Tobermory 15 ans

46.3% alc./vol.

André 87.5%
Maritime à souhait, tourbe terreuse, nez huileux et fruité, agrumé, caramel, sherry à la Dalmore, compote de cerises, oranges confites, citron et agrumes. Texture qui étonne en bouche, fluide et flexible, caramel Écossais, avant l’arrivée en force de la tourbe au sherry, sel de mer et une finale de caramel fumé. Finale de bonne longueur, tourbé et très sherry, ponctuée d’épices, de chocolat noir et de pâte de fruits. Un whisky honnête et bien constitué, mais présenté à un prix trop élevé pour le rendu au niveau de l’expérience livrée.

Patrick 85%
Champs d’orge avec une pointe fruitée. En bouche, une belle sensation légèrement épicée avec une pointe fruitée et toujours une bonne présence de la part de l’orge. La finale est longue et chaleureuse. Un bon whisky bien balancé, qui serait un achat intéressant… S’il était au tiers du prix affiché par la SAQ. Grmbl.

Martin 86.5%
Très roux, à moins que ce ne soit l’éclairage de la salle. Nez: Belle tourbe maritime, on s’imagine sur Mull. Air salin avec quelques belles notes de sherry. Bouche: Très mielleux et huileux avec des pointes épicées de xérès, de fumée et de fleur de sel. Finale: Belle continuité des épices sur une douceur conférée par son âge. Équilibre: Une bonne coche au-dessus du 10 ans, avec de surcroît un beau boîtier en bois.

RV 87.5%
Oui Le ferry est dispendieux, l’odeur est ordinaire mais l’expérience insulaire est salutaire. Définitivement plus du côté très huileux de Tobermory que de la tourbe de Ledaig, on renifle tout de même une point d’amidon légèrement sucré. En bouche on laisse faire la texture loin du nez et on entre dans le fruit sauvage de la groseille. Finale super équilibrée, un peu fumée où le scotch prend beaucoup de points, dans une longueur considérable même pour un 15 ans. Dommage pour le prix un peu élevé, car la grande présence en bouche rend le détour spiritueux par l’île de Mull incontournable.

Tamnavulin 12 ans

40% alc./vol.
Tamnavulin fait partie de la classe des benjamines puisque sa construction date seulement de 1966 pour le compte d’Invergordon Distillers Ltd. Dotée de 3 paires d’alambics dès le départ, on pouvait penser qu’elle était promise à un avenir radieux, mais elle fut mise en sommeil en 1996.

RV 83%
Herbeux, terreux, floral; légère fumée. Bon, fait la job, sans plus.

Patrick 85%
Nez: Heather, tourbe, herbes. Islay en plus doux! Goût: Légère tourbe, floral et herbeux. Sec, assez rafraichissant. Global: Très bon!!! A été découvert par erreur alors que j’avais commandé un Lagavulin! Son seul défaut: trop dur à trouver, il gagnerait à être plus connu! Idéal comme apéritif pour une soirée de malts des Iles.

Tamdhu

40% alc./vol.
Construite en 1897 par un groupe d’assembleurs, la distillerie Tamdhu dont le nom signifie « petite colline noire » en gaélique, devint peu de temps après la propriété de Highland Distillers…et ce, jusqu’à nos jours ! Une histoire tranquille donc, malgré une mise en sommeil de 1927 à 1947. Agrandie et modernisée dans les années 70, Tamdhu vit le nombre de ses alambics passer à 4 puis à 6 en 1975. Aujourd’hui, elle fait partie des rares distilleries à malter la totalité de leur orge dans leurs murs ; les cuves de fermentation en bois apportent également une touche traditionnelle dans une unité de production néanmoins moderne.
Le whisky de Tamdhu est presque totalement utilisé pour la production de blends tels The Famous Grouse, J & B et Cutty Sark.

André 83%
Fruité, des fraises? Fond marin.

RV 81.5%
Un court paragraphe avec une écriture pâle dans le livre des single malt. Vanille, petit grain non vieilli et floral de pollen fin. Arrivée caramélisée et la finale est de miel de trèfle, à l’image des Highland Park un peu plus ennuyant. Pour 18 à 118 ans, mais pourrait probablement convenir pour les nouveaux nés

Patrick 81%
Feuillu humide, un peu d’herbes, un peu épicé. Rafraichissant, très bien pour l’été. Intéressant, bon rapport qualité/prix.

Talisker 57° North

57% alc./vol.

André 91%
Algues séchées brulées, nez généreusement sucré hypnotisant l’alcool qui se montre très discret mais à l’affût, prêt à frapper. Sel. Arrivée sucrée suivie d’une vague alcoolisée. Roche poreuse, pierre chauffée à blanc puis par la suite chocolaté. Maritime et réchauffant. Longue rétro saline et fumée. Major stuff !!!

Patrick 90%
Paille brûlée, fumée, sel, légers fruits et épices ou poivre fin, enveloppant le tout. Le poivre est plus discret qu’à l’habitude, mais quand même très présent. Bel ensemble qui évolue agréablement. Très agréable, très riche et bien équilibré, un vrai malt de dégustation qui pourra aussi devenir le dram régulier du chanceux qui pourra en trouver plus qu’une mini-bouteille!

RV 88.5%
Tourbe jaune et paille brûlée. L’arrivée est un peu décevante, mais ca monte en tourbe et en sel, en cendre mais sans fumée. L’aftertaste est intéressante en bout de langue mais pas en gorge, avec du bon vinaigre. Tout y est même si ça manque de cohésion. Un Talisker qui a échange le poivre pour le sel et qui me réconcilie avec Talisker qui m’a déçu dans son dernier bottling de 10YO.

Talisker 30 ans 2010

57.3% alc./vol.
Cette série limitée à 2958 bouteilles est la plus ancienne et la plus rare jamais proposée par la distillerie Talisker.

André 91%
Tourbe sucrée et cendre de feu de plage refroidit, oranges et fruits tropicaux. À la fois animale et docile. La tourbe s’installe confortablement en bouche sur un écrin de sucre d’une agréable douceur. Pointe chocolatée et adorablement fumée qui sort au nez si vous laissez votre verre s’éveiller quelques instants. Finale avec une présence de sherry et de cerises accompagné de sel. Un mariage inusuel et particulier qui apporte de belles nuances entre le côté plus sauvage et le côté beaucoup plus domestiqué de cet embouteillage rarissime.

RV 89.5%
La Talisker rock chick est toujours aussi entraînante alors pourquoi s’affubler d’un flamboyant costume quand un spectacle toute simple aurait davantage touché ses fans? Nez assez vineux, voire trop, avec cerise de terre confite et tourbe un peu trop épurée. La tourbe, le sel et le poivre font leur apparition en bouche, avant une finale qui a quelque chose de la tourbe du Lagavulin tout en conservant la roche volcanique. Avec une longue finale liquoreuse très sage, malgré le prix très élevé et ce qui semble la trop forte influence d’une finition particulière, l’expérience reste tout à fait agréable.

Talisker 25 ans 1983 Natural Cask

54.2% alc./vol.
Édition limitée à 9708 bouteilles.

André 89%
Poivre de Cayenne, sel de mer, fumé et tourbé. Tout à fait Talisker, mais avec une douceur et des subtilités en plus que nous ne retrouvions pas dans le 20 ans d’âge, mais le mot subtilité est une notion différente chez Talisker. En image: Tu t’assois sur une belle chaise blanche en plastique sur le bord de l’autoroute, la température est douce même si c’est l’hiver. Le ministère des transports a dû ajouter du sel la veille pour éviter le gel. Au loin, la charrue arrive à grande vitesse, emportant avec elle cette vague furieuse de sel dilué dans l’eau de la neige fondue, (et d’alcool). Tu as gardé tes lunettes, mais le cri lancé à la vue de la charrue arrivant sur toi fait que tu ouvres la bouche et que là, tu ramasses la tout en pleine gueule! Et vlan! Alcool, sel, fumé et tourbé. Une expérience unique et simplement particulière. Seul hic, pour la différence de prix entre le 20 (payé la moitié du prix) le coût de cet embouteillage a de quoi vous refroidir un peu.

RV 86%
Monsieur Talisker se garde en forme, mais a troqué les arts martiaux et les sports extrêmes pour un BowFlex. Tourbe très élaborée avec de la cerise et du parfum pour vieux monsieur. La cendre attaque la langue mais le poivré traditionnel n’y est pas, quoiqu’on peut tout de même détecter quelques épices diverses. Pour un 25 ans, la finale, étrangement visqueuse, manque un peu de longueur, mais ça reste très solide comme whisky, juste un peu trop cher.

Talisker 25 ans

57.2% alc./vol.
Distillé en 1980 et embouteillé en 2005, bouteille #14665 de 15600.

André 89%
Définitivement maritime avec ses accents salins. Un peu cireux, poires et beaucoup d’influences du fût. Aspect boisé et peu crémeux. Vanille, beurre froid. Ce n’est pas ce que l’on appellerait un nez extravagant mais il est direct et très campé sur ses positions. Le nez masculin du départ s’adoucit passablement avec le temps. Impression inverse en bouche; très doux au départ avec des notes à douceur fruitée balayées par la vague de pâte salée et d’amandes suivie du retour sucré, de poires et de quelques épices gardant la finale. J’apprécies particulièrement le revirement du feeling en bouche (du doux à devenant plus prononcé) inversement au nez (affirmé puis plus domestiqué). Un superbe Talisker. à la hauteur de la qualité que livre habituellement la distillerie.

RV 87%
Sauf le rapport qualité, un whisky somme toute intéressant mais qui ne sait toucher mon palais. Tourbe qui commence fortement mais s’estompe rapidement, avec un petit côté de feutre et de bleuets mystérieux. En bouche, la tourbe fumée couvre toute la bouche et se fait bien sentir. La finale à la Ardbeg accompagnée de HP est intéressante, et le bleuet ne lâche pas, se figeant dans la gelée et la tourbe. Me donne l’impression d’un whisky pour lequel certain vont avoir le béguin, ce qui n’est pas mon cas.

Patrick 87%
Nez de « réchauffé » légèrement sucré. Chêne, amandes et vanille et air salin. En bouche, une sensation d’agrumes qui réchauffent, ce qui est plutôt paradoxal pour un Talisker. La fumée de tourbe reprends toutefois rapidement ses droits, avec un pointe poivrée typique, mais moins intense que ce que je m’attendais. Les amandes sont toujours présentes, mais en arrière-plan. La finale manque malheureusement un peu d’intensité, mais s’`étire tout de même sur une note fumée-poivrée. Une belle surprise, pour celui qui aime les agrumes et que son whisky ait du caractère.

Talisker 20 ans 1982 Natural Cask

58.8% alc./vol.
Édition limitée à 9000 bouteilles.

André 90%
Il est bon. Poivre, sel, fumée le tout livré à 58% d’alcool. Si vous le buvez sur une chaise avec des accoudoirs, vous les agripperez, j’vous en passes un papier ! Assez dit. C’est du Talisker quand même !!! Enjoy.

Patrick 87%
Fumée, poivre, définitivement un cask strength.

RV 92%
Fumée, poivre, peat en aftertaste,wow!

Glendronach 15 ans Revival

43% alc./vol.

André 87%
Toffee, gingembre, fruits secs à prédominance de cerises. La bouche est pleine, ronde et généreuse fortement influencée par le sherry. À force de respirer, des arômes de chocolat se développent accompagnées de dattes et de raisins secs. La rétro-olfaction est toute en fruits, principalement des cerises noires amoureusement enlacées d’épices.

RV 88.5%
Une belle petite sexy en habits d’époque croisée au fêtes médiévales avec le sourire pimpant et une allure classy qui ne fait pas prétentieuse. Un peu plus apprivoisée que le 12YO, mais en même temps un peu plus funky avec un peu de cerise (qui vient du sherry?). L’arrivée est un retour sur le caramel en plus doux et avec plus de texture, mais il y a aussi des épices qui se font sentir. La finale s’éloigne du caramel, est beaucoup plus variée. Enfin, une Glendronach avec de la personnalité.

Patrick 89%
Nez très riche de caramel écossais et de chocolat aux cerises. Une touche de noix et de vanille vient compléter agréablement le tout. La texture en bouche rappelle la douceur du velours. Xérès, vanille, chocolat avec quelques épices vers la finale pour lui donner une belle profondeur. Finale d’ailleurs très agréable et qui nous laisse dans un état contemplatif. Vraiment bien balancé. Le Speyside come on l’aime !

Martin 86.5%
D’une belle carnation brun rosé tel un tawny, ce renouveau s’annonce délicieux… Nez: Bois, épices, punch agrumeux, pas de doute sur la présence de l’oloroso. Ma main au feu même sur un test à l’aveugle. Belle progression depuis le 12 ans. Vanille et caramel brûlé ne tardent pas à se démarquer pour séduire. Bouche: Cendré à l’arrivée en bouche, chêne brûlé, épices, vanille, orange, petits fruits confits, cannelle, sous le signe du sherry. Finale: Les fruits et les épices s’étirent délicieusement. Équilibre: Un scotch whisky qui sait nous prendre dans son filet.

Talisker 18 ans

45.8% alc./vol.

André 94%
Dans mes découvertes de l’année 2006 aussi. Wow, comment domestiquer une bête sauvage dans une bouteille (tel que le distiller Edition). Fumée, épices, fruits, soyeux et enrobant à souhait. On ne regrettes même pas le poivré distinctif du 10 ans. Superbe bouteille, le meilleur Talisker pour moi !

RV 88.5%
Plus salé que poivré, avec un peu d’algues encore humides et de chips brulées tel qu’il y avait dans les sacs de Yum-Yum. En bouche, c’est davantage la tourbe et le poivre qui sortent, mais c’est l’épice qui gagne la finale. Par contre, c’est un fantôme de tourbe qui hante l’aftertaste, le point fort de ce whisky. Un très bon scotch mais sans dire que Talisker est overrated, je préfère le sel de Bowmore et la tourbe de Caol Ila comme j’aime mieux les single malt que les blends.

Patrick 94%
Nez: wow! Comme le 10 ans, mais en plus subtil. Les épices prennent le pas sur la fumée. Définitivement plus raffiné. Le poivre se situe toujours entre les épices et la fumée.