finale: Trop courte pour son âge et surtout pour son prix. Surfe encore sur le bois et la muscade, en nous laissant sur une astringence plaisante évoquant de plaisants sherry casks réconfortants. Équilibre: Prix prohibitif et même insultant pour un spiritueux qui titre à seulement 40%. Bouhou Balvenie.

RV 83.5%Au creux de l’érable, derrière l’écorce jadis habité par quelques guêpes se trouve encore juste assez de sucre. Le nez semble bizarrement obstrué, comme si l’on respire à travers du coton et demeure ainsi malgré les minutes qui s’écoulent. Au loin, derrière ce voile, du chêne sec en feu, crépitant au travers du sirop d’érable foncé. Enfin, en bouche toujours un peu trop en retenue est livré le sirop, assez uniforme et trop calme. Enfin, la finale est toute de bois construit, quoiqu’accompagné de miel qui fait tranquillement son oeuvre. Toutefois, l’expérience n’est ni à la longueur de son âge ni à la hauteur de son prix.

Balvenie Port Wood 21 ans (2017)

40% alc./vol.

André 83%
Nez d’oranges et de fruits séchés, miel, raisins secs, poires, vanille. J’adore l’homogénéité des saveurs, l’équilibre, la quiétude et l’ambiance générale que dégage ce whisky. Malheureusement, la bouche est fade et effacée, le taux d’alcool comptable vient de ruiner un whisky qui s’annonçait magiquement savoureux. Texture très diluée, mais l’on distingue encore de belles saveurs fruitées, dont principalement les oranges. Fruits séchés, cerises, chocolat au lait, fruits sauvages, raisins et une fine touche de cannelle surfant sur une vague de miel onctueux. La finale est finement épicée et fruitée. À plus de 400$ la bouteille, désolé d’avouer que cette édition se fait royalement botter le cul par le 15 ans sherry single cask à 150$ de moins qui en plus est présenté au taux d’alcool de 47.8%.

Patrick 83%
Un bon whisky complexe et savoureux… Pour un whisky de 12 ans, pas de 21! Pfffff. Encore une fois, probablement que si on ne l’avait pas autant dilué avec l’eau du robinet avant de l’embouteiller, je n’aurais certainement pas le même discours. Coudonc, ils sont cheaps, je ne me gênerai pas de l’être tout autant dans mon évaluation. Nez : Parfum vineux, avec de subtiles notes d’oranges, du chocolat, de la vanille et de très subtiles notes boisées. Bouche : Bois brûlé, épices, caramel, fruits très mûrs. Pas pire. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé, des oranges et un peu de café noir.

Balvenie Port Wood 21 ans (2024)

40% alc./vol.
Affiné dans des fûts Port Pipes de porto vieux de 30 ans. Édition initialement lancée en 1996.

André 89%
Seul Balvenie peuvent faire un whisky avec autant de charme à 40% d’alcool. Nez typique de la distillerie, dirigé par des belles céréales au miel, des cosses d’oranges fraiches, sirop de poires, framboises et porto poussiéreux. Équilibre, équilibre. Bouche parfumée de caramel, oranges sanguines, framboises, miel d’acacia, jujubes en gélatine, chocolat au lait fourré à l’orange, touche de cannelle toute discrète. Sensation de vieux bois poussiéreux dans un chais humide. Finale de purée de bananes, sirop de poires, nectarines, framboises et poires. Pas le whisky coup de poing, pas pour tous mais tellement généreux pour celui qui prendra le temps de la savourer et le décortiquer.

Patrick 89%
Le porto et Balvenie, un mariage définitivement idéal. Très bon, et avec quelques degrés d’alcool de plus, ça aurait été magistral. Nez : Un beau mélange d’arômes, avec de l’orange, des framboises, du miel et des dattes. Bouche : Savoureux, d’une belle intensité et avec une belle texture pour un whisky à 40%. Bref, des oranges, des fruits des champs mûrs, de la cannelle, des poires et des framboises. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et fruitée.

Balvenie Single Barrel 15 ans Bourbon Cask #3208

47.8% alc./vol.
Distilled 15/04/1995, Bottled 16/03/2011, Bottle #32. Le cask single barrel de 15 ans est un whisky écossais single malt entièrement mûri en fûts de Bourbon (à ne pas confondre avec la version 15 ans en fût de xérès). Ceux-ci sont libérés en lots à partir d’un seul fût, chacune des 350 bouteilles étant numérotées à la main. Bien qu’il n’y ait pas deux fûts identiques et qu’il ne produise donc pas un single malt identique, les fûts sont soigneusement sélectionnés par le Malt Master de Balvenie.

André 82%
Céréales au miel et notes de cerises réservées, poires, abricots, cantaloup, noix séchées au four, oranges confites. Le sherry de cette édition est beaucoup plus discret que dans beaucoup d’autres single cask évalués précédemment. La bouche est relevée par les épices, beaucoup de notes de caramel et de miel enrobant les fruits secs (cerises, prunes et dattes). Le bois est très ressenti aussi asséchant généralement le bouche. À certains égards, celle ressemble aussi à de la fraise trempée dans le chocolat au lait et les céréales séchées couronnées de miel chaud. La finale est aiguisée par les notes de bois de chêne séché, de poivre et de cannelle.

Patrick 89%
Un classique auquel j’aime bien revenir de temps en temps! Un beau mélange de bois, de xérès et de bonheur. Nez: Appétissant, voire presque envoûtant. De beaux fruits mûrs, un peu d’épices, du zeste d’orange et du chocolat noir. Bouche: Chaleureux, boisé, plein de fruits mûrs, un peu de zeste d’orange et un soupçon de chocolat noir. Le tout présente une belle amertume et une intensité bien mesurée. Finale: D’une longueur moyenne, boisée et fruitée.

Balvenie Single Cask Sample – Bourbon Cask

56.7% alc./vol.
Distillé en 1992, embouteillé le 11/11/2015 depuis le fût #6841, échantillon #151111089

André 93.5%
Y’a de ces moments où l’on se sent privilégié de pouvoir se délecter de si bons whiskies. Nez divin de céréales aussi douces que le blé, un pot de miel chaud sur la table extérieure par une suffocante journée d’été, la vanille fraiche avec du zeste de citron tout juste râpé, le tout qui n’arrive tout de même pas à cacher la pointe effilée de la lame d’alcool puissant nichée dans son fourreau sucré et vanillé. En bouche on est à même de constater l’effet calmant des 24 années passées en fût de bourbon, la texture est soyeuse et crémeuse, les saveurs posées et affirmées ; vanille généreuse, raisins verts, miel, coconut, bananes en purée, avec une touche plus épicée et pointue tirée de bois de chêne. Savoureux… l’alcool est tout à fait tolérable, les saveurs magnifiques. La finale est fruitée, le raisin vert, le miel et la vanille, une touche d’agrumes et de bananes, le tout saupoudré d’épices.

Balvenie Single Cask Sample – Sherry Matured

57.9% alc./vol.
Distillé en 1992, embouteillé le 11/11/2015 depuis le fût #4439, échantillon ID 151111077

André 92%
Bloc compressé de fruits secs, c’est juteux au nez, hyper fruité, le jus de gâteau aux fruits, les dattes, les raisins secs, prunes, c’est bold et intense, compact. Ça a définitivement des allures de 17 ans sherry cask version cask strength. En bouche, le sherry est excessif, ça goûte la pâte de fruits, les dattes et les raisins secs saupoudrés d’épices avec une légère sensation astringente en fond de bouche avec une vague alcoolisée qui monte progressivement à mesure que les saveurs s’estompent. La finale est fruitée et vineuse, axée en grande partie sur le sherry puissant, les raisins secs et les dattes, du bois presque résineux. Ce whisky est une exploration sur le sherry, certains diront qu’il ne fait pas dans la subtilité, mais l’amateur patient prendra plaisir à en découvrir les variantes et les fines nuances. Pour les hardcore fans de sherry.

Balvenie The Creation of a Classic • Story #4

43% alc./vol.
First fill Ex-Bourbon Cask et affinage en Oloroso Sherry Cask.

André 87%
Ouf, ce style tranquille et zen de Balvenie, c’est merveilleux. Le nez évoque la vanille parfumée de gingembre, les oranges sanguines et les céréales séchées nappées de miel, signature distinctives de Balvenie. On se rapproche beaucoup du Balvenie Double Wood mais en version « muscle car » côté rendu épicé. Bouche pulpeuse sur les céréales Honey Combs, l’orange, le caramel et une pincée de cannelle, de gingembre et de petits fruits rouges. Le bois de chêne est plus ressenti en finale de bouche, bons tannins, les épices redoublent d’ardeur et s’accompagnent de vagues vanillées et orangées, puis de caramel et de miel. Belle création dans la trame du Balvenie traditionnel. Donc au final c’est plutôt classique comme rendu mais on a droit à une expérience plus qu’agréable à défaut d’avoir droit à de la singularité.

Balvenie TUN 1401 Batch #3 US Release

50.3% alc./vol.
Tonneaux #9919, 12541, 5239, 7043, 15327, 5829, 6302, 5182, 13137 & 13836. La distillerie du Speyside avait lancé la première édition de The Balvenie Tun 1401 en 2010, une réalisation signée par le maître de chais David Stewart. Celle-ci avait jusque là été réservée à la vente exclusive à la distillerie. Devant le succès rencontré David Stewart a décidé de créer une seconde et une troisième édition, The Balvenie Tun 1401, Batch 2 et 3. The Balvenie Tun 1401 Batch 3 Us Release est issu de 10 fûts d’une grande rareté puisqu’il s’agit de malts ayant vieilli dans des fûts de Sherry depuis 1970, 1971 et 1973 ainsi que dans des fûts de chênes américains ayant été distillés en 1967, 1971, 1972, 1974, 1975, 1978 et 1989. Tous ont été transférés dans un fût chiffré 1401 de 2000 litres pour un dernier séjour de 3 mois.

André 92.5%
Wow, Huge !!! Une variante améliorée, boostée au miel et au sherry et soulevée par un bon taux d’alcool. Tarte aux fruits, confiture de raisins, miel et énorme en saveur boisées. Feeling un peu cireux en bouche, polis, feeling « style cire à chaussure ». Cire d’abeille ? Incroyable balance des fruits et du miel-vanille avec accents d’agrumes. Texture explosive et finale tranquille sous ces mêmes éléments. Le taux d’alcool permet d’étirer la finale passablement longtemps. Ne sera pas le single malt le plus diversifié que vous goûterez mais la maitrise dans l’exécution et la succession des éléments est étonnant. Superbe!

RV 89.5%
Ma belle, je peux t’appeler Sweetie Pie? Beau nez profilé, un grand élan d’orange aux allures de certains Glenrothes, aggrémenté de crème anglaise et de sirop de table. Suite en bouche, rejoint par le caramel sous la crème brûlée, simple mais efficace, qui se poursuit pour une finale d’intensité surprenante et de longueur non-négligeable, empreinte d’extrait de vanille. Définitivement une soeur gustative des bons Glenrothes, cette petite cousine mérite tout au moins une note similaire à celles-ci.

Patrick 92%
Au nez, cireux, mielleux, avec un mélange de fruits rouges et d’agrumes plutôt original. En bouche, il picote la langue de façon agréable. Les agrumes prennent une place jamais vu dans un Balvenie, tout en laissant le premier rang aux notes sucrées du xérès. Le tout est marié avec brio par de belles notes de chêne qui s’expriment de plus en plus fort en approchant de la finale. Superbe complexité, superbe balance, commentaire général : wow!