Flor de Cana 18 ans Centenario

40% alc./vol.
Nicaragua. Le plus vieux rhum de la gamme Flor de Cana, distillé à partir de mélasses fermentées.

Patrick 83%
Facile à boire, mais un peu trop sucré à mon goût et sans grande complexité. Pour l’amateur à la dent sucrée qui ne veut pas se casser la tête. Nez : Doux caramel sucré avec une pointe de chêne et de vanille. Ne présente pas une grande complexité. Bouche : Caramel légèrement brûlé en bouche, avec un chêne assez marqué. L’ensemble est très sucré. Finale : D’une belle longueur, très sucrée.

RV 83.5%
Assez doux, il se présente olfactivement avec des relents de caramel boisé un peu caramélisé. En bouche, est réellement plus verte en conservant son sucré, et le suivi de l’arrivée sur les papilles jusqu’à l’aftertaste démontre une balance peu commune. À défaut d’être unidimensionnel, c’est un rhum que peu de personne pourrait ne pas aimer.

Elements 8 Spiced Rum

40% alc./vol.
Sainte-Lucie. Rhum infusé en alambic avec 10 fruits et épices de l’Ile Sainte-Lucie.

RV 79.5%
Il y a bien du rhum sous cette avalanche d’épices et de parfums, mais on est évidemment beaucoup plus près d’un Captain Morgan Spiced que d’un rhum agricole. Le tout garde néanmoins une meilleure posture que le capitaine. En surprise, en bouche le caramel est très et arrive à surpasser les épices. Par contre, en finale, explosion subite de poivre qui n’a plus grand-chose à voir avec le rhum. La finale est bizarre malgré le poivre qui retentit toujours. J’ai toujours adoré poivré mes aliments, mais il y a toujours des limites. À garder pour les mix qui nécessite cet épice.

El Dorado Single Barrel

40% alc./vol.

RV 84.5%
À laisser respirer sufisamment sinon ce n’est qu’un rhum industriel de mauvaise qualité au nez, accompagné d’un peu d’orange. Au bout de quelques minutes, un brin de canne, le caramel et le cuir font leur apparition. En bouche, j’y découvre un crème caramel un peu farineux mais aussi à la fois assez doux. La finale d’orange très mure est beaucoup intéressante même si elle meurre un peu rapidement dans le même caramel. Il faut donc attendre le soubresaut de l’aftertaste où l’orange revient pour laisser un bon souvenir. Toutefois, un single barrel sans mention d’âge, sans date de fabrication et réduit à 40% d’alcool, ça ne sonne vraiment pas assez authentique à mon goût, surtout pour une bouteille à ce prix là.

Patrick 80%
Herbeux, avec cassonade brûlée. En bouche, touche métallique à l’arrivée, suivi de caramel cheap. Quelques épices à steak viennent compléter le tout.


El Dorado 21 ans

43% alc./vol.
Il s’agit d’un blend de rhum de 21 ans et plus, vieilli en barils de 45 gallons à moins de 6 degrés de l’équateur.

RV 88%
Canne tout d’abord vinaigrée, puis caramélisée. Très caramélisée. L’arrivée est toute aussi hyper sucrée, presque trop, quoiqu’un poivré intéressant vient rejoindre le mélange. En bouche, le poivre est remplacé par de l’orange qui se distingue bien malgré l’incessante attaque du caramel. La finale, un peu courte à mon goût, reste dans le même ton, et l’aftertaste reste très longtemps pour faire profiter de l’imposant sucré de l’expérience. Une belle preuve que les rhums industriels savent aussi parfois très bien faire.

El Dorado 15 ans Special Reserve

40% alc./vol.
Demerara Distillers, Guyane.

Patrick 86%
Un très bon rhum autour duquel les puristes des styles traditionnels et agricoles pourraient se réunir.  Sans être le plus complexe, il offre tout de même une saveur intéressante et une balance bien réussie.  Nez : Délicat jus de canne à sucre dans le lequel on ferait tremper des éclats de chêne.  Bouche : Canne à sucre, prune, chêne et vanille épicée.  Même si l’ensemble demeure distinctivement végétal, on a l’impression d’avoir affaire à un hybride traditionnel/agricole.  Finale : Longue, présentant un mélange de saveurs végétales et surtout une vanillé épicée très marquée.

RV 82.5%
L’arrivée de canne est tranquille, un peu trop pour un 15 ans à mon goût. La finale est quant à elle plus sucrée et fruitée, avec de la prune en proéminence. Assez intéressant même s’il se fait mieux dans le même genre, et que je lui préfères de loin son aînée de 21 ans.

El Dorado Silver 6 ans

43% alc./vol.
Guyane. Rhum vieilli 6 ans puis filtré au charbon, il est exclusivement disponible au Canada.

RV 81.5%
Industriel, mais sans la partie chimique désagréable trop souvent commune. L’arrivée tout particulièrement aux agrumes (papaye et banane) et à la noix de coco qui est assez forte. En finale, ça s’approche de la canne caramélisée avant de se terminer tranquillement malgré un soubresaut de cannelle. Très bonne valeur pour un industriel, bon goût pris straight et en rupture d’agricole blanc, très approprié pour le ti’punch et le mojito.

Dos Madeiras Luxus

40% alc./vol.
Espagne.

RV 89%
Nez hors du commun: bien peu de bois mais une abondance de cassonade et un peu d’epices itou. Doux en bouche, le fruit est moins present mais plus cremeux, avec juste le bon poids sur la langue. En finale je retrouve la qualite du Dos Madeiras, encore plus fancy, avec des notes veloutes de mures. Un grand rhum, mais au double de l’edition originale, j’opterais pour un double Dos Madeiras original.

Dos Madeiras PX

40% alc./vol.
Espagne. Rhum vieilli 5 ans dans les caraibes puis 5 ans dans des fûts ayant contenu des sherry de 20 ans.

Patrick 87%
Un beau mélange savoureux de sucre et d’épices.  Nez : Parfum de caramel et de xérès.  Touche de vanille et de chêne.  Bouche : Beau chêne épicé, sucre brûlé et jus de fruit mûr.  Finale : D’une longueur moyenne et épicée.

RV 92%
Nez très puissant de raisins et de figues (à l’image du Forty Creek Double Barrel Whisky), avec du caramel très sucré et de la vanille fraîche. Le sucre a la même efficacité sur les papilles malgré le raisin qui se fait entendre davantage, et le sherry qui pousse au travers, de manière bien dosée. En finale, on assiste à un retour du raisin mais en déclinaison tarte raisins secs et sirop d’érable, avant de se conclure sur un élan de caramel légèrement brûlé un peu plus classique mais d’excellent goût. Un peu trop dénaturé à mon goût, un peu cher mais facilement comparable en terme de qualité avec les bons whiskies de prix comparables ou supérieurs.

Diplomatico Ambassador

47% alc./vol.


Patrick 91%
On parle souvent de cassonade en parlant de rhum…  Mais ici, on jurerait s’être mis la tête dans le sac!  En bouche, le premier mot qui me vient en tête est « sublime »!  Un mélange de caramel dolce de leche et de vanille assez époustouflant.  La finale s’étire sur une note de chêne brûlé.  Un ensemble très bien réussi…  Je m’en achète une caisse dès que je gagne le million à la loterie!