Michel Couvreur Clearach

43% alc./vol.
Ce clearach est un alcool de malt obtenu par distillation charentaise. Il a vieilli pendant deux années dans un fût de vin jaune du Jura: Une heure après la percée, l’alcool remplaçait le vin jaune, brassant les lies du voile encore présent. (Orge distillée le 9 juillet 2001 en Écosse).A l’origine titrant 68°2, il est réduit à 43° avec l’eau du Loch Katrine.

André 81%
Très végétal au nez. Pâte filo, noisette séchées sur fond de diluant à peinture. L’arrivée en bouche est superbe, finement balancée et couvre agréablement la bouche. Une fois installé confortablement, le sucré est maitre et affiche également un léger pâteux d’où le végétal ressort avec force et qui surpasse tout le reste. La finale, à saveur de menthe séchée, est jumelée aux fruits tropicaux et est légèrement astringent en toute finale.

RV 86.5%
Très malté avec de la quenouille terreuse. C’est seulement en bouche qu’on découvre la tourbe, avec du miel et du foin sucré. Très hétéroclite du début à la fin, quoiqu’il y manque un peu d’action. Bien que le nez est tout a fait anodin, ca rend la surprise encore meilleure en bouche et en finale. Une autre sorte de tourbe, mais il fait aimer être challengé. Et à son prix, une aubaine pour se tester, même si M. Couvreur aurait pu sortir un filtre a café, car il y a tellement de bois dans le fond de la bouteille qu’il risque fort probablement de changer de goût dans ses derniers centimètres.

Patrick 79-83%
Au nez, new make spirit qui a été vieilli durant au moins 4-5 semaines… Au goût, céréales humides, touche de tourbe et de fruits. Donnez-lui 10 ans et il pourrait être une star… En attendant, on dirait un bon pee-wee qui croit qu’il peut déjà jouer dans la LNH. Point bonus pour les « graines » de fut dans la bouteille. D’où la note de 79%. Mais si on suit les instructions et qu’on le sert frais, wow! Le genre de drink qu’on veut retrouver après une dure journée au boulot… Pour en prendre un verre de trop sans s’en rendre compte. La seule raison qui me fait hésiter à en acheter une, c’est que je sais que si les bonnes conditions sont réunies,(lire ici, mon boss me fait c…) je pourrais vider la bouteille en une seule soirée!!

Michel Couvreur Cask Strength

55% alc./vol.
Batch #002.

André 82%
Nez de savon en poudre, pain perdu aux raisins, cassonade. Hyper sucré en bouche, fortement influencé par des notes de cassonade timidement fumée qui font oublier l’affreux nez de savon à vaisselle. La finale est vraiment longue, sur fond rêche de grains d’orge non malté. Une bouteille dont j’apprécies les résultats sans arriver à me donner envie de m’en procurer une pour ma collection.

RV 81.5%
Un whisky trop propre. Palmolive et lin, très fruité mais aussi avec du pain en bouche ainsi qu’un peu de fumée. Slimy sur la langue, le Palmolive se poursuit, et la finale est toute juste à peine convenable. L’aftertaste est quant à lui un beau mélange entre le grain et le citron sucré. En réussissant à chasser le savon à vaisselle, ça pourrait être un bon whisky.

Patrick 84%
Savon à lessive en poudre qui nous donne incite à se pincer le nez. Définitivement savonneux au goût, très salin, touche de kiwis. En finale, le sel demeure, accompagné par l’orge. On finit par oublier le savon et y trouver un équilibre qui, à défaut d’être parfait, est quand même agréable.

Mackmyra Reserve Single Cask Sample #TA-808:45

57% alc./vol.
Distillé le 27 septembre 2007 et embouteillé le 7 janvier 2010, bouteille #2 de 38. Cette version très limitée de Mackmyra est issue d’un élevage en petits fûts de 30 litres accentuant ainsi l’impact du fût sur l’alcool. Cette bouteille gracieuseté de Jonathan Luks de Mackmyra n’est disponible qu’à la distillerie si vous devenez propriétaire d’un fût complet de 30 litres de Mackmyra.

André 94%
Nez de fruits couleur rubis. Wow, c’est riche comme nez, très élégant, sexy. Fruits rouges sirupeux, cerises, Cherry Blossom, nez campagnard de fruits des champs et de confiture. Texture langoureuse, soyeuse, très impressionnante. Explosion de fruits dans leur sirop, pastille aux cerises. Peut ressembler à un whisky d’affinage en fût de cognac sans le côté asséchant. Que c’est bon…….après trois verres je suis toujours estomaqué par la complexité et l’effet enrobant de ce whisky. Un whisky entier jusque dans sa finale interminable en maelstrom de fruits capiteux. Un Smörgåsbord de fruits. Comme disait Jonathan Luks, représentant de Mackmyra « Age doesn’t matter, it’s all about taste ». This is it ! Bravo

Patrick 92%
Le présente un arôme de gâteau aux fruits auquel on a ajouté quelques fraises, ainsi que des notes de riz au jasmin. Le sucre du gâteau s’exprime avec plus de force à mesure qu’il respire. En bouche, le whisky se montre très suave, avec une saveur marquée de sucre d’orge fruité. Nous ne sentons presque pas la force de l’alcool… Probablement à cause de son côté « Kool Aid rouge ». La finale, chaleureuse, s’étire longuement sur une note sucrée-brûlée rappelant un bâtonnet de cannelle. Totalement unique! Idéal pour l’amateur de whisky un peu blasé et aussi pour tous les autres! Les bouteilles étant plutôt rares, si vous avez la chance d’en voir une, je suis preneur!!!

Martin 93%
Nez: Timide et riche à la fois. Fruits, xérès, porto, céréales et gâteau aux épices. Un autre whisky sournois, c’est bien parce que je connais son taux d’alcool que je ne baisse pas ma garde. Bouche: Texture enveloppante, épices bien campées, orge, caramel et fruits rouges. Cannelle en puissance, touche de bois et de cerises, kool-aid même. Finale: Longue et fruitée, punchée par les épices et la cerise juteuse. Complexité effarante, on en redemande. Équilibre: Superbe expérimentation de la distillerie suédoise. Une belle découverte qui, comme toutes les licornes, sera excessivement difficile à attraper de nouveau!

RV 93%
Des filles de roller derby en bikini noir fumé à la tourbe et bas résilles, qui tourne dans un canal de confiture à la pêches. Exit le chimique, le grain est loin mais le fruité est pimpé de pain blanc. L’arrivée est bien poivrée mais avec les fruits qui s’y frotte. Quel combat, conclut par une salivante finale dans la tourbe. Ça se dit comment « I love Mackmyra « en suédois?

Mackmyra Preludium 03

52.5% alc./vol.
Embouteillé le 13 octobre 2006 depuis le fût #6964. Preludium 03 – Xérès et fumée suédoise dans cette 3ème édition du range Mackmyra Preludium. Vieilli dans des fûts de xérès, épicé avec une recette spéciale fumée au dessus d’un feu de genièvre et de tourbe. Les 9096 bouteilles de cette version 03 se sont vendues en quelques heures seulement lors de son lancement le 4 décembre 2006.

André 92%
Pharmaceutique et raisins verts fermentés. Vin de glace, sucré et fruité. En bouche; l’arrivée est superbe et vraiment nouvelle en feelings qu’elle apporte. L’alcool est présent mais délicieusement dosé. Le goût est vraiment, mais là vraiment singulier. Légère fumée, liqueur crème soda alcoolisée. Finale superbe mais indescriptible. J’ai rarement été aussi déboussolé afin de décrire un whisky qui est superbe, mais tout en ayant de la difficulté à dire pourquoi. One of a kind stuff. Étant située hors de l’Écosse, et étant donc affranchie des contraintes parfois obsolètes de la SWA, des distilleries comme celle-ci chaufferont le derrières à bien des distilleries écossaises dont certaines nous livrent parfois du matériel douteux à un prix trop cher payé. Nous bénéficieront peut-être à long terme de l’innovation et de l’audace de ces précurseurs qui auront contribué à être ouvert à sortir du cadre des traditions parfois contraignantes des lois du marché et des associations dont le seul but est pécunier.

RV 90%
Les scandinaves n’ont pas que de la vodka à être fier. Deep Cold pour le dos et cure-pipe de feutre; médicinal mais à l’extrémité opposé du Laphroaig dans la pharmacie. Plus qu’intriguant, le nez se veut oracle d’une grande réussite ou d’un impressionnant fiasco. En bouche, un peu fumée mais de manière encore plus évidente, vraiment cuivrée, avec une pointe d’alcool assez forte et des épices poivrées. L’aftertaste est plutôt tranquille, mais très très long avec un soubresaut de prunes qui attend à la dernière seconde pour se déclarer. Particulier et rare, vraiment un honneur mais tout aussi un plaisir à boire. Slainthe!

Patrick 93%
Menthe, épices boisés, petit côté médicinal, mais on est à 100 lieues (c’est le cas de la dire!) du Laphroaig. Fruité subtil. Le goût est totalement unique!!! Est-ce vraiment un single malt??? Mon Dieu, dans quel type de bois ont-ils fait vieillir ce whisky??!! Est-ce le genièvre? Il y a aussi une fumée très légèrement tourbée et épices poivrées. De petits fruits rouges viennent compléter le tout. Très bien balancé. Vraiment unique. Merci aux suédois d’avoir repousser les limites des single malts!!!

Spirit of Hven Urania Swedish Whisky

45% alc./vol.
Fondée en 2007 par Henric Molin, un chimiste ayant étudié la distillation avec Jean Donnay (de la distillerie Glann ar Mor en France), la distillerie Hven débute sa production en mai 2008. Une portion de l’orge utilisée est maltée sur place. Au départ, la tourbe utilisée pour sécher le malt provenait d’Écosse mais provient maintenant de Suède. Cette même tourbe (provenant de l’île principale de Suède et non de l’Ile où est située la distillerie elle-même car celle-ci est protégée) est mélangée à des algues et des herbiers locaux avant d’être utilisée pour faire sécher le l’orge. L’orge est d’abord séchée avec la fumée de tourbe pour être finalement séchée à l’air chaud. Travaillant à petite échelle, chaque fût provient du seul et même arbre et chaque batch produite donnera seulement un fût. La version heavily peated de la distillerie titre 94ppm !

André 84%
Pointu au nez. Notes de craie et de poussière de pierre, de gâteau au fruits nappé de miel et de toffee. En laissant reposer; raisins en poudre. Il est difficile à cerner au nez et encore plus en arrivée de bouche. Fond de style rye ou de céréales épicées et de Quench au raisin s’accompagnant d’un feeling poreux. En chauffant le verre dans nos mains, toffee et miel. Il est meilleur en finale, abondamment fruité porté par l’alcool. Bon, mais dans l’ensemble, un malt prudent et manquant de diversité.

RV 81.5%
Belle couleur orange. Beau whisky anodin mais qui semble bien conçu. Par contre l’arrivée est un peu trop genièvre à mon goût, ce qui me semblait un ptit whisky sympa ce transforme en bizarre whisky-gin. La finale est plus standard, ça rentre dans les rangs de whisky plus straight. Difficile à juger, la bouche est une déception mais le reste est bien conçu. Finale de parfum mais léger.

Guillon Single Malt du Louvois Tourbé

46% alc./vol.

André 45%
Holy fuck, what is that ?!!?!?! Dans la catégorie bizarroïde, on est dans le top listing. C’est intriguant de par sa différence, mais je déteste profondément les arômes primaires du nez. Fruits macérés et pourris, ça sent le renfermé, un plat de fromages et de fruits laissé sous la cloche à fromage une fin de semaine d’été. Pêches et oranges avec un fond bizarre. Texture étonnante en bouche mais il y a quelqu’un qui fait le moron en arrière scène et ça ne sent pas bon du côté jardin. Exit stage left…. ouch…. Définitivement une des choses les plus infectes que j’ai eu la malchance de goûter.

RV 76%
Une imitation plus ou moins réussie d’un whisky bizarre? Pas très payant selon moi. Au nez, vive les rénos avec du Varathane et du décapant. Même chose un peu plus épicé en bouche. Au moins vous pouvez vous fier a l’odorat pour savoir ce qu’il goute, mais essayer d’imiter le Mackmyra n’était peut-être pas la meilleure des idées.

Patrick 72%
Au nez, vernis de plancher, eucalyptus et cerises. En bouche, très sucré, cassonade brûlée, touche de bourbon et gâteau aux fruits du temps des fêtes. En finale, une saveur de métal et de cerises passées date. Globalement? Beurk.

Guillon Single Malt du Louvois

43% alc./vol.
Batch #0002, fût #4864 finition de Meursault. Cela fait plus de quatre générations que les fondateurs de la distillerie travaillent dans le secteur des vins et spiritueux. Après avoir travaillé près de 2 ans dans l’une des plus prestigieuses distillerie d’Allemagne et accumulé diverses expériences dans le monde du vin et des alcools, Thierry Guillon, œnologue de formation, a crée en 1997 la Distillerie Guillon, seule distillerie artisanale dans la région de Champagne. Ce whisky est élevé dans des fûts de Sauternes et livré en édition limitée à 1000 bouteilles.

André 84%
Mélange hyper singulier de Listerine, de camphre et d’huile de sapin. L’arrivée est trop liquide pour moi; saveur de vernis à bois et de feuilles de fraises. La bouche est rafraichissante et très nette, coulant sur une finale de sauge très persistante en bouche. A définitivement des ressemblances avec le Macmyra, mais en beaucoup moins distingué et surtout avec moins de raffinement. J’ai l’impression de me perdre dans un ensemble mal défini et sans ligne directrice.

RV 86%
Différent? Oui. Intéressant? Certainement. Une valeur sûre? Je ne saurais me prononcer. Camphre et fond de Pine Sol, qui malgré les minutes restent omniprésents. En bouche, c’est la même chose mais en plus épicé, puis la chaleur monte, monte et monte. Aftertaste en raisin de sirop pour la toux, mais manque un peu de longueur, quoiqu’avec un intéressant crochet de cure-pipe à la MackMyra. Bon dans l’ensemble mais je ne suis pas sûr que j’y reviendrais souvent.

Patrick 90%
Antiphlogistine très marqué au nez… Au point que je me suis demandé si on me faisait un joke! Je m’attendais à ce le goût soit très différent, mais l’Antiphlogistine est toujours très marquée. Sucre très marqué qui permet à l’antiphlogistine de bien passer. Petite touche de fraises apportant une agréable dimension supplémentaire. Finale de Pine Sol pas désagréable. Globalement, un bouquet de saveurs t-o-t-a-l-e-m-e-n-t inédites, assemblées de façon remarquable. Je ne voudrais pas que tous mes whiskys y ressemble, mais j’apprécierais en avoir au moins une bouteille dans ma collection. Superbe et original !

Gill Marry

34.2% alc./vol.
Matured Malt & Scotch whisky, Sumy Distillery, Népal.

André 73%
Toujours cet alcool neutre jumelé de carrés de sucre et de vanille. Le nez est nul à chier; alcool bon marché. En fait, le nez est tellement pauvre qu’on ne peut qu’être surpris par l’arrivée en bouche qui est agréable, textural et agréablement doux, mais il n’offre par contre aussi rien de plus que le nez… pas de surprises. Finale vaporeuse, sucrée, finement épicée et au goût de céréales. Sans arrière-goût désagréable mais aussi sans distinction. J’ai fait ma partie d’aide humanitaire pour cette semaine. Done on the check listing…

RV 80%
Y a-t-il quelque chose dans le verre? Il y a bien un liquide coloré mais le colorant semble inodore. Au goût, plus chaud, légèrement caramélisé avec un goût qui monte tranquillement sans atteindre de sommets notoires. En finale, petit seigle canadien à la cassonade, pas désagréable. C’est une petite fille de 6 ans qui essaie de chanter sa dernière comptine apprise avec une extinction de voix dans un open bar de Hell’s Angels, un soir que Poignard est particulièrement en forme et en voix.

Patrick 76%
Sent le détergent à plancher industriel. En fait, le genre de détergent qui n’est plus utilisé à nulle part car le syndicat a porté plainte. En bouche, très sucré, maïs cheap et touche subtile de fruits. En finale, le côté fruité semble vouloir se faire remarquer, mais la saveur d’alcool sucré prend le dessus. Pas de fautes majeures, mais vous ne ferez pas de faute non plus en le laissant sur la tablette. Si tous le whisky goûtaient toujours comme ça, j’arrêterais d’en acheter!

Amrut Two Continents

46% alc./vol.
Bouteille #276 de 786, édition février 2009. Véritable révélation lors d’une dégustation à l’aveugle à Glasgow il y a quelques années, le single malt Amrut est indéniablement le fleuron du whisky indien. Grand consommateur de whisky, ce sous-continent est également l’un des pays producteurs les plus importants au monde. Néanmoins seul Amrut revêt les qualités nécessaires à sa commercialisation en Europe. Fondée en 1948, quelques mois après l’indépendance de l’Inde, cette société familiale basée à Bangalore dans le sud du pays produit un whisky dans les règles de l’art écossais tout en revendiquant ses origines indiennes. En effet, elle utilise quasi exclusivement de l’orge poussant dans les plaines fertiles situées aux pieds de l’Himalaya. Établis à près de 1000 mètres au dessus du niveau de la mer et soumis à un climat tropical, ses chais où reposent principalement des fûts de bourbon sont de véritables accélérateurs de vieillissement, cas unique dans l’univers des single malts.

André 89%
Chair de fruits, agrumes, pointe de céréales (jaunes). Très visqueux et huileux en bouche; bouquet de sirop de fruits et de mangue avec un twist de citron pétillant. Très doux et soyeux, bel équilibre sans brusquerie. Un single malt estival, plaisant, sans prétention et très facile à apprécier mais difficile à dire pourquoi spécifiquement.

RV 81%
Le clown est triste. Odeur de single malt à l’orange peu challengeante ou nouvelle. En bouche, au travers de la poussière morne, de l’orange et du caramel, entre Glenrothes et Dalmore. Précisément, ce que je n’aime pas du Dalmore. En bouche, un seul question: « il est où? ». L’arrivée est de son côté moins typée avec du foin passager conclut par une finale des plus moyenne. Décevant pour cette distillerie qui part le passé m’avais surpris agréablement.

Patrick 78%
Nez désagréable de moisi âcre. En bouche, le moisi âcre prends un petit côté métallique prenant une touche épicée. Fruité, un peu caramélisée… Un peu n’importe quoi. La finale, d’une belle longueur, est un peu toute croche. Manque de balance, semble se tirer un peu partout. Heureusement qu’il n’y a pas trop de bouteilles, ca pourrait nuire à la réputation du genre.

Kim 80%
Nez : Odeur chimique de gomme balloune, réglisse rouge, graines de carvi et quelques chose d’un peu terreux sans être déplaisant, un mélange de pétrichor et de feuilles mortes.
Bouche : Une petite bombe d’épices; encore le carvi, mais aussi du curcuma, nigelle, cari de Madras, cardamome noire. Ça me sort de mes pantoufles!

Amrut Peated Single Malt Cask Strength

62.78% alc./vol.

André 94%
Agrumes et acidité du citron. Tourbe persistante et entêtée à s’éventer. Plus sec en bouche que le PC6, mais la texture est superbe mais à mon goût personnel pas assez longue à demeurer. Celle-ci est expulsée sans ménagement par une orgie « tourbiaque ». Si je tentes de mettre une image sur ce que je ressent: J’ai l’impression d’avoir abouti la face première dans la tourbe, la bouche entrouverte, – abasourdi sous l’effet de l’alcool – et de me réveiller le lendemain d’une bonne et mémorable cuite. L’expérience est vraiment quelque chose en soi mais le tout manque royalement de subtilité. Un test « ça passes ou ça casses » afin de départager les amoureux de la tourbe. Une fois que le verre a respiré, une odeur de gomme balloune Bazooka rose émerge et m’a attiré un sourire plein de bons souvenirs d’enfance. Simplement merveilleux.

RV 90%
Amrut a réussi via la diversité là ou PC6 ne se fiait qu’au PPM. Tourbe, anis, réglisse et pin, bien dosés. Une tourbe très épicée et un peu fumée se développe en bouche, pour disparaitre en un instant lors de la déglutition, où précédé d’un vague de cassonade l’alcool fait finalement sentir sa puissance au travers d’une tempête de cardamome, de cannelle pure et de chili . La finale est longue alors que la tourbe semble prendre du recul pour laisser place à un goût de papadum au cumin. Exotique, attirante, sur une base de tourbe, C’est un très beau mariage de la tourbe et du sucré qui est payant, et en travaillant sur les manières de son alcool, ça pourrait être une grandiose bouteille.

Patrick 91%
Planche de chêne brûlé. Fruits brûlés. Très sec. Légère vanille. Fleur de sel. Caramel brûlé. Tourbe? Bel ensemble.