Redwood Empire Pipe Dream 4 ans Bourbon Whiskey

45% alc./vol.
Produit à partir de whiskies issus de diverses distilleries non dévoilées.

André 89%
Quelle belle surprise! Immédiatement au nez, une inspiration cireuse. Gros fruits rouges, cerises fraîches et de la réglisse rouge, de la cannelle, du clou de girofle, des oranges, le tout assaisonné d’une pincée d’herbe verte. Bouche est gourmande qui ne s’est pas departie de sa sensation cireuse, grosse réglisse rouge, cosses d’oranges, caramel, sirop d’érable, poivre et cerises. J’adore la texture et les saveurs affirmées, le tout coiffé de chocolat noir et de poivre moulu. Finale très fruitée et soutenue par la cannelle et le poivre moulu. Un Whiskey à la fois typique et singulier, agréable et sans prétention mais avec un soucis de présentation évident.

Patrick 90%
Un beau bourbon débordant de fruits et de sucre, facile et agréable à boire en toute circonstances. J’en veux encore! Nez: Des cerises trempées dans la cire, de la réglisse, des clous de girofle, de la cannelle et du zeste d’orange. Bouche : Du bois, de belles épices, du zeste d’orange, du sucre blanc, une touche de caramel et surtout de belles cerises et du chocolat noir. Finale : D’une belle longueur, sucrée et fruitée.

Martin 89.5%
Nez: Cire d’abeille et cerises noires, vanille et bois, Poivre noir et oranges. Touche de clou de girofle et de foin sec. Bouche: Orange, poussière et vanille. Chêne, poivre et touche de gomme balloune. Texture cireuse. Maïs acéré. C’est excellent. Finale: Les fruits sont à l’honneur, avec vanille, bois, poivre endiablé et cannelle. Équilibre: Un beau bourbon puissant qui n’a pas peur de s’affirmer devant n’importe qui. J’adore.

Copper City Straight Rye Whiskey

45% alc./vol.
Mashbill composé de 95% seigle et 5% orge maltée. Produit par MGP (Indiana) et embouteillé en Arizona.

André 83%
Seigle très discret, bananes, vanille et caramel, mince apport de cannelle. Si le nez est réservé sur le seigle, la bouche affiche beaucoup plus ses origines. Cannelle, caramel, réglisse, pain d’épices, vanille et miel en fond de bouche en toile de fond. La texture est sirupeuse, pas du tout pointue malgré les fortes notes de cannelle. Très courte finale, sur la cannelle doucement sucrée et le sucre de la vanille, des notes de sirop d’érable peut-être également. Pas mal hors norme comme rye whiskey.

Thumb Butte Skull Valley Arizona Bourbon Whiskey Small Batch 101 Proof

50.5% alc./vol.

André 88%
Bois légèrement brûlé, un peu organique dans l’approche, petits fruits rouges, petite touche végétale aussi au nez.après aération, notes de caramel. Belle sensation soyeuse en bouche, l’alcool est hyper discret. Des savoureuses notes sucrées se développent en bouche, s’alliant au caramel et au notes de céréales au miel, notes de sirop d’érable aussi. Finale moyenne en longueur, sucrée et céréalée, miel, cassonade.

Tomatin 12 ans 2008 Monbazillac Casks French Collection

46% alc./vol.

André 81%
Nez vineux et de fruits secs, cerises éventées,
Bouche sèche et liquide, pelures de pommes, gâteau aux raisins, dates, oranges et poivre moulu.
Finale moche et sans vie, texture liquide au max remplie d’épices, de poivre et de fruits séchés, très boisée.

Patrick 85%
Un très bon dram. Nez : Le parfum est sucré avec des pommes cuites avec de la cannelle, du miel et une poignée d’herbes aromatiques. Bouche : Boisé et épicé, avec des pommes vertes, du café et une touche de miel. Finale: D’une longueur moyenne, herbeuse avec une petite poignée de noix.

Deanston 15 ans Marsala Finish

55.2% alc./vol.
Distillery Exclusive, Distilled 2002, Bottled 26/04/2018, Limited edition of 1308 bottles

André 83%
Superbe nez de cerises et raisins secs mélangé de poires, mangues et de melon au miel, fruits tropicaux. Bouche sèche et marquée par le bois et l’alcool. Vanille, miel, citron, fruits tropicaux derrière un mur d’alcool puissant et de gingembre. Aux gorgées subséquentes, les influences du bois gagnent en force s’affublant d’un léger côté végétal et de bois séché à saveur de vanille. Finale pointue, marquée par l’alcool et la sécheresse du bois. Pour ma part, un Deanston beaucoup trop influencé par le bois, manquant d’équilibre général et à l’alcool un peu trop fringuant.

Patrick 83%
A l’aveugle, c’est bon! Par contre, si je m’étais payé cette bouteille en m’attendant retrouver un scotch mature de 15 ans avec des notes de vin marsala, je serais probablement fort déçu. Nez : Bois frais, poires, mangues… En fait, fruits tropicaux. Bouche : Dominée par la chaleur de l’alcool et du chêne, j’y retrouve aussi de beaux fruits tropicaux bien juteux, ainsi qu’une discrète touche d’agrumes. L’alcool parait plus fort que le taux affiché. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse et boisée.

Deanston 23 ans Oloroso Sherry Matured

50.2% alc./vol.
Distillery Exclusive, Distilled 1995, Bottled 2019, Limited edition of 1473 bottles

André 91%
Nez très opulent, gorgé de pâte de fruits, de cerises et fruits séchés, de caramel, prunes enduites de terre. La bouche est pâteuse et mielleuse, fruits et raisins secs, cerises et vieux cuir, terre mouillée et chocolat noir fourré de poivre, dates dans le caramel fondu, miel chaud. Épices très soutenues parfumant le sherry très dense et compact. Le whisky gagne grandement à respirer longtemps, l’équilibre s’en trouve bonifié, les épices sont beaucoup plus discrètes aussi. Finale très fruitée, passablement d’épices, chocolat noir, raisins secs, cuir et terre mouillée.

Patrick 89%
Un whisky qui m’a laissé dubitatif. Je suis partagé entre « too much » et « wow, quelle intensité ». Comme le mentionne André, le whisky gagne à respirer longtemps, mais n’étant pas de nature patiente, je suis obligé de conclure en disant « presque! ». Nez : Oh boy! Le xérès est tout sauf subtil ici! La grosse pâte de raisins secs, avec un peu de fudge, des cerises, une goutte de miel et du cuir. Bouche : Ici aussi le xérès est très intense, avec des saveurs de raisins secs, de chocolat noir, de cuir, de miel, mais aussi les épices typiques du chêne carbonisé. La texture en bouche est très agréable. Finale : D’une très belle longueur, avec des raisins secs et du chêne brûlé.

Spade & Bushel 10 ans Single Malt Irish Whiskey

57.5% alc./vol.
Limited Edition, Bottle #2725 of 5000

André 87%
Nez vanillé et de compote de bananes, crème pâtissière et miel. Rien qui casse la barraque mais la présentation est agréable. Bouche remplie de fruits du verger, poire et pomme poire, bananes, ananas et fruits tropicaux nageant dans une mer de miel et de vanille. Pas mal toute dans le même coin du firmament aromatique par contre. Texture surprenante où l’alcool est bien maitrisé et n’obnibule pas les saveurs plus légères et fines. Bois de chêne plus ressenti en fond de bouche. Finale plus acérée et astringente, sur les mêmes saveurs goutées précédemment. Comprenons-nous, rien pour réinventer le whisky Irlandais mais de un ça a le mérite d’être cask strength et de deux d’être bien ficelé à défaut d’être innovateur.

Douglas Laing Rock Island Sherry Edition

46.8% alc./vol.
Blended malts comprenant des whiskies provenant des Iles d’Arran, Islay, Orkney et Jura. Ce Whisky a passé les dernières étapes de sa longue maturation dans des fûts ayant préalablement contenu du Sherry Oloroso. Édition limitée de 3000 bouteilles.

André 81%
Je ne trippe pas sur ce type de tourbe à la Tobermory-Ledaig, très terreux avec des accents de soufre mélangé de viande fumée dans un nuage maritime iodé. Bouche ponctuée de raisins secs, de sel de mer, de tourbe terreuse, enrobé de caramel, puis de cerises et de cannelle. Viande fumée et cuite sur le bbq. Finale épicée et tourbée, caramel poivré, grandement influencée par le sherry et qui ne se départit pas de ses notes terreuses du début à la fin de la dégustation. Pour tout dire, je crois que l’influence de Jura est peut-être un peu trop prononcé sur le rendu final.

Elements of Islay LP12

54.7 % alc./vol.
Fruit d’un mélange de 2 ex-bourbon casks et 2 sherry casks distillés en 2014, donc de 6 ans d’âge. Édition limitée de 1672 bouteilles.

André 82%
S’il y a la moitié du mélange qui provient de sherry Cask, je ne sais pas comment cela s’est transmit côté saveurs… Je n’ai rien trouvé de relié au sherry dans la dégustation. Nez maritime très iodé mélangé de foin sec et de bouses de vaches séchées au soleil. Présentation un peu brusque et rêche. Sensation de cendre froide en bouche à saveur de camphre médicinal très iodée et citronné. Poires, melon au miel, citron, cendre, iode. Finale cendreuse et herbeuse, marquée par le poivre et les fruits tropicaux à chair tout en demeurant très astringent. Une version sans trop de finesse et peu de complexité.

Patrick 75%
Dommage d’avoir embouteillé ce scotch à un si jeune âge, quelques années de plus et il aurait été spectaculaire. Fail. Nez : Le parfum est dominé par le sel de mer, des cendres froides et une touche d’agrumes. Bouche : Ouf, ça semble être un très jeune malt, ça. Bref, new make tourbé, agrumes, sel et fruits tropicaux. Mais surtout new make. Finale : D’une belle longueur, marquée par le sel et le new make. Après 30 secondes, ça devient même légèrement désagréable.

Kim 82%
Nez : Sucre d’orge, raisins verts, poivron vert grillé, cendre froide. Bref, ça sent le Islay très classique. Bouche : Ça part en douceur avec un rappel du sucre d’orge. La fumée est délicate et vire ensuite au miel de sarrasin et… au vieux cendrier. Sans tout gâcher, cette finale enlève un peu de plaisir.

Lost Distillery Vintage Selection Gerston Batch 2

46% alc./vol.
L’histoire du whisky Gerston est l’histoire de deux distilleries, connues sous le nom de Gerston One et Gerston Two. Gerston One était une distillerie familiale à l’échelle d’une ferme, avec une production généralement faible produisant un spiritueux de haute qualité qui était en demande à la fois à la maison et plus loin. Il était apprécié par les grands et les bons de la société londonienne et avait des clients aussi éloignés que le Brésil et l’Inde. Il a existé pendant plus de 80 ans et est resté dans la famille Swanson pendant presque toute cette période.

Gerston Two était une distillerie à l’échelle industrielle d’une capacité de 80 000 gallons d’alcool par an. Les propriétaires espéraient imiter le succès du whisky de Gerston One en construisant une nouvelle distillerie, qui avait une capacité presque dix fois supérieure à celle de Gerston One. La production chez Gerston Two a duré un peu plus de deux décennies – ils n’ont pas été en mesure de reproduire le succès et, surtout, la qualité de l’esprit précédemment associés au nom Gerston.

André 91%
Les éditions Gerston sont de loin mes préférées dans peut importe la série. Cet ops ne fait pas exception. Un superbe travail de blending. Nez floral, maritime et industriel à la fois. Fruits à chair en conserve, sel de mer, fumée de tourbe, glaçage à gâteau le tout assaisonné d’une pincée de parmaviolet. En bouche, compote de pommes et gomme à savon, iode et sensation minérale, fumée industrielle très léchée dans le style, fruits à chair. Superbe texture ronde et charnue. La fumée de tourbe est juste bien dosée afin de laisser la place aux saveurs plus délicates. Longue finale planante, minérale et florale sous fond de fumée de tourbe amadouée et de sirop de fruits.

Patrick 94%
Il y a des whiskys tellement mauvais, que je me demande pourquoi je continue à écrire ces évaluations… Puis, il y a des whiskys comme celui-ci, où je suis heureux d’en écrire une, car je pourrai ainsi toujours me souvenir à quel point c’était magistral. J’ai adoré tous mes Gerston de Lost Distillery, et celui-ci ne fait pas exception. Nez: Un parfum de pur bonheur, avec de la tourbe, des fruits mûrs, du miel, des épices et une goutte de caramel. Bouche : Porté par une sublime texture, la fumée de tourbe présente une rare complexité, avec du miel de trèfle, des fruits mûrs, un peu de chêne, du caramel et une pincée de sel. Finale : D’une superbe longueur, salée, fumée et très subtilement fruitée.