Label 5 18 ans

40% alc./vol.

André 79%
Les blends me font penser au Québécois qui partent passer 6 mois en Floride dans les ghettos francophones. Tu veux boire quelque chose qui sort de l’ordinaire, mais tu ne veux pas t’éloigner trop trop du connu. Nez conventionnel, plus agréable que je m’attendais, mais pas d’une grande sophistication, les grains de céréales prédominent, un peu d’épices. La bouche est sans grande distinction, bien sucrée et offre un paradoxe épicé intéressant. C’est d’ailleurs la seule saveur qui s’accrochera en bouche jusqu’à la finale, courte et diaphane. OK, next.

Patrick 79%
Nez : Légèrement fruité et surtout marqué par les céréales.  Pas impressionnant.  Bouche : Toujours les céréales, mais avec une bonne dose de poussière qui masque avec efficacité quelques notes fruitées et fumées.  Finale : Plutôt courte, surtout pour un whisky de 18 ans.  Balance : Je me répète, pas impressionnant.  En fait, un blend de cet âge et à ce prix est plutôt décevant.  Je suis toujours choqué de voir qu’on met sur le marché de telles bouteilles à ce prix.  Heureusement qu’il y a des sites comme le nôtre pour vous en avertir!  Tenez-vous à l’écart de cette bouteille!

Martin 79%
La déception est bien moins pénible quand on ne s’est point d’avance promis le succès. Robe très plaisante et ambrée d’une neutralité absolue. Nez: Assez quelconque. De timides céréales sont soulignées par un peu de vanille, un peu de fruits et une planche de cèdre du genre à utiliser pour se faire un saumon BBQ. Bouche: Épices, sucre et fruits pavent le chemin. On peut y découvrir un soupçon de craquelins « thé social » ou « goglu » ainsi qu’un poids plutôt minéral et poussiéreux sur la fin. s’assume plus qu’au nez. Finale: Assez inhibée et éphémère, surtout pour un blend de cet âge, mais garde toutefois quelques épices délicates qui sauront plaire à beaucoup de gens. Montre en fin de parcours un petit côté de mélasse qui n’est pas raccord avec le reste de l’ensemble. Équilibre: J’ai vu beaucoup de whiskies de 18 ans qui sont à des parsecs de celui-ci au niveau de la qualité. On a presque l’impression de se faire mentir, surtout à ce prix de débile profond. La compagnie se vante d’être la 9e marque mondiale de scotch whisky, et bien ça veut rien dire non plus quand on dit que Place Fleur-de-Lys c’est le 3e plus gros centre commercial à Québec.

Glengoyne 16 ans Glenguin Shiraz Finish

48% alc./vol.

RV 87%
Difficile de réussir sur tous les tableaux, mais un beau succès davantage qu’un échec. Invitant au nez, c’est du caramel d’érable et du lointain raisin sec saupoudrés de zeste d’orange. Sexy olfactive quoi, expansive, lente, travaillée et puissante. La finale est intéressante: un mélange d’épices fortes (ou la chaleur de l’alcool?) au même moment que le sucre du blé. Un petit gout de je-te-connais-toi intriguant, mais l’aftertaste est un peu trop aigre.

Patrick 90%
Nez : Chaleureux, terreux et surtout le shiraz avec un sucre chaleureux et caramélisé.  Bouche : La chaleur et la douceur du Shiraz sur un fond de céréales qui sait se montrer discret.  Finale :  S’étire sur le Shiraz agréablement. Balance : Si on aime le xérès,  go, go, go!!!

Monkey Shoulder – Batch 27

43% alc./vol.

André 82%
Une belle robe de campagne mais le pouelle de jambe pas rasé. Superbe douceur feutrée des céréales de malt au miel et caramel, saupoudrées d’épices. Un beau paysage de campagne manquant de charme avec ses collines aplanies et son manque d’attraits. En bouche; léger toasté de céréales chauffées, fruits secs, miel et vanille avec pointes épicées de gingembre. Finale ponctué d’épices, bel équilibre, beaucoup de miel et de vanille. Un bel embouteillage qui n’a pas les charmes des batch goûtées précédemment.

Patrick 85%
Un bon whisky complexe et intense. Bon, on parle de small batches… Mais ça fait au moins quatre ans que tous les liquors stores au monde tiennent la batch 27, lol! En tout cas, c’est bon! Nez : Épices, oranges et une bonne doses d’épices venant du chêne. Bouche : Oranges, épices du chêne, vanille, miel et caramel. Un beau bouquet complexe et intense de saveurs. Finale : D’une belle longueur, épicée et légèrement sucrée.

Bruichladdich 17 ans 1992 PX

46% alc./vol.
Série 2, distillé en 1992, embouteillé en 2009, bouteille 5743 de 6000

André 89%
Sherry un peu vineux, notes de pâte de fruits et de petits fruits des champs, gâteau aux fruits, miel chaud et sucre fondu. Dattes et raisins secs, figues poussiéreuses. En bouche, le whisky est doux et approchable, ça me fait un peu penser à un Macallan (ancienne version). Le sherry est goulu et doux, beaucoup de canne à sucre et de caramel. Saveurs de dattes et de raisins secs, de gâteau aux fruits avec une finale épicée avec diplomatie saupoudrée de sel de mer. La palette aromatique de ce whisky est certes limitée mais la qualité de la présentation ne fait aucun doute. L’amoureux de sherry en moi est heureux.

Patrick 89%
Nez : Xérès, fruits mûrs et cassonade.  Bouche : Cassonade, vin chaleureux…  OMG!  Ai-je mentionné « vin chaleureux »?  Wow, un belle vague vineuse chaleureuse et sucrée.  Finale : Longue, intense et chaleureuse.  Balance : En fait, tellement chaleureux et intense que je le recommanderais pour les soirées où l’on ne veut pas prendre plus d’un dram.  Bref, j’aime, mais à petite dose.  Un peu comme un succulent plat un peu gras : Juste à y penser on salive, mais si on en abuse, on l’aura sur le cœur pour quelques jours.

Martin 91%
Roux profond hyper-orangé, presqu’un mélange entre le Fruitopia aux fraises et son collègue à l’orange. Nez: Toutes les notes typiques d’un fût de sherry nous sautent au nez, avec en prime un genre de vin chaud du temps des fêtes. Sucre brun et fruits des champs. Petite lanière de cuir. Bouche: Belle et douce vague de chaud caramel salé, accompagné subtilement de cuir, de feuille de tabac et d’encens, arôme bois de teck. Salade de fruits et thé glacé. Sublime. Finale: Une fois qu’on y est pris, la finale refuse de nous abandonner. C’est ici que la tourbe de Bruichladdich vient percer l’épais nuage de l’influence du xérès. Équilibre: Un dram pour les grandes occasions. Le « foie gras » des Islay Single Malts. Décadent à l’extrême, peut-être même trop…

Provenance Inchgower 14 ans 1990

46% alc./vol.
Distillé en janvier 1990 et embouteillé en août 2004, vieilli en fûts de xérès.

André 88%
Quel beau nez; du caramel et du sherry, de la pomme bien recouverte de cire accentuant son côté bizarre en bouche. Un mélange de raisins mauves en poudre et de sherry cireux, effectivement à certains égards se rapprochant des Aberlour Abunadh’. La cire est un peu trop présente en bouche, créant une barrière entre les papilles et le whisky, celle-ci s’estompe en respirant et laissera libre court au sherry. En toute fin de bouche; cigare aromatisé au sherry. Finale où quelques notes éparses de chocolat émergeront de l’ensemble et un fort retour sur le sherry et la pâte de fruits.

Patrick 92%
Wow!  Savoureux et exceptionnellement bien balancé.  Comparable à Macallan, A’bunadh ou encore votre whisky au xérès favori.  Nez : Superbe nez dominé par le xérès.  Aussi raisin, caramel et une note de pommes.  Bouche : Très chaleureux.  Xérès, chocolat, raisins et sucre très agréable.  Le tout est complété par une belle note de pomme-caramel.  Finale : Longue et dominée par le xérès.

RV 90%
Après le comfort food, voici le comfort whisky. Sur un fond de patates et de pommes trempées dans le caramel, le bois est puissant. Et bizarre. Assez effronté, le style est très aromatisé, chaleureux et expansif en bouche. La pomme appuie ensuite à fond de manière savante pour découvrir du blé assez vert en finale avant que le miel viennent conclure l’expérience. C’est assez à mon goût, avec des notes d’Abunad’h en version non cask strength.

Highland Park 39 ans Ambassador Cask #4

56.1% alc./vol.
Distillé en 1979 et embouteillé en 2008, fût #413, 160 bouteilles.

André 92%
Fortes notes de sherry encore une fois, jus de cerises, semblable à celles goûtées dans l’Ambassador Cask #3, prunes, fruits secs, légère fumée. Arrivée douce puis l’alcool clame sa puissance avant l’arrivée des saveurs de gâteau aux fruits et la réapparition des cerises. Finale relativement sèche avec une belle texture aidant à soutenir le tout. Encore une fois, de goûter des Highland Park si « sherried », prouve qu’il y aura toujours moyen de découvrir de nouvelles facettes à son single malt préféré.

Buchanan’s 12 ans

43% alc./vol.

André 79%
Très axé sur les grains de céréales, nez pas très sophistiqué, notes de fruits rouges. Bouche claire et informelle, un peu fruitée et quelques notes de chocolats, d’orange et d’épices en finale. Pourrait passer pour un cousin du Johnny Walker Red ou Black.

Patrick 87%
Nez: Doux parfum de malt, cassonade er touche de rhum.  Bouche:  Douce sensation de vanille, caramel et orge.  Petite pointe épicée qui apparaît à la seconde gorgée.  Finale:  Moyennement longue, marquée par un doux alcool de grain et quelques notes épicées provenant du chêne.  Balance:  Un whisky facile à boire, un peu trop même.  Je vais m’en servir un autre dram pour être certain!  Yep, facile et très agréable à boire!

Dalmore 18 ans

43% alc./vol.

Patrick 88%
Nez: Fruits moisis et chêne.  Bouche: Belle arrivée rappelant un vieux Macallan.  Beaux fruits chaleureux, chêne, vanille.  On a l’impression de mordre dans une planche de fût gorgée de vin de xérès.  Finale: Longue et chaleureuse.  Balance: À part le nez, tout semble excellent.

Martin 89.5%
Sa couleur est d’un bronze tirant sur la ganache au caramel. Nez: Un sherry bien affirmé. Pelure d’orange survient au second plan avec des notes de toffee brûlé collé au fond du chaudron. Flan au caramel avec une touche de toast de pain au raisin brûlée. Bouche: Chaud et mielleux, très rond en bouche. Un peu de vanille, de pomme et d’orge, tranquillement remplacés par un pneu ramolli sur l’asphalte lors d’une chaude journée de juillet 1953. Finale: Caoutchouc chauffé et épices. Je me vois en train de mâcher de la gomme à la cannelle au centre-ville de Saint-Basile-le-Grand. Équilibre: Bien que ce ne soit pas nécessairement le premier auquel on pense, le Dalmore 18 reste un splendide choix pour accompagner un dessert passionnément sucré.

RV 82%
Des hauts et des bas. Qui auraient besoin d’un tour sur la corde. Whisky trempé profondément dans l’anis, même s’il est très fruité, il en demeure aussi très uniforme dans une teinte florale violette comme sa boîte. Passant tout droit en bouche, rien au palais et à peine piquant sur la langue, on descend tranquillement en ligne droite, or je préfère la nage au sous-marin. Bel effort, mais le sherry bizarre des autres éditions revient en finale pour conclure une expérience ennuyeuse et sans dire regrettable, vraiment à la hauteur des 157$ demandés.

Dalmore King Alexander III

40% alc./vol.
Cette version de Dalmore est issue d’un assemblage subtil et résolument unique de 6 fûts : Bourbon, Madère, Marsala, Porto, Xéres et d’un grand vin français.Une fierté toute légitime de Richard Paterson, Maître Distillateur passionné. Cette luxueuse version de malts âgés est le résultat de la maturation opérée pendant des décennies dans une variété de fûts de vin. Xeres Oloroso âgés et aromatiques et fûts de Madère offrent une structure d’amandes concassées et d’agrumes riches. Les riches Marsala et Porto ajoutent des notes de baies sauvages et de prunes charnues. Des notes de vanille chaude et de caramel crémeux proviennent des fûts de Bourbon âgés combinant avec éloquence le murmure majestueux des fruits rouges mûrs offerts par des barriques de Cabernet Sauvignon.

André 82%
Une soie au nez; oranges confites, Grand Marnier, figues, pruneaux et orange, bois de santal. Le nez est évolutif et paisible, doux, c’est oriental comme mélange, à la fois coloré et serin. J’adore ce mélange d’odeurs et de saveurs. Le nez de ce whisky est comme un film dans votre tête, un whisky évocateur, je m’imagine facilement dans un marché indien avec des fruits et des épices sur des étals et quelques volutes d’ansent. En s’aérant, le caramel se réveille fortement, saveurs mi-porto mi-xérez, un nez que la bouche ne réussira jamais à recréer, les saveurs s’effondrant dans une texture molle et sans réelle structure d’où peinent à s’extraire quelques orages nappées de caramel et de chocolat aux noix. Ce whisky est comme un paquet de mots mélangés qui ne peuvent former la prose qu’aurait mérité un amalgame de si belle flaveurs. La finale est l’agonie, cette lente descente annoncée débutée en bouche. Dalmore m’a perdu en chemin et je n’arrive pas à suivre le parcours de cette distillerie que je n’arrive plus à aimer.

Patrick 78%
Nez: Xérès moisi. Touche de bits pourri aussi.  Bouche:  Orge sucrée, xérès et touche de chêne.  Finale: Relativement courte et douteuse. Balance:  Encore une fois, Dalmore mets le paquet sur l’emballage au détriment du goût.  Dire que ce fut, il y a longtemps, l’une de mes distilleries préférées.

Martin 83.5%
Orange vif et vibrant. Nez: Malt grillé et caramel de plein fouet. Orange sanguine, raisins secs frais et un beau mélanges d’épices exotiques. Exquis. Bouche: Texture assez soyeuse, on continue sur le sucre d’orge, le chocolat à l’orange et quelques noix. L’ensemble est très diffus et noyé dans un sirop sucré. Un peu déçu ici. Finale: Ample, plus ou moins sèche, en continuité avec les saveurs en bouche, tout en y ajoutant le chêne légèrement poussiéreux de la futaille de xérès. Équilibre: Pourtant le nez annonçait de si glorieuses choses… une déconfiture qui doit faire revirer le roi Alexandre III dans sa tombe.

Caol Ila Distiller’s Edition 2000-2012

43% alc./vol.

Patrick 90%
Bang!  Un gros coup de poing de tourbe en pleine gueule!  Parfum de fraiche tourbe fumée…  Sans plus de subtilité. En bouche, d’abord la fumée, puis on sent une coulée de goudron nous emplir la gorge.  On a besoin de chercher longtemps pour trouver le xérès.  La finale est très longue, fumée et épicée.  Pas subtil pour 2 cennes, comme on les aime!  Tellement puissant, on jurerait que le taux d’alcoo est en fait beaucoup plus élevé.  Toujours est-il que 132$ pour un douze ans, c’est un peu rire de nous.  Dommage.

RV 90.5%
Plus j’en bois et plus j’ai la fausse impression que cette distillerie est cachée dans le fond d’une magique forêt d’Islay. Dans cette édition, il y a une pointe de choclat noir, d’une belle profondeur qui mérite un très très long respire. Toujours dans le boisé-fumé, l’arrivée est de tourbe et de foin sèche avant que le chêne très intense pousse. Finale très cendreuse, excellente démonstation d’un whisky tourbé qui se fit plus que la méthode de séchage de son grain. Vive la sylviculture d’islay!