SMWS 42.15 Ledaig 19 ans

58.6% alc./vol.
« Oscillations of light and shade » – Distillé le 23 mai 1995, 206 bouteilles

André 88%
Nez de bananes et de miel qui tranchent avec le poivre et les saveurs maritimes. Fond de tourbe médicinale et un peu camphrée et mentholée. En bouche, bel équilibre de saveurs et de sensations alcoolisée. Très fruité, encore les bananes, le miel et les ananas se perdant dans un nuage pas trop opaque de tourbe mentholée, quelques épices aussi. Fruits tropicaux, sucre et miel, menthol. Finale soulevée par le menthol et une pincée d’alcool. L’alcool passe presque incognito. Dangereux cet embouteillage.

Patrick 92%
On aurait pu nommer ce whisky « the morning after »… Après une nuit torride faisant suite à une « first date », tu as l’idée de génie de lui apporter le petit déjeuner au lit, ce qui contribue rapidement à relancer les ébats arrêtés il y a une couple d’heures à peine. Nez : Plateau de déjeuner avec un superbe panier de fruits avec des ananas, des mangues, des dates ainsi qu’un pot de marmelade et une jarre de miel. Et ce, sans oublier la cafetière qui continue de chauffer le café. Bouche : Ananas caramélisés, cerises noires, miel, gingembre et une touche de piment, le tout avec une bonne dose de sel. Le genre d’éléments me faisant penser à une partie de jambes en l’air après un petit-déjeuner au lit! Finale : Longue et… Sensuelle!

Martin 87%
Teinte pâle de tourbe bien ancrée. Nez: Tourbe et menthol obscurcissent le tableau dès le départ. Un rayon de miel arrive toutefois à percer les nuages, accompagné de poivre et de pain aux bananes. Bouche: Chaud sirop de fruits, miel, herbe et tourbe. Poivre blanc, orge et encore bananes. Belle dualité des saveurs. Finale: Douce et chaude, quoique tournée et camphrée, sur des accents de poivre, d’herbe, de miel et d’orge. On ne pense même plus au taux d’alcool tellement il se fait discret. Équilibre: Excellent scotch. Comme son slogan l’indique, sa plus grande force réside dans la dualité de ses saveurs, à cheval entre l’ombre et la lumière, comme dirait Marie Carmen.

SMWS 121.76 Isle of Arran 12 ans

57.9% alc./vol.
« Close Shave From A Tipsy Barber » – Distillé le 15 juillet 2002, 210 bouteilles

André 88%
Mélange de fruits exotiques et d’herbe verte coupée, bonbons sucrés, coconut et ananas, vanille. Odeurs bien équilibrées et qui cachent admirablement l’alcool. Miel, cire d’abeille pour polir les meubles, sucré agréables et bonbons herbeux. J’adore la texture collante du whisky en bouche. Toffee et caramel, fruits exotiques, notes citriques un peu acérées en fond de bouche. Biscuits au beurre, chocolat. Finale débutant par quelques notes d’eucalyptus, suivies de salade de fruits noyés de chocolat fleur de sel. Dans l’ensemble, belle présentation. La provenance maritime n’est pas dénaturée, mais le mélange de saveurs est définitivement inusuel. Texture impeccable, mais les notes d’herbe verte ne sont pas favorites dans ma palette de goûts.

Patrick 92%
Un excellent whisky, taillé sur mesure pour une dégustation “haut de gamme ». Encore une fois, la SMWS démontre sa grande maîtrise pour le choix et le vieillissement des fûts. Nez : Cuir, cire d’abeille, fleurs et une touche herbeuse nous faisant presque penser à un gin! Bouche : En bouche, une bête complètement différente se révèle à nous, avec une surprenante vague de bonbons aux fruits exotiques, une touche de cire d’abeille, une note de caramel et une pointe de sel subtile. Finale : D’un belle longueur et savoureuse. Fleurs, sucre et sel tout à la fois.

Martin 87.5%
D’une pâleur fidèle à la plupart des autre malts d’Arran. Nez: Miel, fruits et herbe. Fruits tropicaux même. Très représentatif. Bouche: Bonbons sucrés, miel et sucre d’orge. L’herbe revient au galop avec un vent de cannelle et de clou de girofle. Finale: L’orge est encore plus évidente ici, avec des restants de poivre, de cuir et de chocolat. Équilibre: Un vrai de vrai SMWS qui s’assume pleinement sans toutefois oublier sa distillerie d’origine.

SMWS 4.199 Highland Park 14 ans

56.2% alc./vol.
« Boy Scouts And Bikers » – Distillé le 15 octobre 1999, 148 bouteilles

André 87%
Beau nez fruité et légèrement fumé, poires, salade de fruits, bananes en purée, ananas. À l’aveugle, je n’aurais jamais deviné que cela provenait de Highland Park. Je lui trouve plus de similitudes avec certaines éditions de Arran ou de Bruichladdich affinés. En bouche, quelques saveurs herbeuses assaisonnées de fruits tropicaux, de miel avec un fond maritime un peu salé et une fine touche discrète de fumée. Après quelques gorgées, viande saveur mesquite, bbq, vraiment bizarre. Finale moyenne, portée d’alcool, mais avec un retour sur la salade de fruits fumée.

Patrick 93%
Un whisky voluptueux et sensuel, à un point qu’il éveille en nous des images toutes plus sexy les unes que les autres. J’en bave. Nez : Parfum floral, vin blanc, prosciutto et une note de cendrier mal lavé. Bouche : Assis sur le bord de la mer, on lèche une goutte de jus de fruits exotiques sur la cuisse de sa blonde qui est en pantalons de cuir « stretch ». Finale : La température étant trop chaude pour des pantalons de cuir, une goutte de la sueur de votre blonde s’est mêlée au jus de fruits exotiques. Et le plaisir s’étire longuement…

Martin 87%
Nez: Fruits tropicaux, sirop pour la toux et légère fumée, quoique loin de la tourbe de bruyère à laquelle nous a habitués la distillerie. Touches de grains d’orge séchés. Bouche: Mielleux, caramel salé, fruits tropicaux, herbe savonneuse et fleur de sel. Finale: Retour de la fumée, mais empreinte de fruits et de miel. Ici le taux d’alcool transparaît beaucoup plus. Équilibre: Après analyse on parvient à être en accord avec le fait que c’est un HP, bien que ce tonneau est assez éloigné du style de la distillerie pour qu’elle accepte de s’en départir.

AnCnoc 1975

44.2% alc./vol.
Embouteillé en 2014.

André 92%
Sherry et cerises noires, dattes, raisins secs, miel, goulu et rond mais intense et plein. Pas mal du style bloc de fruit compressé. En bouche, très textural, le sherry est sur les stéroïdes, un peu vieillot et poussiéreux. Gâteau aux fruits, cerises noires, dattes, oranges et un brin d’épices en finale de bouche appuyé d’une fine astringence. Un peu terreux même, genre vieux fût de sherry oublié dans le fond du warehouse avec plancher de terre. Finale fruitée avec passion, peut-être un peu trop rectiligne au niveau saveurs mais livré avec exactitude et de façon très équilibrée. L’intensité des saveurs ne plaira pas à tous, ainsi que son prix exorbitant, mais une fois passé le choc de la facture, il faudra avouer que les gens de la distillerie ont vu juste et que c’est un superbe whisky.

Patrick 83%
Une certaine complexité, mais trop intense sur les fruits trop mûrs, ce qui contribue à donner un ensemble débalancé. Mon humble opinion est que ce whisky-là a passé 20 ans de trop en fût! Nez : Parfum de vieux vin sirupeux très intense. Cassonade brûlée et quelques épices, mais surtout du vin chaud. Bouche : Sirupeuse, vin chaleureux très boisé, caramel et raisins secs « Sun Maid ». Final : Longue et suave, dominée par les fruits trop mûrs.

Jura Brooklyn

42% alc./vol.

André 90%
Un nez qui n’est pas sans rappeler le Dalmore King Alexander (du même créateur), très complexe et challengeant. Je dois avouer que je suis agréablement surpris car les Jura des dernières années étaient réellement décevants. On dirait que la distillerie a maintenant fini par se trouver une ligne directrice plus appropriée. Le nez est définitivement singulier. On sent bien qu’Il y a une attrape quelque part dans les cask finishes. Très vin rouge, les fruits sont abondants, l’ensemble est rond, bonbons aux fruits en gélatine, miel, raisins. En arrivée de bouche, sortie de nulle part, la tourbe un peu camphrée, puis vague de fruits secs, de gâteau aux fruits, raisins écrasés, chocolat noir et oranges sanguines en fond de bouche avec un fin feeling astringent. Wow… étonnant. Sirupeuse texture mais à la fluidité déboussolante. La finale est un mélange de tourbe, de raisins et de fruits secs. J’adore !!!

Patrick 89%
Un excellent whisky pour les amateurs de scotch « océanique ». Complexe, bien balancé, je m’en sers un autre verre illico! Nez : Suave parfum de tourbe subtile, orge sucrée, fruits exotiques bien mûrs, le tout déposé sur un lit d’algues. Bouche : Première impression « sucrée-salée », complétée par de belles notes de tourbe fumée, d’orge et de quelques fruits exotiques bien subtils. Finale : Longue, nous rappelant l’océan par ses notes d’algue et de sel.

Martin 89%
Beaucoup plus cuivré que les Juras typiques. Nez: Céréale feutrée caractéristique de la distillerie, couplée à du vin rouge, des fruits séchés, du miel, des fleurs et des raisins. Une toute petite tourbe lacée de cuir se pointe la tête. Bouche: Assez rond comme arrivée en bouche. Raisins, fruits rouges et sucre brun. Gâteau aux fruits légèrement tourbé. Finale: Chaude et épicée, quoique moyennement longue. Encore gâteau aux fruits, raisins, chocolat noir, oranges, sel marin et algues avant un dernier vent de tourbe. Équilibre: Excellent scotch qui vient toucher à plusieurs styles à la fois, sans trop s’y perdre. Une des belles réussites de Jura. Plaira surtout aux amateurs de cognac.

Gordon & MacPhail Highland Park 2006 Cask Strength

58% alc./vol.
Distillé le 22/06/2006, embouteillé le 19/02/2015 depuis les fûts #4284-4285-4286-4287.

André 86.5%
Qu’on se le tienne pour dit, il ne faut pas évaluer ce whisky en ayant en tête les saveurs traditionnelles de la distillerie. On est complètement dans un autre monde avec cette présentation. Un peu herbeux, un peu tourbé, mais agréablement vanillé et mielleux. Le nez est fin et raffiné, bien doux malgré le fort taux d’alcool. Les poires, le miel, la vanille. En bouche, décevant. En ressent bien la douceur des 1st fill bourbon cask mais cela aplanit l’ensemble un peu trop à mon goût et ligote les arômes les plus fines. Saveurs de vanille et de miel, les poires nappées de chocolat au poivre, bananes. L’effet de l’alcool s’exprime à travers la finale qui est soutenue, poivrée et épicée, ce qui relève l’ensemble du whisky et de ses saveurs. Un whisky bien construit mais beaucoup trop rectiligne et réservé dans sa palette aromatique. Les amateurs de whisky apprécieront mais les fans de Highland Park seront un peu perdus.

Patrick 86%
Un très bon dram, offrant la complexité et la balance typique d’Highland Park. Toutefois, un parfum un peu drabe lui fait perdre quelques points. Nez : Nez rappelant un whisky de grain, avec quelques notes de vanille et de fruits exotiques. Bouche : La fumée subtile d’Highland Park s’affirme dès l’arrivée en bouche, avec des notes savoureuses de miel. De belles notes florales et herbeuses complètent agréablement le tout. Finale : Longue et savoureuse.

Martin 86%
Pâle et croquant comme un vin blanc d’été. Nez: Une fois les épices à l’avant-scène passées, on y découvre miel et crèeme, herbe et vanille. Très peu de bruyère habituelle de HP. Bouche: Texture d’une bonne lourdeur. Miel et épices nous servent de guide pour une tournée explorant bois de chêne et orge sucrée, en passant cette fois-ci par l’incontournable fumée de bruyère. Finale: Assez longue avec une intensité décroissante. Poivre, poivre et poivre. Équilibre: Un très bon whisky, mais peut-être un peu éloigné de la nature de Highland Park. Taux d’alcool modeste, mais effet brutal.

Arran Machrie Moor Peated 2nd Edition 2011

58.2% alc./vol.

André 80%
Pas nécessairement facile d’isoler la tourbe au nez dans cette édition, mais la tourbe terreuse mélangée de sac de tondeuse à gazon rempli d’herbe coupé est quand même là. La force de l’alcool est aussi relativement évidente même si adouci par les notes vanillées. La bouche est huileuse, la non-filtration est bien sentie au niveau texture, mais je suis d’avis que le taux d’alcool, jumelé à la tourbe somme toute discrète, nivelle ce whisky au niveau des saveurs et des arômes en le rendant beaucoup trop rectiligne et limité. Bouche de fleur de sel et d’embruns maritimes, tourbe presque effacée et alcool décoiffant. La finale est longue mais monotone, principalement axée sur l’alcool salé et quelques timides notes d’agrumes et de poires fraiches.

Patrick 92%
Un whisky vraiment complexe et savoureux, voir généreux! Nez : Savoureuse tourbe sucrée et exceptionnelle. Le tout est couvert de suie, de charbon et de quelques fruits. Bref, un parfum vraiment excellent! Bouche : Épicé, poivré, fumé, tourbé, un peu fruité avec une touche de vanille et de chêne. Ai-je dit épicé? Intense et complexe, un whisky vraiment sublime. Finale : Très longue, intense, épicée et marquée par le bois brûlé.

Old Particular Craigellachie 18 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en novembre 1995, embouteillé en août 2014 depuis le fût de xérès #DL10419, 252 bouteilles.

André 89.5%
Un Speysider sherry Classique, élégant et généreux. Nez fruité du sherry traditionnel; raisins secs, dattes, gâteau aux fruits. En bouche, wine gums, saveurs de liqueurs de fruits, sherry puissant, presque liquoreux, légère astringence provenant du boisé du fût, clou de girofle, cannelle, mais qui passent très bien dans l’avalanche de sherry et de fruits secs. Je dirais que ce whisky me rappelle certaines vieilles éditions de Macalan Cask Strength. Hyper texture en bouche, j’adore, surtout avec sa sensation légèrement tannique laissée comme certains vins rouges vieillis en tonneau de chêne. La finale est moyenne-longue, très fruitée, peut-être un peu trop prévisible mais intéressante au niveau de l’intensité et de la texture. Pas le whisky le plus énigmatique que vous aurez la chance de croiser mais une qualité de présentation irréprochable, le style sherry sans être poussé à l’extrême, réflexion du style juste et sans trop d’artifices.

Patrick 91%
Craigellachie est probablement l’une des distilleries les plus sous-estimées de l’Écosse, et en voici d’ailleurs une nouvelle preuve. Nez : Cassonade intense et fruitée, avec des abricots, du gingembre et quelques noix. Bouche : Délicieux! Xérès, épices, cannelle et quelques notes de chêne vanillé. Finale : Longue et savoureuse, dominée par les fruits.

Martin 90%
Beau doré alléchant. Nez: Douces effluves de xérès. Raisins, dattes et muscade. Pour ce nez très adouci et timide, on doit s’armer de patience. Bouche: Sucre d’orge, poivre, vanille et miel se transforment vite en raisins, pruneaux et poivre de cayenne. L’astringence du sherry fait surface. Finale: Fût de xérès en feu. Cannelle, muscade, gingembre, raisins, tabac à pipe. Équilibre: Je dirais normalement légèrement hors de prix, mais dans ce cas-ci, c’est un sherry bomb comme j’en ai rarement vu.

AnCnoc 24 ans

46% alc./vol.

André 90%
De goûter à cette expression si douce et de comparer avec les Flaughter, Rutter… wow, la versatilité de cette distillerie est étonnante ! Petit gâteau aux fruits, les fruits secs, petit côté salé très délicat, vanille du fût, miel, toffee, fines oranges et chêne pas trop extraverti. Petite astringence d’agrumes, tartelette au citron et mousse de vanille fouettée. En bouche, hyper soft avec un kick d’épices vraiment surprenant, les fruits secs et les oranges confites. Finale fruitée à souhait, gâteau aux fruits de Noël, quelques épices disparates, raisins secs. Vraiment bien, surprenant et j’adore la présentation en fût de sherry plus affirmée. Entre le 12 ans et le 24, mon cœur balance, mais pour des raisons bien différentes.

Patrick 90%
Un excellent whisky, profond, chaleureux et complexe. Le cuir est prédominant, et la vache semble avoir eu chaud pas mal, car il est plutôt salé! Nez : Caramel, cuir, vanille, le tout avec une touche de fruits mûrs et d’épices. Bouche : Arrivée épicée, boisée, fruitée et surtout succulente! Des notes d’oranges, de miel et de cuir salé viennent compléter le tout. Finale : Longue, savoureuse, s’étire sur les notes de cuir salé. 2e dégustation (2020) 89%. Un beau whisky riche, complexe et d’une belle intensité. Nez : Du caramel salé, des fruits mûrs, de la cassonade et un peu de chêne. Un parfum envoûtant! Bouche : Toujours le caramel salé (très salé en fait), de l’orange, du bois brûlé et des épices. Finale : D’une belle longueur, poivrée et boisée.

Old Pulteney Clipper « Round the World 2013/14 »

46% alc./vol.

André 89%
Fine bruine salée et saveurs découlant du fût de bourbon, vanille et couverture de miel chaud, avec un léger fond de xérès. Superbe texture en bouche, huileuse à souhait, savamment salée sans être overpowering, bonbons au miel et belle montée des épices qui s’accompagnent d’une savoureuse vague d’orange. On reconnait encore super bien les origines et les saveurs maritimes de la distillerie qui reprennent leur droit en toute finale de bouche, avec ses accents salés. Agréable mélange d’épices et d’oranges. La finale est salée, maritime, agrumes et oranges et très rafraichissante. Un bel embouteillage, représentatif mais avec de la singularité provenant de cette distillerie souvent méconnue et souvent oubliée des amateurs.

Patrick 88%
Le Clipper porte bien son nom : Tellement maritime qu’on se croirait sur le pont du bateau, à se faire fouetter le visage par les embruns. Nez : Pommes vertes dégustée sur le rivage d’une mer en furie. Touche de chêne. Bouche : Arrivée sucrée et fruitée, suivie rapidement par une vague salée et les épices du chêne. Finale : Longue et savoureuse, dominée par un savoureux sel marin.