Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Arran 2000

46% alc./vol.
Embouteillé en 2013

Patrick 90%
Une belle surprise complexe! J’aime! Nez : Nez léger, mais complexe. Marqué par des notes de fruits, de céréales et d’agrumes. Bouche : Texture douce et huileuse. Saveurs de jus de fruits, de caramel et de vanille épicée. Finale : Épicée et d’une belle longueur.

Martin 83.5%
Doré et léger tel un vin de glace liquoreux. Nez: Malt grillé et vanille. Quelque peu mielleux, quelque peu floral. N’offre pas un grand divertissement au nez. Semble ne pas coller avec le profil de la distillerie, quoiqu’il reste plaisant. Bouche: Beaucoup plus doux et sucré. Derrière un léger voile de fumée caoutchouteuse se cachent miel, poivre et cacao. Agréable, mais on détonne encore une fois de ce dont on s’attend d’Arran. Finale: Moyennement longue en surfant en douceur sur les notes précédentes, surtout celles de caoutchouc fumé et de poivre blanc. Équilibre: Je dois lui accorder ici quelques points pour le fait qu’il sait faire preuve de témérité en s’éloignant des caractéristiques typées de la distillerie tout en restant fort plaisant. Mais que voulez-vous, on aime ou on aime pas.

Edradour Straight from the Cask Châteauneuf-du-Pape Finish

59% alc./vol.
Première particularité d’Edradour, et non des moindres, c’est la plus petite distillerie encore en activité ; elle est le reflet de ce que furent les distilleries de ferme du temps où elles avaient fleuri dans toute l’Ecosse. Ses alambics sont les plus petits autorisés par la loi et elle ne compte que 3 employés (plus les guides chargés de vous faire visiter les locaux en saison). La production est à l’image du reste : confidentielle…12 fûts par semaine ! La mécanisation est quasiment absente des lieux et Edradour se vante de pratiquer la distillation à la main, telle qu’on la pratiquait sous l’ère Victorienne… Distillé le 28 mai 2002 et embouteillé le 12 avril 2013, 430 bouteilles.

André 78%
Le nez est très généreux, confiture de fruits, oranges, chocolat noir, épices diverses mais pas trop omniprésentes. Le nez demande du temps avant de se révéler mais une fois la lancée des fruits bien en place, l’ensemble est plein et entier. En bouche ; les fruits rouges, les dattes et les prunes, fruits secs, confiture de framboise, vanille et une couche d’épices plus compacte. Raisins secs de Raisin Brand, gâteau aux fruits, avec touche de bois sec et de plus en plus d’épices. Je lui trouve un déséquilibre en bouche que le nez de dévoilait pas. Le mélange des épices avec le sherry procure une sensation de vieux sherry poussiéreux, genre pierre ponce ou poussière de craie, en fond de bouche. À la limite, une touche de chlore ? Finale épicée et fruitée. Le nez annonçait quelque chose de bien mais la bouche est déséquilibrée et on a tenté de cacher les défauts du whisky sous la couverture du cask finish.

Patrick 94%
Un whisky exceptionnel. Si complexe, si intense. Un modèle à suivre. Nez : Parfum extraordinaire, complexe et riche. Vin intense, « shed à bois » et touche de sel. Bouche : Doux, sucré, mais tellement intense au niveau des saveurs : Vin, sel, épices intenses, fruits mûrs et toujours la « shed à bois », mais avec un sève plus présente. Finale : Longue, intense, dominée par le vin et les épices.
  

Arran 13 ans Private Cask SAQ

55.6% alc./vol.
Distillé le 28 mai 2001 et embouteillé le 8 juillet 2014 du fût de sherry #2001/95 spécialement pour la SAQ Signature, bouteille #5 of 342.

André 86%
Cœur de pommes rouges, poires, fruits rouges divers. Belle fraicheur, le xérès n’est pas en évidence même si le whisky est lui-même fortement porté sur les fruits. En bouche; cerises rouges, poivre, épices diverses, fruits confits, gâteau aux fruits. L’alcool est un peu agressif en introduction de bouche avant l’arrivée pacificatrice du chocolat noir et du toffee et un retour rapide sur les cerises noires. Belle finale malheureusement un peu trop influencée par l’alcool. La texture est superbe dans son ensemble, les saveurs sont douces mais pour moi il y a déséquilibre sur l’alcool à partir de la bouche.

Patrick 94%
La définition même d’un dram classique, tant pour le goût, la texture que son effet envoutant! Courrez en achetez une, il n’y en a qu’à peine plus de 300! Nez : Sucre d’orge et jus de raisin. Intense et envoutant. Bouche : Sucré-salé, avec les fruits, les épices du bois et les céréales se battant pour attirer notre attention. On ne sent pas du tout la force de l’alcool tellement les saveurs sont intenses et bien équilibrées. Finale : Longue et nous laissant dans un état contemplatif.

Martin 89.5%
Orangé roux et cuivré encore une fois rempli de promesses. Nez: Gonflé de multiples facettes, riche caramel, toffee, dulce de leche. Raisins, pruneaux et muscade. Sherry quelqu’un? Tabac à pipe. Bouche: Épices astringentes du xérès, encore un caramel onctueux, fruits rouges gorgés de jus, raisins secs, dattes, réglisse rouge et noire. Vraiment délicieux, avec un taux d’alcool qui rehausse admirablement le tout. Finale: Toutes les notes justes d’un sherry cask sont frappées, je me répète encore. Finale longue et sèche sur les accents classiques de la planche de chêne infusée de xérès. Équilibre: Excellent embouteillage, mais la question se pose, est-il trop cher? Son exclusivité à la SAQ ne change rien, mais son taux cask strength peut certainement valoir quelques dollars.

Highland Park 15 ans Freya

51.2% alc./vol.

André 83.5%
Le moins HP des Highland Park… Pas de sel, de miel, de bruyère, pas de chocolat… De biens beaux aurores boréales qui sont présentées ici avec une froideur presque scientifique. Beaucoup de fruits exotiques (melon d’eau, orange, poires vertes) avec un mélange de vanille crémeuse nappant des fruits rouges, de pommes vertes et des raisins. En bouche, la vanille et les fruits fumés, un peu salés et épicés. Cela me laisse presque indifférent… Cette précision chirurgicale de l’utilisation (exclusive) des fûts de bourbons dénature tellement les savoureuses notes des habituels HP, j’en suis vraiment déçu. Une touche citronnée émerge après quelque temps suivie d’une bonne vague fumée et de saveur de bois de chêne. La finale est encore plus fumée que la bouche (on fait quand même pas dans certains style d’Islay…) mais pour un HP, c’est presque hors-norme. C’est à croire qu’ils avaient écoulés tous les fûts de sherry dans le Dark Origins et qu’ils n’en restaient plus pour le Freya… Rajoutez à ça le prix… ouch…

Patrick 87%
Un très bon whisky, complexe, plutôt original pour un Highland Park, mais qui manque un peu de finesse. Nez: Bacon fumé et sucré. En fait, le bacon a un peu cramé dans le fond de la poêle. Bouche : Toujours le bacon brûlé dans le fond de la poêle, mais avec une belle note de miel épicé qui rend l’ensemble complexe et agréable. Touche de vanille et de chêne. Et, comme le bacon, assez huileux. Finale : Longue et fumée.

Martin 81.5%
Très jaune pour un HP. Nez: Plutôt diffus dans son ensemble. On discerne tout de même des fleurs, du miel et de l’orge, ainsi que du thé, des agrumes, du caramel et du poivre. Peu ou pas de fumée. Bouche: Assez huileux et affirmé à l’entrée en bouche. Épices, toffee, céréales, herbe, miel, citron et sel. Vraiment pas ce à quoi on s’attend normalement de la distillerie. Finale: Amertume un peu métallique. La sensation s’étire avec des notes de fruits sûrs, de pamplemousse et de vanille. Équilibre: Qu’avez-vous donc fait à mon Highland Park? Déstabilisant est un mot faible. Un malt peu complexe qui se développe plutôt maladroitement. Une expérience qui semble s’éloigner de toutes les valeurs de la distillerie.

Highland Park Vintage Collection 1978

47.8% alc./vol.
 
André 92.5%
Superbe… Mielleux à souhait, toffee, cire d’abeille pour les vieux meubles, beaucoup d’épices en approche de nez (cannelle, clou de girofle) mais les autres saveurs plus douces balancent l’ensemble avec brio. Le miel et le toffee sont omniprésents, cela arrondit beaucoup le nez même au travers les épices bien présentes. La bouche est cireuse et huileuse, toujours avec cette dualité épice-miel vraiment superbe, oranges ou nectarines, cire d’abeille, et  peut-être un peu de sel et poivre en toute finale de bouche. Les nectarines sont plus frénétiques en rétro-olfaction et en finale. Celle-ci livre aussi un camphrée inattendu bien emmitouflé de miel et d’épices. Directement dans la ligne directrice de la distillerie, savoureux, diversité d’arômes, balance et précision. Highland Park à son meilleur.

Patrick 94%
Digne représentant des meilleurs drams, d’une riche complexité et d’un balance incomparable. Nez : Xérès délicat, chêne pointe de fumée et miel épicé. Délicieux et complexe. Bouche : Wow. Xérès, épices du bourbon et du miel, bruyère intense, fumée et touche d’agrumes. Quelle spectaculaire complexité et quelle balance! Je me répète, wow! Finale : D’une belle longueur et qui prolonge la complexité du dram.

Martin 92%
Orange très foncé, comme une terre de sienne empreinte de caractère. Nez: Un faible sherry bien balancé par un duo de miel et d’orge s’offre à nous d’entrée de jeu. Un mélange d’épices et de sucre à la crème vient arrondir l’ensemble, aidé d’une pointe de fumée et d’orange quasi-imperceptible. Bouche: Orange, clémentine, pêche, miel, épices, dattes, cannelle, xérès, vraiment splendide. De belles notes de bruyère mielleux surplombent la fête. Finale: Ici les épices soutiennent le reste. Le xérès revient au galop et perdure sur une planche de chêne trempée dans le miel. Équilibre: Impossible de se tromper, on a affaire ici à un parfait exemple du savoir-faire impressionnant de Highland Park. Tout y est balancé de façon sublime. C’est malheureusement un malt que je ne risque pas de revoir de sitôt.

Highland Park Sigurd

43% alc./vol.

André 92%
Typiquement HP… Tout est là mais si bien dosé. Miel de bruyère, un brin de sel de mer, quelques épices du bois, du chocolat noir, un peu de fumée de tourbe, l’océan se présentant au travers de notes citriques et salines. La bouche est puissante, portée sur les épices sans s’écarter de ses habituelles notes de miel et de chocolat, la texture en devient presque effervescente et procure un sentiment de fraicheur poivrée vraiment singulière avant de s’enlacer de chocolat au miel saupoudré de sel. Finale qui étonnera de par sa longueur et son mélange d’épices et de poivre jumelée de douce tourbe maritime. Un Highland Park dans toute sa splendeur livrant sa palette aromatique distincte des Iles Orcades.

Patrick 90%
Un excellent Highland Park qui saura satisfaire les fans de la distillerie. Nez : Floral, herbeux, notes de miel et subtile touche de fumée. Bouche : Texture huileuse. Épices du chêne, fumée, lavande et quelques agrumes. Finale : D’une belle longueur. Épicée et fumée.

Martin 92%
Doré et riche sur de légers reflets de rouille cuivrée. Nez: Toutes les justes notes d’un classique fût de sherry, raisins, dattes, feuilles de tabac, chêne, épices, le tout harmonieusement enlacé dans des pointes de bruyère mielleux typiques de Highland Park. Bouche: Un brin fumé, mais toujours doux, mielleux et herbeux, ponctué de pruneaux et de bois de chêne, de toffee brûlé et de raisins secs. Vanille. Finale: Longue, chaleureuse et juteuse. Chêne, xérès et une touche de fumée viennent compléter le portrait. Épices et tourbe. Équilibre: Un embouteillage très fin et apaisant. En vaut-il le prix? Peut-être, mais pour cela encore faudrait-il qu’il soit un peu plus disponible par ici.

Highland Park Dark Origins

46.8% alc./vol.
80% First fill sherry cask (60% first fill european oak + 20% first fill american oak) + 20% refill sherry cask.
 
André 89.5%
Après avoir lu beaucoup de critiques sur cette nouvelle édition, j’étais ambivalent à savoir la nouvelle tangente optée par la distillerie pour leur nouvelle parution. Pour avoir goûté des Highland Park allant jusqu’au HP 45 ans / 1968, je savais d’expérience que l’utilisation plus importante de fût de sherry va très bien à Highland Park, mais les critiques étaient d’un bout à l’autre du spectre à ce qui a trait à ce nouvel opus. Alors voici : Bold et consistant, dattes, café moulu, confiture de cerises, oranges confites, pâte de fruits, chocolat noir. Très différent des éditions habituelles, ce whisky s’approche peut-être plus des HP plus âgés (40 & 45yo et Ambassador casks). Je lui trouve aussi quelques ressemblances avec le Highland Park Harald au niveau des fortes oranges. Bouche : chocolat fourré à l’orange et aux cerises, le fût de sherry est à l’honneur, pas de doutes… Finale de bouche en crescendo d’épices, jumelé d’un tout petit peu de fumée de tourbe. Finale un peu sèche et passablement épicée où le chocolat et le sherry offrent une belle performance. Un beau complément au Highland Park 12 ans, très différent au niveau de la palette aromatique. Je dois avouer que les notes de miel de bruyère et la fumée plus prononcée me manquent un peu mais une présentation sous cet axe démontre une fois de plus les haut standards de qualité du produit. J’espère juste que cette édition ne remplacera pas l’édition phare 12 ans mais sera plutôt ajoutée au portfolio habituel de la distillerie.

Patrick 93%
Pour les amateurs de xérès intense, ce whisky vous fera découvrir une nouvelle dimension de votre vice. Riche et délicieux. Nez : Xérès trèèèèès intense, chêne, chocolat et caramel. Bouche : Xérès, chocolat, caramel à la fleur de sel et quelques épices qui viennent donner une complexité étonnante à ce whisky, à la texture riche et huileuse. Finale : Longue et savoureuse, dominée par le xérès.

Martin 90%
Or cuivré et brunâtre qui se veut à la hauteur de son nom. Caramel brûlé. Nez: Xérès en puissance bardé de sel de mer, marqué aussi d’un petit côté stagnant qui me rappelle certains Bruichladdich. Une belle base astringente pimentée par la richesse d’une juteuse salade de fruits. L’orge ressort en fin de nez. Bouche: Sa douceur n’a d’égal que sa texture riche et huileuse. Le malt grillé y est admirablement bien représenté, suivi de sel, de dattes et de raisins. Finale: Un air marin, différent de celui de Bowmore, et une vieille planche sèche de futaille de sherry. Impression poussiéreuse de craie qui ne fait surface habituellement que dans les vieux vieux sherry casks. Équilibre: Un excellent dram et une belle direction pour HP. Certains vont encore se plaindre que c’est un autre NAS (no age statement), mais il faut bien se faire à l’idée que c’est inéluctablement le chemin qu’emprunte tranquillement l’industrie entière du scotch whisky.

Highland Park 21 ans Vintage 1991

40% alc./vol.
 
André 90%
Approche sur les oranges et les épices du gâteau aux fruits, frais, vanille nappé de miel, fine fumée de tourbe très douce en background. Les oranges s’arrondissent de plus en plus avec le temps et migrent vers de douces notes d’agrume. Le miel et la fine tourbe poursuivent en bouche, tandis qu’en milieu de bouche les épices sont plus fébriles, ce que le nez ne laissait pas présager (clou de girofle) et d’un léger film sec et astringent que les notes de fruits (sherry) tentent de balancer. La texture est un peu liquide, huileuse, très douce, les années passées dans le fût ont bien fait leur travail côté textural. Finale dans un maelstrom de miel épicé et de sherry, un peu sec en finale de bouche mais l’équilibre est étonnant. Encore une fois, la ligne directrice est respectée, les saveurs sont au rendez-vous.

Patrick 83%
Encore un whisky gaspillé par un trop grande dilution. Dommage : L’arrivée en bouche est géniale, mais la finale est fantomatique. Nez : Assez léger. Copeaux de chêne, caramel. Bouche : Xérès, bruyères, chêne, toffee et épices. Très bon, amis la texture en bouche manque définitivement d’intensité et de relief. Finale : Courte, marquée par les épices du chêne.

Martin 89%
Doré et orangé quoique semi-translucide. Nez: Belle subtilité et complexité qui nous surprend. Fruits rouges et bruyère, gâteau aux fruits des fêtes. Agrumes et infime fumée tourbée. Ultra-doux et gorgé d’arômes à la fois. Bouche: Miel et orge suivis de quelques belles épices. Orange, raisins et xérès. Poids raisonnable en bouche, surtout pour un 40% d’alcool. Finale: Courte mais bien balancée. La fumée et le sherry s’entendent à merveille avec le miel et les fleurs. Équilibre: L’ensemble crie Highland Park. Pas la palme d’or de tous les whiskies, mais à toutes les étapes il a le mérite d’être à la hauteur des attentes qu’il a lui-même placées.

Highland Park Svein

40% alc./vol.
90% ex-american oak + 10% ex-european oak.
 
André 84%
Beaucoup d’oranges et de fruits rouges confits, toffee, miel, vanille. J’avoue que le nez est supérieur à mes attentes, surtout pour un embouteillage si peu cher. La bouche échappe par contre la lancée du nez,  la texture manque cruellement de nuances, de créativité, d’engouement… la texture est beaucoup trop liquide (mauvais move du 40% d’alcool). La cannelle et les épices sont bien frivoles pour un lit d’alcool si inoffensif… Belles saveurs par contre; oranges, toffee, miel, des saveurs un peu trop conservatrice peut-être. Par contre, belle progression des épices et des fruits rouges en finale de bouche. À certains égards, similitudes avec certains (bons) Isle of Jura, le côté oranges sanguines, très fruité et frais. Finale de belle longueur, les épices y sont pour quelque chose. Un bon rapport qualité-prix!

Patrick 82%
Un bon whisky, bien balancé, mais dont la texture est plutôt nulle. Dommage, avec quelques % d’alcool de plus, il s’agirait d’un dram mémorable. Nez : Toffee, bois, orge et une pointe de xérès. Bouche : Xérès, chêne, bruyères et pointe de fumée. La texture est un peu aqueuse. Finale : Un peu courte.

Martin 83.5%
Doré léger et pâle, comme doté d’un effet d’une certaine transparence. Nez: Citron et toffee, orge et chêne, orange et pointe de bruyère. Le miel est ultra-présent, ce qui a pour effet de nous ancrer solidement le nez dans le profil de la distillerie. Démontre une certaine maturité maladroite, surtout quant à son prix. Bouche: On reste sur des notes de xérès, de miel, de caramel et d’agrumes. Un peu d’herbe et de fumée, mais à peine. Ça se dégonfle un peu ici, on croirait que son taux d’alcool faiblard a tendance à vouloir diluer les saveurs et rendre l’expérience quelque peu insipide. Finale: Moyennement longue, avec un amalgame des notes exprimées plus haut, quelques épices en plus. On voudrait qu’une forte personnalité soit au rendez-vous, mais on est parti pour attendre longtemps. Équilibre: Bien que son bas prix, pour 1 litre en plus, est un point en sa faveur, c’est un whisky qui manque un brin de finesse et d’adresse, surtout comparé à l’embouteillage phare de 12 ans de la distillerie. Bien, mais trop soporifique pour en valoir le déplacement.

SMWS 70.8 Balblair 7 ans

59.4% alc./vol.
« Youthful and zesty – yet complex » – Distillé le 19 mai 2006, 206 bouteilles.

André 85%
Purée de poires, raisins verts, sac de pelouse tout juste tondue, avec accents un peu maritimes, jus de citron et des agrumes. Je n’aurais pas deviné la distillerie à l’aveugle mais en sachant ce que c’est, je dirais que cela respecte la ligne directrice que nous livre normalement la distillerie. La bouche est onctueuse et fraiche, la vanille pétillante et épicée et mielleuse avec quelques sauts d’humeur de bois de chêne et les fruits du nez. Finale qui est plus sur les agrumes, les oranges et le raisin, l’alcool est relativement doux et la palette de saveurs intéressante. Une belle découverte qui démontre beaucoup de maturité venant d’un whisky si jeune.

Patrick 88%
« Youthful and Zesty » : Ce whisky porte admirablement bien son nom.  Nez: Crème brûlée, vin blanc, citron et touché de miel.  Bouche : Chêne, pommes, raisins et zeste d’agrumes.  Très complexe.  Finale : D’une longueur moyenne, fraiche et marquée par les agrumes.

Kim 80%
Étrangement, ça sent le sake avec une très légère pointe de fumée. Le goût cependant est très différent de ce à quoi je m’attendais à l’odeur, plus riche. L’alcool est assez présent, mais on décèle des épices, un peu de fruits confits, d’agrumes et de verdure. Il se passe un peu trop de choses en même temps à mon goût.