Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Lochside 1991

43% alc./vol.
Vieilli dans des fûts de bourbon de second remplissage, cette bouteille est une rare opportunité d’essayer pour pas cher une version de cette distillerie fermée au début des années 90.

André 86%
Ananas, citron, agrume, hyper agrume; fond de sel; fond de peppermint; superbe, bien balancé; spicy; très frais malheureusement de cette distillerie fermée dans les années 90.

RV 84%
Fond de sherry; un léger rubber veut sortir? Saran Wrap? Fumé, herbeux, spicy, toasty en bouche. Clean en bouche.

Patrick 86%
Agrumes, agrumes, agrumes; Au goût, barley au début, mais pas à la fin; Agrumes aussi; Scotch d’été? Finale: agrume encore!

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Ledaig 1993

43% alc./vol.
Distillé en mai 1993 et embouteillé en août 2011 à partir de fûts de xérès de premier remplissage.

André 75%
Mélange floral et de feuilles mortes, tapis de grains vanillés, un peu de toffee aussi. La bouche est moche, un french anodin et maladroit, sans passion. Un peu d’épices qui disparaissent aussitôt et une larme de sel en finale. Boring !

RV 80%
Boite de céréales générique de marque que l’on croirait Speyside. Un peu floue olfactivement, derrière le malt huileux en façade de connaissance semble pointer le bout d’une baguette de pain assez humide. Particulièrement sucré sur les côtés de la langue, il est calme et livre bien, mais bien peu autre chose que le malt sucré, pas vraiment tourbé, qui s’éteint tout doucement en finale, toujours dans un lit de grain. Non pas nécessairement désagréable, j’aimerais dire « dénaturé par rapport au reste de la gamme Ledaig/Tobermory » mais cette distillerie bipolaire me montre ici qu’entre le pire et le meilleur, elle est aussi capable de l’ordinaire oubliable.

Ledaig Sherry Cask

42% alc./vol.

André 78%
Nez overpowering. À donner à vos invités avec peu de connaissances sur les single malts. Tout comme le Glendronach 15 ans, le nez est simplement trop fort en sherry et vient gâcher une expérience qui aurait pu s’avérer intéressante.

RV 80%
Sherry, au nez. Au goût, sel, pin? Aiguilles de pin bin mouillées et sherry.

Patrick 81%
Salé, médicinal; Pin? Sherry; léger peat. Peut être pour un débutant. D’accord avec la critique, c’est plein d’affaires fortes qui se mélangent pas! Rapport qualité prix excellent.

Isle of Jura 21 ans Private Estate 1984

40% alc./vol.
Cet embouteillage est le plus âgé des embouteillages réguliers de la distillerie. Distillé et mis en barrique en 1984 afin de souligner l’écriture du fameux livre 1984 de George Orwell. En effet, George Orwell s’était isolé sur l’île de Jura dans les années 40 afin d’écrire son fameux roman.

André 84%
Nez très liquoreux comme un Porto. Bien fruité, accompagné d’amandes, de miel et de caramel. Jus de cerises marasquin, ça sent le bois gorgé, très épais au nez. C’est concentré et lourd comme arômes mais pas en texture en bouche. La bouche est claire et disparate, principalement le gâteau aux fruits, les cerises et les abricots. Dommage, la bouche ne peut soutenir ce qu’annonçait le nez. Un peu la même chose pour la finale; le canevas des saveurs et des arômes est bien agencé mais l’ensemble est mal cousu. J’aurais vraiment souhaité le voir embouteillé à 46% afin de soutenir un peu l’ensemble un peu mou.

RV 88%
Avec le Superstition et le Heavily Peated, me confirme de manière appréciable le caractère spontanée de la distillerie. Très certainement tranquille, tout en tourbe et en pin, mais avec des fleurs qui laissent supposer par le nez qu’il s’agit d’un jeune whisky, encore plus jeune que le 10YO. Plus franc en bouche avec de la goyave et du vin rouge léger et fruité. En gorge, le zeste de la bouche se perd au travers de la tourbe mais finit par s’en sortir, à la conclusion d’un périple à la hauteur des 21 ans. Dénaturé, dans le bon sens.

Patrick 84%
Parfum légèrement marin avec une touche de xérès. L’ensemble est tout de même léger. En bouche, d’abord le sel, puis la chaleur du xérès et de ses épices. La finale, relativement longue, est épicée. Très bien, mais ne fait pas son âge, et gagnerait à être embouteillé à un plus haut taux d’alcool. En fait, tel que mentionné lors de la dégustation du Club où il fut servi (durant une tempête de neige!), on dirait qu’on y a mis de la neige!

Isle of Jura 16 ans

40% alc./vol.

André 77%
Une complexité que le 10 ans n’a pas. Bon scotch mais décevant par rapport à mes attentes. C’est du Jura c’est sûr mais ils sont capables de plus de qualité que ce qui est présenté ici.

RV 83%
Le pin typique de l’île aux chevreuils est cette fois-ci beaucoup plus discret. En bouche, il y a un peu des épices du Superstition, qui pendant la finale devient de plus en plus chaude. Comparé à cette bouteille, la 16 est peut-être moins mystérieuse mais plus balancé.

Patrick 75%
Bon, mais je préfère de loin le 10 ans! Un peu de sel; Quosséca?!

Highland Park 33 ans Ambassador Cask #1

44.8% alc./vol.
Single Cask distillé en 1974, fût #9035, bouteille #1 of 372. Cadeau de Marc Laverdière, Brand Ambassador Canadien de Highland Park.

André 93%
Cerises aux cube, oranges, cerises marasquin enveloppées dans du chocolat noir, se transformant par la suite sur des notes de bourbon fumé et d’amandes rôties. Le nez, la bouche et la finale sont en parfaite harmonie et se complètent superbement mais par contre l’expérience demeure assez définie et sans réelle surprise. Un single malt à savourer lentement en fin de soirée afin de terminer la journée en douceur. Sans brusquerie et très raffiné.

Patrick 94%
Nez marqué par le bourbon. Cerises marasquin. Très fruité au goût et extrêmement riche. Poivré. Finale légèrement vanillée. Une profondeur incomparable. Ne serait-ce de la rareté de celui-ci, il deviendrait mon dram régulier au coin du feu.

Highland Park 25 ans (ancien embouteillage)

57.8% alc./vol.

André 91.5%
Wow, comment un malt peut être si doux au goût avec tant d’alcool ?! Honeycomb, miel, l’alcool aide. Un peu de chocolat amer en finale. Simplement « speechless »… Le meilleur HP dans mon cas.

RV 88%
Le bruyère sort beaucoup, comme son petit frère; épicé, fumé, alcool.

Patrick 87%
Fumé, épicé, bruyère, miel; Bon en maudit!

Highland Park 16 ans

40% alc./vol.

André 85%
Une exclusivité disponible en duty free only en format de 1 litre. Le nez, long à se révéler (20 min ?) , nous apporte des relents d’orange, crème brûlée, miel-sucre et une finale légèrement fumée. Y’a un p’tit quelque chose en finale (que je n’arrives pas à trouver), qui brise le tempo… Rien d’extravagant mais pas mauvais. Un peu hors norme des Highland Park habituels mais qui demeure près de ce que l’on connait de cette distillerie.

Patrick 85%
Au nez, bruyère, caramel et léger miel. Légère tourbe de bruyère. Au goût, bruyère sucrée et fumée. La finale est malheureusement un peu trop courte… Peut être aurait-il fallut l’embouteiller à un taux d’alcool supérieur?

RV 85%
Un beau scotch de débutante. Feuille de quenouille et de saule, mais pas très agressif (discret) au nez. Très sucré à l’arrivée en bouche avec début de caramel peaté. Finale un peu courte mais avec un beau relent d’alcool sucré. Bien enrobant et tout en douceur.

Highland Park 15 ans (ancien embouteillage)

40% alc./vol.

André 87%
D’un équilibre et d’une richesse surprenante pour son jeune âge. Le nez n’annonce pas ce qu’il vas livrer, ce qui ajoute au plaisir de la surprise. Premières impressions: sucre & miel, après quelques instants, un léger salé apparait. La finale est toute en chocolat noir amer, miel très doux et discret accompagné d’une légère fumée. Superbe achat qualité/prix encore une fois. La suite logique du Highland Park 12 ans sur un air de fraicheur toute nouvelle dans l’éventail des Highland Park !

RV 86%
Chocolat légèrement fort et heather as well, avec une pointe de cerise: dentelle olfactive. Commence très tôt en bouche, mais fini par s’égaliser, peut-être en peu hâtivement. Il s’éteint ensuite tranquillement mais suavement. Manque un peu de longueur, mais plus frais.