Inchmoan 13 ans

45% alc./vol.
Southwertern Highlands, 1966. Fût #151, bouteille #1 de 269.

André 87%
Tourbé et fumé. Le taux d’alcool parait plus élevé qu’il ne l’est en réalité. Long aftertaste, présent et persistant, gustativement près d’un Ardbeg, mais sans le raffinement de celui-ci. Ce qu’Inchmoan manque en consistance, il le gagne en présence en bouche. Finale citronnée fort agréable.

RV 93%
Peat à l’état pur de Loch Lomond, avec une balance et des proportions hallucinantes. À tout prix, je nagerais des milles pour remettre la main sur cette rareté trop rapidement disparue.

Rare Malts Hillside 20 ans

54.9% alc./vol.
Highlands, 1964-1992 (fermée).

André 85%
Le nez est tout en agrumes tirant sur le citron et les canneberges blanches Ocean Spray. L’alcool est vivace et se présente dès l’arrivée et apporte avec lui un léger goût de poivre blanc. La finale, singulière, est intense en raisins qui se marient avec les canneberges qui persistent en bouche. La rétro-olfaction elle, ramène le poivré en avant plan.

Patrick 86%
Nez léger, marqué par les agrumes et le bonbon à l’abricot. Au goût, le whisky est plus riche et le bonbon à l’abricot évolue vers un vineux sucré, tel un vin de glace. La finale est sucrée, moyennement longue.

Old Malt Cask Highland Park 23 ans

50% alc./vol.
Bouteille #1 de 356. Distillé en 1978 et embouteillé en 2001.

André 87%
Cette version mérite beaucoup d’attention et de patience afin de la laisser s’exprimer. Un conseil, laisser le s’évaporer lentement après en avoir pris rapidement une première gorgée. L’alcool est très présent au nez et on ne peut manquer de se demander vers quelle direction va-t-on être emporté. À mon avis, il lui faut de l’eau pour l’aider à s’exprimer…et là, wow ! Les notes distinctives de HP sortent de leur tanière; le miel – très doux et soyeux, le chocolat encore une fois et une fumée très discrète en finale. La sainte trinité de HP vous donnera des ailes. Petite précision; cette bouteille est embouteillée en 2001!!! De la retrouver sur les tablettes de la SAQ 8 ans plus tard est une opportunité. Alors allez-y gâtez-vous et gardez là pour une occasion spéciale.

Murray McDavid Highland Park 14 ans 1995 Château Lafite

46% alc./vol.
Édition limitée à 1900 bouteilles.

André 82%
Un nez de wood finish livré dans une couleur plus que douteuse de vin rosé. Belles notes maritimes et fruitées. Avec une goutte d’eau, un léger fumé fait son apparition accompagné de chocolat généreusement sucré, de cassonade et de zeste d’oranges. En bouche, ces mêmes arômes s’accompagnent d’un cendreux du style « feu de lendemain de veille sur la plage ». La finale est moyenne, boisée et épicée. Un autre Murray McDavid qui n’aura pas su me charmer.

RV 83%
Un win-win situation: Highland Park se débarrasse d’un baril vraiment pas représentatif, Murray McDavid vend un whisky qui n’est pas mauvais. Orange et cassonade et aussi un petit côté de raisin rouge. L’arrivée est mi-aigre mi-sucrée, assez chaude, il évolue peu mais de manière correcte, et le raisin se transforme en pêche pas encore mûre. Finale couci-couça, tout comme l’ensemble du whisky.

Patrick 82%
Nez un peu tourbé et fumé avec une touche florale bizarre. Goût un peu bizarre aussi… Le mélange de tourbe, de fumée et de vin de dépanneur manque définitivement d’équilibre. La finale est malgré tout agréable. Je n’étais pas capable d’imaginer que de faire vieillir un Highland Park dans un château Lafitte pouvait donner un bon résultat, j’en ai maintenant la preuve.

Blackadder Old Man of Hoy Single Orcadian Malt 14 ans

64% alc./vol.

André 87%
On ne peut rester stoïque devant l’orgie alcoolisée qui vous déferlera dans la bouche jusqu’au plus profond de vos trippes lorsque vous dégusterez cette petite bombe. Le tout ira se déposer au fond de votre estomac et vous aurez l’impression d’avoir un volcan en éruption dans le ventre. En fait vous ne pourrez rester de pierre sans sourciller un peu c’est garanti. Faut-il être fort, tel le OLD MAN OF HOY bravant le vent et affronter la tourmente d’alcool pour l’apprécier à sa juste valeur. Non ! En bouche, léger sucré et citronné, sel se pointant le nez discrètement et puissant alcool. Difficilement classable et vraiment pas à l’image du HP à laquelle nous sommes habitués, mais un saut dans le vide et une expérience pour le moins surprenante dans le monde des découvertes des single malts.
2eme tasting: 82% Nez puissant de raisins mauves et de céréales Raisin Brand. Gruau à la vanille avec du miel. En bouche, il est pétillant à saveur de Sprite avec un zeste de menthe et se transmue ensuite sur les céréales et l’odeur de reste de canette de bière renversée sous l’évier de la cuisine. Vraiment bizarre et très indéfini comme produit.

RV 87%
Couleur de paille pâle, presqu’à la Ardbeg 10YO. Malt très puissant en olfaction, fumée, cendre et fleur de violettes. Intriguant au départ. En bouche: arrivée douce en violette, bruyère et cendrée doux avec fruits confits, suivi d’une très longue finale. Bien sûr que l’alcool se fait sentir en faisant picoter le nez et le bout de la langue, mais pas au point où l’on peut s’attendre d’un 64% d’alcool, tellement qu’il est possible de le boire comme remontant le matin d’une longue journée (le test ayant été effectué). Un Highland Park particulier, rare à trouver, mais seulement pour l’expérience du taux d’alcool, il vaut la peine. Par contre, après plusieurs essais, il s’agit d’un scotch qui doit être pris seulement lorsqu’on en a vraiment envie. « J’ai envie d’un scotch à soir mais je sais pas lequel »? Passez à un autre.

Patrick 90%
Woooooo… 64% d’alcool… Assurez-vous de coucher les enfants avant de vous en verser un verre. Au nez, la tourbe à base de bruyère typique des Orcades avec un peu de réglisse. Au goût, on retrouve un concentré de tourbe de bruyère qui prend toute la place. Malheureusement la finale est un peu trop courte, probablement à cause du fort taux d’alcool. Moi qui attendait depuis longtemps un Highland Park cask strength, je suis comblé! Merci Blackadder!

Alchemist Highland Park 15 ans

46% alc./vol.

André 82%
Si on me mettais les meilleurs pinceaux dans les mains, me donnais la meilleure qualité de toile pour peindre, demain matin, je ne serais pas Monet pour autant. C’est un peu l’impression que j’ai eu en goûtant cette édition, qui relevait un gros défis, celui de livrer un Highland Park en tant que revendeur. Tout les outils sont là mais l’exactitude dans l’exécution et la finesse des détails font que le tout n’est pas bien accrocheur. Au nez c’est extrêmement doux et épuré, diffus même, avec le miel en avant plan, les céréales Sugar Crisp, le citron, toffee et une très timide fumée. En bouche, les fruits sont plus présent et s’accompagnent toujours de miel. La finale est soft et mis à part les notes de miel et de sucre, l’ensemble est assez ennuyant.

RV 81%
Un enfant à Noël avec une belle carabine à plomb Red Rider. Miel et herbeux à la Glenmorangie 10 ans, cendreux à la Longmorn et bruyère du Highland Park. L’herbe pousse sur l’humidité de la langue, mais l’arrivée en gorge est loin d’être agréable, retombant en vieilles feuilles grises et poussiéreuses. La finale vient corriger le tir mais c’est trop tard, le mal est fait et demeure sur la langue. Ça tire beaucoup trop partout, me ne fait aucunement mouche sur moi.

Patrick 84%
Nez trèèèès léger d’agrumes et de céréales avec une touche de fruits. Mais bon, le nez est tellement léger que vous pouvez bien y voir ce que vous voulez. En bouche, l’arrivée est marquée par les céréales, et légèrement épicée, le goût semble subtilement fruité mais l’ensemble demeure toujours très léger. La finale est fortement marquée par les agrumes. Bien équilibré, agréable, rafraîchissant même. Ferait une excellente base de blend. Comme single malt, il demeure plaisant, mais il ne me semble pas mémorable.

Highland Park 20 ans 1990

40% alc./vol.
Exclusivité du marché hors-taxes.

André 88%
Très différent des Highland Park habituels. Orange et citron, mais principalement les oranges relevées par un soupçon d’épices. Très doux, il se dépose en bouche comme une volée de flocons de fruits. Arrivée huileuse mais rapidement rafraichissante, appuyée par les notes citriques. Alors qu’habituellement Highland Park nous est présenté de façon posée et un peu aristocratique, on a plutôt ici droit à un single malt festif et émansipé. Un whisky du vendredi soir plutôt que de la soirée officielle.

Martin 89%
Orange riche, presqu’une india pale ale. Nez: Miel, agrumes et épices. Fruits tropicaux avec une touche d’herbe et de bruyère. Quelques noix. Bouche: Orge, bruyère et miel, tel qu’attendu. Fruits des champs et crème champêtre. Un peu de cuir et de tourbe de bruyère à la fin. Finale: On garde longtemps en bouche le chêne, le bruyère et les épices. Équilibre: Un Highland Park un peu moins raffiné que ce dont à quoi on est habitués, mais qui reste tout de même un solide dram. On a même l’impression d’avoir droit à quelques degrés d’alcool au-dessus des 40 affichés sur la bouteille.

Highland Park Vintage 1998 (Embouteillage 2010)

40% alc./vol.
Exclusivif au marché Duty Free, soulignant le 200eme anniversaire de la distillerie des Orcades. Maturation en American Ex-Bourbon Casks.

André 80%
Foin sec et céréales séchées, puis une bonne vague de miel et de sirop de poires, oranges sanguines, bananes, ananas. Malgré ces odeurs bien douces, le nez est aiguisé et légèrement agressif. En bouche, c’est différent car la tourbe est plus présente pour se soulever en vagues de sel en finale. Le miel demeure la saveur de tête puis est balayé par des épices soutenues et des notes de bois sec. On retrouvera tout de même les saveurs d’oranges, poires et d’ananas présentées au nez auquel s’ajoute des notes de bonbons au miel ou Werther’s, de pommes caramel et un ressac de fine tourbe. Bourbon cask influences all the way. Finale faible et diffuse, très courte et sèche, sur le sucre des fruits, de tourbe fine, de caramel et de miel. Agréable mais décevant si comparé aux éditions régulières de 12 ans d’âge pour environ le même prix.

Highland Park 40 ans

48.3% alc./vol.

André 91%
Comme le disait Marc Laverdière, ambassadeur de HP au lancement:  » Il faut une certaine dose de courage afin de décider de ne pas embouteiller un malt à 25 ans, à 30 ans et attendre jusqu’à 40 ans afin de pouvoir en tirer ce qu’il a de mieux à nous livrer. » Juste pour l’expérience, de boire un single malt qui a été mis en vieillissement l’année de votre naissance, c’est quelque chose. Première impression: le nez est très sherry, mais wow tellement balancé finement qu’il vous enveloppe merveilleusement les narines. Suivent ensuite les vagues d’épices, de fruits et de chocolat noir. Finale légèrement tourbé et fumée, longue et très « sexy ».

Patrick 92%
Nez: Velours, surprenant, légère fumée… Sucre (miel??), réglisse, bruyère. Au goût, la sensation sous la langue est difficilement descriptible, car unique! La réglisse est toujours présente, le tout est arrondi par une vanille très subtile, avec en arrière-plan un champs de bruyère qui nous donne l’impression de se retrouver en Écosse… Bref, si vous voulez visiter l’Écosse, que vous en avez les moyens mais pas le temps, ce whisky est pour vous!!! En après-goût, ce whisky vaut 1 an de séances chez le psychologue: il vous laissera songeur et contemplatif, mais avec un petit sourire de satisfaction en prime! En résumé, si vous pouvez vous le permettre, vous ne le regretterez pas: ce whisky n’est pas uniquement cher parce qu’il est rare, mais aussi car il a très bon goût. Deuxième dégustation: 93% Nez: Huileux, cuit, fruits mûrs, raisins secs, très riche. bouche: Chêne, fruits mûrs, vanille chauffée, caramel. Finale: Chaleureuse, langoureuse. Balance: Si profond, si intense, un whisky langoureux!

Martin 95%
Hostie j’ai même pas mis encore le nez dedans et je veux donc bien adorer ça. Please HP ne me déçois pas… Oh boy, doux avec bruyère fumé, sherry muet, orge, vanille et fruits. Miel velouté et planche de chêne sec. On est pas loin du paradis ici. Bouche: Raisins et bruyère, orge et vanille, xérès et cuir. Subtile tourbe, douceur et personnalité d’un grans scotch. Tourbe gênée et beau bois sec. À peine poivré. Tout de joue dans l’intuition et le raffinement. Finale: Sèche, chaude, d’une durée appropriée. Notes de chêne et de cuir, de tourbe et d’orange, de raisins secs et d’herbe séchée. Équilibre: Ça c’est un vieux scotch. D’une complexité et d’un équilibre sans égal. De goûter à un nectar pareil, c’est d’être vachement privilégié.

RV 90%
Velours très texturé, à l’image de la surface d’un champs de trèfles vallonné, avec fumée mielleuse douce – sans être trop subtile, mais un bruyère qui l’est de son côte. Explosion sur les lèvres, suivi d’un sucre picotant d’alcool qui ne veut quitter le dessous de la langue. En finale un vieux poltergeist pas gêné de faire sentir sa présence. Je n’abandonnerais pas le Lagavulin pour le reste de ma vie en échange d’une demi-douzaine de bouteilles du HP 40, mais je regarderais jalousement quiconque en aurait dans son verre, en échafaudant un plan machiavélique pour faire diversion afin de lui voler le sien.

Highland Park 30 ans

48.1% alc./vol.

André
Le nez révèle le miel venant du bruyère et la vanille influencée par le fût de chêne. En bouche, ces mêmes arômes se montrent plus présents et éclipsent le taux d’alcool. Finale soyeuse & douce de longueur moyenne. à mon avis, les nouveaux « release » de HP ont perdus quelque chose que j’aimais vraiment beaucoup dans les anciennes versions et que je retrouves plus ici. Il faudra « malheureusement » y regoûter encore et encore afin de trouver quoi au juste…lol !

Patrick 83%
Nez désagréable d’œufs pourris qui ne donne pas envie d’aller plus loin. Nettement meilleur au goût, avec une saveur d’huile à cuisson, des fruits et une touche épicée en finale. Très bon au goût, mais le nez lui fait perdre de nombreux points. Deuxième dégustation: 89% Nez: Très sucré, cerise, fruits mûrs, un peu de vanille. Bouche: Zeste d’orange, chêne, chocolat noir. Finale: Chocolat noir, épices. Balance: Si riche, si complexe. Note: Avec du chocolat zesté d’orange, je lui donnerais presque 100%!!!

RV 88%
Chocolat noir, ébène mais aussi chêne; pour sûr, il m’est très boisé, et un peu mielleux. L’arrivée est sweet and sour, et on dirait que l’alcool se fait davantage sentir que dans le 25YO. Finale de chocolat proportionnellement longue à l’âge, mais pas encore suffisamment. L’aftertaste fumé est aussi plus présent que le 25YO. Peut-être que la réduction a 48.1% d’alcool a été moins dommageable que pour le 25YO, et malgré la différence de prix je préfère de loin le 30YO. Par contre, un whisky qui à l’aveugle m’a déçu mais n’est quand même pas mauvais, seulement un peu ennuyant.