Century Reserve 21 ans

40% alc./vol.
Bouteille M0557.

André 89%
Nez de chêne sucré, un peu sec. Bonbons croquants au citron, grains de céréales séchés. En bouche le citron se pointe rapidement et il offre une superbe présence en bouche. Les 21 années passées à vieillir lui ont apporté une belle complexité et beaucoup de rondeur. La finale est longue avec un passage sur les grains secs, le citron encore une fois et l’herbe mouillée, un peu (en arômes du moins) les particularités d’un whisky irlandais. Pour un whisky canadien, une superbe découverte.

RV 89%
Rye très complexe, avec un soupçon de sucre et je trouve même qu’il y a du parfum de madame au nez. Texture inexistante comme l’arrivée en bouche, heureusement ça se développe en chocolat et mûres très mûres, avec une finale particulièrement longue et fruitée, qui sans être la plus bruyante, est superbement délicieuse. Une canadienne racée qui sait garder son point le plus fort pour la fin, et qui a su contrôler son seigle au point de le faire oublier après l’olfaction.

Patrick 87%
Nez richement sucré, typiquement rye. Je suis d’accord avec RV, sent définitivement le parfum de femme, mais pas celui qu’on s’attend à retrouver sur une nymphette. En bouche, le sucre et les fruits explosent littéralement pour se transformer en chocolat aux fruits (genre barre de chocolats avec des fruits séchés). Je ne suis toutefois pas d’accord avec RV en ce qui a trait à la finale qui est un peu trop courte et délicate. Donc, malgré une finale et un nez moyen, ce whisky se mérite une bonne note.

Century Reserve Lot 15/25

40% alc./vol.

André 85%
Fruits acides dans un panier de bois, citron bien présent avec des touches florales bizarres. Le nez (hyper volatile par contre) est bien rond, agréablement fruité (fruits séchés encore une fois), la bouche parsemée de poivre et d’épices est asséché par les notes de bois secs. Finale en crescendo, toffee et épices. Difficile à cerner mais très agréable dans son ensemble.

Seagram’s VO

40% alc./vol.

André 86%
Nez discret et diaphane. Rye avec un mélange de fruits rouges et de cerises s’étirant sur les notes d’orange, autant en bouche qu’au nez. Poivre ouvre la marche en bouche, puis un mélange d’épices suivie des fruits. Finale un peu trop courte, ce qui l’ampute de quelques points. Ensemble bien bâtit, équilibre vraiment bien, j’aime bien la présentation via la simplicité de la livraison.

Patrick 84%
Un whisky d’une belle présentation, bien bâti mais avec une texture qui le dessert un peu mal. Nez: Un parfum où les céréales (seigle, maïs…) et les petits fruits se mélangent agréablement avec une petite note boisée. Bouche : Du bois brûlé, du seigle et de la cerise. Savoureux, mais porté par une texture un peu aqueuse. Finale : Un peu courte, avec des saveurs en continuité avec l’impression initiale en bouche.

Rich & Rare

40% alc./vol.

André 84%
Nez tout de caramel et de pacanes, noix et un brin de bois. Bouche passablement sucrée, notes omniprésentes de caramel et de bois. Un peu déséquilibré en bouche. Vague poivrée en fin de bouche. Finale peu diversifiée, moyenne en longueur, linéaire surtout sur le sucré du toffee et du caramel.

Martin 84%
Nez: Caramel, vanille, fruits, seigle avec un léger bois poivré. Un vent de vernis domine toutefois l’ensemble. Un peu de noisette et de pralines. Céréales. Bouche: Texture plus ou moins riche, sur les épices et les fruits rouges. Bois et réglisse, crème au beurre, chocolat noir. Finale: De longueur moyenne, le bois, le cacao et les épices dominent. Avec le temps tout cela s’évapore pour ne laisser qu’un fond de diluant à peinture. Équilibre: Plutôt bien, fort sur les fruits, il reste tout de même typiquement canadien.

Masterson’s 10 ans French Oak Finished 2012

45% alc./vol.
Disponible seulement dans certains magasins des États-Unis.

André 91%
Nez de bourbon salé, réglisse et fruits rouges, rye et gingembre. Un nez typique de rye whisky canadien avec une twist salée singulière. La bouche est feutrée, arrivée fruitée, soyeuse, parsemée d‘épices et d’orange. La finale extra-douce sur la vanille et prolongée en longueur de bouche par le rye. Ma plus haute note (avec le Highwood 25yo) des Canadian whisky awards 2013 et en y regoûtant, j’y redécouvre d’autres subtilités à toute les fois. Superbe!

Highwood Distillers 25 ans Calgary Stampede Edition

40% alc./vol.
Édition limitée à 6000 bouteilles.

André 91%
Ma plus haute note des 60 échantillons notés à l’aveugle dans l’édition 2013 des Canadian Whiskies Awards. Superbe nez, très riche de crème pâtissière et de vanille. Douceur de la mie de pain chaude. En bouche, texture crémeuse et amoureuse, vraiment étonnante. Beau mélange de fruits avec une touche boisée se terminant sur des soupirs de citron et d’agrume. J’ai trouvé la finale étonnamment longue pour un whisky si doux, l’aspect crémeux aidant peut-être à garder le tout longtemps collé au palais, et les épices prolongeant élégamment l’ensemble. D’avoir la possibilité d’acheter un whisky de 25 ans de cette qualité, pour un prix si ridicule, est presque gênant.

Patrick 91%
Si tout le monde connaissait ce whisky, les whiskys canadiens seraient considérés comme les meilleurs au monde (ou pas loin en tout cas!). Nez : Parfum de bonheur total. En fait, du seigle sucré, avec une touche boisée et des notes de cerises et de vanille. Bouche : Belle vague d’épices et de sucre à l’arrivée en bouche, suivies de notes de cerises et de vanille. Le tout est complété par de subtiles notes boisées épicées et d’agrumes rafraichissantes, offrant un superbe et savoureux contraste. Finale : Belle finale sucrée et marquée par de savoureuses céréales.

Martin 91%
Nez: Caramel et épices du rye. Oui oui oui. Bois de conifères, touche de réglisse et de pâte de fruits rouges, vanille et cerise. On est sur la bonne voie. Bouche: Texture cireuse et crémeuse. Épices, bois, fruits rouges mijotés. Vanille et caramel. J’ai l’impression de déconstruire une truffe Lindt. Finale: Chaude et toujours crémeuse, tout en gardant la lame effilée des épices du seigle. Bois et fruits. Très « tundra » dans son approche. Équilibre: Un excellent dram pour se réchauffer sur le bord du chauffe-terrasse une soirée pas trop froide de décembre.

Canadian Rockies 21 ans Batch #01

40% alc./vol.
Exclusivité pour Taiwan.

André 89%
Céréales Sugar Crisp, beaucoup de miel. Ensemble doux et très silky. Très light en bouche, malheureusement un peu unidimensionnel. Très longue finale sucrée, persistant et amoureux en bouche. Rétro-olfaction sur les épices ce qui contraste fortement avec le nez et la bouche.

Patrick 89%
Superbe en bouche et parfaitement balancé, dommage que le nez soit si fade et la finale si courte. Enfin, il « score » là où ça compte! Nez : Nez plutôt fade où l’alcool semble prendre plus de place que nécessaire. Le tout complété par du seigle mielleux et fruité. Bouche : Beaucoup plus agréable en bouche que le nez le laissait présager, on y trouve de délicieuses et intenses épices du seigle, de beaux fruits, une goutte de miel et une belle charpente boisée. Finale : Un peu courte, épicée et boisée.

Martin 90%
Nez: Céréales douces, abricot sec, vanille souple et un soupçon de zeste d’orange. Bouche: Légère mais raffinée, sur le caramel, les fruits à noyau, une touche florale et un poivre discret. Finale: Moyennement longue, mais soyeuse, avec des notes de chêne doux, de noisette et de miel. Équilibre: Un dram tout en subtilité, offrant la sagesse de son âge dans un profil fluide, élégant et apaisant. Je lui trouve difficilement des défauts majeurs.

Premium Bottlers STRT 101

46% alc./vol.
Un vatted de 1% single malt canadien (donc Glenora en Nouvelle Écosse) et de 99% de scotch single malt de la distillerie Strathisla fait par « Premium Bottlers », le seul embouteilleur indépendant au Canada, aujourd’hui mieux connu sous le nom de Still Waters Distillery.

André 84%
Vieille souche d’arbre mouillée, épices. L’arrivée en bouche est claire et dépouillée; un peu de cuir et de tabac à pipe. La finale est très particulière à saveur de feuilles de tomate vertes et le feeling en bouche est comme si on lècherait une feuille de rhubarbe et le tout se termine sur un rappel de raisins mauves.

Patrick 83%
Nez sans grande personnalité, si ce n’est un soupçon de menthe que j’ai trouvé après que l’on me l’aie indiqué. Assez agréable au goût, menthe, orge et vanille pour adoucir la touche de personnalité qui semblait vouloir s’exprimer. La finale est moyenne mais laisse une douce chaleur satisfaisante en bouche.

Martin 85.5%
Aussi pâle qu’un sauvignon blanc. Nez: Belle petite céréale du Speyside à l’avant-plan, entourée de vanille, d’herbe, de foin et de fleurs. Rien à chier par terre, mais tout de même vachement bien pour son prix. Le degré d’alcool supporte admirablement bien le tout. Bouche: Texture assez intéressante. On y dénote un petit côté poivré, vanillé avec des pastilles et des grains d’orge bien gras, sans oublier la plus douce des pointes de cuir fumé. Finale: Une finale qui aurait gagné à être plus longue, bien qu’on aime le premier punch de menthe et de poivre pour finir en douceur sur une vague de vanille. Équilibre: Pas la fin du monde, mais belle réussite de Still Waters pour se faire un fond de roulement. Essentiellement un Strathisla 10 ans pour 50$, on serait fous de s’en passer! Je mets au défi quiconque de me trouver du Glen Breton à l’aveugle là-dedans!

RV 83%
Rien qui ne sorte de l’ordinaire mais bien agréable pour un whisky à 50$. Strathisla au nez mais un peu plus adoucit qu’à l’habitude. On dirait que la menthe a pris un petit côté de vanille, un changement qui promet pour la bouche. L’arrivée est plutôt sirupeuse mais le poivre s’exclame assez fort. La finale est trop courte mais agréable, et il faut attendre presque 30 secondes avant d’avoir un retour sur la vanille bien équilibré.

White Owl Whisky

40% alc./vol.
White Owl Whisky adopte une approche différente. Contrairement aux États-Unis, au Canada, un whisky se doit d’être vieilli pendant au moins trois ans dans des barils en bois pour être appelé whisky. White Owl contient des spiritueux ayant été vieillis jusqu’à une période de plus de dix ans. Ses responsables Highwood Distillers de l’Alberta filtrent leur whisky avec du charbon de bois jusqu’à ce que la couleur soie disparue. White Owl se veut une alternative aux autres alcools utilisés pour la mixologie et les cocktails tels que la Vodka ou la Red Bull. Ceux-ci demandaient souvent un alcool clair (ce qui n’est pas le cas des whiskies en général).

André 75%
75% (neat) / 85% (cocktail) Nez hyper léger, citron-lime, sucre blanc, très estival. Les grains de céréales sont bien présents, mais l’ensemble n’est pas tellement raffiné (du moins pour un amateur s’attendant à un whisky dans le sens propre du terme) et sans réelle sophistication. Bouche épurée, un peu fade où la l’influence du fût est un peu plus sentie. La bouche est tout de même agréablement douce mais sans solide charpente. En ce sens, il exécute pleinement son rôle à être prédestiné aux marché des cocktails, de part son côté funky et festif et son pourcentage d’alcool qui saura, pour sûr, agrémenter les adeptes de mixologie. L’amateur de whisky pur et dur n’y trouvera (probablement) pas de grand plaisir. Un joueur qui a besoin de son équipe pour le supporter, lire ici, meilleur en mix que neat – « on the rock ». (Essayez le Western Caesar: Un once et demie de White Owl, 3 larmes de Tabasco et 6 de sauce Worcestershire dilué dans 4 onces de Caesar Cocktail mix). Been there, done that. Not so WOW to me.

RV 80%
Pas vraiment comme grain whisky, mais une base intéressante et challengeante pour mixologistes. Estival avec ses agrumes acides, l’arrivée en bouche est beaucoup plus près de la vodka sucrée que du whisky, avec malgré tout un petit arrière-goût de grain qui vient donner une certaine particularité à l’ensemble. Toutefois, mélanger cet alcool à des ingrédients pour confectionner un nouveau cocktail ne doit pas être de tout repos pour ne pas se retrouver avec quelque chose qui a le même look et le même qu’un vodka de grain.

Patrick 80%
nez rappelant un vodka aux céréales. En bouche, un sucre et une épice typiquement « whisky canadien » nous rappelle à l’ordre. Touche de fruits. Finale marquée par une cassonade épicée. Ce whisky devrait pouvoir remplir haut la main sa mission de base de cocktail… Il est bon, mais pas au point de la boire seule.

Alberta Premium Dark Horse

45% alc./vol.

André 88.5%
C’est une bête qui sait très bien tirer parti du 5% d’alcool supplémentaire des autres embouteillages réguliers de la même distillerie et la couleur de sa robe n’est que le reflet de sa force en bouche, de son caractère racé. Un puissant whisky (au nez rappelant presque un whisky aromatisé) sertis d’épices poivrées et de fruits secs. Le nez, au départ parsemé d’acétone (caractéristique souvent retrouvée dans les rye whiskies) s’aplanit un peu avec l’apport des fruits et des notes de vanille (retrouvées habituellement dans les bourbons). Le brûlage intensif du fût est palpable par tout nos sens; la couleur livrée à l’œil, le nez puissant et fortement fruité et sucré, la bouche avec cet arrière-goût de brûlé et fruité, la vanille, toujours la vanille. En bouche il est plutôt robuste même si bien équilibré; réglisse noire, dates séchées, barres/collation aux fruits. Finale très soutenue, fortement épicée avec un retour sur le poivre. Un Canadian whisky non conventionnel, pas nécessairement représentatif du style mais définitivement avant-gardiste.

Patrick 88%
Nez: Végétaux sucrés er touche de cassonade.  Bouche:  Sève sucrée et cerise de terre.  Finale: Très sucrée, avec une pointe de nananne et banane verte.  Balance:  Belle complexité.  Non mais, vraiment belle.  Franchement.

Martin 88.5%
Nez: Vanille mielleuse, seigle torréfié, caramel, un peu de bois brûlé, fruits des champs. Une touche d’érable mais si subtile que j’en suis à me demander si ce n’est pas encore ma fibre fédéraliste qui me joue des tours. Je le laisse s’ouvrir pour découvirir de la barbe à papa à la deuxième visite. Riche, entier, je dirais même distingué. Bouche: Sucré, crémeux, vanillé, toffee, épices, seigle grillé, lavande, gingembre et dattes. D’une douceur et d’une complexité qui nous font aisément sourire. Finale: Inépuisable, le sucre reste en bouche, main dans la main avec les épices du seigle. Juste assez suave. Équilibre: J’en veux plus encore. D’une ahurissante complexité pour un rye. Je voudrais dire encore doux, mais c’est plus que ça, le seul mot qui me vient en tête vient de l’anglais smooth. Lisse, non. Doux, non. Fluide, non. Disons que c’est un whisky doté d’une grande finesse, mais je ne suis pas entièrement satisfait de ce descripteur non plus. Je vais en ce cas laisser en guise de clôture la parole à une légende de l’ouest canadien, Wayne Gretzky:
« On pogne pas les mouches avec du vinaigre… »

RV 87.5%
Cute Petit film amnésique où les sympathiques personnages dépassent le scénario. Avec des effluves de cerises, d’érable et de râche, le whisky aromatisé ne semble pas si loin que ça. Très pesant sur la langue, le rye canadien s’incruste et la chaleur du 45% est bénéfique à l’expérience. Finale plus conventionnelle où le bois et le maître d’œuvre, dans un dernier mouvement à la longueur digne de ses aînés. Oubliez la couleur, oubliez la distillerie, oubliez l’absence d’âge; vivez simplement l’expérience.