Glenkinchie Distiller’s Edition 1986

43% alc./vol.
Distillé en 1986 et embouteillé en 2000. Double vieillissement complété avec des fûts d’Amontillado.

André 82%
Sherry, miel, melon d’eau. Bouche tel qu’annoncée au nez, avec une finale sèche et épicée. Je lui trouve encore des notes d’orange et de nectarine, qui se mélangent bien aux vagues de sherry un peu sèches avec des retours de notes de gingembre. Finale qui étonne par sa longueur compte tenu de la lassitude du nez et de la bouche. Un bel essai afin de redorer un whisky ordinaire en le maquillant du fût d’Amontillado, mais une fois le rideau de scène tombé, l’acteur se sent bien fragile sans ses masques et maquillages.

Patrick 82%
Nez : Les arômes sont dominés par des effluves fruités et sucrés. Ensuite, nous y détectons l’orge et des notes de caramel légèrement chauffé. Bouche : Les saveurs vineuses se mélangent bizarrement avec le côté herbeux du whisky. Le tout évolue jusqu’à dévoiler son cœur marqué par l’orge. Finale : Plutôt sèche, mais tout de même longue et chaleureuse. Balance : Pas mauvais, mais tout de même un peu n’importe quoi. Enfin, peut-être est-ce moi qui ne sais pas apprécier l’Amontillado.

Martin 84.5%
Assez sur le brun henné pour un Lowland, mais ça s’explique par sa finition. Nez: Orge fruitée enlacée avec du caramel et des petits raisins secs. Bouche: Miel et caramel dansent agréablement ensemble pour le plus grand plaisir de l’orge, avec l’herbe et les fruits des champs qui les regardent. Finale: Assez agréable quoique sèche, mais parvient habilement à se marier à certains chocolats. Équilibre: S’annonce quand même bien, mais réussit tout de même à s’essouffler à la fin. Je ne le déteste pas du tout, mais son prix élevé lui coûte quelques points.

Cragganmore Distiller’s Edition 1991

40% alc./vol.
Distillé en 1991 et embouteillé en 2004. Double vieillissement complété avec des fûts de Porto.

André 83%
Première erreur… embouteiller à 40% d’alcool. Le porto est dominant et submerge les notes maltées et mielleuses du doux whisky. Le nez est étrangement plat et monotone. Fruits rouges divers, miel et quelques rares timides épices bien effacées. La bouche est très approchable, les saveurs correctes (fruits rouges, nectarines, vanille et miel, fond de bouche épicée) mais la texture est tellement moche… tout comme la finale, prévisible et sans bien pérennité. Comment gâcher un bon whisky en jouant la carte des profits au détriment du taux d’alcool et l’utilisation de tonneaux de porto de qualité douteuse.

Patrick 84%
Nez : Le porto domine les arômes puis, avoir quelque peu respiré (le temps de changer une couche de bébé!), l’orge émerge tranquillement sans toutefois jamais dominer. Bouche : La chaleur du raisin du porto, des notes de chocolat noir et quelques épices provenant probablement aussi du porto. Finale : Longue et chaleureuse. Balance : Un bon dram, surtout si on aime le porto. Rien d’extraordinaire toutefois. Un whisky d’une autre époque, où une grosse compagnie pouvait se contenter de faire un « bon » whisky et espérer le vendre. La barre est heureusement rendue plus haute aujourd’hui.

Martin 84%
Orangé des flammes dansantes d’un feu de camp. Nez: Les fruits du porto jouent du coude pour prendre l’avant-scène. Un peu de céréale au miel se cache derrière, mais elle est pratiquement étouffée par ces notes grasses de vin fortifié portugais. Bouche: Miel, caramel, raisin et vin. Pas mal mieux qu’au nez. On baigne dans les fruits et la vanille, bien que nous n’y sommes pas encore tout à fait à l’aise. Finale: Très peu longue, elle semble donner l’impression d’une conversation plate dans laquelle on cherche le bon moment pour se dérober. Un peu de porto épicé, un peu d’orange. Équilibre: Drabe, surtout pour une édition spéciale. Un autre exemple d’une distillerie écossaise qui se repose sur ses lauriers d’autrefois. Prenez garde.

Isle of jura Superstition (nouvel embouteillage)

43% alc./vol.
Les habitants de Jura sont célèbres pour leurs superstitions : « Ne jamais couper la tourbe avant mai », « toujours former les meules de foin dans le sens des aiguilles d’une montre… » Quelle meilleure façon de célébrer cette originalité qu’en lui attribuant le nom d’un malt ? Issu d’une sélection des meilleurs single malts de l’île – certains allant jusqu’à 21 ans – Superstition arbore fièrement la croix de Ankh, datant de l’ère égyptienne et synonyme de chance.

André 81%
Bacon bits baignant dans le sirop d’érable, mélangé de xérès onctueux, de raisins secs et de pépites de chocolat noir et de cannelle. La tourbe est présente mais discrète au nez, à l’opposé de la bouche qui est plus fumée et soulevée de tourbe terreuse poivrée. Notes de miel, de céréales fumées, d’oranges, de cerises et de chocolat noir, poivre broyé et beaucoup d’épices séchées à la fumée de tourbe terreuse. Texture malheureusement un peu flat et diluée. Finale d’agrumes et de xérès, poivrée et fumée.

Patrick 89%
Un beau whisky dont la tourbe pas trop intense permet à toute sa complexité de s’exprimer.  Nez : Touche de tourbe et de bacon fumé.  Notes de sciure de bois.  Pointe subtile de fruits.  Bouche : Comme licher une planche de chêne qui aurait été enduit d’une huile fumée, tourbée et salée.  Aussi une subtile touche fruitée.  Finale : Longue et complexe.

Martin 80%
Nez: Tourbe, un peu de fumée, voire même du bacon. J’ai l’impression de rentrer à l’intérieur après avoir pelleté l’entrée à -20. Le p’tit jambon d’hiver. Bouche: Pas très rond ou syrupeux. Un peu sucré, un peu fumé. Agréable mais sans plus. Finale: Épicée et à peine fumée. Longueur moyenne. Malheureusement la fumée part avant l’épice. Équilibre: Un peu cher pour ce que c’est, malgré que ça reste un excellent scotch pour se réchauffer après avoir passé une journée de Février à glander dehors, genre au Carnaval.

Ardbeg Auriverdes 2014

49.9% alc./vol.
L’appellation de cette dernière édition reprend les caractéristiques propres à la distillerie écossaise. « Auri » s’inspire de la couleur dorée de leur whisky et « Verdes » rend hommage à l’emblématique bouteille verte de la marque. Le choix du nom de cette édition fait aussi référence au surnom des joueurs de l’équipe du Brésil en référence aux couleurs du drapeau vert et or. Des fûts de chêne américain spécialement chauffés et fabriqués sur mesure accueillent cette édition limitée.

André 89.5%
Mélange de tourbe herbeuse, d’asphalte chaud et de tourbe habituelle à la sauce Ardbeg. Le nez est frais et aérien, filets de pêche séchant sur des séchoirs de bois, café doux moulu, vanille. La bouche est douce et huileuse, bonne dose d’herbe verte (sérieux c’est vraiment ça en bouche), tourbée et médicinale, légèrement minérale et salée. La finale est un peu trop diaphane et volatile, même si les vagues de tourbe s’additionneront successivement à chacune des gorgées. Les notes de vanille rendent la finale d’une belle douceur, mis à part les agrumes maritimes et la menthe verte. Je suis un peu ambivalent sur cette édition, avec le squelette du 10 ans d’âge et quelques accents doux de certaines autres éditions limitées.

Patrick 92%
Nez : Aaaaah, Ardbeg. Dès les premiers arômes, je sais que vais adorer! Évidemment, la tourbe fumée et terreuse typique de la distillerie domine, mais avec une touche de vanille et de café au lait. Bouche : Tourbé, fumé et salé. Aussi avec des notes de chêne, de vanille et de café au lait. Et le taux d’alcool est parfait! Finale : Longue, épicée, chaleureuse. On est déçu lorsqu’elle s’arrête. Balance : Une autre réussite de cette distillerie. Je suis bien content d’avoir mis la main sur une bouteille. J’adore le mélange d’intensité et de douceur de whisky, qui en fait un dram exceptionnel, complexe et dont on aimerait faire notre dram de tous les jours.

Martin 90%
Belle robe dorée, on peut presque y imaginer un rayon de miel tourbé. Nez: Belle tourbe citronnée et sucrée dès le départ. Fumée et gazon sont rondement remplacés par une admixtion de framboises et de mûres laissée au soleil. Un fond de cappucino sucré au miel tente de se soustraire au nez dans le fond du verre. Bouche: Très gracile en bouche. On passe du gazon à la tourbe, de la vanille au miel, du goudron à la salade de fruits des champs, le tout pimenté à la perfection par son joli taux d’alcool. Finale: Courte et modérément à la sauvette. Vanille, miel et épices sont de bonne compagnie, mais on dirait qu’on perd un peu trop la tourbe caractéristique de la distillerie dans une espèce de menthe qui est plus ou moins à sa place. Équilibre: Un excellent Islay, mais un Ardbeg légèrement douteux. On dirait presque du Ten mélangé à quelques fûts sans mention d’âge. Douteux peut-être, mais qui ne fait certainement pas aussi patate que l’équipe du Brésil en demi-finale…

Compass Box Delilah’s

40% alc./vol.
Édition limitée à 6324 bouteilles. Pour fêter le 20eme anniversaire du célèbre bar de Chicago Delilah’s, Compass Box sort une édition limitée. Au États-Unis, dans le (grand) monde des biker’s et du punk rock, le bar Delilah’s est une institution. Delilah’s combine du grain (50%) de chez Cameronbridge et des single malts (50%) de Teaninich et Glen Elgin, vieillis en fût de chêne blanc américain (quercus alba), dont certains étaient neufs.

André 82%
Jamais un Compass Box aura été autant effacé. Miel vanillé au nez, grains de céréales maltées assaisonnés de miel frais, accentué de quelques notes de bois de chêne très contrôlées. La texture est très ordinaire, flasque et diffuse. La vanille et le miel jouent un rôle prépondérant et forment l’ossature de ce whisky qui prendra plus de tonus en s’installant en bouche, aidé par une bonne présence d’épices (gingembre et cannelle) … mais un manque flagrant de complexité. La finale affichera de belles notes d’oranges et de toffee, de sucre caramélisé me rappelant les Sugar Crisp. Heureusement, malgré son manque de diversité, il démontre tout de même une belle qualité de présentation sans avoir le caractère de la plupart des autres parutions du même producteur. On s’attend à mieux de la part de Glaser et son équipe.

Patrick 84%
Un whisky léger, mais tout de même offrant une belle complexité.  Nez : Léger, marqué par le miel et la vanille, le tout complété par un peu de chêne et d’orge.  Bouche : Belle arrivée sucrée, suivie d’une vague légèrement épicée.  Miel et vanille sont toujours présents, avec une subtile pointe fruitée.  A la troisième gorgée, on détecte même une touche de fumée très subtile.  Finale : Épices et vanille.  Assez longue.

Battlehill Bowmore 28 ans

43% alc./vol.

André 88%
Wow… Intensément fruité, l’indéniable influence du sherry cask… Intense comme nez, petits fruits rouges sauvages, filin de sel et d’orange, miel. Bouche avec une texture un peu molle, mais de belles saveurs; confiture de fruits, fruits sauvages, feeling poreux style pierre de savon qui me rappelle les vieilles éditions de Bowmore, cerises et fraises, le nez me rappelle le Bowmore 1985 à 650$ la bouteille, mais celui-ci se vend 130$… Il y a un quelque chose qui m’accroche un peu en bouche, le côté savonneux peut-être, un peu trop intense, mais les saveurs sont quand même loin des Bowmore traditionnels et beaucoup d’adeptes n’y verraient que du feu. Finale fruitée de pierre à savon, finement salée.

Patrick 89%
Nez : OMG!  Un vieux Bowmore: La mer, le xérès, la puissance du chêne, la pierre de savon et le chocolat noir… Exquis!  Bouche : Le xérès, la mer, la pierre de savon.  Ensuite, la fumée, le chocolat noir et le chêne.  J’ai l’impression de retrouver le bon vieux Mariner 15 ans du début des années 2000.  Finale : Salée et épicée, d’une longueur moyenne.  Balance : Whisky extraordinaire mais…  Mais il y un « mais » important : La texture en bouche est ruiné par un taux d’alcool trop bas qui nous donne un feeling plutôt…  Aqueux.  Enfin, à défaut d’être le chef d’œuvre que j’espérais, il demeure tout de même très bon.  Un Bowmore si vieux, les attentes étaient plutôt élevées!

Martin 82%
Clémentine dorée et or moyen. Nez: Menthe poussiéreuse. Bonbon pour la toux chauffé et vieux, comme s’il était resté longtemps derrière un calorifère. Pastille Halls sans aucune trace de tourbe. Le côté marin du Bowmore, mais sans sa précieuse fumée. Bouche: Compote de fruits avec quelques épices. Faible poids en bouche. Menthe et fraises. Une image qui frappe décisivement, une Slush Puppie à la framboise bleue. Ce qui déçoit c’est la quasi-absence du caractère classique de la distillerie. Finale: Longue et plate sur les notes de barbotine énoncées précédemment. Équilibre: Manque flagrant de punch. On pointe du doigt son taux d’alcool dilué et insuffisant pour faire briller cet embouteillage. Rares sont les bons malts vendus à des tiers, même à 28 ans!

Lost Distillery Serie No3 – Gerston

46% alc./vol.
Batch #1.1X, bouteille 0408.

André 90%
Avalanche de fruits de toute sorte, compote de fruits puis fruits tropicaux … et fumée tourbée. Appétissant et simple, invitant. Superbe texture en bouche, douce et soyeuse, un peu poreuse, à la limite, pierreuse… Les fruits – écorce de raisins, dattes – se mélangent superbement avec la fumée tourbée et salée qui a poursuivi son chemin depuis le nez et les épices donneront le coup d’envoi à la finale soutenue mais généreusement fruitée et fumée. En revenant au nez, on est à même de constater comment le toffee s’est développé et encadre bien le tout, à la limite c’est presque devenu du chocolat au lait chaud… Barre de chocolat Cadbury Raisins et noix ? Finale de bonne longueur, légèrement astringente, épicée et chocolat au lait.

Patrick 93%
Nez : Vous venez de commander une délicieuse assiette de fruits tropicaux et un abruti s’allume une cigarette à la table d’à côté. Quelques secondes après, le sundae extra-caramel de votre conjointe arrive et vous fait rapidement oublier ce désagrément. Bouche : une envie folle vous prends de licher une pierre de savons, puis de vous enfiler derrière la cravate quelques fruits mûrs (dattes, raisins, prunes, etc) et une poignée d’épices à steak, le tout assis sur le bord de la mer avec un petit feu de camp à proximité. Finale : Pierre et fumée. Assez longue. Balance : Exceptionnelle. On démontre ici très bien comment un blend bien balancé peut être supérieur à la plupart des single malts.

Martin 89%
Beau doré dénaturé, presque rosé. Nez: Relativement complexe dès le début. Orge, chêne, vanille et la plus gênée des volutes de tourbe. Belle salade de fruits sur un lit de brins d’herbe verte. Bouche: Sublime texture en bouche. Fumée, raisins, un bon paquet de notes classiques de sherry y sont, mais sans être tout-à-fait assumées. Vanille, caramel et une touche de vin rouge, j’oserais même jusqu’à dire cabernet. Finale: Quand même chaude et longue, sur des accents de xérès et d’épices. L’intensité des fruits n’est pas sans rappeler monsieur Kool-Aid qui défonce un mur de briques. Équilibre: Une avalanche saisissante de fruits allée à un taux d’alcool encore parfait de 46%. De quoi regretter la fermeture de la distillerie.

Auchentoshan Valinch 2012

57.2% alc./vol.

André 77%
Encore la tarte meringue citron, encore les céréales organiques et le bois neuf, les amandes et les morceaux d’oranges. Bouche acérée même si les saveurs sont relativement douces; orange-tangerine, vanille, crème brûlée, amandes avec sensation de bois sec et d’éclisses de bois en fond de bouche. Même une fois le verre presque vide et après avoir longuement respiré, le nez ne me plait pas plus qu’au début. Finale puissante, crémeuse mais sèche à la fois, les oranges et le bois au citron. Pas dans ma palette de goût, le taux d’alcool est trop élevé selon moi ce qui l’assèche beaucoup trop. Après ma troisième évaluation de Valinch, force est de constater que ces éditions ne sont pas dans mes préférées. J’apprécie beaucoup plus l’édition phare de 12 ans ainsi que le Three Woods…

Patrick 70%
Nez : Odeur nauséabonde et de « renfermé ».  Le tout avec une touche de pêche.  Bouche : Alcool très fort au goût, qui masques les quelques notes de pêche et d’orange.  Le goût évolue toutefois rapidement vers les mêmes notes détectées au nez, soit le « renfermé » et le moisi.  Finale : Malheureusement assez longue et marquée par les notes de moisi.  Balance : C’est le second de la série « Valinch » que j’essaie et mon opinion demeure la même.  Compte tenu de l’affection que je porte à cette distillerie, j’en suis très déçu.

Martin 84.5%
Or ultra léger. Nez: Céréales humides et pseudo-poche typique de la distillerie. Citron et plein d’autres agrumes sous une couche de meringue, de vernis et de noix. Un exemple de nez amour-haïne. Bouche: Miel épicé et caramel salé. Petits fruits baignant dans des chocolats fourrés à la liqueur. Finale: Finale courte sur des notes de vanille, de cherry blossom et de sucre à glacer resté quelques jours sur le comptoir. Équilibre: La plupart de mes collègues vous diront que c’est de la merde, mais je persiste à saluer Auchentoshan pour l’audace de leur cask strength, même si le 2011 est meilleur.

Lost Distillery Serie No1 – Auchnagie

46% alc./vol.
Batch #1, bouteille 504.

André 83.5%
Nez herbeux et de chlorophylles, drapées de fine fumée salée. Sensation poreuse en bouche, poussière de gypse et saveurs inusuelles de miel poivré. Avec le temps, le nez devient plus sucré et balancé et je dois avouer que je l’aime beaucoup plus que les premières impressions qu’il m’a procurées. La bouche livre aussi quelques saveurs fruitées bien agréables mais la texture dans son ensemble et de loin inférieure à l’embouteillage Gerston. Finale moyennement sèche tout comme sa longueur en bouche et où les épices sont prédominantes.

Patrick 91%
Nez : Ca augure bien! Nez très complexe digne des meilleurs blends! Malt, cassonade, herbes et épices, et une très petite touche de fumée et de sel. Bouche : Une belle fumée-salée, enveloppée dans un écrin de cassonade nous surprends agréablement. Petite sensation poussiéreuse, dissimulée par la complexité des herbes et des épices. Finale : Fumée et épicée, d’une belle longueur. Balance : Définitivement dans ma palette. J’en boirais une bouteille dans le temps de le dire!

Martin 82%
Paille pâle, comme une chair de pomme fraîche et croquante. Nez: Légère mélasse au début, mais qui se dissipe aisément pour faire place à un peu de canne à sucre, gazon, fleurs et menthe verte. Impression minérale de cooler californien pétillant. Pomme et caramel. Les céréales nous parviennent tout de même en fin de nez. Bouche: Texture mielleuse parsemée de fruits des champs et de menthe poivrée. Un brin de fumée ainsi qu’un petit vent salin viennent agréablement nous surprendre. Citron. Finale: À peine épicée, plutôt courte et âpre par endroits. Une sorte de poussière de pierre persiste. Vanille. Équilibre: Pas la fin du monde. Une distillerie disparue c’est toujours triste, mais parfois il y en a dont on ne s’ennuiera pas. Il y avait une mouche dans le fond de la bouteille.

Arran the Devil’s Punch Bowl Chapter 2

53.1% alc./vol.
Édition limitée à 6660 bouteilles. Fabriqué à partir du mélange de 27 fûts; 17 sherry casks, 6 unpeated bourbon casks et 4 peated bourbon casks, datant de 1997 à 2004.

André 89.5%
Nez crémeux et fruité; melon au miel, melon d’eau, bananes, poires, agrumes, vanille. Si le diable se cache dans les détails, ce n’est pas les endroits qui manquent ici… Beaucoup de fruits rouges aussi, apportés par les fûts de sherry. L’arrivée en bouche est soulignée au départ par le pourcentage d’alcool avant que ne s’installe ces mêmes fruits mélangés à ceux du nez. Léger background fumé, de chocolat et d’épices. En respirant; purée de bananes et le côté crémeux devient encore plus prononcé. Finale de bonne longueur, même si la douceur de l’ensemble nous procure une lente et belle descente. Ensemble bien bâti, varié et satisfaisante.

Patrick 95%
J’ai rarement vu un single malt aussi complexe et si bien équilibré. C’est pas des jokes, me semble que je prendrais mon bain dedans. Nez : Sel typique d’Arran rapidement dominé par une belle petite vague de tourbe. Ensuite, on se prend à remarquer la grande complexité de notre dram, avec des notes de xérès, de céréales et d’agrumes. Bouche : Yuuuummy! Tourbe, sel, orge, xérès, agrumes. OMG, tout y est. Finale : Longue, salée et tourbée.

Martin 91.5%
Nez: Air salin qui évoque le large de son île éponyme, fruits tropicaux et vanille, orge et xérès, infime touche de boucane tourbée. Bouche: Fruits rouges, sel, caramel, orge, vanille, chocolat noir, épices, et hop! Le taux d’alcool nous enveloppe tel une tempête de sable. Ultra-complexe. Finale: Épicée et sucrée, salée et fumée, sur une belle longueur. Douce et portée sur les agrumes. Équilibre: Un excellent punch dynamique et endiablé. Seulement 6660 bouteilles? Un autre scandale!

Kim 83%
Nez : Confiture de fraises, pâte d’amande, crème anglaise, jus de citron, gourmand et juteux. Bouche : Herbes de Provence, pour ne pas dire un peu de foin sec, poivre noir, myrique beaumier, poignée de jujubes aux fruits mélangés. Contrairement à la première édition, qui exploitait la gourmandise, celui-ci par son astringence et ses épices relevées, évoque plutôt à mes yeux la colère.