Glenallachie 9 ans Wood Collection Oloroso Sherry Finish

48% alc./vol.

André 84%
Nez très bold et hyper boisé, presque tannique. Nez gorgé de cerises, raisins secs et figues, tannins du bois, chocolat au caramel parfumé d’une pincée de cannelle. La texture en bouche est incroyablement douce pour le nez très tannique et boisé. Noix cuites au four enduites de caramel, fruits secs, épicés du bois de chêne, chocolat, puis mélange de cannelle, gingembre et poivre. Bel équilibre général malgré les notes boisées importantes adoucies par le caramel et la cassonade. Belle finale, souple et épicée, au bois de chêne bien ressenti et des notes fruitées et rougeâtres.

Patrick 85%
Bon, ça goûte plus le bois carbonisé que le xérès, mais ça demeure tout de même très bon. Nez : Fruits secs et cuir, avec un peu de fudge sur un petit fond de bois carbonisé. Bouche : L’arrivée en bouche est sucrée, puis le tout prend une tournure plutôt chaleureuse. J’y retrouve des fruits secs comme des dates et des raisins, mais aussi du bois carbonisé, du caramel, de la cannelle et des piments. Finale : D’une belle longueur, surtout boisée, mais tout de même un peu fruitée.

Martin 86%
Nez: Fruits secs, figue mûre, cacao avec une belle pointe de cuir. Poivre et cannelle, cerise noire et chêne brûlé. Bouche: Texture ma foi gourmande et veloutée, sur le caramel foncé, la noisette, la datte et un soupçon de moka. Finale: Longue, chaleureuse, marquée par le chêne , le poivre noir et le raisin sec. Équilibre: Un single malt ample et profond, dominé par les tonalités classiques du sherry, où le bois et les fruits s’entrelacent avec élégance. Un petit côté cuivré en fin de parcours lui coûte un point ou deux.

Kim 84%
Nez : Salade de fruits Del Monte avec les petites cerises pâlottes, clou de girofle, poussière de pierre, feuilles de tabac, chocolat au lait. Plutôt classique mais agréable. Bouche : Barre de crème glacée à la vanille couverte de chocolat noir, piment de la Jamaïque (allspice), cerise noire, feuilles mortes mais pas nécessairement du tabac. J’en reste sur mon idée que c’est très classique, mais bon.

Glenallachie 9 ans Wood Collection Amontillado Sherry Finish

48% alc./vol.

André 81%
À la différence du Oloroso Sherry, cette version Amontillado laisse beaucoup plus de place aux arômes découlant de l’utilisation de l’ex-bourbon cask. Le nez s’esclaffe sur des notes de bananes poêlées au caramel et vanille, poires dans leur sirop, miel. Le nez est aussi beaucoup plus plat sur les épices et la force des saveurs en général, plat et presque inexpressif. La texture en bouche est très ordinaire, sans passion. C’est un peu délavé un terne. Côté saveurs, la bouche est plus rougeâtre; un peu de cannelle, de framboise, du sirop d’érable, tannins du bois sont plus évidents en fin de bouche et bonifient la sensation poivrée de la finale de bouche. Ressemble plus à wine cask finish qu’à un sherry finish.

Patrick 87%
Vraiment plaisant, un whisky qui offre une belle balance entre l’amontillado et le chêne. Caramel aromatisé aux petits fruits, banane, miel et cuir. Bouche : Toujours le délicieux caramel aromatisé aux petits fruits, du miel, de la cannelle, des framboises, du tabac et de subtils raisins secs. Finale : D’une belle longueur, fruitée et épicée.

Martin 85%
Nez: Amande grillée, touche de cuir, miel et une pointe de banane bien mûre. Bouche: Texture difficile à saisir, sur la noisette, la cannelle, le caramel salé ainsi q’une touche de raisins secs et de fruits des champs. Finale: Longue et légèrement tannique, avec des notes de cannelle, de fruits secs et d’épices boisées. Très vineux on va dire. Équilibre: Un whisky au profil plus sec que le Fino, mettant en valeur une vague de fruits au lieu de la complexité de l’Amontillado. Tout ce qui nous reste c’est la chaleur du Speyside. J’haïs pas.

Kim 87%
Nez : Canne à sucre, salade de fruits, clou de girofle, jambon à l’ananas, cerises noires et feuilles de tabac. Bouche : Fruits confits dont le sucre a été concentré à fond, noix de Grenobles et pacanes caramélisées, encore le tabac. J’ai aussi l’impression de gouter le côté oxydatif de l’amontillado. Vraiment agréable.

Glenallachie 9 ans Wood Collection Fino Sherry Finish

48% alc./vol.

André 86%
Beau nez gourmand, sucré et fruité, à croisée du Amontillado et du Oloroso. Mélange de fruits rouges séchés et de fruits à chair, fraises et framboises effervescentes, raisins de Corinthe, poires et miel d’Acacia. Au nez, aucune trace des notes boisées et tanniques. Là où ça déçoit un peu, c’est la texture en bouche qui est disparate et effacée. Oranges et poires, framboises, légère touche de gingembre et quelques épices du bois, bien dosées. Finale de chocolat au lait, gingembre et fruits secs, moyenne en longueur.

Patrick 79%
Nez : Étrange mélange de fruits des champs et de fruits tropicaux, malt grillé, amande, vanille et caramel. Bouche : Fruits des champs et beaucoup de bois. Du bois, sec, épicé et grillé. Aussi du miel dilué… En fait, j’ai une impression bizarre, comme si toutes les saveurs étaient diluées, sauf le bois qui apporte une brulure en bouche que je ne trouve pas vraiment agréable. Finale : D’une longueur moyenne, s’étire sur des notes boisées et de carton mouillé.

Martin 87%
Nez: Noisette, miel dilué, agrumes, fruits secs et une pointe florale. Bouche: La texture est douce mais un peu transparente, sur la poire mûre, le chêne, le malt grillé et une touche d’amande et d’orange. Finale: Moyenne, subtilement boisée et sèche, avec un retour d’agrumes, de poivre rose et de vanille. Équilibre: Un Glenallachie je dirais lumineux, où le Fino apporte une tension sèche et boisée à la douceur du distillat. Le degré d’alcool aussi est un beau coup de génie.

Kim 83%
Nez : Poire jaune, punch aux fruits en petite boite de carton, olives vertes ou plutôt une huile d’olive très fraiche, avec le petit côté vert et piquant, sirop à la banane. Bouche : Le fino amène une certaine austérité, mocha. Je sens le tout bien tannique, la salive disparaissant rapidement de ma bouche. C’est heureusement contrebalancé par du sirop simple, ainsi que du nectar de poire et d’abricot.

Glendronach 12yo Original (embouteillage 2012)

43% alc./vol.

André 87%
Nez gourmand et bold, de fruits séchés recouverts de sucre naturel, pâte de fruits, raisins et prunes, épices relevées et chocolat au lait. La bouche est bien texturée, sucrée également. Compote de prunes, raisins secs des céréales Raisin Brand, bois épicé et légèrement tannique, oranges et cerises, le tout saupoudré d’un nuage de cannelle et de gingembre. À l’ingestion, les tannins et le côté pâteux ressort. Le côté chocolaté est moins évident en bouche qu’au nez mais le whisky a gardé son apport sucré. La finale offre quelque chose qui ressemble à la poudre des confiserie Fun Dip, genre poudreux et poussiéreux, mélange de raisins et de prunes, beaucoup d’épices, de tannins. Bien construit et très affirmé sur le style. Meilleur que la nouvelle version. À 40$ à l’époque, c’était un très bon pick.

Patrick 87%
Un beau whisky riche et savoureux, avec un rapport qualité/prix que l’on ne voit plus de nos jours (et l’industrie se demande pourquoi leur ventes baissent…). Nez : Un délicieux parfum de sherry cask gracieux et savoureux, avec de la pâte de fruits, des raisins et des prunes, le tout présenté sur une planche de chêne grillée. Bouche : Bois grillé, raisins secs, chocolat noir, cannelle, gingembre, oranges et cerises. Pour un whisky à 43%, la texture en bouche est bien agréable. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et légèrement épicée.

Glendronach 12 ans Sherry Cask Matured

43% alc./vol.
Batch #2014-05-07. Maturation en PX et Oloroso sherry casks.

André 84%
Nez de sherry boisé, chocolat fourré de confiture de cerises, apricots, raisins secs, épices bien dosées, cosses d’oranges et caramel. La bouche est bien épicée, gingembre et poivre, et gorgée de fruits divers; pommes, cerises marasquin, raisins de Corinthe, oranges, le tout sur fond chocolaté. Ça manque d’un peu de texture en bouche, un peu trop liquide à mon goût personnel. Le nez est cependant plus équilibré que l’ancienne version datant d’environ 10 ans où les notes de chêne gorgées de sherry étaient vraiment intenses. La finale est un peu courte, beaucoup de fruits rouges séchés, un mélange de caramel et de chocolat et des épices essoufflées. On dirait que le sherry de cette édition est plus morne et beaucoup moins ‘’noble et riche’’, moins ‘’old style’’ que l’ancienne version. La version phare de la distillerie vient de perdre quelques plumes entre le changement de master blender….

Patrick 80%
Au moment d’évaluer ce whisky, André m’a offert un échantillon du même whisky embouteillé en 2012. Ouch, la comparaison a fait mal! Le « nouveau » whisky semble dilué, ou plutôt « éventé », me rappelant le feeling qu’on a lorsqu’on goûte un fond de bouteille de moins d’un pouce oublié pendant quelques années. Dire qu’il se vendait 40$ en 2012, ce qui vaut aujourd’hui, avec l’inflation, 55$. Et que la SAQ demande 100$ pour la nouvelle version éventée… Quand je me demande si ça vaut la peine de conserver l’indépendance de Québec Whisky, j’ai ma réponse quand on essaie ainsi de me prendre pour un con. Nez : Le parfum est marqué un peu par le xérès et par le caramel, mais semble être un peu « éventé ». Bouche : L’arrivée en bouche est marquée par des épices à steak, avec du poivre et une petite pincée de sel. Ensuite, viennent de beaux fruits mûrs, des cerises, des raisins secs, des oranges et des pommes. La texture en bouche manque toutefois de texture pour bien supporter ce que le whisky semble vouloir nous offrir. Finale : D’une longueur courte à moyenne… Dans le sens qu’au niveau saveurs, la finale est courte, mais le feeling de l’alcool s’étire quelques minutes de plus.

Glendronach Parliament 21 ans – Édition 2024

48% alc./vol.
Vieilli dans un mélange de fûts de sherry Oloroso et Pedro Ximenez. Il est intéressant de noter que ce whisky n’a aucune connotation politique. Il est d’ailleurs nommé « Parliament » d’après le terme collectif désignant un groupe de corbeaux – et il existe un Parliament de corbeaux vivant dans les arbres près de la distillerie GlenDronach…

André 89%
Malgré la hausse de prix indécente de cette édition, je suis heureux de voir que celle-ci vaut toujours le détour. Raisins secs et dates sucrées, parfum de terre humide, de vieux chais traditionnels, pommes et cerises marasquins juteux. Ce whisky affiche une noblesse et une richesse étonnante. Belle texture onctueuse en bouche offrant une palette aromatique très semblable au nez. Raisins secs et dates, cerises, chocolat, additionnés d’une touche de cannelle et de poivre. Sensation à la fois de bois épicé et une sensation résineuse collante et grasse très spéciale en bouche qui fait très vieilles années. L’équilibre du sherry est parfait, pas trop intense, pas trop lourd, belle texture, old-style dans l’approche. Finale dévoilant un léger accent tannique avant une montée de cannelle et d’épices du bois coiffant des fruits séchés nappés de chocolat.

Patrick 89%
Un très bon dram, avec une superbe balance entre intensité et raffinement. J’avais goûté ce whisky il y a plus de 10 ans et je n’avais pas été impressionné et je me rends compte avec bonheur qu’il a grandement progressé… Tout comme son prix, malheureusement! Nez : Un beau parfum délicat, complexe et savoureux, avec des dattes, des cerises, des raisins secs trempés dans le chocolat au lait, une pincée de cannelle et un zeste d’orange. Bouche : Oh, j’ai tellement été agréablement surpris par la première gorgée que je n’ai pas été capable de noter mes impressions (ce qui est bon signe)! Bref, du chocolat au lait, des cerises, du chêne grillé, une pincée d’épices à steak et de poivre, des raisins secs, des dattes, de la cannelle, des pommes rouges sucrées. Très belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fruitée et épicée.

Caol Ila 11 ans « Ambrosial Feast » Special Release 2024 Unpeated

57.3% alc./vol.
Insolite pour une production Caol Ila, cette version non tourbée a vieilli 11 ans dans une sélection d’anciens fûts de vin, de fûts remis à neuf et de fûts de second remplissage. Cette édition spéciale 2024 est également atypique, car elle est élaborée à partir de « moûts troubles » et d’une fermentation courte.

André 87%
Intéressant, très singulier, unique pour sûr. Nez très réservé, sur la vanille et le bois, le miel et les poires dans leur sirop, l’abricot. En bouche, des céréales au miel, de la poire, des amandes grillées, une touche de vanille et d’iode, un peu de zeste d’orange et une pincée de gingembre. Aux gorgées suivantes je détecte quelques timides notes de fruits rouges séchés qui pourraient vraiment passer inaperçue. La texture est vraiment superbe, tendre et moelleuse, sensation de beurre température pièce. Finale sur les biscuits à l’avoine, la poire, le miel et la vanille sous un couvert de pluie iodée. Je cherche les influences apportées par le wine cask. Travail remarquable pour cacher le taux d’alcool, ça se boit comme de l’eau, c’est très impressionnant ! Impossible d’associer ce whisky à Caol Ila à l’aveugle.

Patrick 88%
Un très bon Caol Ila. Les versions non tourbées de cette distillerie sont inégales, mais ici, je retrouve ce qu’ils font mieux. Nez : Parfum frais et léger avec de la vanille sucrée, du bois frais et humide, des noix et des pommes jaunes. Bouche : Belle arrivée en bouche savoureuse et portée par une texture huileuse. J’y retrouve des saveurs de pommes jaunes, d’amandes, de vanille et de bois grillé. Après quelques gorgées, jai aussi l’impression d’y retrouver un bouquet de fleurs séchées. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur une belle note boisée et épicée.

Martin 89%
Nez: Pomme verte fraîche, noisette grillée, brioche légère avec une subtile touche de vin et de vanille. Bouche: Ronde et crémeuse avec des notes de poire au sirop, d’ananas, de poivre blanc et d’amande douce; la tourbe est quasi absente, laissant place à une texture fruitée et un beau boisé fin. Finale: Moyenne à longue, sur la cire d’abeille, le cacao amer et un brin d’iode léger qui rappelle discrètement son origine tourbée et insulaire. Équilibre: Un dram différent, affichant une signature douce, harmonieuse et non conforme à l’ADN tourbé habituel de la distillerie, mais superbement maîtrisée dans son concept.

Kim 84%
Un Caol Ila non tourbé… hérésie? Avec un nom comme « Ambrosial Feast », les attentes sont élevées. Nez : Du sake à pleines narines! Cet alcool m’a toujours fait penser à une sorte de solvant mélangé à du riz, et c’est ce que j’ai là. S’ajoute de la mie de pain de blé, un soupçon de sucre d’érable et des asperges un tantinet trop cuites. Bouche : J’ai l’impression que la céréale est vraiment mise en valeur. Je trouve souvent que les whiskys trop sur le grain sont moches, mais celui-ci sort quand même du lot. Retailles d’hosties, pain de seigle (même sans rye), pâte brisée, on est dans le céréalier à fond. Intéressant sans me jeter à terre.

Teaninich 8 ans Special Release 2025 Single Grain Rye

60.3% alc./vol.
Ce whisky de seigle de 8 ans d’âge, distillé par Teaninich, pourrait bien être l’édition spéciale la plus intéressante de Diageo depuis des années. Comme il n’existe pas de classification pour le seigle single malt, il s’agit d’un whisky de grain, fabriqué à partir d’un brassage de seigle et d’orge malté distillé en 2016 dans des alambics traditionnels d’une distillerie de malt puis vieilli en fûts de bourbon. Il y a quelques semaines à peine, Diageo annonçait la fermeture temporaire de la distillerie Teaninich (ainsi que de Balcones et Dickel) en raison d’une surproduction. Le malt Teaninich étant un composant essentiel du Johnnie Walker, il s’agit probablement d’un déclin global de cet assemblage, qui pourrait avoir des répercussions sur d’autres distilleries de malt dans un avenir proche.

André 81%
Entre la fougue du seigle et l’esprit farniente des notes tropicales du bourbon cask, nous avons quelque chose de challengeant et de spécial ici. Le seigle s’affirme rapidement au nez avec la cannelle et des notes herbacées et verdâtres sur fond de vanille. La bouche est puissante et la ligne directrice un peu difficile à suivre. Cannelle, herbe mouillée, ananas, citron, abricots, poivre et une pointe d’eucalyptus et de céréales mouillées. La finale s’étire sur des notes maltées bien épicées et poivrées et un alcool puissant. Un whisky a la croisée de plein de chemins différents, l’idée est intéressante mais on se perd aussi dans le résultat final. À essayer tout de même !

Patrick 87%
C’est intense, tout comme j’aime généralement mes whiskys de seigle. La finale qui s’étire toutefois sur la douceur du malt et les épices du seigle donne le goût d’en reprendre plus qu’une gorgée! Je crois bien que ma bouteille ne restera pas pleine bien longtemps! Nez : Parfum épicé et boisé, où le malt crémeux demeure tout de même évident pour l’amateur de whiskys de seigle que je suis. J’y détecte aussi du caramel écossais et des clous de girofle. Bouche : La bouche m’apparait beaucoup plus agréable que ce que le nez laissait présager : Les épices du seigle s’expriment bruyamment, j’y trouve aussi de subtiles herbes séchées, du chêne craquant, de la vanille, de la cannelle et une bonne pincée de poivre. Belle texture en bouche. Finale : D’une longueur moyenne, d’abord chaleureuse, puis s’étire tout en douceur.

Martin 84%
Nez: Très singulier, on se serait atendu à un rye plus disons américain au sens large. Pain pumpernickel, zeste de citron, miel, pomme verte, orange et pointe de poivre blanc. Bouche: Texture nerveuse et légèrement huileuse, céréales épicées, caramel blond, gingembre, agrumes, cacao sec, montée alcoolique vive mais nette. Finale: Longue, menthe poivrée, chêne sec, sucre blanc, chaleur persistante. Équilibre: Un embouteillage au profil énergique et épicé, jeunesse perceptible mais structure solide, un dram puissant et bien cadré.

Kim 83%
Nez : On est loin du rye canadien ou états-unien, très loin. Le côté épicé du seigle s’exprime non pas sur les cornichons à l’aneth ou le sucre de betteraves, comme je trouve souvent, mais plutôt sur du cumin en poudre, du beurre fondu, de la cire d’abeille et des tranches d’orange séchées. Bouche : Encore sur la cire d’abeille, mais cette fois avec une bonne dose d’épices et d’herbes. Sel de céleri, carvi, sarriette, graines d’aneth, le tout sur un fond d’alcool un peu austère. Une belle curiosité qui me sort de ma zone de confort.

Old Ballantruan 10 ans

50% alc./vol.
Old Ballantruan est une version tourbée du single malt Tomintoul, qui tire son nom de la source de la distillerie. Avec un taux de tourbe impressionnant de 55 ppm, c’est un incontournable pour les amateurs de whisky tourbé. La première édition de ce whisky, vieilli 10 ans, a été lancée en 2012.

André 82%
Au nez, crème fouettée à la vanille, tourbe organique feutrée et épices du bois. La bouche s’ouvre gentiment mais prend rapidement une tournure plus épicée et tourbée. Gingembre, poivre moulu, fruits à chair et agrumes, sorbet au citron, poires, tourbe terreuse de bonne puissance, grains de céréales séchés et fumés nappés de crème à la vanille, jeunesse du whisky plus apparente. Finale abrupte, les saveurs s’affadissent très rapidement et il ne laissant que de très bonnes épices, une bonne amertume et une tourbe lancinante.

Patrick 83%
Un whisky dont le plaisir croît heureusement à chaque gorgée. En effet, au début, j’y ai détecté des légumes, ce qui n’est pas un compliment pour un whisky. Mais ces arômes semblaient devenir de moins en moins présents à chaque gorgée. Bref, c’est tout de même un bon whisky. Nez : Fumée de tourbe, feu de broussaille et légumes cramés. Bouche : Belle texture en bouche supportant de la fumée de tourbe poivrée, du malt, de subtils légumes… Après quelques gorgées, j’y ai aussi retrouvé une très subtile note fruitée et sucrée. Finale : D’une belle longueur, poivrée et subtilement sucrée.

Martin 87%
Nez: Fumée sèche, citron confit, malt grillé, cendre froide, miel et note médicinale discrète. Bouche: Texture semi-huileuse dès l’arrivée en bouche, tourbe franche, poivre noir, caramel brûlé, zeste de pamplemousse, céréales toastées, grosse intensité fumée persistante avec une pincée de fleur de sel à la fin. Finale: Longue, braise, sel fin, cacao amer, chêne épicé. Équilibre: Profil puissant et direct, une tourbe dominante mais bien tenue par le malt, un dram affirmé et robuste. J’adore!

Kim 85%
Nez : J’associe rarement les mots « tourbe » et « chaude ». La tourbe peut être froide, vive, fraiche, verte, médicinale… mais chaude, c’est nouveau. C’est comme si j’étais blottie au bord du foyer dans une maison ancestrale d’Islay, du pur réconfort. Pour le reste, zeste de lime, poudre de gingembre et confiture de bleuets franchissent la porte de mes narines un peu congestionnées. Bouche : De la maison d’Islay, on passe à une soirée carnée autour du BBQ et du fumoir. Viande couverte d’une sauce sucrée, aux coins un peu brûlés et caramélisés. Un tourbé que je servirais volontiers en été comme en hiver.

Scallywag – The Winter Edition

53.9% alc./vol.
Affiné en fûts de vin orange d’origine espagnole, ce whisky écossais de malt du Speyside est embouteillé à son degré naturel de 53,9%.

André 86%
Confiture d’oranges, zeste de citron, pommes et petits fruits rouges sauvages, miel, sherry légèrement épicé. La texture est vraiment hallucinante, grasse et huileuse, wow. La lancée des oranges se poursuit en bouche mais s’accompagne désormais de notes de poires et d’agrumes, de fruits rouges séchés, de citron, cassonade, miel chaud et un sursaut d’épices. La finale prend une autre tangente et livre des notes de cannelle poivrée sur un édredon d’alcool plus ressenti. Hors norme, différent mais très bien construit. Un whisky dessert…ou de déjeuner!

Patrick 89%
Un délicieux whisky riche et savoureux. J’étais un peu appréhensif face à l’utilisation du fût de vin orange, n’ayant pas souvent croisé de tels vins que j’ai apprécié, mais on l’a utilisé ici avec brio. Nez : Parfum de marmelade à l’orange, de caramel, de miel crémeux et de sirop de fruits tropicaux. Bouche : Épicée et sucrée, j’y retrouve du zeste d’orange, du miel floral, du sucre caramélisé, de la cannelle, du chêne carbonisé et une goutte de vanille. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, marquée par les oranges et le chêne carbonisé.

Martin 87%
Nez: Raisin sec, chocolat noir, écorce d’orange, miel, bois toasté avec une impression pâtissière rappelant un gâteau aux fruits. Bouche: Texture ample dès l’arrivée, caramel profond, figue, cacao, cannelle, noisette grillée, épices chaudes qui évoquent pain d’épices et marmelade. Ça évoque tout de même bien des caractéristiques d’un sherry cask, pourtant… Finale: Longue, chêne épicé, café, fruits noirs persistants, chaleur enveloppante. Équilibre: Dense et gourmand, influence du fût bien maîtrisée, puissance convaincante. Un dram certes singulier, mais bien agréable aussi!

Kim 84%
Du vin orange, c’est funky, oxydatif. En gros, c’est faire un vin blanc à la manière d’un rouge, c’est-à-dire en laissant les peaux, pépins et parfois même la rafle durant une partie de la fermentation. Je suis donc bien curieuse de voir ce que ça apporte à un whisky. Nez : Méli-mélo de fruits confits, pétales de rose, cosse de cardamome verte, vif et frais, mais d’emblée rien qui crie « vin orange ». Bouche : Je décèle enfin l’oxydatif, le petit funk du vin orange. Il faut savoir que selon la durée de contact avec les peaux (de quelques jours à plusieurs mois), le goût et l’intensité du vin varient. Dans ce cas ça amène une sécheresse presqu’austère, sur le poivre et la cannelle en bâton, mais heureusement compensée par un caramel riche.