Rock Hill Farms Bourbon

50% alc./vol.
Heaven Hills Distillery, Kentucky, USA.

André 88%
Nez sucré, hyper fruité et très cerises (noires et marasquin). Fûts brûlés mélangés aux fruits secs d’où s’extirpe avec plus de présence les raisins secs mélangé aux saveurs de bois gorgé de sucre. Finale à saveur de Cracker Jack. Joyeux et très sympathique ce bourbon très bizarre.

RV 86.5%
Un whisky maniaco-dépressif mais dont les high sont un méchant trip. Bourbon assez standard mais beaucoup plus près des Heaven Hill que des Buffalo Trace. Après avoir respiré il y a un peu de maïs qui sort, mais trop timidement par rapport à la cire et cerise habituelle à trop de bourbon. En bouche la cire est presque trop forte et frôle le vineux, mais la cerise en début de finale est remarquablement évidente et appréciable. L’aftertaste est fruité mais ordinaire. Un bon bourbon, sans plus.

Patrick 90%
Au nez fruité, avec une touche boisée-carbonisée-épicée assez agréable. Au goût, wow. Du bonbon. Sucré, très fruité, un peu d’épices typique du bourbon qui s’étire vers le chêne carbonisé qui finit par laisser une petite place au fruité-sucré du début. Le tout est vraiment bien équilibré, mais offrira surtout à l’amateur une évolution en bouche qui devrait le séduire… Toutefois, à l’aveugle, j’aurais juré qu’il s’agissait d’un whisky canadien tant le sucré-fruité était au premier plan comparativement aux épices relativement discrètes. Une belle surprise !

Redemption High-Rye Bourbon

46% alc./vol.
Distillé à partir d’une recette à 38% de rye, 2% de malted barley et 60% de corn.

RV 81.5%
Le rye, il faut savoir le contrôler. Dans ce cas-ci, le bonbon sucré et épicé ne l’est pas assez, et fait oublier qu’il s’agit d’un bourbon, donnant l’impression de peau avec une fine couche de sueur. En bouche les épices laissent enfin place à la vanille, mais reviennent trop fortement en finale. La finale est courte et correcte, or je m’attendais à meilleur, à plus surprenant. En mélange il est probablement impeccable et impressionnant, mais pas de manière crue.

(rī)1 Kentucky Straight Rye Whiskey

46% alc./vol.
Distillé par Beam Suntory

André 81%
Sucre séché dans un pot, cassonade, tarte aux pommes. Par la suite, l’acidité des fruits, bois de chêne sec – cure dents, se terminant sur des notes de grains de céréales.

Patrick 86%
Nez fruité avec une touché épicée rappelant une légère fumée. Au goût, fraises, caramel et sucre, le tout dans le cocktail d’épices habituel au rye. En finale, les épices reprennent la place qui leur est due. Globalement un superbe rye qui surprend par sa douceur et la diversité de ses saveurs.

Martin 86%
Nez: Rye vert, fruits rouges, nous sommes presque au Canada… Cassonade, croustade aux pommes. Caramel et pumpernickel. Bouche: Le maïs fait son apparition ici, tentant de subjuguer le seigle sans toutefois complètement y arriver. Le rye triomphe à la fin. Épinette, sucre brun, épices et chêne. Finale: Épices, bois vert, rye, fruits rouges mijotés. Superbe. Équilibre: À part le fait que ce whisky se bat en bouche pour savoir quel côté du Mini-Wheat il vous présente, le rye prend le dessus à la fin et nous emmène dans une maudite belle virée.

RV 82%
Rye et canne de noël, bidimensionnel mais efficace, un bourbon nordiquement canadien. Très moelleux sur les parois des joues malgré l’attaque des épices sur la langue. Celles-ci, accompagnées d’un un bout de cèdre et d’un peu de houblon sont assez fortes en finale, et persistent assez longtemps. Quelque chose pour l’amateur de bière et de rye canadien, mais comme Rush je reconnais le talent sans toutefois vouloir les voir en show, même gratuit.

Peregrine Rock Californian Single Malt 2 ans

40% alc./vol.
Situé juste à l’est de Los Angeles, Saint James Spirits dit produire un « Hometown single malt ». Fabriqué d’orge des highlands écossais malté et tourbé, Peregrine Rock est ensuite vieilli pour une période de 2 ans dans des fûts de chêne américain ayant contenu du bourbon. Une partie des profits générés par la vente du single malt est remis à une œuvre visant la protection des faucons pèlerins. « Whisky with a conscience…only in Los Angeles ».

André 84%
Fabriqué avec de l’orge maltée et tourbée ??? Si fumée il y a, je n’en ai jamais trouvé à nulle part tout au long de la dégustation. Le nez est à l’image du pot de bonbons croquants qu’avait grand-maman sur sa table basse du salon. Un sucré légèrement mentholé, frais, une feuille verte ou d’herbe poussant sur le bord d’une plaine bordant la Irish Sea. À l’aveugle, j’aurais parié sur un whisky Irlandais sans hésitations. Pas mal plus agréable que j’aurais pensé au départ, surtout pour un 2 ans d’âge. Une belle trouvaille en voie d’extinction dans les SAQ. Sympathique et sans prétention.

Patrick 84%
Me fait penser à un gros Russe qui fumerait le cigare dans un sauna. Sherry ? En tout cas, au goût, définitivement sherry, fumée et menthe. Étrange comment les goûts évoluent…

Parker’s Heritage 10 ans Cognac Finish

50% alc./vol.

André 89%
Huge, massive, thick, bold. À la fois distingué et aristocratique, un peu vintage, rustique. Des fruits rouges dans une pochette de cuir, miel, sucre, cire pour meubles en bois. Affinage bien présent mais qui ne dénature pas le whisky. Incroyablement doux en bouche, les fruits beaucoup plus à l’évidence qu’ils ne l’étaient au nez, le sucre est plus léché aussi, l’ensemble est soutenu mais doux et agréable. La rétro-olfaction transmet bien l’influence du cognac finish, dans un maelstrom de fruits et de sucre. J’adore l’initiative et l’intention de livrer quelque chose de différent.

RV 92.5%
Pas le rouge, ni le noir: le 50 unique sur la tablette de roulette qui rapporte gros. Étrange mais pour l’amateur a la fois de bourbon et de cognac, le nez est rustique, fermier et sucré a la fois, avec l’influence du cognac qui se sent. Arrivée super épicée mais davantage due aux grains qu’au taux d’alcool (qui pique le bout de la langue), puis le raisin se fait goûter. Finale d’abord toute en blé puis le raisin revient tranquillement pour l’aftertaste, qui aux premières secondes semble trop faible mais qui persiste et finit par signer. Coté influence de baril c’est un peu effronté, mais quand on aime les deux alcools, on ne peut que célébrer le courage.

Patrick 85%
Nez exceptionnel d’épices, de riche bourbon et de vin. En bouche, le cognac nous assaille de son sucre et de son puissant fruit. Puis, le bourbon rappelle sa présence via de belles épices et une touche de bois brulé. Une belle expérience.

Maker’s Mark 46

46.4% alc./vol.

André 87.5%
Plus de substance dans cette édition que dans la régulière; gelée aux fruits, extraits de fruits divers, pruneaux et le goût du fût carbonisé. La table est mise simplement mais la générosité des plats est extravagante. Cerises et baies, réglisse, sucre, cannelle et vanille d’une onctuosité mielleuse. La finale, où les divers éléments se fondent un dans l’autre, livre un ensemble agréable et prends ses assises confortablement mais sans apporter de nouvelle nuances à ce que livrait le nez et la bouche. Bien ficelé mais aussi sans réelle nouveauté.

Patrick 89%
Du bon bourbon! Cassonade, épices, fruits exotiques, chêne enrobant. Au goût, riche, vanille, caramel, chêne carbonisé (ce qui semble lui conférer quelques années de vieillissement supplémentaire), caramel épicé, pomme rouge. La finale est assez longue, sucrée et fruitée. Un très bel équilibre, le genre de whisky que le boirais en tout temps mais surtout lors d’une fin de semaine au chalet. J’ai toujours aimé le Maker’s Mark pour des raisons sentimentales, mais avec ce whisky, j’ai maintenant des bases solides pour l’adorer!

RV 90%
Politicien. Mais convaincant. Beau mélange des grains du bourbon, aux narines une vanille un peu plus fraîche se fait sentir. En bouche, les épices sont rapidement remplacées par le bois qui devient de plus en plus sucré (miel) après les secondes gardées en bouche. En finale, on est encore plus loin dans la planche qui demeure bien sucrée, avant un dernier court soubresaut des céréales, spécialement le blé. Une méthode récemment popularisée par Compass Box, Belmont Farms, Wasmund’s et d’autres, malgré qu’ils n’inventent rien Maker’s Mark ont choisi une bonne recette pour leur première nouveauté depuis leur fondation.

Koval Millet Single Barrel

40% alc./vol.
Fût #291 – vieilli moins de 2 ans.

André 78%
D’abord, pourquoi embouteiller un single cak à 40% ? Bad move. Orange et nectarines, céréales organiques, pommes. La bouche est diaphane et claire; oranges sanguines, menthe éventée et on sent bien qu’on a affaire à une céréale hors du commun. La bouche est poivrée et épicée ce qui tranchera d’avec le nez qui était plus fruité. La finale est un mélange d’orange et de ce qui ressemble à du rye épicé. Personnellement, je n’aime pas mais salue l’initiative d’innover et d’offrir quelque chose qui sort de l’ordinaire.

Patrick 84%
Original et intéressant. On recommande pour l’expérience. Nez : Très sucré et fruité, avec une touche de caramel. A la limite entre un jeune whisky et un jeune brandy. Bouche : Très fruité et sucré en bouche, avec une touche d’épices de chêne brûlé. Finale : D’une longueur normale (c’Est certain, on a coupé le whisky à 40% d’alcool…), s’étire sur des notes de fruits mûrs et de chêne brûlé.

Knob Creek Single Barrel

60% alc./vol.
Pour la première fois Knob Creek, la marque de bourbon super premium de la distillerie Jim Beam, présente un Single Barrel. Ce Knob Creek Reserve est vieilli naturellement pendant 9 ans en fûts de chêne américain carbonisés et mis en bouteille à 60% d’alcool par volume. Contrairement à d’autres bourbons, qui sont issus de multiples fûts pour obtenir un goût uniforme, chaque fût de Knob Creek Single Barrel Reserve, est sélectionné individuellement, coupé avec ce qu’il faut d »eau puis mis en bouteille afin de préserver son intégrité et son profil de saveur unique. Un processus qui va donner des variations de goût, de couleur et d’arôme pour chaque lot de bourbon.

André 88.5%
Nez musclé, puissant. Essences de fruits, fond de réglisse, jus en poudre saveur raisin. Gâteau aux fruits du temps des fêtes. Belle texture, bien épicé et l’alcool sert de support aux divers éléments, leur apportant une longueur appréciable. Du bourbonbonbon.

Patrick 92%
Knob Creek a été mon premier bourbon et occupera ainsi toujours une place spéciale dans mon cœur. Le retrouver en version à 60% ne pouvait donc que me combler de bonheur. Ma seule question : S’il s’Agit bel et bien d’un embouteillage « single barrel », pourquoi ne pas fournir d’infos sur le fût en question et pourquoi le taux d’alcool est-il toujours de 60%? Nez : Parfum intense et huileux, porté par les céréales, en particulier le maïs et le seigle. Le tout est habillé de fruits mûrs, rappelant des dates plongées dans la cassonade. Une petite touche boisée vient compléter agréablement ce parfum. Bouche : L’arrivée est plus douce et sucrée qu’on pourrait s’attendre d’un bourbon de 9 ans embouteillé à 60%. Puis, les épices du seigle viennent le basculer le sucre du maïs et nous rappeler à qui nous avons affaire. L’ensemble est enveloppé d’un délicieux écrin de chêne brûlé dans lequel on aurait déposé quelques fruits mûrs.

Martin 87%
Bel ambre riche et légèrement opaque. Nez: Beaucoup plus d’intensité et de puissance que ce à quoi je m’attendais. Et ça ne me semble pas dû à son taux d’alcool élevé. Maïs et seigle sont un peu occultés par des cerises en boîte, du sucre brun et des raisins secs. Vanille. Bouche: Texture chaude et huileuse. Assez vert comme première impression. Vanille, épices et herbe dominent, pour ensuite passer le flambeau à l’épi de maïs, mais pas aussi élégamment que dans un Booker’s. Finale: Cerise de terre et cannelle. Chêne et vanille. Chaleur et longueur à la hauteur de son degré d’alcool. Épi de maïs séché. Équilibre: Bien intéressant, quoique je préfère mon Knob Creek un petit peu plus docile. Comme quoi le traitement « cask strength » ne sied pas à tous.

RV 87.5%
Enfin un Knob Creek qui amène quelque chose d’intéressant à la table des bourbons. Caramel et bois de baril assez concentré, et laisser supposé des traces olfactives de cerise. En bouche, c’est la consécration de la cerise plongée dans le bol de salade de fruits, avec un bon punch digne d’un 60% d’alcool. La finale laisse de son côté une belle chaleur, un peu rectiligne mais d’une belle simplicité.

Knob Creek 9 ans

50% alc./vol.
Distillé au sein de la distillerie Jim Beam, Knob Creek est issu de l’assemblage d’une petite sélection de fûts (small batch).

André 88%
Sec et vif au nez. Fruits secs, particulièrement raisins noirs, cerises, baies sauvages. Finale ferme et puissante. Superbe qualité prix pour un bourbon de 9 ans d’âge de cette qualité.

Patrick 87%
Au nez, semble sec, épicé (clous de girofle?) avec un peu de sel. Au goût, chêne, puis épices robustes. Un peu de caramel écossais et de vanille en finale, qui est longue et riche! Bref, wow! Définitivement l’un de mes Bourbon préféré!!!! Un grand whisky, très riche, très intéressant, idéal pour s’initier au monde des Bourbons (c’est ce que j’avais fait il y a quelques années), et à un prix très abordable pour un 9 ans d’âge (à titre de comparaison, les scotchs sont habituellement vieillis 50% plus longtemps pour des résultats semblables).

Martin 88%
Franc bourbon cuivré. Nez: Classique nez de bourbon, maïs, épices, menthe, vanille, assez sec et honnête avec une pointe de seigle. Bouche: Riche et vanillé avec des épices folles qui partent en feu pour laisser place au retour du maïs. Beau sucre lacé de vanille et de caramel. Raisins secs. Finale: Longue et douce. On garde en bouche de plaisants arômes de vanille et de toffee. Le tout est supporté par sa force tranquille et affirmée. Équilibre: Un incroyable rapport qualité-prix pour un bourbon de 9 ans d’âge. Et la cerise sur le gâteau c’est qu’il est pratiquement toujours disponible en SAQ.

RV 77.5%
Boring! Au nez, peut-être davantage vert que la moyenne de ses comparses, mais seulement une fois fraichement versé: après un peu de temps c’est le retour au bourbon tout ce qu’il y a de plus typique (voire ennuyant). Se ressent à peine en bouche, avec une finale longue mais assez prévisible. Comme premier bourbon, pas mauvais, mais à ne pas prendre l’un de ces soirs ou je ne me contente pas de la moyenne.

Jim Beam Rye

40% alc./vol.

RV 81.5%
Cuirette et vinyle surchauffé ainsi qu’abricots séchés. L’arrivée est plutôt tranquille mais révèle une belle surprise lorsqu’on l’avale, avec un punch de rye et de dates. La finale revient un peu platitudement au rye et sa longueur est presque déficiente. Probablement tout indiqué pour les cocktails, et straight il se boit encore mieux que son frère blanc de recette traditionnel.