Gordon & McPhail Ardmore 1991-2003

57.3% alc./vol.

André 91.5%
Voici une belle tourbe douce mais puissante appuyée de sucre et d’odeurs maritimes et de poisson. Cette douceur est trompeuse comme sa candeur en bouche s’aura l’afficher avec passablement de puissance d’ailleurs. Léger feeling de poussière de pierre ou de galets polis bordant les places le long de la mer. Citron et chocolat noir aussi, de suie. Finale de fruits tropicaux et de poivre, bien longue, apaisante. Un whisky exceptionnel qui gagnera des points de par la seule caractéristique qu’il provient du Speyside. Wow, superbe !

RV 89.5%
Off the Scottish beaten path. Le parfum de tourbe annonce merveilleusement bien ce whisky: tout d’abord seulement tourbé, celui se transforme en fumée à mesure que le whisky respire. Surprenante arrivée, les pruneaux que j’avais cru sentir se font maintenant goûter, mais disparaissent en finale où la fumée et la tourbe meurt tranquillement. Sans mettre le doigt dessus, il y a quelque chose de pas réglo dans ce whisky que j’aime beaucoup.

Gordon & McPhail Ardmore Cask Strength 1991

57.3% alc./vol.
Distillé le 11 juillet 1991 et embouteillé le 7 mars 2007, fûts #6167, 6168, 6169, 6170.

RV 90%
À Ardmore, une fois le feu allumé, on sait vraiment bien accueillir la visite. D’une belle approche gentille et chaleureusement olfactive, devant le foyer sont servis des chips faites maison un peu poivrées. Suit alors une confortable conversation de tourbe, où un peu de bacon se mêle à la discussion, se terminant dans une soirée qui se termine très amicalement, dans une très belle douceur, spécialement pour un cask strength.

Patrick 94%
Nez : Fumée de tourbe appétissante avec une touche huileuse rappelant des chips maison.  Bouche : Les larmes me viennent presque aux yeux!  Fumée de tourbe, huile graisseuse, poivre et chêne.  Le tout d’une intensité extrême, mais tout de même superbement équilibrée.  Finale : La finale est très longue, mais très douce!  Marquée par la tourbe et le chêne.  Balance : Une arrivée en bouche si intense, suivie d’une finale interminable mais tout en douceur?  Je n’avais jamais vu ça!!  Découverte et achetée sur un coup de tête au Festival des spiritueux de Fredericton, cette bouteille valait à elle seule le voyage!

Old Particular Ardmore 15 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en mai 2000, embouteillé en mai 2015 depuis le fût #10787, 234 bouteilles.

André 86%
Nez doux et calme, très aromatique et non pas caché par de la fumée de tourbe pas subtile. Vanille crémeuse, petites vagues de citron et d’agrumes, douce tourbe calme mielleuse. Le nez développera avec plus d’avidité les notes de tourbe qui sont plus soutenues et qui s’accompagnent aussi d’épices en fond de bouche. Le côté citron-agrume est toujours présent et se mélange superbement aux saveurs de miel et de vanille. La tourbe est contrôlée, présente mais ne monopolise pas la bouche. Certaines saveurs rappellent le fût neuf. La texture est grasse et colle partout en bouche, ce qui est bien vu la délicatesse de la majorité des saveurs. La finale quant à elle est orientée sur le citron et les agrumes que balaiera la montée des saveurs de tourbe douce et distinguée. Un bel embouteillage, avec moins de punch qu’on aurait pu si attendre, mais pour les amateurs de tourbe, un must sur le chemin de l’exploration des saveurs.

Martin 87.5%
Nez: Légère tourbe qui mène à un bouquet de vanille, d’agrumes et de bois sec. Prend peu de risques, mais demeure agréable. Bouche: Vanille et miel, un petit peu de citron, un peu plus de tourbe. Plutôt bien maîtrisé. Finale: Ici la tourbe prend bien de la place, mais c’est une place qui lui revient, bien supportée par citron, chêne et vanille. Équilibre: Je ne recommande pas toujours des embouteilleurs indépendants, mais ici Douglas Laing a créé un grand succès.

SMWS 66.100 Ardmore 12 ans

55.5% alc./vol.
‘’Relax in a recliner’’, Distilled 12/11/1981 from Refill Ex-Bourbon Barrel, 173 bottles.

André 89%
La mer dans un verre… Étrangement, comme le whisky vient du mainland. Seeweed, enbruns maritimes, pâtes de Curry, oranges, citron. Bouche huileuse et fluide, terreuse et épicée. Approche maritime avec des accents d’huile à moteur souillée et d’agrumes. Les épices son très présentes en finale et gonflent la sensation d’alcool.

Martin 89.5%
Nez: Très doux comme expérience. Citron et cari, poivre et algues. Terre humide et céréales. Bouche: Texture super ample et huileuse. Poivre rose et citron. Pierre lavée et tourbe maritime. Bois sec et petits fruits bien sucrés. Finale: Chaude et douce à la fois. Le sucre en poudre et la planche de chêne sont à l’honneur. Touches de poivre et de bourbon. Équilibre: Un bon SMWS comme toujours. Ardmore ne cesse de surprendre par son côté tourbé malgré son éloignement de l’île d’Islay. On aime d’amour.

SMWS 66.110 Ardmore 12 ans

60% alc./vol.
“Peat for beginners”, Distilled 21/06/2005 from 2nd Fill White Wine Barrique, 186 bottles – Dix ans en ex-bourbon hogshead plus deux années d’affinage en white wine cask de second remplissage. La distillerie Ardmore est une des rares distilleries à chauffer ses alambics au charbon.

André 89%
Viande fumée sur le feu de plage, citron, banana split, sel de mer. Frais et maritime, presque Islayesque, ce qui est étrange pour un whisky du Speyside. Superbe texture huileuse en bouche, beau camphre terreux, iode, fraicheur maritime avec ses saveurs de fruits tropicaux qui tranchent avec les feux d’artifice de poivre annonçant la finale. Viande fumée, feu de bois mort trouvé sur la plage, amandes, citron. La finale est un peu crasseuse, très poivrée, ce qui accentue de beaucoup la morsure de l’alcool. Bien que relativement rectiligne côté saveurs, cette édition montre bien que la notion de région dans le domaine du whisky, repose sur bien peu de choses.

Patrick 91%
“Tourbe pour débutant”? Sérieusement? C’est ce que j’ai pensé pendant quelques secondes, probablement influencé par le nom du whisky, puis j’ai plutôt découvert un whisky très original, du genre que même un gars comme moi qui en a bu des milliers y trouve son compte. Comme quoi qu’il ne faut jamais se fier aux gars du marketing, même si des fois ça réserve de belles surprises, comme ici! Nez : Un steak qu’on aurait laissé vieillir dans le sel puis qu’on aurait fait fumé un peu. Bouche : Oh la belle fumée de tourbe! Une tourbe maritime, sur laquelle flotte des herbes fraîchement coupées. Étrange et enivrant. Finale : Très longue, intense, et marquée par un vieux goudron huileux.

Martin 91.5%
Nez: Steak et céréales grillées. Tourbe sèche d’un feu de camp sur un vent maritime. Comme un terreau humide quand on part ses semences au printemps. Punch aux fruits, avec une proéminence de l’ananas. L’alcool se fait bien sournois. Bouche: Texture agréable, notes de meringue, de crème fouettée et de vanille. La tourbe iodée et camphrée est bien présente, quitte à nous faire même douter de la provenance de ce whisky. Le steak bien vieilli se décuple au nez suite à une première gorgée. Finale: Longue, fumée et bien tourbée. Touches de goudron, de citron et de sel marin. Bois et poivre blanc. Incroyable. Équilibre: J’essaie de penser à des embouteillages de la SMWS qui ne repoussent pas les limites, et ils sont bien rares. Ce Ardmore ne fait pas exception à la règle. Peat for Beginners? je dirais plus Peat for Everyone!

SMWS 66.121 Ardmore 11 ans

58.5% alc./vol.
« Friend Padron peppers tapa », Distilled 06/03/2006, Bottled 02/05/2018 from Refill Ex-Bourbon Hogshead

André 89%
Mélange de poires et d’ananas en conserve, éléments tropicaux, lime et citron, abricots, sucre naturel de fruits, fumée un peu grasse et terreuse, vanille. Pourrait faire penser à du mezcal aussi. La bouche est camphrée et cendreuse, feu de plage et sel de mer, encore les poires et les ananas, poire William, kumquats, assaisonné d’un splash de citron frais, menthe poivrée et vanille, herbe verte mouillée, abricots, céréales séchées parfumées à la tourbe. Finale ou l’alcool se dévoile plus directement, de fruits tropicaux et de fumée maritime et terreuse. Belle complexité nichée dans un uppercut de saveurs.

Patrick 90%
Un superbe whisky qui mets tellement l’eau à la bouche qu’on pourrait le qualifier de « sexy ». Nez : De la délicieuse fumé de tourbe sucrée, avec du gruau à la vanille et une touche d’ananas très mûr. Bouche : Oh, c’est quelque chose ça ! J’ai l’impression d’être sur le bord d’un BBQ où brûle de la tourbe et du hickory, où on fait cuire quelque chose recouvert d’une riche sauce BBQ sucrée et poivrée, tout en buvant une téquila dans laquelle j’aurais versé quelques gouttes de citron. Finale : D’une super longueur… J’ai l’impression d’être enveloppé par la fumée du BBQ précité, alors que j’embrasse ma femme dans le décolleté de son bikini alors qu’il fait plus de 40C (oui, ça goûte un peu salé, mais pas trop !).

Martin 86%
Nez: Sucre en poudre et fruits au sirop. Touches de lime et de cannelle, bien cachées derrière une séries de pointes de sel, de céréales et de léger chêne. Tous ces accents sont assez acérés et agressifs. Bouche: Légère tourbe, belle poignée de cendre, céréales, viande fumée, sel infernal de Kanel. Le taux d’alcool ne laisse pas sa place, mais le p’tit côté fumé n’a rien à envier au p’tit côté givré des Mini-Wheats. Finale: Boisée, fruitée et fumée. Cendres du feu de plage de la fin de semaine au chalet. Super épicée et poivrée, à la limite de l’agréable, mais qui permet tout de même une appréciation de la personnalité de ce malt. Équilibre: Un bel effort, mais toutes ses qualités sont un peu noyées dans un maelstrom d’épices et de feu.

SMWS 66.128 Ardmore 12 ans

57.6% alc./vol.
« Great Fun » – Distillé le 21 juin 2005, 1st fill charred red wine barrique, 229 bouteilles

André 90%
Grosse tourbe terreuse emmitouflée dans un foulard de fruits rouges intenses, anis et réglisse rouge, figues et raisins secs, framboises, compote d’oranges, compote de pommes. Le nez est intensément attirant, alliant un ensemble de saveurs fruitées savamment bien mariées de fumée de tourbe terreuse. La rondeur générale du whisky camoufle bien le bon taux d’alcool. Cette rondeur demeure en bouche au départ avant d’être balayé par la foudre d’alcool et de tourbe puissante. Les fruits rouges demeurent – pommes, fruits sauvages – mais s’allient maintenant de saveurs plus typiques des fûts de bourbon, poires, ananas, orange, vanille. La tourbe migre maintenant vers une sensation cendreuse et sèche, réglisse, bois brûlé, anis. L’agencement des fortes épices et de l’alcool rend l’expérience assez brusque tout de même. Finale sur la barre de chocolat noir échappée dans la cendre de feu de foyer.

Patrick 94%
Nez : J’ai l’impression de manger une barre de chocolat Hershey’s aux fruits des champs, assis sur le bord d’un feu de camp sur lequel André, qui est parti chercher du bois, a oublié des toasts qui sont en train de brûler. Bouche : Finalement, André a oublié le bois, et a plutôt ramené une poignée de fruits des champs… Pendant ce temps, le feu a eu le temps de s’éteindre, et tout ce qu’on goûte est la fumée et la cendre… Avec un arrière-goût de la barre de chocolat qu’on avait mangé plus tôt. Finale : Fruitée, chocolatée, épicée et fumée, beaucoup plus longue que le feu qui s’est éteint à cause d’André qui a complètement oublié le bois.

Martin 90.5%
Nez: Belle subtilité, cacao et framboises. Tourbe certes, mais terreuse et discrète à la fois. bois et vanille. Bouche: Tourbe cendrée et terreuse, plus “continentale”. Belles épices bien goulues, raisins et cuir. Retour du chocolat. Finale: Puissante et persévérante. Chêne, poivre, cannelle, vanille et tourbe crasseuse. Équilibre: Superbe qualité et intensité de saveurs, bien que l’équilibre final me semble un tout petit petit peu malhabile. J’aurais aimé aimer ça autant que Pat. Quand même solide.

SMWS 66.154 Ardmore 10 ans

59.8% alc./vol.
‘’Robocow’’, Distilled 23/07/2008, from Refill Ex-Bourbon Hogshead, 210 bottles

André 90%
Ananas flambés sur un feu allumé avec de l’huile à moteur sis sur un bout de terrain en terre mouillée et d’herbes vertes bordant la mer du Nord, jus de pommes vertes. La bouche est brutale sur la tourbe calissement ‘’in your face’’. Bananes, ananas, herbe verte, terre mouillée, sel de mer, fruits de mer, huile à moteur, pitch à toiture. Agréable texture, un brin citronnée et florale, poussière de craie d’école. Impressionnant comment le whisky s’arrondit avec l’aération. Douce finale, soyeuse, sur un mélange de tourbe florale et industrielle, amalgame singulier.

Patrick 89%
Un très bon Ardmore, d’une intensité que j’ai rarement vu venant de cette distillerie. Nez : Parfum plus médicinal que tourbé, avec du mercurochrome, de l’huile à cuisson, de l’ananas un peu brûlé et du bacon salé. Bouche : Ici, je trouve que la fumée est beaucoup plus présente et savoureuse, de même que les notes salées. J’y retrouve aussi une discrète note florale, des guimauves nappées de caramel et des fruits de mer. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée et des restants carbonisés et non identifiables dans une poêle à frire.

SMWS 66.155 Ardmore 8 ans

59.7% alc./vol.
“Big on bacon”, Second Fill Barrel.

André 88%
Tarte aux pommes vertes, herbe mouillée, crème vanillée, poires, feu de bois de plage, tourbe terreuse, accents citronnés. Bouche corsée, gras de bacon, vanille alcoolisée, terre mouillée, herbeux, oranges, abricots et céréales maltées, feu de bois mort sur la plage. La texture est ronde malgré le taux d’alcool élevé et les notes de tourbe sont puissantes et terreuses, un peu grasse aussi, poivre moulu. Le whisky gagne à respirer pour tuer les notes d’alcool. Finale crémeuse et fumée, persistante.

Patrick 89%
Un scotch épatant par son mélange de saveurs peu orthodoxe. Nez : Intense, avec de la fumée de tourbe, du bois sec, un peu de sucre, de la vanille, de la tarte aux pommes. Appétissant. Bouche : De la fumée de tourbe, du gras de bacon, de la crème à la vanille, du malt grillé, du melon miel et des abricots. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Martin 86%
Nez: Pommes croquantes, vanille et gazon. Un peu de tourbe bien fumée, agrumes et caramel. Touches de bois mouillé et de terre à rempoter. Épices à steak. Bouche: Crème et vanille, légères épices. Malt grillé et melon miel. Abricots et bois séché qui repose à marrée basse sur le bord d’une plage de l’Atlantique. Très bien. Le taux d’alcool décoiffe quand même un peu je dois dire. Finale: Chaude et soutenue sur tous les accents de saveur exprimés précédemment. Équilibre: On ne joue pas dans la dentelle, comme bien des cask strength, mais parfois la subtilité ça paye. Ici on se fait quand même un peu malmener. J’haïs pas, mais j’adore pas non plus.

SMWS 66.35 Ardmore 9 ans

58.2% alc./vol.
“Savoury smoke and spicy sweetness” – Distillé le 17 juillet 2002 et vieilli en ex-fûts de xérès, 696 bouteilles.

André 89%
Nez bien épicé (gingembre, clou de girofle), herbe, et tourbe médicinale terreuse. Le sherry cask, étant prédominent apporte une dimension fruitée et sucrée, plus ronde et veloutée au nez et aidera le toffee à éclore de l’ensemble… Côtes levées avec sauce sucrée. Léger manque de structure en arrivée de bouche, mais le mélange de sherry sucré et de tourbe est vraiment superbe, les épices s’émoustilleront coquinement en finale de bouche ou la texture générale se sera stabilisée. Finale d’un mélange sucré et épicé ceinturé d’un bon corset de tourbe et rétro olfaction à saveur de liqueur aux fraises pétillante.

Patrick 90%
Nez : Intenses fruits et fumée, quelques noix et une touche d’épices pour couronner le tout.  Plutôt impressionnant comme parfum.  Bouche : Toujours la fumée et les fruits, un peu de goudron et des notes médicamenteuses.  Finale : S’étire longuement et délicieusement sur les notes de fumée et de goudron.  Balance : Superbement équilibré et complexe, un dram dans la catégorie « à apporter sur une île déserte » ou encore dans le « camp » dans le bois pour le boire en taquinant la truite ou au coin du feu.

Martin 88.5%
Orangé séduisant, ambre qui tire sur henné. Nez: Très fruité dès qu’on lève le verre au nez. On tire les couvertures très brusquement vers le raisin. Une fumée plutôt boisée accompagne le tout, évoquant un baril carbonisé comme on s’en fait tant parler. Bouche: Les fruits continuent de plus belle, avec un accompagnement de fumée et de chêne beaucoup plus marqué qu’au nez. Les raisins sèchent et deviennent pruneaux, saupoudrés des épices du fût de xérès. Finale: Relativement longue, s’étirant sur des notes médicamenteuses de raisin caramélisé. Amertume bien dosée, comme le meilleur des espressos. Équilibre: Un vrai dram qui réchauffe. Videz le caribou dans l’évier parce que quand vous revenez de pelleter la plus récente bordée de février, c’est un SMWS 66.35 que ça prend.

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