Big Peat Christmas Cask Strength 2014 Edition

55.7% alc./vol.

André 88.5%
Parce que Noël, c’est pour les grands aussi. Crème glacée à la vanille, notes médicinales, camphrées et bitumineuses, végétales et herbacées, jambon avec assaisonné de clou de girofle, feu de camp et quelques grains de sel éparpillés. En bouche, la poire nappée de vanille en entrée précipitée, feu de tourbe, sauce pour BBQ, viande fumée ou vieux cuir et le sel et le citron/agrumes en fin de bouche. La texture est superbe, huileuse et coulante, l’alcool complètement absent en bouche même si le whisky dans son ensemble est tout de même puissant. Finale tourbée, reste de pneu dans une course de dragster, mélangé de vanille et de saveurs médicinales, de poivre et de réglisse noire. Un whisky d’Islay représentatif et un beau cadeau car livré à la force du fût.

Patrick 90%
Malgré que je l’aie dégusté un 25 juin, j’ai l’impression que c’est Noël tellement ce gram me rends heureux comme un enfant! Nez : Avalanche de tourbe, avec de la crème glacée à la vanille, des notes herbeuses, du jambon, du chêne et un peu de sel. Yep, plutôt complexe! Bouche : Suie, fumée de tourbe, poivre, épices, viande en train de cramer sur le BBQ, sel et agrumes. Finale : Longue, fumée, salée et poivrée.

Martin 89%
Nez: Claque sur la gueule de tourbe, comme le bonhomme sur la bouteille. Vanille, crème fraîche, herbe et épices. céréales et viande fumée à la fin. Bouche: Malt grillé, céréales, tourbe, épices en puissance, sucre blanc. La tourbe est assez crasseuse et rappelle les meilleurs feux de camp. Finale: Longue et puissante, avec des touches de tourbe sale, de sel de mer et d’anis. Équilibre: C’est le 24 au soir, il fait tempête dehors, ne cherchez pas plus loin, c’est le scotch à boire.

Poit Dhubh 12 ans

43% alc./vol.

André 83%
Impressionnant comme nez sans être singulier. Fortes flaveurs de sherry drapées dans la fumée de tourbe fine et calme, caramel savoureux un peu salé, oranges, fruits secs, miel chaud. La texture en bouche est malheureusement un peu molle, mais livre bien les saveurs du nez; tourbe assaisonnée au sherry, oranges, miel et caramel, fruits séchés divers, avec une finale salée et poivrée accompagnés d’une touche de citronné de fruits de mer. La finale est courte mais certaines saveurs très persistantes (sel et poivre) et le sherry de bonne qualité. Un whisky avec une petite twist maritime agréable, de belles saveurs mais qui manque un peu d’aplomb et de caractère.

Patrick 87%
Un bon dram agréable. Nez : Fumée de tourbe adoucie par le xérès et le caramel salé. Bouche : La fumée de tourbe est ici plus évidente, avec quelques épices, des fruits séchés, des notes de chêne et une bonne dose de poivre. Finale : Poivre et chêne s’étirant longuement.

Martin 85.5%
Un brin plus foncé que le 8 ans, mais semble moins trouble. Nez: Doux, sucré et fruité. Ce nuage de quasi-sherry cache bien un petit côté tourbé très timide et chétif. Les céréales sont en retrait et offrent une ambiance moins festive. Bouche: Texture plus sirupeuse et douce mais aussi moins goûteuse. Fruits confits, miel, épices et bois. Peu ou pas de fumée. Finale: Une mince boucane laisse la scène aux épices boisées. Le peu de tourbe semblait inquiétant mais en fin de compte il ne nous manque pas. Un peu plus de complexité ne serait pas de trop par contre. Équilibre: Meilleur que le 8 ans, mais encore une fois son prix n’en vaut pas la chandelle. Il y a trop de single malts exceptionnels sous la barre des 100$ sur le marché pour porter trop attention à ce blend.

Duncan Taylor Big Smoke 60 Vatted Malt

60% alc./vol.

André 86.5%
Not so big au nez… Je m’attendais à un coup de pelle ronde trempée dans la tourbe en pleine face mais c’est plutôt posé comme whisky tourbé. Posé mais aussi sans ambiguïté, pour notre plus grand plaisir. Le nez se garde bien de dévoiler ses notes tourbées au départ, il affichera plutôt une belle rondeur vanillée tirée du fût de bourbon et de généreuses notes sucrées. Avec le temps, les notes de bitume apparaissent, la fumée de tourbe et les notes maritimes entrent en scène. Beau caméo des céréales en apparition surprise. La bouche est huileuse et très agréable, plus musclée que le nez (merci taux d’alcool), la pomme poire et les épices, le citron et l’orange, la tourbe et un côté épicé astringent en finale de bouche, peut-être un kick woody de chêne. La finale est longue, épicée et alcoolisée, ponctuée de notes poivrées et de saveurs tourbées.

Patrick 84%
Si on se bouche le nez, c’est un excellent whisky. Nez : Avec un tel nom, je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus agressif. En fait, il ne sent presque pas la fumée, mais plutôt une odeur de jus de bas acide. Bouche : Nettement mieux en bouche, avec une belle texture huileuse supportant une superbe vague de fumée épicée et sucrée par une touche de jus de fruits. Finale : Longue et intense, avec des saveurs de fumée et de fond malpropre de vieux réservoir à huile.

Famous Grouse

40% alc./vol.

Patrick 87%
Une complexité étonnante qui explique bien le succès de ce scotch.  Nez : Belle complexité, avec des notes d’orge, de rye, de fumée, d’épices et de miel.  Bouche : Le whisky de grain se démarque, mais délicieusement et avec quelques épices.  Aussi, fleurs, miel et une pointe de fumée très subtile pour couronner le tout.  Finale : Un peu courte, mais épicée et savoureuse.

Martin 79.5%
D’une teinte or absolu que je jugerais même parfaite, on croirait que c’est un résultat précis que les blenders de chez Edrington ont réussi à atteindre avec une maîtrise inégalée. Impressionnant, visuellement du moins. Nez: Après avoir dû contourner une infime touche d’alcool, miel, fleurs, cannelle et autres épices s’offrent à nous. Le miel semble particulièrement nous flâner dans le nez. Une légère note de fumée perce le tout. Une expérience qui n’est pas sans rappeler un Té Bheag. Bouche: Doux et crémeux, une texture incroyablement mielleuse. Le miel floral du nez à peine fumé revient à la charge. La bouche est définitivement son point fort avec un joyeux mélange de noix, raisins et vanille qui m’évoque un trail mix. Finale: Plaisante, quoique courte. Agréable pente déscendente pavée de caramel. Équilibre: Excellent scotch de semaine. Bon choix pour initier un néophyte à une dose de complexité pas trop décourageante. N’a rien à envier à son petit cousin, le Black Grouse. Et la cerise sur le gâteau, pour le même prix, il est disponible en format 1,14L au Duty-Free de Beauce/Jackman…

Douglas Laing Timorous Beastie

46.8% alc./vol.

André 86.5%
Nez raffiné et rond; miel, orange, un brin de sherry. Superbe nez équilibré et crémeux. En bouche, émergence d’épices, la pomme verte, miel, relevé par un vent d’agrume et un retour sur le miel et la vanille. Céréales épicées… Fraicheur du Glen Garioch, fruité du Dalmore. Belle texture mais un peu trop court en finale. L’embouteilleur voulait un whisky en haut de 46% pour éviter la filtration, mais ce que le whisky gagne en texture, il le perd avec les saveurs les plus fines qui sont muselées par l’alcool. J’adore le nez mais la bouche n’arrive pas à en exprimer les saveurs avec justesse.

Patrick 95%
Le meilleur blend que j’aie jamais goûté. À acheter par caisses pleines! Après avoir bu plus de 1500 whiskys, celui-ci se classe haut la main dans mon top 5. Rien de moins. Nez : Parfum extrêmement raffiné, avec des notes de bruyère, de vanille, d’orge, d’épices, de chêne frais, de fudge et de raisins secs. Bouche : Le bruyère et les épices se battent à l’avant-plan, laissant le terrain libre aux épices, au chêne brûlé, à la vanille, au fudge, aux raisins secs et au miel. I-N-C-R-O-Y-A-B-L-E. Finale : Longue, complexe et savoureuse. Avec des notes camphrées, boisées, sucrées et épicées.

Martin 85%
Doré très jaune avec des jambes plutôt lentes à démarrer. Nez: Beau blend de céréales fruitées, avec l’impression qu’un petit sherry cask se cache à quelque part dans l’assemblage. Fruits rouges et sucre brun à fond. Bouche: Encore très sucré et fruité, avec quelques notes timides de dattes, d’épices et de chêne. Intéressant mais sans toutefois cogner un circuit. Petit cuir. Finale: Les épices, surtout le poivre enflammé, prennent l’avant-scène, et nous laissent sur une planche de chêne humide et légèrement amère. Équilibre: C’est rare que je dis cela, mais peut-être qu’un taux d’alcool un brin inférieur aurait un peu calmé la bête et offert une finale moins violente.

Douglas Laing Scallywag

46% alc./vol.

André 90%
Vanille et fruits secs, raisins. Nez licoreux axé sur le sherry goulu, la balance est notoire, les flaveurs variées. Très soyeux en bouche, le sherry demeure prédominent, énormément fruité avec un kick back d’épices tout en revêtant son manteau soyeux et textural. En bouche, gâteau aux fruits du temps des fêtes, bouche fraiche et paradoxalement un xérès un peu austère et vieillot. Finale bien longue, texture huileuse, orientée en force sur les épices et le sherry, les fruits secs, l’orange. On redore ici l’appellation blend, si souvent malmenée…

Patrick 85%
D’une complexité incroyable, mais la balance de l’ensemble me déçoit un peu.  Nez : Très complexe, avec compote de fruits épicés, caramel, vanille et touche de bois brûlé.  Bouche : Chêne, vanille, un peu d’épices et de fruits trop mûrs.  Finale : Longue et marquée d’un caramel trop réchauffé.

Martin 89.5%
Extrêmement vif sur la robe, or étincelant un peu trouble. Nez: Belle influence du fût de sherry. Raisins, pruneaux, dattes, chêne et feuille de tabac. Au second nez, la vanille florale et le miel du bourbon cask nous fait agréablement sursauter. Bouche: Crème brûlée, vanille, miel, bois, épices, touche de boucane de cuir. Beau poids du xérès sur la langue. Finale: Sucre fumé, la céréale fait surface ici, sur une planche de chêne un peu délavée. Équilibre: Un blend sacrément bien construit, dans lequel personne ne vole la vedette. Superbe amalgame du bourbon et du xérès.

Poit Dhubh 21 ans

43% alc./vol.
Son nom décrit les alambics illicites qui pullulaient du temps de la contrebande, et Poit Dhub fait partie de la famille des whiskies gaéliques. Ils représentent l’attachement d’un gentleman farmer aux traditions gaéliques et à son terroir celte en la personne de Sir Ian Noble, dont la production est la plus réputée des Whiskies de « propriétaire ».

André 88%
Finement tourbé et épicé. En bouche; Caramel, toffee, astringent et fruité sur la finale de bouche. Superbe texture, full sherry, bien fruité aussi, avec fond de miel. Longue finale d’orange-nectarine voilée par la tourbe bien docile. Bel équilibre du début à la fin, texture hallucinante. Un superbe whisky qui offre une expérience de dégustation très intéressante.

Patrick 89%
Tout ce qu’on peut attendre d’un blend de cet âge : Complexité, équilibre et superbe texture en bouche. Nez : Belle tourbe, mariée admirablement bien avec les épices et une pointe de chêne brûlé. Bouche : Tourbe suave avec une pointe sucrée, de riches épices et quelques fruits. Finale : La fumée de tourbe s’étire longuement avec une pointe d’agrumes.

Martin 88%
Nez: Fruits noirs compotés, cuir ancien, amandes et un voile de fumée timide. Bouche: Texture ultra-soyeuse, sur les dattes, le chocolat noir, un peu de muscade et un boisé bien intégré. Finale: Longue et chaleureuse, avec des notes de tabac blond, caramel bruni et de raisins secs dorés. Équilibre: Un dram mature, élégant et nuancé, qui allie à différents ratios profondeur sherry et tourbe subtile. Pas mal bon ce jus là.

Té Bheag

40%% alc./vol.

André 85.5%
Un whisky plus à l’image des Highlands que des iles de l’Ouest. Beaucoup de sherry au nez et soupirs salés plus discrets, iode et douce fumée de tourbe. Je dois avouer que je redécouvre ce blend goûté à mes premiers mois de dégustation voilà près de 13 ans et que je suis vraiment très agréablement surpris. Quoique bien simple, ce whisky a beaucoup à offrir et s’apparente plus au single malt qu’au disparate blend. En bouche, c’est un peu trop épuré, la texture est agréable mais la consistance est fluide et évasive. Bel agencements d’arômes par contre; oranges, tourbe fumée et sucrée assaisonnée au xérès, miel. Avec le temps apparait quelques notes poivrées (à la Talisker) et de caramel-toffee. Finale correcte pour un blend, le poivre est plus présent mais le reste des saveurs de la bouche sont toujours elle aussi présentes. Un beau whisky de semaine, surtout pour le prix ! Dans la gamme du 40$ et moins, ce whisky a définitivement la cote !!!

Patrick 83%
Les saveurs que j’aime, mais sans la complexité et avec une balance ordinaire.  Nez : Caramel et subtile note de fumée et de chêne.  Bouche : Bois fumé et quelques épices.  Notes de caramel.  Texture aqueuse.  Finale : Bois brûlé et épices.  Un peu courte.

Martin 84.5%
Teinte d’un roux orangé quasiment volcanique. Nez: Biscuits, miel et caramel, soulignés par un doux mélange de fumée de bois et de poli à meuble. Citron et céréales, notamment orge et avoine. Bouche: Poivre et iode sont les têtes d’affiche de l’arrivée en bouche. Un énigmatique assemblage de thé, de miel et de vanille vient adoucir le tout. Finale: Plutôt longue pour un blend d’entrée de gamme, enrobée d’un peu de fumée de tourbe et de miel. Équilibre: Un blend plus que respectable, un spectaculaire whisky de semaine. À ce prix-là en plus, ça donne envie de vider son JW Red dans l’évier.

Arran Robert Burns Blended Scotch Whisky

40% alc./vol.

André 78.5%
Pommes roulées dans des épices, poires très mûres, grains de céréales. Y’a un hic au nez qui m’accroche, le côté céréales organiques peut-être, malgré l’abondance de fruits et l’étoffe citronnée et un peu maritime de la bouche. La bouche est sucrée et fruitée, la texture agréable mais sans rien de très excitant. Les poires sont bien présentes, surtout en toute finale de bouche. Les épices gagnent en force aussi en finale, qui demeure tout de même relativement sucrée. Un blended agréable, mais qui manque de finesse et de raffinement.

Patrick 77%
Un gros bof. L’équipe du marketing devrait avoir honte de salir le nom du plus grand barde écossais avec un blend si ordinaire. Nez : Parfum très léger rappelant certaines journées d’automne, au bord de la mer. Le tout est agrémenté d’une subtile touche de vanille et de marmelade de fruits. Bouche : Un peu de sel et de chêne, puis quelques fruits mûrs et de l’herbe fraichement coupée. Le tout est toutefois dominé par une sensation d’alcool poussiéreux. Finale : Longue et marquée par l’alcool et la poussière.

Martin 78%
Relativement jaune-vert, sur des jeunes tons entre citrouille et moutarde. Nez: Belle fougue et fraîcheur au nez, sur des accents marqués de malt et de poire, de citron avec un brin de fines herbes et de gingembre. Au deuxième nez l’orge grillée l’emporte haut la main. Bouche: Miel et citron sur épices et malt sucré. D’une grande mais maladroite légèreté, on reste tout de même sur de fortes notes de pommes vertes. Finale: Moyennement longue avec un certain manque de caractère. La complexité se fait vraiment remarquer par son absence. Équilibre: Un bon choix pour débuter la soirée, bien des néophytes vont tomber en amour avec, mais il faut avoir la persévérance d’aller un peu plus de l’avant.

Compass Box Delilah’s

40% alc./vol.
Édition limitée à 6324 bouteilles. Pour fêter le 20eme anniversaire du célèbre bar de Chicago Delilah’s, Compass Box sort une édition limitée. Au États-Unis, dans le (grand) monde des biker’s et du punk rock, le bar Delilah’s est une institution. Delilah’s combine du grain (50%) de chez Cameronbridge et des single malts (50%) de Teaninich et Glen Elgin, vieillis en fût de chêne blanc américain (quercus alba), dont certains étaient neufs.

André 82%
Jamais un Compass Box aura été autant effacé. Miel vanillé au nez, grains de céréales maltées assaisonnés de miel frais, accentué de quelques notes de bois de chêne très contrôlées. La texture est très ordinaire, flasque et diffuse. La vanille et le miel jouent un rôle prépondérant et forment l’ossature de ce whisky qui prendra plus de tonus en s’installant en bouche, aidé par une bonne présence d’épices (gingembre et cannelle) … mais un manque flagrant de complexité. La finale affichera de belles notes d’oranges et de toffee, de sucre caramélisé me rappelant les Sugar Crisp. Heureusement, malgré son manque de diversité, il démontre tout de même une belle qualité de présentation sans avoir le caractère de la plupart des autres parutions du même producteur. On s’attend à mieux de la part de Glaser et son équipe.

Patrick 84%
Un whisky léger, mais tout de même offrant une belle complexité.  Nez : Léger, marqué par le miel et la vanille, le tout complété par un peu de chêne et d’orge.  Bouche : Belle arrivée sucrée, suivie d’une vague légèrement épicée.  Miel et vanille sont toujours présents, avec une subtile pointe fruitée.  A la troisième gorgée, on détecte même une touche de fumée très subtile.  Finale : Épices et vanille.  Assez longue.