Balvenie 10 ans Founder’s Reserve

40% alc./vol.
William Grant, figure emblématique dans le monde du whisky, est né en 1839 à Dufftown. De la pose de la première pierre en 1892, jusqu’à sa mort en 1823, William Grant se consacra activement à la gestion de sa distillerie. Agrandie plusieurs fois, le nombre d’alambics passa à 4 en 1957, puis 6 en 1975 et enfin 7 en 1971. Toujours dans l’escarcelle de la même compagnie familiale « William Grant & sons Ltd. », la distillerie Balvenie possède encore ses propres aires de maltage et utilise de l’orge dont une partie est cultivée à la ferme familiale des Grants. Produit au départ pour répondre à la demande des assembleurs.

André 78%
Caramel brûlé, noisettes, une touche de fruits. Pas mauvais, pas bon non plus. Pour l’infime différence de prix entre cette version et le Double Wood, je préfère de loin le second qui est un meilleur placement pour à peu près le même montant.

RV 79%
Très noix, avec lointaine pointe sucrée/tréflée. Mousse sur pierre de ruisseau coulant dans une sucrerie. Bel ouverture en bouche mais trop noix en bouche. Peu cher et vaut son prix.

Patrick 80%
Malt, noix, léger fruits, orange, sherry. Léger sucre. Caramel brûlé en arrière goût. Pas désagréable. Bon comme premier scotch d’une soirée de dégustation, afin de s’échauffer les papilles gustatives.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Balmenach 1999

43% alc./vol.
Distillée en novembre 1999, cette version est issue d’un vieillissement en fut de Sherry de second remplissage de type Hogshead.

André 81%
Nez léger et doux, de céréales, de vanille et d’un peu d’herbe verte aussi. Pas mal influencé par le bois d’ailleurs, surtout en bouche – bois vert – et un accent ferreux ou de rouille épicée asséchant l’ensemble. Finale de bonne longueur, poivrée et épicée à la fois.

RV 82.5%
Les papilles doivent être jalouses. Beaucoup de PPM de pain, le fruit est assez puissant; rien de bien nouveau, mais au minimum bien appétissant. En bouche, le malt speysidien tragiquement trop commun me fait redouter la finale…qui est décevante, un peu terreuse, où la longueur est aussi courte que l’ennui est long. Loin d’être repoussant, le nez est tellement, tellement intéressant que j’en reste sur mon appétit.

Patrick 84%
Nez intéressant présentant un mélange de pain blanc sucré avec une pointe herbacée. En bouche, d’abord les épices, puis le pain et enfin les herbes, dans un ensemble dès plus agréables. La finale est fraîche, mais un peu courte. Enfin, il s’agit d’un bon whisky, bien équilibré qui, à défaut de révolutionner quoique ce soit, demeure agréable.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Aultmore 1997

46% alc./vol.
Distillé en octobre 1997 et embouteillé en avril 2011 à partir d’ex-fûts de xérès.

André 88%
Superbe nez évanescent (style boisson gazeuse), de vanille et de beurre, de chocolat blanc aussi. Léger toffee mielleux un peu surchauffé. Assez fort en bouche, effilé et pointu, c’est assez étonnant d’ailleurs car ce n’est pas du tout ce que nous annonçait le nez. Mélange de fruits et de sherry ponctuées de notes poivrées qui s’accrochent sur le bout de la langue. Finale longue et salvatrice. J’aime le voyage en montagnes russes d’arômes et de feeling, ça change des autres single malts ennuyeux du Speyside.

RV 88%
Après les excise men, les écossais tentent d’aborder les policiers? Nez léger et fruité accompagné de beignets trempés dans le sucre glacé. L’arrivée est encore plus savoureusement pâtissière. Le côté sucré est indéniable en finale de longue vanille et un peu de pommes. Certainement des notes pour l’originalité, il y a de quoi charmer la force constabulaire, de plus l’amende payée pour violer la propriété de la bouteille n’est pas du tout prohibitive.

Patrick 89%
Nez riche et intéressant. Notes léger marqué par le foin. En bouche ,céréales et bois brulé, avec un mélange fruité/fumé. Finale d’une longueur moyenne qui s’étire sur le fruit et la fumée. Une belle complexité ,exactement dans ma palette.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Aultmore 1989-2003

43% alc./vol.
La première pierre de la distillerie a été posée en 1895 par Alexandre Edward, fils de David Edward qui était propriétaire de Benrinnes au sud d’Aberlour. La première goutte d’alcool sortit des alambics en 1897, et moins d’une année plus tard, la production dépassait les 450.000 litres annuels. En 1898, Alexandre Edward faisait l’acquisition de la distillerie Oban, créant la société “The Oban and Aultmore-Glenlivet Distilleries Ltd”. Malheureusement, la prohibition aux États-Unis donna un dur coup aux distilleries, et Oban et Aultmore furent vendus en 1923 à John Dewar & Sons. En 1925, un rapprochement entre Dewar et DCL fait entrer Aultmore dans le giron d’UDV. Nouvelle fermeture de la distillerie durant la seconde guerre mondiale, entre 1943 et 1945 à cause d’une nouvelle pénurie d’orge. UDV se sépara de la distillerie à l’occasion d’une fusion, et la vendit au propriétaire actuel en 1998. L’immense majorité de la production est utilisée dans les blends VAT69, Dewar’s White Label, et Johnnie Walker Black Label.

André 82%
Sherry très présent et envahissant, entrave les autres arômes. Oranges sanguines, bois gorgé de sucre. Rustique en bouche, se livre comme un seul bloc, un ensemble qui est difficile à décortiquer. La finale, fortement boisée, demeure en avant plan, sans céder de chemin, mais le miel et le toffee réussissent à s’extirper avec peine. La finale est très intéressante à saveur de thé à l’orange.

RV 81%
Foin salé monoligne, à l’image de certains Highland plus ou moins ennuyants. En bouche ça tourne en noix (marron) fraîchement tombées du chêne, toujours assez simple. Ça se termine par un petit arrière goût qui s’approche un peu trop près du houblon à mon goût. Il y a rien de mal à apprécier quand ce n’est pas compliqué, mais un peu de folie ou beaucoup de mystère ne fait jamais de mal.

Patrick 84%
Figues, chêne et miel au nez. À ma surprise, le goût est plutôt salé et fruité. Une touche de fumée est enveloppée par le chêne. Finale salée. Bien, mais manque légèrement d’équilibre.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Auchroisk 1994

43% alc./vol.
Distillé en août 1994 et embouteillé en octobre 2011 à partir de fûts de sherry de premier remplissage. Auchroisk fait partie des distilleries construites dans les années 1970 afin de fournir du whisky aux assembleurs de grandes marques. Le single malt d’Auchroisk est toujours utilisé principalement dans le blend J&B et il n’a existé que très peu de versions officielles, dont la première était nommée Singleton (à ne pas confondre avec Singleton of Dufftown, Glen Ord et Glendullan), car on estimait qu’Auchroisk était trop difficile à prononcer !

André 83%
Sherry rouillé, assez prononcé d’ailleurs. En bouche il est plutôt bizarre avec son sherry aromatisé à la menthe mélangé de sucre. La finale est à l’approche inoffensive mais affiche plus de consistance, un peu de sécheresse au goût de poivre également. Rien de bien distinctif mais du conventionnel bien présenté.

RV 83%
Ne manquerait qu’une petite saucette supplémentaire. Petite pointe de sherry intéressante, ca goûte l’affinage en baril rouge. L’arrivée est dans le même ton, une bonne juste mesure entre le baril et le grain, qui cependant triomphe en finale, surplombé de quelques feuilles de menthe assez sèche. À se demander, je crois qu’il aurait été meilleur d’accroitre la finition, ou le baril d’origine, enfin pour l’arrondir encore plus. Pas un mauvais dram mais un de début de soirée, pour le digestif ou la fin de soirée, aurait-il fallu qu’il nage quelques longueurs supplémentaires.

Patrick 75%
Céréales non mures, avec une bonne touche d’herbe mouillée. En bouche, belle texture huileuse qui cache un goût complexe où l’on retrouve toutes les saveurs de la ferme, incluant celle qu’on met en gros tas avant de l’étendre comme engrais dans les champs. Je n’aime pas.

Blackadder Auchroisk 18 ans 1989-2008

59.4% alc./vol.
La distillerie a été construite en 1973 pour répondre à la demande de l’industrie du blended whisky et les alambics ont produit leurs premiers litres d’alcool en 1974. Environ 10% de la production est embouteillée en tant que single malt, le reste étant destiné au marché des assemblages, en particulier le célèbre J&B. Auchroisk vient du Gaelic qui signifie «passage peu profond de la fleuve rouge ».

André 82%
Nez vivifiant livrant poire et citron vert sans l’acidité. L’arrivée en bouche à saveur de céréales de seigle et de divers grains secs transigeant sur la finale de citron, d’agrumes et de fruits de la passion. Un orchestre de beaux arômes jouant ensemble sans passion.

Patrick 83%
Nez discret qui donne l’mpression d’être beaucoup plus fort en alcool. Doux malt et céréales mouillées. Au goût, jujubes fruités et céréales. La finale laisse entrevoir une touche d’épices et toujours l’alcool brut. Agréable, mais semble avoir 10 ans de moins que l’étiquette indique à cause de la puissance ressentie de l’alcool.

RV 82%
À la limite, tant que ce n’est pas ma bouteille, j’aime mieux un mauvais whisky qui me choque qu’un whisky ordinaire qui m’endors. Vieux foin mouillé et miel passé date, et un peu de groseilles mi-sucré. Arrivée de thym et de cèdre, suivi d’un peu de sève de cèdre. L’aftertaste est beaucoup plus agraire avec des germe de blé. Really not that bad, but will I remember you tomorrow? No.

Gordon & McPhail Ardmore 1990 14 ans

43% alc./vol.

RV 84%
Tourbe dans un clos de vache plein de bouse. Sel. Feuillu? Goûte le Ardbeg sans le finish et la laine mouillée. Peaty épicé en finale.

Patrick 84%
Salin, un peu de tourbe au nez. Oui, tourbe. Superbe, mais la finale trop légère lui fait perdre de nombreux points. Impressionnant pour un Speyside.

Gordon & McPhail Ardmore Cask Strength 1991

57.3% alc./vol.
Distillé le 11 juillet 1991 et embouteillé le 7 mars 2007, fûts #6167, 6168, 6169, 6170.

RV 90%
À Ardmore, une fois le feu allumé, on sait vraiment bien accueillir la visite. D’une belle approche gentille et chaleureusement olfactive, devant le foyer sont servis des chips faites maison un peu poivrées. Suit alors une confortable conversation de tourbe, où un peu de bacon se mêle à la discussion, se terminant dans une soirée qui se termine très amicalement, dans une très belle douceur, spécialement pour un cask strength.

Patrick 94%
Nez : Fumée de tourbe appétissante avec une touche huileuse rappelant des chips maison.  Bouche : Les larmes me viennent presque aux yeux!  Fumée de tourbe, huile graisseuse, poivre et chêne.  Le tout d’une intensité extrême, mais tout de même superbement équilibrée.  Finale : La finale est très longue, mais très douce!  Marquée par la tourbe et le chêne.  Balance : Une arrivée en bouche si intense, suivie d’une finale interminable mais tout en douceur?  Je n’avais jamais vu ça!!  Découverte et achetée sur un coup de tête au Festival des spiritueux de Fredericton, cette bouteille valait à elle seule le voyage!

Ardmore Traditional Cask

46% alc./vol.

La distillerie a été fondée par William Teacher en 1897 et n’a pas changé de propriétaire au cours de son histoire, mais la société William Teacher & sons a été reprise par Allied Distillers, filiale de Allied Domecq. La distillerie Ardmore chauffe encore ses alambics, en forme d’oignons, au charbon, ce qui est très rare de nos jours. Le single malt Ardmore entre dans la composition de nombreux blends, en particulier le Teacher’s Highland Cream. La distillerie Ardmore est une des plus grandes et des plus modernes distilleries d’Écosse, et produit annuellement plus de 3.000.000 de litres et possède sa propre tonnellerie.

Ce Speyside particulièrement tourbé a subi une double maturation : d’abord vieilli en fût de bourbon, il est ensuite vieilli pendant plusieurs mois dans des « quarter casks », des fûts beaucoup plus petits entraînant un rapport chêne / whisky supérieur et influençant grandement le profil aromatique du malt. Le single malt Ardmore entre dans la composition de nombreux blends, en particulier le Teacher’s Highland Cream.

André 88%
Wow ! Tourbe paisible, sel et effets omniprésents du bois. Citron, sel, un peu crasseux. Texture très huileuse en bouche, un peu terreuse, chocolat noir, léger brûlé-caramelisé. Finale où la tourbe et le sel gagnent en ampleur. Biscuits au citron en finale. Partage beaucoup de similitudes avec le Laphroaig Quarter Cask. Je ne savait pas que Laphraoig avait un frère illégitime dans le Speyside.

Patrick 84%
Parfum de tourbe typique des Highlands. En bouche, la tourbe, mais sans l’intensité qu’on aurait pu attendre d’un whisky à 46% d’alcool. On dirait que quelque chose vient l’adoucir inutilement (trop de caramel?). Toutefois, à ma surprise, la finale se révèle d’une surprenante intensité et s’étire longuement sur une belle pointe de fumée. Ce whisky aurait avantage à prendre exemple sur son cousin le Quarter Cask de Laphroaig, qui est embouteillé à un taux d’alcool supérieur. Un très bon whisky, mais décevant par rapport à mes attentes.

Martin 86.5%
Vraiment doré sous le soleil, entre jaune tournesol et confiture d’abricots. Nez: Beaucoup moins tourbé que ce à quoi je m’attendais vu la description sur la bouteille. Belle céréale du Speyside au coeur du nez. Chêne grillé et patate douce sucrée enrobent le noyau, mais obscurcissent un peu la tourbe. Bouche: Miel et céréales pavent le chemin, sans toutefois prendre toute la place. Huileux et métallique au niveau de la texture, alors que le goût nous fait voyager un peu plus parmi des saveurs de maïs et de fudge au chocolat avec une pointe de boucane de tourbe. Finale: Très douce malgré son taux d’alcool, s’étirant sur une mystérieuse et curieusement amusante fumée métallique. Bonne dose de caramel au rendez-vous. Équilibre: Pas désagréable, mais la tourbe n’est vraiment pas suffisamment affirmée pour un embouteillage qui se dit peated. Un malt difficile à qualifier de stellaire, mais qui se boit très bien. On peut passer une très belle soirée à ses côtés si on parvient à mettre de côté notre façade de péteux ne serait-ce qu’un instant.

RV 87%
Tourbe, mais définitivement pas celle de Islay. En bouche, une moitié de citron trempée dans de la cendre hachée très très finement. Le citron meure et est finalement incinéré dans un lit de cendre sous un feu doux.

Connoisseurs Choice Gordon & McPhail Allt-A-Bhainne 1995-2010

43% alc./vol.

RV 82%
À mi-chemin entre le carton est le grain, un relent de fruits très murs donne a l’ensemble olfactif un assez de curiosité intéressante quoiqu’hétéroclite. Anodin en bouche, donne immédiatement le gout d’un whisky fait pour les blends. La finale est un retour sur le carton et le popcorn au vinaigre peut-être, d’un peu trop courte durée. Corrigez-moi cette bouche et on parlera d’un dangereux whisky de tous les jours.