Chivas 12 ans (1980’s)

43% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Blends Chapitre II » de la Maison du Whisky. Chivas doit son nom à James Chivas, propriétaire d’une épicerie créée en 1820 à Aberdeen. Le succès de son entreprise lui vaut un Royal Warrant de la reine Victoria en 1843. Si la lignée des Chivas s’éteint en 1893, la société conserve le nom de Chivas Brothers. Propriétaires de six marques de blends, ses dirigeants Charles Howard et Alexander Smith profitent du développement rapide de l’économie américaine pour mettre sur le marché un assemblage de luxe : Chivas 25 ans. La version 12 ans a quant à elle été lancée en 1939 pour le marché américain, son âge plus modeste visant à préserver les stocks. Exsangue financièrement au sortir de la guerre, Chivas est repris en 1949 par Seagram qui rachète la distillerie Milton l’année suivante et la renomme Strathisla ; cette dernière devient alors un composant majeur de l’assemblage et le siège de la marque.

Patrick 82%
Ce vieil embouteillage ne fera pas de moi un fan de ce blend qui n’est pas vraiment dans mes goûts. Bref, c’est bien, sans plus. Nez : Notes d’oranges et de pommes fraiches, avec du miel floral et du cuir chauffé au soleil. Bouche : Belle texture huileuse en bouche, apportant une délicate note de fumée, du cuir, des oranges, du chêne grillé, des pommes vertes et une goutte de miel. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chêne grillé.

Johnnie Walker Red Label (1970’s)

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Blends Chapitre II » de la Maison du Whisky. À 15 ans, John Walker achète une épicerie en 1819 à Kilmarnock, sa ville natale. S’il vend déjà du whisky, c’est son fils Alexander qui crée, dans les années 1860, le Walker’s Old Highland Blend. Sa célèbre bouteille carrée est l’ancêtre des versions Red Label et Black Label de 1909, ornées du Striding Man dessiné par Tom Browne l’année précédente. La société est rachetée par Distillers Company Limited (DCL) en 1925. Devenu le blend le plus vendu du monde dans les années 1950, le succès de Johnnie Walker ne s’est, depuis, jamais démenti.

Patrick 90%
Ok, je n’ai pas affaire au Red Label de la SAQ! Mon Dieu, j’ai l’impression d’avoir en fait goûté un « Blue Label ». J’ai comme l’impression qu’en introduisant le « Blue », Diageo a dilué la qualité de ses autres produits afin de motiver leurs clients à dépenser plus. Ça me tombe sur les nerfs lorsque j’entends des gens dire que les whiskys étaient bien meilleurs « dans le bon vieux temps » mais ici, je suis forcé de leur donner raison. [NDLR : L’échantillon provient du bouteille destinée au marché Italien des années 70]. Nez : Hein? Quoi? Je dois valider sur l’étiquette que je ne me suis pas trompé… Oui, c’est bien du Red Label. Mais quel parfum sublime! De la cire, de la fumée de tourbe bien mesurée, du poivre, du curry, des oranges, du caramel onctueux, de la vanille et un peu de chêne. Le tout est complexe et rudement bien balancé. Bouche : La texture en bouche est légèrement déconcertante, étant à la fois un peu aqueuse et cireuse… Masi globalement très agréable. Le goût est quant à lui extraordinairement complexe, avec du bois brûlé, de la fumée de tourbe hyper aromatique, du curry, des fruits des champs bien mûrs, du poivre, des oranges, du miel et du caramel. Finale : D’une superbe longueur, boisée, fumée et épicée.

William Grant’s (1970’s)

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Blends Chapitre II » de la Maison du Whisky. L’histoire du blend William Grant’s commence en 1898, après la fondation de Glenfiddich (1887) et de Balvenie (1893) par la famille Grant. En 1903, William Grant embauche son beau- fils, Charles Gordon, pour vendre son whisky. Après des débuts laborieux, Grant’s – alors connu sous le nom de Grant’s Standfast d’après la devise de la famille – trouve le succès au Royaume-Uni et surtout en Amérique. Sa bouteille triangulaire est conçue en 1957 par le designer Hans Shleger. L’ingrédient principal de Grant’s est le whisky de grain Girvan, distillerie appartenant à William Grant & Sons, de même que les whiskies de malt Glenfiddich, Balvenie et probablement Ladyburn pour une édition de cette époque.

Patrick 87%
Un très bon whisky, qui me fait réaliser pourquoi les blends ont éclipsé les single malt pendant tout le XXème. Avec une telle complexité et une telle balance vendue à un prix si raisonnable, il n’y avait pas de raisons d’aller explorer le monde alors « sauvage » des singles. Nez : Très doux, semble plus marqué par le whisky de grain que celui de malt. J’y retrouve du miel et du caramel, mais sans le sucre normalement associé à ces arômes. Il y aussi pommes très mûres et un peu de citron. Bouche : Belle complexité et superbe texture en bouche. J’ai l’impression qu’il y a du savoir-faire qui s’est perdu à ce chapitre depuis les années 70! En termes de saveurs, j’au retrouve du bois brûlé, un mélange de pommes mûres, de pommes vertes et de poires vertes, du citron et un petit trait de caramel. Finale : D’une belle longueur, marquée par les pommes vertes et le bois brûlé, voire fumé.

Abbot’s Choice (1970’s)

43% alc/vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Blends Chapitre II » de la Maison du Whisky. Connu pour sa bouteille en forme d’abbé – qu’il faut « décapiter » pour ouvrir – Abbot’s Choice est un blend produit par John McEwan & Co, également à l’origine des blends King GeorgeIV et Chequers. La société, fondée en 1863, est rachetée en 1937 par Distillers Company Limited (DCL), ancêtre de Diageo. À son lancement, quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, Abbot’s Choice rencontre un grand succès en Amérique latine et en Italie, où il est importé par Samaroli. L’assemblage repose probablement sur une base de Linkwood ; la licence de la distillerie avait été octroyée à John McEwan & Co au milieu du XXe siècle.

Patrick 90%
Cette bouteille provient de l’Italie des années 70 et me permet d’affirmer que les Italiens de cette époque étaient chanceux! Je retrouve ici un blend haut de gamme en termes de goût, du style qu’il faut débourser aujourd’hui plus de 200$ pour obtenir quelque chose de semblable. Nez : Frais, avec des fruits du verger encore verts, avec une goutte de vanille, du chêne sec et des herbes séchées. Bouche : Porté par une texture superbement huileuse (étonnant, considérant le taux d’alcool), j’y retrouve au premier plan du chêne sec, une pointe de fumée très discrète, les fruits encore verts du verger, des amandes et des herbes séchées. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur le chêne séché, les herbes séchées et une pincée de poivre blanc.

Scots Gold 12 ans

40% alc./vol.
Ce blended Scotch de 12 ans d’âge est composé d’un assemblage de whiskies de grain des Lowlands et d’une sélection de whiskies de malt, principalement issus des Highlands et du Speyside.

André 74%
Pour le prix demandé, les attentes étaient basses, ce qui laisse la place à la surprise disons… Si les flaveurs du nez sont plutôt limitées, la structure générale est agréable d’approche. Céréales au miel, céréales séchées, crème vanille, zeste d’orange et un peu de poivre moulu. En bouche, l’ensemble est sucré et conservateur. Miel bien sucré, vanille, café au lait, trait d’épices et c’est pas mal tout. Pour la texture, on repassera. J’y trouve peu de plaisir mis à part le boire pour le boire. Finale courte, sucrée ; vanille, crème fouettée, miel, cannelle et une timide touche de bois brûlé. Je ne connais pas la proportion grain versus malt whisky mais c’est évident que l’on est beaucoup plus sur le grain whisky. Encore un whisky bon pour la mixologie.

Patrick 81%
Je dois admettre que le style de la bouteille a fait que mes attentes étaient assez basses. Cela étant dit, ça demeure un whisky honnête pour le prix demandé. Nez : Parfum assez agréable de whisky de grain légèrement sucré, avec du miel et des biscuits d’avoine. Bouche : Épices à cuisson, miel, caramel, vanille, fudge et cannelle… Simple et assez efficace. Finale : D’une longueur moyenne et épicée.

Martin 79%
Nez: Vanille légère, céréales sucrées, pomme jaune, caramel mou et un brin de chêne sec. Bouche: Texture mince, miel dilué, biscuit thé social, zeste de citron, pointe herbacée avec un vent d’alcool un peu timide. Finale: Courte, sucre d’orge, bois poussiéreux, amande crue, impression légèrement métallique. Équilibre: Un blend cohérent mais simple, peu de relief, un dram honnête pour mélange ou sur glace, qui manque cruellement de caractère pour une dégustation attentive.

The Cairn CRN57 30 ans

43% alc./vol.
Blended Malt Scotch – Ce « blended malt » de 30 ans d’âge fait partie d’une gamme de whiskies lancée par Gordon & MacPhail afin de mettre en avant le travail réalisé à la distillerie The Cairn. Les whiskies de la distillerie ne seront pas prêts avant un certain temps, mais en attendant, celle-ci a créé des embouteillages pour donner un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler le spiritueux dans 12, 18, 25, 30, 40, 57 et 70 ans. La distillerie The Cairn est située à 57 degrés, d’où le nom CRN57 donné à ces éditions.

Patrick 82%
Ici, tout dépend des attentes…  A l’aveugle, c’est un très bon whisky, mais compte tenu que je m’attendais au côté spectaculaire d’un 30 ans, je reste sur ma faim. Enfin, considérant qu’il a été dilué à 43%, je ne suis pas trop surpris. Bref, je ne suis pas le public cible. Nez: Réglisse noire, zeste d’orange, cuir et léger caramel. Bouche: Bien épicée et boisée, avec du zeste d’orange, du gingembre, des dattes et un peu de caramel écossais. Finale: D’une longueur moyenne, légèrement boisée. 

The Cairn CRN57 18 ans

43% alc./vol.
Blended Malt Scotch – Ce « blended malt » de 18 ans d’âge fait partie d’une gamme de whiskies lancée par Gordon & MacPhail afin de mettre en avant le travail réalisé à la distillerie The Cairn. Les whiskies de la distillerie ne seront pas prêts avant un certain temps, mais en attendant, celle-ci a créé des embouteillages pour donner un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler le spiritueux dans 12, 18, 25, 30, 40, 57 et 70 ans. La distillerie The Cairn est située à 57 degrés, d’où le nom CRN57 donné à ces éditions.

Patrick 86%
Un bon whisky, mais il lui manque un petit quelque chose au niveau de la texture en bouche pour vraiment m’impressionner.  Nez: Parfum doux avec du caramel, de la vanille et une petite volute de fumée. Bouche: Un beau mélange de bois et de caramel, avec une touche subtile de fumée et d’épices venant du chêne brûlé.  Finale: D’une longueur moyenne, boisée et épicée. 

White Heather 21 ans

48% alc./vol.
Composé à 53 % de whisky de grain et à 47 % de whisky de malt provenant des Highlands, du Speyside et d’Islay. Les whiskies ont d’abord vieilli 18 ans dans une combinaison de fûts américains de premier remplissage, de second remplissage et de hogsheads, ainsi que dans quelques fûts de sherry, avant d’être assemblés et affinés pendant 3 ans dans des puncheons de Pedro Ximénez et d’Oloroso, et dans des fûts de chêne des Appalaches moyennement toastés.

André 91%
Vraiment solide au nez, très bold et gourmand. Gâteau aux fruits nappé de chocolat noir, dattes et prunes, léger apport de réglisse rouge et de cannelle, oranges, vieux bois verni et miel. Wow, la superbe texture en bouche, hyper huileuse. Pâte de fruits, dattes et raisins secs, chocolat noir, cerises, oranges, caramel légèrement cramé, gâteau aux fruits, sensation poussiéreuse un peu vieillotte, bois toasted. Si whisky tourbé, j’en cherche l’apport au niveau aromatique. L’apport du 53% de whisky de grain n’est pas vraiment soutenu, c’est plus rond et mielleux, pas ‘’céréalé’’ disons. Très longue finale, boisée et finement poivrée, gorgée de fruits séchés et de caramel.

Patrick 92%
Si tous les blends étaient comme ça, les single malts n’auraient aucune chance! Riche, complexe, savoureux, ce whisky coche toutes les cases!
Nez : Xérès porté par de beaux fruits mûrs, avec du miel, du chocolat, du caramel, de subtiles épices et du cuir. Complexe et alléchant. Bouche : La fumée de tourbe s’entremêle superbement avec du beau xérès riche et onctueux, mais avec aussi du chêne sec et épicé, du cuir, du chocolat noir, des oranges, des abricots séchés et de la vanille. L’ensemble est très complexe et porté par une superbe texture en bouche. Finale : D’une très belle longueur, avec des fruits séchés, du chêne épicé et du chocolat noir.

White Heather 15 ans

46% alc./vol.
Création de Billy Walker,ce White Heather 15 ans est un whisky écossais blended composé de malts tourbés et non tourbés provenant du Speyside, d’Islay et des Highlands du Nord. Il contient également du whisky de grain, mais la proportion de malt est relativement élevée, à 47 %. Le whisky débute sa vie dans des fûts de sherry et des fûts de chêne américain, avant d’être assemblé par Walker et transvasé dans des ‘’puncheons’’ de sherry Pedro Ximénez et Oloroso ainsi que dans des fûts de chêne américain vierge pour y passer trois années supplémentaires.

André 86%
Ça c’est ce qu’on appelle un très bon blend. Nez s’ouvrant sur les bonbons au caramel, les friandises à la cannelle et la liqueur d’orange, la cassonade, fruits rouges et les raisins secs. Bel apport sucré qui me rappelle le sucre sur les raisins des céréales Raisin Brand. Pas besoin de chercher des notes soufrées, il n’y en a pas… La bouche est sirupeuse et gourmande même si l’on détecte un fond d’épices boisées. Fruits rouges, raisins, cerises, oranges, caramel, café au lait et chocolat aux noisettes. Je cherche l’apport tourbé. Finale terreuse et légèrement amère, bien fruitée et épicée avec une bonne rétro-olfaction de bois calciné. Belle découverte !

Patrick 85%
Un blend comme je les aime, c’est-à-dire très complexe et bien équilibré. La texture en bouche est toutefois un peu mince, ce qui lui a fait perdre quelques points. Nez : Parfum agréable avec une subtile touche de fumée de tourbe, du miel, du zeste d’oranges et des amandes. Bouche : La fumée de tourbe, sans tout dominer, est tout de même présente ici à l’avant-plan avec une bonne note poivrée. J’y retrouve aussi du pamplemousse et du gingembre, ainsi qu’une discrète goutte de miel. En fait, les saveurs sont beaucoup plus complexes, avec plein de saveurs subtiles telles que de l’ananas, des truffles, des amandes, du moka, du xérès et du chêne grillé. Finale : D’une longueur moyenne, légèrement épicée et boisée.

London Square 12 ans Series 1

40% alc./vol.
Rendant hommage à l’historique Soho Square de Londres, ce blended whisky est issu d’un assemblage méticuleux de whiskies de malt et de grain, vieilli douze ans en fûts de bourbon. Batch 18.

André 73%
Comme l’écrivais Patrick, de la menthe dans un whisky, ce n’est pas super. Menthe verte, oranger en fleur, grains de céréales séchés sur fond herbacé. Pas fan du tout… La bouche est très mielleuse, grosses notes de grains séchés, un peu de zeste d’orange, citron, vieilles cerises, vanille. Côté texture, c’est plutôt mince et diaphane. Finale sur le sirop simple, quelques fruits et un retour sur la menthe et le côté herbacé. Je peux comprendre que ce whisky trouve sa place sur les tablettes d’un mixologue mais aucunement sur celles d’un amateur minimalement sérieux.

Patrick 77%
Je ne suis pas amateur de la menthe dans mon whisky, alors je peux dire sans hésiter que celui-ci n’est pas dans ma palette. Son seul mérite est son joli packaging. Nez : Parfum assez frais avec des notes d’agrumes, de chêne sec et de menthe. Bouche : La menthe est plus présente ici, camouflant presque une petite touche de fumée. J’y retrouve aussi un peu de chêne séché et des agrumes. La texture en bouche est plutôt mince, soulignant la grande dilution de ce whisky. Finale : Un peu courte, marquée par la menthe.