Michel Couvreur Malt Scotch Whisky 12 ans

43% alc./vol.
Bouteille #52333

Patrick 92%
Une bouteille qui ramassait la poussière depuis des années dans la Whisky Room. Ne la cherchez plus, je l’ai bue jusqu’à la dernière goutte! Yep, au risque de sonner un comme un vieux schnouk nostalgique, on en fait plus des comme ça. on en fait plus des comme ça, et c’est dommage. Un whisky spectaculaire. Nez : Xérès et touche de fumée portée par un chêne savoureux. Bouche : Xérès chaleureux, tourbe fumée, chêne brûlé et pointe de vanille. Finale : D’une belle longueur, épicée et fumée.

Nomad Outland Whisky

41.3% alc./vol.
Ce whisky né et vieilli en Ecosse – et éventuellement fini à Jerez en Espagne. Ce double processus de vieillissement unique en enfreint les règles de la SWA pour la définition d’un « scotch » : il s’agit donc d’un « whisky » aux termes de la loi européenne, et non un « scotch ». Le spiritueux est fabriqué à partir de 30 whiskys de malt et de grain du Speyside, âgés entre 5 et 8 ans. Le whisky est ensuite envoyé à Jerez, où il subit une finition pour un minimum de 12 mois en fûts de Pedro Ximénez, dans la cave de Nomad des caves González Byass.

André 84%
Le sherry du nez a la même exubérance que Richard Patterson dans ses ateliers de whisky. Fruits séchés, grains de popcorn salé nappés de chocolat et de caramel fondu vendu au Burk Barn, une touche de sherry sec et astringent, abricots séchés, dattes, oranges, vanille. La texture en bouche est unique, goulue, presque collante de sucre. La bouche développera les mêmes éléments du nez. C’est très compact et compressé, presque brut et sans subtilité comme présentation. Je suis tourmenté entre la sensation de se dire ‘’maudit que ça se boit bien’’ et ‘’maudit que c’est pas subtil’’… Donc, très porté sur les fruits séchés, les dattes, les prunes, caramel salé et sécheresse du sherry. Mais l’ensemble général est très collant et sirupeux comme texture. La finale est très douce, fruitée et longue avec une rétro-olfaction épicée et sèche. J’ai rarement été si ambivalent pour donner une note. Ce whisky est définitivement unique. La touche de sherry typique de Patterson est sans ambiguïté, mais le manque de subtilité général est un peu agaçant. Par contre, l’envie de se taper ce whisky verre après verre est forte tellement ça se déguste facilement. Pour les amateurs de whisky à la dent sucrée, ce whisky dessert est pour vous!

Patrick 83%
La publicité ne ment pas, ce whisky est extrêmement intense en terme de xérès. Par contre, il semble que le whisky soit un peu trop jeune pour être vraiment très bon. Nez : Sucre et cassonade, avec des raisins secs, des fruits mûrs et un peu de chêne brûlé et une belle touche de vanille. Bouche : Toujours les raisins secs et les fruits mûrs avec une bonne dose de vanille et un peu de cassonade chaleureuse. Finale : D’une belle longueur et chaleureuse.

Martin 85%
Nez: Fruits rouges intenses, raisins juteux, dattes et oranges. Vanille et caramel onctueux complètent une toile de fond veloutée et suave. Les xérès à fond la caisse. Bouche: Explosion de xérès fruité, presque comme une claque sur la gueule. Raisins, cassonade, caramel salé. Oranges, dattes, bois sec et cuir. Belle chaleur épicée, mais on refuse ici de jouer dans la subtilité. Finale: Sucrée, empreinte de poivre, de bois et de cuir. Les fruits du sherry sont toujours au rendez-vous. Équilibre: Ce n’est certainement pas un méchant dram, mais on reste en territoire évident, ça sent les raisins secs à 2 pieds du verre. Comme si plus on est proche des caves González Byass, plus ça va goûter le sherry… Je ne sais trop quoi en penser, cheers!

Puni Pure – New Make

43% alc./vol.

Patrick 84%
Savoureux, chaleureux et intense, on jurerait que ce new make n’a pas été dilué à 43%. C’est bien parti pour les gens de Puni. Nez : Parfum frais et vivifiant avec des notes de poivre, de menthe et de céréales mouillées. Bouche : un beau malt épicé qui laisse apparaitre après quelques secondes des saveurs plus sucrées. La texture en bouche est beaucoup plus huileuse que ce qu’on pourrait attendre d’un new make dilué à 43%. Finale : Courte et poivrée.

Puni Red – 6 mois

40% alc./vol.

Patrick 86%
Les gens de Puni ont choisis de nous montrer via leur « avant-primeurs » qu’ils savaient maîtriser la base de la fabrication d’un whisky. Cette démonstration maintenant accomplie avec brio, soyez assurés que le meilleur à venir. Nez : Appétissant parfum sucré et fruité, avec des notes boisées très délicates et un bon trait de vanille. Après quelques instants où on laisse notre verre respirer, on détecte aussi une subtile touche d’agrumes. Bouche : Le new make n’est pas loin, mais ça demeure doux et savoureux. Céréales légèrement épicées et sucrées, avec de belles notes fruitées ainsi qu’une touche d’agrumes, quelques brindilles d’herbe et une goutte de miel. Après deux-trois gorgées, on détecte aussi de belles notes boisées. Finale : un peu courte, marquée par les herbes et les agrumes.

Hellyers Road Original

46.2% alc./vol.

Patrick 80%
Pas un mauvais whisky, mais rien de vraiment trippant non plus. Nez : Orge, agrumes et poires. L’ensemble est assez frais, avec un je-ne-sais-quoi me rappelant l’odeur d’un vestiaire de hockey, le lendemain d’un gros tournoi. Bouche : Toujours le vestiaire de hockey, avec un feeling de sueur sur la langue, avec des agrumes et toujours un peu d’orge. Finale : Sèche et courte.

P&M Corsican Single Malt Whisky 7 ans

42% alc./vol.
Edition limitée à 3500 exemplaires. Le single malt P&M 7 ans est obtenu par la distillation du wash, provenant de la Brasserie Pietra, il est ensuite élevé de longues années dans les chais du Domaine Mavela. La maturation obtenue par le passage en fûts de chêne de la forêt de Tronçais, ayant préalablement contenus les vins blancs et muscats du domaine Gentile. Premier Single Malt Corse, il revendique ses origines qu’il puise dans la merveilleuse nature insulaire, mondialement reconnue comme une terre sauvage exempte de toute pollution.

André 91%
Nez entier, raisins secs, abricots, sherry, oranges, saveurs d’épices discrètes, sensation liquoreuse, bien sucrée mais nuancé d’épices. La bouche est costaude, gâteau aux fruits, pâtes de fruits, raisins de Corinthe et confirme sa texture liquoreuse bien dodue en bouche. Les saveurs sucrées l’emportent sur les épices mais l’équilibre des saveurs est parfait, la texture sert très bien de toile de fond à l’explosion fruitée dévoilée en bouche. Après quelques temps, savoureuses notes de céréales Sugar Crisp, de caramel fondu et de sucre caramélisé. La finale est longue et souple, complexe et d’un parfait équilibre. Une surprise, de l’inattendu.

Patrick 90%
Complètement unique! Succulent, complexe, chaleureux, le genre de whisky qui garde ma passion envers les nouveautés bien allumée! Nez : Parfum très épicé, sucré et surtout complètement unique. Après quelques minutes, de riches fruits mûrs et chaleureux apparaissent aussi. Complexe, unique et prometteur. Bouche : Chaleureuse, fruitée, épicée et herbeuse, avec une note pierreuse des plus subtiles. Finale : Un peu courte, mais savoureuse et sucrée.

Bergsturz 10 ans Swiss Single Malt

40% alc./vol.
Le glissement de terrain de Goldau (indiqué sur l’étiquette) s’est produit le 2 septembre 1806. Tant de roches sont tombées sur le flanc sud du Rossberg dans la vallée que les villages de Goldau et de Röthen ont complètement disparu, tout comme des parties de Buosingen et Lauerz. 457 personnes ont été tuées et le Lauerzersee a diminué d’un septième de sa superficie. Le glissement de terrain a été utilisé pour marquer la naissance de la première levée de fonds suisse et comme une opportunité de renforcer la solidarité nationale.

André 82%
Agrumes et fruits secs, prunes et figues, oranges, vanille. Si le nez était intéressant, la bouche est plus monotone et la texture absente. Agrumes et fruits tropicaux, prunes, citron et vanille, pêches et poires. Belles notes sucrées tirées des fruits, jus de salade de fruits. Courte finale, sur le bois et le sucre naturel.

Patrick 88%
Je suis agréablement surprise par ce whisky qui présente un goût des plus riches et chaleureux. Une coche au dessus de bien des scotchs, j’ai hâte de voir la suite des whiskys venant de cette distillerie! Nez : Riche parfum d’orge fruité et de caramel. Savoureux et sucré, avec de belles notes épicées, une pointe subtile de fruits et une note de bois brûlé qui me fait saliver. Finale : Un peu courte, marquée par les fruits mûrs et le bois brûlé.

Martin 84%
Sa teinte passe d’orange joviale à soleil d’Acapulco en laissant sur son passage des jambes bien huileuses. Nez: Les fruits, particulièrement les agrumes, percent en premier. Orge et musc cuiré, cèdre et douce vanille. Très reposant et masculin comme nez. Bouche: Fruits sucrés, figues, pruneaux et dattes. Le tout dans un épais sirop huileux. Le nez nous en promettait plus. Finale: Les notes agréables, comme le bois et le cuir, sont courtes alors que celle plus quelconques de fruits et de sucre persistent. Pointe épicée. Équilibre: Un nez rempli de promesses qui se dégonflent en bouche et qui prennent la poudre d’escampette en finale. Inégal et décevant.

Kavalan Brandy Oak

54% alc./vol.

André 90.5%
Ouverture sur un nez noble et très condensé ; fruits rouges, cerises en purée, prunes, gâteau aux fruits. Étonnant d’avoir des saveurs si concentrées chez un whisky d’environ 4 ans. Je pourrais comparer l’intensité des saveurs avec l’édition Solist Sherry cask, mais celui-ci offre également un petit côté vieillot très agréable ainsi que des saveurs d’oranges très mûres. En bouche, le whisky est très sucré, presque visqueux et liquoreux et offre encore ces mêmes saveurs avec une prédominance d’oranges, caramel et de fruits secs soulignées par une touche de poivre et de cannelle. Finale longue, un peu de sensation de vieux fût en fond de bouche, beaucoup de fruits secs et de sucre qui aident à supporter l’alcool. Pas la gamme de saveurs des plus étendues mais j’adore la présentation simple, directe et efficace.

Kavalan Solist Ex-Bourbon Cask

57.8% alc./vol.
Fût #B090829055A

André 88.5%
Wow, quelle douceur, quelle exactitude dans la présentation. Nez de céréales au miel, vanille, banana split, crème Anglaise. Des odeurs qui sont dans la même gamme aromatique mais qui jouent la carte de la nuance et des variantes discrètes. Étonnamment, en bouche, le whisky est beaucoup plus fruité, les fruits rouges de surcroit, le chocolat au lait, la banane bien mûre, la vanille. En s’aérant, beaucoup de toffee et de vanille. Quelques notes d’herbe verte peut-être en finale de bouche qui est relativement douce pour l’alcool si soutenu. Mais la texture soyeuse, les saveurs en grande majorité sucrées aident à apprécier le whisky à sa juste valeur sans amputer les épices de la finale.

Patrick 87%
Un autre très bon Kavalan qui démontre encore une fois la maîtrise de ces artisans Taïwanais. Nez : Un parfum voluptueux, avec du bois trempé par la pluie, du caramel et quelques discrets fruits mûrs. Je pourrais facilement passer une heure à uniquement humer ces arômes. Bouche : Les arômes précédemment mentionnés sont aussi présents ici, présentés sur une belle texture huileuse. En fait, le bois est plus brûlé que trempé ici. Et je crois aussi détecter une note subtile d’oranges. Finale : D’une longueur moyenne, surtout boisée, mais avec aussi une touche de fruits mûrs et d’orange.

Penderyn Single Cask Bourbon Matured

63.2% alc./vol
Fût #B227, bouteille 6 de 238.

André 77%
Wine guns, ananas, agrumes, presque des notes de Sauternes, poires sautées en poêle, pommes, bananes, vanille et miel. Le nez me rappelle le Teeling 21 ans sur certaines saveurs. En bouche, c’est très différent ; très épicé et porté sur le chêne sec, poivré avec excès, on dirait que les saveurs ont un peu tourné et cela semble provenir du fût. L’alcool est bien ressenti, puissant, épicé et poivré même s’il laisse passablement de place aux saveurs plus douces (miel, vanille, vin de Sauternes) puis la tarte aux pommes, une coulée de caramel chaud. La finale est poivrée et fortement relevé par les épices et l’alcool. Pas impressionné encore une fois, pour le prix demandé c’est la déception finale jusqu’à la caisse.

Patrick 84%
De loin supérieur à tous les Penderyn que j’aie jamais goûté, ce qui en fait donc un whisky « moyen ». A plus de 700$ la bouteille, on parle donc de vol du siècle (ou de « typo » du siècle, genre qu’à 70$, ça serait raisonnable). Comment identifier un con? Simple, il a acheté l’un de ces bouteilles. Nez : Parfum très sucré et fruité. En fait, on jurerait avoir affaire à du calvados! Bouche : Douce, fruitée, avec des pommes jaunes bien mûres et sucrées. Le tout est complété par une touche d’orge les épices du chêne. L’ensemble me paraît assez jeune, ma rappelant un new make de maïs. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, fruitée et légèrement épicée.