City Dry Gin

40% alc./vol.
London Dry Gin, USA.

Patrick 75%
Parfum marqué par les agrumes et le genièvre. Léger et agréable. En bouche, les agrumes prennent énormément de place, au point de me rappeller plus un savon à lessive qu’un gin! Ouch… La finale ne fait qu’accentuer l’impression savonneuse. Bon, il est peut être meilleur présenté dans un cocktail qui masque le coté savonneux. Enfin, je ne le saurai jamais puisque j’ai retourné la bouteille à la SAQ…

Citadelle Réserve 2010

44% alc./vol.
Distillé en avril 2010, fût #18 de 29, bouteille #78. London Gin, France. Particularité exceptionnelle pour un gin, le Citadelle Réserve a été affiné plusieurs mois en fûts de chêne, ce qui lui donne une couleur caractéristique des spiritueux vieillis en fûts. 11,250 bouteilles numérotées furent produites.

Patrick 91%
Nez d’agrumes et floral où la fraîcheur de l’édition régulière laisse place à une touche de vanille. En bouche, ce qui surprends, c’est la texture: beaucoup plus huileuse, voir crémeuse qu’un gin habituel. Le genièvre, les agrumes, l’anis étoilé, les violettes et les iris sont présents, mais enveloppés dans un écrin de chêne. La finale s’étire plutôt longtemps, ce qui est une belle surprise. Globalement, un gin très bien arrondit, qui offre une sensation de dégustation très agréable. Superbe produit, que je recommande à quiconque veut explorer le fabuleux monde des gins de dégustation. On pourrait aisément se demander pourquoi ce phénomène n’est pas plus répandu, et pourquoi le vieillissement ne s’étends pas sur quelques années au lieu de quelques mois.

Citadelle Gin

44% alc./vol.
London Gin, France.

Patrick 87%
Nez frais de genièvre et de violettes. Un peu léger comme parfum, mais agréable. En bouche, l’arrivée est douce, sucrée, presque fruitée, définitivement florale: Iris, violette, pivoine. La finale ajoute une belle dimension épicée, presque poivrée. Un très bon gin, relativement délicat, mais avec de telles saveurs, c’est probablement l’idéal. Enfin, une clientèle aimant ses spiritueux moins intenses appréciera certainement ce produit.

Bombay Sapphire

40% alc./vol.
London Dry Gin, Angleterre.

Patrick 83%
Voici donc le gin probablement le plus populaire dans les bars du Québec… Le nez, très sec, offre un parfum d’angélique, de genièvre (tout de même) et un léger zeste de citron. Le tout manque toutefois un peu de punch. En bouche, l’arrivée est douce, presque sucrée, définitivement juteuse. Agrumes en furie (orange et citron), quelques épices, une texture huileuse… La finale, marquée par la mandarine et une touche de poivre est définitivement agréable. Il est facile de comprendre le succès de ce gin : délicieux, mais pas si intense, ce qui lui permet de plaire aux « masses » et de se mêler facilement à plusieurs cocktails. Il faut reconnaître que Bombay Sapphire, tout comme Glenfiddich pour les scotchs single malt, fut l’un des premiers premiums gin et qu’ils ont ouvert la porte en quelque sorte au renouveau de ce spiritueux (quoi de mieux qu’un bon succès commercial?). Facilement disponible, même au Québec (!), facile à intégrer aux cocktails, il est souvent la porte d’entrée dans l’exploration des vrais gins.

Blue Ribbon

40% alc./vol.
London Dry Gin, France.

Patrick 85%
Nez marqué par les épices, le thym, la coriandre et le piment. Le genévrier n’est toutefois pas bien loin! En bouche, une belle chaleur se dégage, provenant probablement des piments jamaïcains! Les autres épices suivent, ainsi que le genévrier, et une touche florale vers la finale. La chaleur des épices fait que celle-ci s’étire exceptionnellement longtemps pour un « dry » gin. Un gin différent par son côté « épicé-chaleureux », intéressant, mais qui gagnerait à être embouteillé à un taux d’alcool supérieur pour nous offrir une sensation vraiment exceptionnelle.

Berry Bros & Rudd N°3

46% alc./vol.
London Dry Gin, Pays-Bas.

Patrick 91%
Nez sublime et frais où un parfait mélange de genièvre, citron, pamplemousse et une touche de cardamome viennent nous confirmer que les gins n’ont rien à envier aux autres spiritueux, La bouche, toujours fraîche, nous fait apprécier plus que jamais genièvre. L’ensemble demeure fortement marqué par le citron et le pamplemousse, mais aussi l’orange et la cardamome qui vient donner une subtile touche poivrée. Si le Hendricks a éveillé ma curiosité envers les gins, le BB&R#3 a confirmé ma passion! Un gin extraordinaire, autant seul que dans votre drink favori (mais ça serait le gaspiller un peu…)

Beefeater 24

45% alc./vol.
London Dry Gin, Angleterre.

Patrick 82%
Comparativement à la version originale, les agrumes, en particulier les oranges et les pamplemousses sont définitivement plus intenses. En bouche, les agrumes, mais aussi la réglisse noire, quelques épices et évidemment le genièvre, dont la présence, subtile, est toutefois omniprésente. En finale, au lieu des notes poivrées de la version originale, on y retrouve plutôt du thé! Bref, plus subtil et plus riche en saveurs que l’original, ce qui en fait un gin peut être moins approprié pour les cocktails, mais peut être pas encore suffisamment raffiné pour en faire un grand spiritueux à boire « sec ».

Beefeater

40% alc./vol.
London Dry Gin, Angleterre.

Patrick 80%
Au nez, une fraîcheur incomparable accompagne le genièvre et les agrumes et une touche de coriandre. En bouche, nous y retrouvons sensiblement la même personnalité, mais avec une touche poivrée qui ajoute un peu de relief à l’ensemble. J’aurais tendance à dire qu’il s’agit du gin le plus « classique », celui par lequel tous les autres seront jugés…

Tres Generaciones Añejo

38% alc./vol.
Añejo.

RV 86%
Tout d’abord très plastique, rapidement elle se calme et c’est une fumée caramélisée qui s’en échappe. Pour une añejo, elle semble très douce d’un point de vue olfactif. L’arrivee en bouche est toute aussi douce avec un petit manque au niveau du développement, presque nul en bouche. Heureusement, en finale un poivré juste assez soutenu est saupoudré pour faire pardonner son trop grand calme. Une belle preuve que la tequila ce n’est pas automatiquement forte et aggressive pour la gorge, et même si elle n’est peut-être pas la plus représentative des añejo, contrairement à la croyance populaire c’est le genre qui peut se prendre tranquille devant le foyer. Il serait par contre intéressant de goûter à leur Reposado afin de voir si celle-ci est aussi gênée que son aînée.

Tres Generaciones Plata

38% alc./vol.
Blanco.

RV 87.5%
Au nez on jurerait une reposado, avec l’agave sucrée très bien contrôlée ainsi qu’une touche salée invitante. Le sucre se poursuit en bouche accompagné d’un piquant qui monte graduellement, jusqu’à la finale où l’on croirait mordre dans le cactus, mais où la gorge est laissée intacte de toute friction, avec un doux souvenir d’agave. Certes dispendieuse pour une plata, or puisque la qualité est au rendez-vous, une excellente (et très jolie soit dit en passant) bouteille à servir tout autant aux néophytes qu’aux connaisseurs.