Havana Club Cuban Barrel Proof

45% alc./vol.
Cuba. Version cask strength du Havana Club, vieilli en fût de chêne blanc extra-vieux.

RV 79%
Absolument rien d’impressionnant, même si supérieur au 7 ans de même provenance. Au nez c’est toujours une histoire de caramel un peu trop brûlé et de cigare, cette fois-ci heureusement en version beaucoup plus atténué, surtout lorsque le liquide a bien respiré. En bouche, le caramel brûle de manière très intense mais sans profondeur . La finale commence de manière un peu bizarre et végétale (assez aigre) avant que le caramel ne vienne sucrer l’ensemble pour donner une boisson que j’oserais presque prendre straight, mais que j’apprécierais probablement plus dans un Mojito ou un Rum and coke.

Havana Club Añejo 7 ans

43% alc./vol.
Cuba.

RV 68%
Bizarre, vraiment pas clean, comme si les employés de la compagnie sœur de Havana Club (une fabrique de cigare) ne se lavaient pas les mains en changeant de production. Sur la langue, on retrouve un jus de cigare mélangé à d’autres épices, elles aussi pas très propres. Avec son odeur de rum and coke botché, plus il respire et moins il est bon. Une belle (?) démonstration d’un mauvais whisky industriel passé date.

Patrick 79%
Nez de cassonade brûlée et touche de canne. Fruité, cassonade, chêne brûlé, tabac, touche de vanille. Finale un peu trop courte. Le manque de balance lui fait malheureusement perdre de nombreux points…

Gosling’s Black Seal Rum

40% alc./vol.
Bermudes.

RV 82%
Rhum industriel d’abord, avec un accent funky, mais plus sale que végétal. L’arrivée est d’abord acide, puis ronde, avec beaucoup de personnalité. Son point faible, la finale est malheureusement un peu moisie au début, pour devenir épicée, de bonne longueur, mais sale. Sans être dépourvue d’intérêt, j’ai déjà voyagé en de meilleurs destinations.

Gosling’s Family Reserve

40% alc./vol.
Bermudes. Rhum fabriqué aux Bermudes et embouteillé par Heaven Hills au Kentucky.

Patrick 89%
La toute première bouteille de rhum que je me sois achetée, je n’ai encore rien trouvé à ce jour qui y ressemble.  Un excellent whisky, mais son intensité fait en sorte qu’il est difficile d’en prendre plus qu’un verre.  A partager entre amateurs de rhum!  Nez : Clous de girofle, papaye, caramel brûlé, épices rappelant un bourbon et notes de chêne.  Semble extraordinairement complexe.  Bouche : Onctueuse et chaleureuse et ce, à un niveau d’intensité rarement égalé.  Très épicé, chêne intense, avec des notes de papaye, de rhubarbe et surtout de caramel brûlé.  Après quelques gorgées, on détecte aussi des notes de fruits exotiques tel que l’ananas ainsi qu’une pointe de poivre.  Finale : Extrêmement longue et sirupeuse.  Le chêne brûlé, le poivre et le clou de girofle y dominent.

RV 83%
Bizarre papaye séchée qui colle aux narines. En bouche, l’apport du bois rend le brûlé trop agressif, mais heureusement la finale rétablit la papaye qui se joint à de l’ananas. Particulier certes, mais je ne sais si j’aime ou pas. Malgré tout, il vaut définitivement la peine d’être essayé, reste à savoir si c’est pour l’adopter.

Flor de Cana 18 ans Centenario

40% alc./vol.
Nicaragua. Le plus vieux rhum de la gamme Flor de Cana, distillé à partir de mélasses fermentées.

Patrick 83%
Facile à boire, mais un peu trop sucré à mon goût et sans grande complexité. Pour l’amateur à la dent sucrée qui ne veut pas se casser la tête. Nez : Doux caramel sucré avec une pointe de chêne et de vanille. Ne présente pas une grande complexité. Bouche : Caramel légèrement brûlé en bouche, avec un chêne assez marqué. L’ensemble est très sucré. Finale : D’une belle longueur, très sucrée.

RV 83.5%
Assez doux, il se présente olfactivement avec des relents de caramel boisé un peu caramélisé. En bouche, est réellement plus verte en conservant son sucré, et le suivi de l’arrivée sur les papilles jusqu’à l’aftertaste démontre une balance peu commune. À défaut d’être unidimensionnel, c’est un rhum que peu de personne pourrait ne pas aimer.

Elements 8 Spiced Rum

40% alc./vol.
Sainte-Lucie. Rhum infusé en alambic avec 10 fruits et épices de l’Ile Sainte-Lucie.

RV 79.5%
Il y a bien du rhum sous cette avalanche d’épices et de parfums, mais on est évidemment beaucoup plus près d’un Captain Morgan Spiced que d’un rhum agricole. Le tout garde néanmoins une meilleure posture que le capitaine. En surprise, en bouche le caramel est très et arrive à surpasser les épices. Par contre, en finale, explosion subite de poivre qui n’a plus grand-chose à voir avec le rhum. La finale est bizarre malgré le poivre qui retentit toujours. J’ai toujours adoré poivré mes aliments, mais il y a toujours des limites. À garder pour les mix qui nécessite cet épice.

El Dorado Single Barrel

40% alc./vol.

RV 84.5%
À laisser respirer sufisamment sinon ce n’est qu’un rhum industriel de mauvaise qualité au nez, accompagné d’un peu d’orange. Au bout de quelques minutes, un brin de canne, le caramel et le cuir font leur apparition. En bouche, j’y découvre un crème caramel un peu farineux mais aussi à la fois assez doux. La finale d’orange très mure est beaucoup intéressante même si elle meurre un peu rapidement dans le même caramel. Il faut donc attendre le soubresaut de l’aftertaste où l’orange revient pour laisser un bon souvenir. Toutefois, un single barrel sans mention d’âge, sans date de fabrication et réduit à 40% d’alcool, ça ne sonne vraiment pas assez authentique à mon goût, surtout pour une bouteille à ce prix là.

Patrick 80%
Herbeux, avec cassonade brûlée. En bouche, touche métallique à l’arrivée, suivi de caramel cheap. Quelques épices à steak viennent compléter le tout.


El Dorado 21 ans

43% alc./vol.
Il s’agit d’un blend de rhum de 21 ans et plus, vieilli en barils de 45 gallons à moins de 6 degrés de l’équateur.

RV 88%
Canne tout d’abord vinaigrée, puis caramélisée. Très caramélisée. L’arrivée est toute aussi hyper sucrée, presque trop, quoiqu’un poivré intéressant vient rejoindre le mélange. En bouche, le poivre est remplacé par de l’orange qui se distingue bien malgré l’incessante attaque du caramel. La finale, un peu courte à mon goût, reste dans le même ton, et l’aftertaste reste très longtemps pour faire profiter de l’imposant sucré de l’expérience. Une belle preuve que les rhums industriels savent aussi parfois très bien faire.

El Dorado 15 ans Special Reserve

40% alc./vol.
Demerara Distillers, Guyane.

Patrick 86%
Un très bon rhum autour duquel les puristes des styles traditionnels et agricoles pourraient se réunir.  Sans être le plus complexe, il offre tout de même une saveur intéressante et une balance bien réussie.  Nez : Délicat jus de canne à sucre dans le lequel on ferait tremper des éclats de chêne.  Bouche : Canne à sucre, prune, chêne et vanille épicée.  Même si l’ensemble demeure distinctivement végétal, on a l’impression d’avoir affaire à un hybride traditionnel/agricole.  Finale : Longue, présentant un mélange de saveurs végétales et surtout une vanillé épicée très marquée.

RV 82.5%
L’arrivée de canne est tranquille, un peu trop pour un 15 ans à mon goût. La finale est quant à elle plus sucrée et fruitée, avec de la prune en proéminence. Assez intéressant même s’il se fait mieux dans le même genre, et que je lui préfères de loin son aînée de 21 ans.

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