Eddu Silver Brocéliande

42% alc./vol.

Patrick 82%
J’ai tellement adoré l’édition « régulière » que mes attentes étaient élevées. Je suis un peu déçu. Intense au niveau du bois, mais jeune aussi… Pour les fans de la légende du roi Arthur, go, pour les autres, on repassera. Nez : Parfum très fruité et sucré, avec des pommes rouges très mûres et de la mélasse. Bouche : Épices, fruits sucrés, pommes rouges, caramel et du bois sec. Finale : D’une belle longueur, épicée et légèrement fruitée.

Martin 80%
Plus riche et foncé que mes attentes, avec des jambes pressées. Nez: Fruits riches et rouges, un peu d’anis, un peu de fenouil et de mélasse. Herbe jeune de plus en plus évidente. Le blé ressort plus on attend. Bouche: Mélasse et sucre brûlé sont à l’avant-plan, avec quelques épices timides et un peu de fenouil pas loin derrière. Un peu de réglisse s’annonce à la fin. Finale: Encore anis, fenouil et sucre. Mélasse chauffée. Équilibre: Assez facile à boire, malgré que ça s’éloigne énormément de ma palette de goût. Mais plus objectivement je dirais qu’on manque ici de maturation.

Caol Ila 15 ans 2001-2016 Unpeated

61.5% alc./vol.

André 82%
Je dois avouer que j’avais un avis défavorable après avoir lu la review de Pat, qui, habituellement, avouons-le, note plus haut que moi. Alors j’ai tenté de mettre ça de côté et de faire ma propre opinion. Le nez est un peu anasthésié, belles nuances de caramel Écossais et de vanille crémeuse, céréales maltées, agrumes, pommes vertes, herbe verte mouillée, background salé et maritime. Avec le taux d’alcool de plus de 60%, il serait justifié de s’attendre à se faire ramasser par un camion 10 roues d’alcool mais… nope, l’onctuosité et le côté très gras du whisky enrobe la bouche qui est protégée de façon étonnante de la morsure sournoise et alcoolisée. L’agencement de saveurs est un peu difficile à suivre, ces mêmes saveurs du nez continuent à se développer en bouche et la finale est un peu déroutante avec des notes d’herbe verte mouillée, de poivre noir et de sel de mer. Le canevas général est tout de même généralement sucré et très céréalier. Ce whisky tire un peu dans toutes les directions et la ligne directrice est difficile à suivre. Mais bon, un Caol Ila unpeated offre définitivement une belle picture hors norme dans le paysage des whiskies d’Islay.

Patrick 78%
Merci Caol Ila de tourber la plupart de vos whiskys. Car autant j’aime vos whiskys tourbés, autant ceux qui ne le sont pas me rebutent. Nez : Parfum de céréales mouillées un peu passées date,mais tout de même sucrées. Bouche: De belles épices savoureuses, une tonne de céréales sucrées, mais toujours ce petit côté de céréales mouillées passées date… Finale: S’étire sur les céréales passées date.

Belgian Owl The Private Angels Limited Edition 36 months old Single Cask

70.3% alc./vol.
036/200, bouteille #220. Premier Belgian Owl distillé avec les mythiques alambics Caperdonich venus tout droit d’Ecosse. The 200 Private Angels – Série exclusive de 200 fûts. Etienne Bouillon, ce distillateur passionné, initiateur du projet, a rempli le premier fût du futur Belgian Single Malt Whisky, le 29 octobre 2004. Les premières ventes ont eu lieu dès décembre 2004 par le biais d’une vente online soutenue par la presse quotidienne écrite belge via une pleine page publicitaire.


André 91%
Avec un climat monotone et ennyeux, humide à souhait et pouvant amener Miss Méteo à la dépression nerveuse, comment aurait-on pu penser qu’un whisky gagnerait environ 8% de degré alcoolique en 36 mois??? Climat singulier de la région ou entrepôts relativements secs, mais plus de 70% d’alcool pour un whisky, disons que cela est définitivement hors-norme. Cadeau du proprio et distillateur Étienne Bouillon, ce whisky a autant de générosité que son propriétaire. Approche micro-distillery et très ‘’du grain à la bouteille’’, le nez est musclé et sur les stéroïdes alcoolisées. Il faut définitivement faire abstraction de l’important taux d’alcool qui vous agrippe le nez férocement. Au départ, les céréales et le twist agricole et small batch, les poires, le caramel, la meringue et la tarte au citron, le miel chaud. Sans dilution, j’avoues que ça déménage pas mal, alors j’ajoute quelques larmes d’eau. Poires, amandes, crème brûlée, beurre baratté (sans sel), la pomme verte, les céréales. L’apport du fût de chêne est important mais le spiritueux a tout de même su garder son épine dorsale unique. Le whisky développe de pulpeuses notes d’épices en finale de bouche pendant que l’alcool tient la note avec la même conviction que la cantatrice Bianca Castafiore drapée dans son étoffe de canelle et de gingembre. La qualité du distillat et le choix des fûts est visiblement (et gustativement) juste, le résultat est une expérience en soi. Attachez vos ceintures car lorsque que le pied appuiera sur l’accélérateur, vous aurez droit à toute une virée…

Patrick 88%
Avec un tel taux d’alcool, on ne peut pas se surprendre d’une telle intensité. Définitivement pas un whisky de tous les jours mais vraiment trippant à déguster! Nez : Savoureux parfum de céréales sucrées et légèrement fruitées, le tout avec une touche de meringue. Bouche : D’une rare intensité, avec des agrumes, des noix, un peu de bois, des pommes vertes, du chêne et énormément d’épices. Finale : Un peu sèche, épicée, boisée et marquée par les céréales.

Martin 90%
Nez: Céréales sucrées, tarte aux pommes chaude, éthanol bien présent, touche de vanille et zeste d’agrumes. Bouche: Explosive, sur le caramel, la poire pochée, les épices vives et une chaleur intense. Finale: Longue, sèche, poivrée et boisée, avec une pointe de réglisse et de beurre fouetté. Équilibre: Brut et fougueux, une curiosité survoltée à approcher avec extrême précaution… et quelques gouttes d’eau.

Box Single Malt Whisky « The Messenger » 3 ans

48.4% alc./vol.
Bottled November 2015. Édition limitée de 8169 bouteilles. 76% de la recete provient d’une maturation en fût de chêne américain de 130 litres et 24% provenant de fût de shery Oloroso. 7% de la recette contient du whisky tourbé de la distillerie.

André 81%
Belles notes de vanille et du bois de chêne, notes verdâtres, eucalyptus, genre menthe tourbée finiment. Le nez dégage des arômes de jeune distillat passablement influencé par le bois, rendu presque végétal… Je ne suis pas conquis. Le whisky se développe lentement en bouche, encore sur la menthe et l’eucaplyptus un peu tourbé, la vanille s’est transformée en quelque chose qui ressemble plus à du caramel, poignée d’amandes non-salées, bois vert, herbe, poires, céréales maltées, puis volée d’épices et de poivre. À l’aération, quelques notes de fruits rouges bien discrètes. Finale de poires, d’épices et de poivre. Un whisky n’ayant peut-être pas encore assez acquis de caractère et de personnalité propre, grandement influencée par le fût et le bois.

Patrick 89%
Un très bon whisky épicé et fumé. J’aime bien! Nez : Parfum de jeune whisky marqué par les agrumes et de l’eucalyptus. Bouche : Bois épicé et fumé, avec un peu de poivre, de vanille subtilement sucrée et d’eucalyptus. Savoureux! Finale: D’une longueur moyenne, un peu sèche et très épicée.

Spirit of Hven Backafallsbyn Tycho’s Star Single Malt Whisky

41.8% alc./vol.
Hven distillery est situé en Suède, cet édition rend hommage à l’astronome Tycho Brahe et à la supernova qu’il a découvert en 1572. Brahe vivait d’ailleurs sur la petite île de Hven au début des années 1500. Le mashbill est composé d’orge maltée, de Pale Ale malt et de Chocolate Malt. Les fûts sont composés de 58,20% heavy charred Quercus Muehlenbergii de l’État du Missouri, 33,44% heavy toast Quercus Petraea de la région de Allier et de 8,36% medium toast Quercus Robur provenant de Bourgogne.

André 90%
Quelle belle presentation. Au débat, le nez est relativement fermé, s’ouvre sur des notes de caramel légèrement fumé, les poires poêlées, puis la cannelle et le gingembre. Rien qui casse la barraque mais ceci ne rendra que la surprise en bouche plus intéressante. On dirait que les épices sont maitenant maitres de la direction que prendra cette savoureuses envolée, notes fermes et affirmées de gingembre et de cannelle nappées de caramel finement salée, puis, volée de tourbe terreuse et d’herbe verte. Notes de chocolat noir et de bananes, vanille, caramel brûlé, épices diverses auquel s’ajouteront les saveurs de poivre noir en finale de bouche et une fumée de tourbe qui s’évanouit lentement mais avec beaucoup de persistance. Wow, quel savoureux whisky, équilibre remarquable, saveurs singulières. Seul petit reproche, la volatilité du whisky qui faudra boire sans trop laisser trainer dans le verre. J’adore.

Patrick 92%
Une superbe surprise que ce Hven! Savoureux et complexe, j’adore! Nez : Parfum de tourbe jaune fumée, de cannelle et de gingembre. Bouche : Fumée sucrée et huileuse. Aussi de belles épices, du caramel, un peu d’herbe, du chocolat noir et des bananes. Sublime. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, et épicée et légèrement sucrée.

Eimverk Distillery Flóki Icelandic Young Malt 1st Edtion

47% alc./vol.
Barrel #24, bottle #180, 2016. La distillerie Eimverk située à Garðabær, près de Reykjavik, est une entreprise familiale établie depuis 2009. Sous l’égide du maître distillateur Egill Gauti Thorkelsson, 4 fûts de « Icelandic young malt » ont été produits et commercialisés sous leur marque « Flóki », exclusivement disponible dans les magasins hors-taxe du pays. L’orge est séchée avec du fumier de mouton, abondamment utilisé dans le pays depuis toujours pour fumer la viande et le poisson. Les alambics de la distillerie sont chauffés par la géothermie grâce aux abondantes sources chaudes volcaniques à disposition. En novembre 2016, après la période de recherche de la bonne « recette » (163 essais avant de trouver « LA » recette définitive) et les 3 ans nécessaires à la maturation du whisky, le premier « Flóki Icelandic Single Malt » mûri en fûts de bourbon sera embouteillé. Toutefois, la production sera limitée à 500 bouteilles de 50 cl numérotées, titrant 40 %. Le nom « Flóki » provient d’un explorateur viking qui a donné le nom d’Islande au pays en 847. Ce spirit est vieilli pour une période de 1 à 2 années en fresh american oak barrel medium toast & char level.

André 72.5%
Ayant terminé voilà pas longtemps la série Vikings, je me suis dit que c’était probablement le bon moment pour moi, étant toujours dans le mood, d’essayer cette bouteille qui trainait depuis plus d’un an dans la whisky room. Singulier… Au départ, beaucoup d’influences du fût neuf, côté agricole, biologique et micro-distillery très prononcé. Vanille, poivre, grains de céréales mouillés, foin séché. Je dois avouer que j’ai eu l’image du crottin d’animaux aux premières impressions mais que je trouvais ça trop salaud pour l’écrire, mais qu’après avoir lu que l’orge est séchée avec du fumier de mouton, bien je dois confesser que c’est ça que ça goûte et que ça sent. La bouche est plus fruitée, genre oranges et citron poivré, ananas, poires aussi, finement épicé, herbe verte, moue de céréales avec une petite morsure du chêne séché. J’ai vidé le cabanon dernièrement afin d’y faire le ménage et j’ai trouvé le lit hivernal de la bellette que je voyais passer de temps à autre sur le terrain. Et bien, cette odeur de fourrure animale un peu sale me rappelle certaines des saveurs biologiques qui reviennent toujours en avant plan. La finale est orangée et fruitée, parsemée de notes de tranches d’ananas et de morceux de fûts neufs, céréales agricoles et animales très weirdo. J’avoues que je suis déstabilisé, pas nécessairement dans le bon sens du terme mais bon je crois que ce spirit est tout aussi unique que l’Islande peut le prétendre.

Patrick 65%
Pour faire un whisky original, il suffit de le vouloir. Pour faire un bon whisky, ce n’est définitivement pas aussi évident. J’imagine que je peux trouver ça cool d’avoir goûté à du purin grâce à ce whisky. Ou peut-être pas. Nez : Woooooh… C’est spécial. Peut-être que c’est le fumier de mouton? En tout cas, c’est agricole. Genre une grange, des céréales mouillées, du foin et un fumier ou du compost presque sec. Anyway, ça ne donne pas envie d’y goûter. Bouche : Un compost de bananes, de citrons, de poires, d’oranges, d’herbe et de chêne, avec un petit côté animal malade. Finale: Longue, et portée sur un mélange d’agrumes, de céréales et de purin.

Twelve Barrels Canadian Blended Whisky

40% alc./vol.

André 76%
Nez commun et anonyme. Sirop d’érable ou plutôt eau d’érable, bois de cèdre, cannelle, le tout noyé dans le caramel. La bouche est diluée malgré les notes de poivre et de rye épicé. On goûte fortement les saveurs de caramel et d’eau d’érable, l’ensemble demeure bien sucré. L’attendre aura permi à de bons fruits rouges d’apparaitre avec surprise. Malheureusement, on se lassera rapidement du whisky, dominé par le caramel. La finale est vanillée et caramélisée, un brin poivrée et offre également quelques traits de bois de chêne. Typical Canadian low shelf whisky. On sort le Coke et le Ginger Ale et on fait des cocktails sur la terrasse avant qu’il fasse trente degrés sous zéro.

Patrick 76%
Presque bon. Sans être une bonne raison en soi pour passer une soirée sans alcool, si vous tenez à boire ça, il faut avoir quelque chose à oublier. Nez : Parfum globalement sans grand intérêt, avec du bois et du caramel dans un présentation sans originalité. Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par le sirop d’érable et le chêne, avec quelques petits fruits rouge nappés généreusement de caramel et de vanille. Après quelques gorgées, je ressens aussi un petit feeling métallique en bouche. Dommage, c’est quand même bien parti. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et métallique.

Martin 72%
Nez: Caramel artificiel, céréales sucrées et une note d’alcool un peu brute. Bouche: Fluide mais déséquilibrée, sur le sirop léger, le bois sec, une touche de vanille bonbon et un fond légèrement métallique. Finale: Courte et floue, avec un retour d’alcool à friction peu élégant. Équilibre: Malgré son intention conviviale, c’est un whisky présente des défauts majeurs qui nuisent à sa cohérence en dégustation pure. Après une gorgée et demie, c’est le voyage final vers l’évier…

Arran 10 ans Private Cask LCBO

55.4% alc./vol.
First Fill Bourbon Cask, cask #2005/800228

André 80%
Poires fraiches, vanille, caramel, miel et pommes vertes, céréales maltées. Après environ 15 minutes, notes d’herbe verte mouillée, eucalyptus et un fond de bas de laine plein de sueur. La bouche étonne par sa douceur, mais est ennuyeusement rectiligne; saveurs verdâtres, puis céréales nappées de miel et de vanille et parsemé de cosses de pommes vertes. Y’a encore dans ce whisky une touche organique bizarre pas super agréable, genre de bas que tu sors de tes bottes de randonnées après t’être tapé l’Acropole des Draveurs. La finale est insipide et lassante, pelure de pomme verte, céréales maltées, caramel et vanille avec même un léger fond chloré. Très décevant de la part de cette distillerie qui nous a habitué à beaucoup plus de qualité et d’équilibre.

Patrick 80%
Un whisky pas mauvais, mais tout de même bien ordinaire. Genre, ça ne vaut pas le détour par l’Ontario, et si vous y êtes déjà, ça vaut pas le détour jusqu’à l’allée des scotchs. Nez : Sucre blanc, chêne, vanille, miel, pommes. Bref, sucré et légèrement fruité. Bouche : Cassonade, bois brûlé, un peu agrumes et des épices. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé et les épices.

Port Dundas 12 ans

40% alc./vol.

André 81%
Le nez est représentatif du style, bele pleiade d’arômes mais se situant pas mal dans le même coin de la palette aromatique; bananes, vanille, noix de coco, légère présence du bois vert avec un apport soutenu des céréales. En bouche; la pomme verte un peu poudreuse du style rappellant certains Glenlivet, puis épices soutenues de cannelle et de bois séché, gingembre, salade de fruits, céréales HoneyComb avec une finale de bouche de grains séchés. Ce whisky a un p’tit twist organique intéressant et me rappelle certains Canadian Whisky provenant de micro-distilleries, le genre de whisky où les céréales sont mises à l’honneur. La finale est relevée, surtout par les épices qui gonflent la sensation du taux d’alcool et tranpercent la langue de petites aiguilles effilées. Ce whisky est idéal pour discerner le style ‘’grain whisky’’ et isoler les saveurs primaires de ce type. Ceci étant dit, je me lasserais rapidement si j’en avait une pleine bouteille de 750ml à passer.

Patrick 84%
Ne vous laissez pas rebuter par le fait qu’il s’agisse d’un « grain whisky » : Bien des single malts du Speyside n’ont pas autant de personnalité ! Il saura d’ailleurs plaire aux amateurs de Glenfiddich ou Glenlivet 12 ans ! Pour les autres, ça demeure une curiosité intéressante. Nez : L’un des arômes les plus crémeux que j’aie senti ! Vanille, caramel, rhum traditionnel, bananes mûres et discret chocolat, le tout légèrement rafraichi par une touche subtile de pommes vertes. Bouche : Une bonne note boisée que le nez ne laissait pas présager m’a pris par surprise à la première gorgée. Puis, le rhum, la vanille, le miel et la pomme verte viennent donner une grande complexité à l’ensemble. Finale : Un peu courte, marquée par les céréales et la pomme verte.

Martin 84%
Nez: Miel, eau d’érable, crème et chêne. Céréales, sucre en poudre et rhum brun. Bien plaisant et inusité. Salade de fruits et caramel. Bouche: Miel, cantaloup, cannelle, gingembre, chêne et touche de poivre. Sucre brun, canna à sucre, cacao et touche de noix. J’aime bien, ce sont des saveurs que je ne vois pas souvent. Finale: D’une longueur agréable, elle est ponctuée de notes de poivre blanc, de chocolat, de bois, de fruits et de caramel. Équilibre: Une belle découverte au niveau des whiskys de grain, ça se prend bien sur la terrasse.

Corsair Ryemageddon

46% alc./vol.
Mashbill compose de 80% de malted rye et de 20% chocolate rye.

André 90%
It’s the end of the world as we know it chantait REM… Peut-être pas… En fait, si vous voulez saisir qu’est-ce que le seigle apporte comme saveurs, ici il n’y a aucune ambigüité. Céréales rouges pointues, sèches et piquantes, la pelure de pomme, d’aspect cireux au nez, même si abondamment épicé et poivré. La première impression que j’ai eu c’est du chocolat fumé très bizarre fourré d’une confiture de fruits rouges et saupoudré d’épices et de poivre. Poivre, gingembre, cannelle, clou de girofle, puis fumée chocolatée. Ouf, les papilles travaillent et sont légèrement déboussolées. La bouche est robuste, cireuse et presque pâteuse comme un whisky vieilli en fût de sherry Oloroso de premier remplissage. Les épices semblent plus calmes et se bercent dans des vagues de chocolat à l’orange, le rye est définitivement parti de l’équation mais est cintré de belles saveurs charnues de fruits rouges et de chocolat et caramel chauffé. Les saveurs rougeâtres me font penser à de la canneberge, ou plutôt un jus de canneberge mélangé de jus d’oranges. Énigmatique comme présentation. La finale redonne la place aux épices et au poivre st aux notes de fruits rouges. Dans le style, si l’on aime, l’exécution est juste et singulière, un genre de Nadia Comaneci du rye whisky, super sexy avec un accent unique à craquer.

Patrick 86%
Un très bon rye, riche et complexe. Par contre, contrairement à André, j’ai déjà vu mieux comme rye! Nez : Cerise rouge, pommes, poivre, seigle, vanille et chocolat au lait subtil. Bouche : Épices, bois brûlé, caramel chauffé, chocolat noir, vanille et gingembre. Finale : D’une belle longueur, et épicée.