Glenfiddich 30 ans

40% alc./vol.
Ce Speyside d’exception résulte de l’assemblage de fûts ayant contenu du sherry (environ 45%) et de fûts ayant contenu du bourbon.

André 87%
Nez élégant et équilibré. Fruité à souhait, chêne en harmonie avec le sherry, une touche de pommes peut-être. Finale soyeuse, classy et légèrement fumée. Seul hic, à 246$, je ne peut m’empêcher de penser que je pourrais avoir 4 bouteilles de Solera pour le même prix. Ça remets les choses en perspective. Dégusté avec le chocolat « langue du diable », chocolat aux piments, une expérience vraiment unique.

RV 87%
Fumée/cendre au loin, et fruit complexe. Le parfait scotch pour impressionner ceux qui attache de l’importance à l’âge ou au prix. Même si le prix rend le rapport qualité/prix déficient on ne peut pas dire que la qualité n’y est pas.

Patrick 88%
Nez: Parfum de fruits riches et intenses. En fait, chêne, xérès, et quelques notes de pommes. Vieux bois. Bouche : Xérès très mûr, épices et vieux bois. Notes de chocolat noir. Finale : S’étire sur une note brûlée et de chocolat noir. Balance : Le cadeau que je m’étais fait pour mes 30 ans! Je ne l’ai jamais regretté. Un whisky très bien équilibré qui offre une belle profondeur et une belle richesse de saveur. Comme c’est souvent le cas avec cette distillerie, mon seul reproche est de l’avoir embouteillé à 40%.

Glenfiddich 12 ans

40% alc./vol.
Glenfiddich fut construite en 1886 par William Grant qui décida de voler de ses propres ailes après avoir travaillé et appris à Mortlach. Ayant racheté du matériel d’occasion, à Cardhu notamment, il réussit à faire couler son premier new spirit dès Noël 1887.La distillerie qui puise l’eau du Robbie Dubh à la fois pour la fabrication et la réduction de l’alcool, a su conserver malgré sa taille quelques techniques anciennes de fabrication : elle possède ses propres aires de maltage, cultive son orge (enfin une partie seulement !), utilise des washbacks traditionnels en douglas, chauffe ses alambics directement au charbon et surtout possède sa propre chaîne d’embouteillage (caractéristique qu’elle partage uniquement avec Springbank). Glenfiddich est maintenant le single malt le plus vendu au monde. Il est vendu dans plus de 180 pays, et représente environ 20% des ventes de single malt.

André 79%
Faut bien en être à sa 1316e évaluation pour se rendre compte que je n’avais pas encore évalué ce produit… Je dois avouer que j’adore le nez, la délicatesse des éléments, la petite touche florale, le mélange de salade de fruits et de miel. Ça en fait définitivement un whisky des plus approchables pour n’importe lequel des amateurs. Après un bon 30 minutes, un fin brûlé émerge au travers la salade de fruits, beaucoup de poires, de cantaloup, pomme verte, la vanille et le miel. La texture est agréable mais sans punch, un peu huileuse et très fluide. Finale moyennement longue, un brin fumée et très fruitée.

Patrick 83%
Nez : Frais, sucré, marqué par les agrumes et un peu de chêne. Bouche : Tellement frais! Sucre, poires et agrumes, le tout enrobé par une note de planche de chêne. Finale : Courte et fraiche. Balance : Un grand classique, facile à boire, sans faute, qu’on imagine aisément déguster une journée chaude d’été sur le patio, avec une glace dans son verre. Et pourquoi pas?

Martin 81%
J’hésite entre l’ambre et l’or profond au moment de décrire sa couleur. Nez: Chêne marqué avant même d’approcher le nez du verre. Poires et pommes. On sent plus le fût de sherry que celui de bourbon. Touche de noix mélangés. Bouche: Texture voilée et huileuse. Miel, jus de pomme, jus de poire, épices et fleurs. Finale: Chaude et sèche. Vanille, épices et caramel. Doux et dangereusement facile à boire. Un scotch de choix pour débuter une exploration de l’univers du whisky. Équilibre: Excellent passe-partout. Pour les expressions d’entrée de gamme, un vaillant représentant de la région du Speyside. Une coche au-dessus du Glenlivet 12.

Glenlivet 16 ans Nàdurra • Batch 0712U

55.5% alc./vol.
Embouteillé en juillet 2012.

André 89%
Glenlivet n’est pas ma distillerie préférée, j’ai eu bien de la difficulté à trouver des embouteillages de cette distillerie qui me rejoignaient… mais là… wow ! Marmelade de fruits, poires, léger floral pas trop dérangeant, miel et vanille. La bouche est d’une douceur extrême en arrivée, mais la morsure de l’alcool transpercera le nuage de miel et de vanille qui lui servait de tapisserie. Pommes vertes et épices. Avec le temps, le miel deviendra encore plus prédominent au nez, ce qui contrastera avec la force de l’alcool en bouche. Longue finale en envolée de noix au miel et de vanille. J’aime !

Hellyers Road 10 ans Original Tasmanian Single Malt

46% alc./vol.

André 85%
Pommes poires, vanille, céréales au citron. En bouche la texture est intéressante, crémeuse, avec des notes d’amandes, de noix de coco et de crème vanille avec une larme de citron. Y’a par contre quelque chose en finale de bouche qui m’accroche un peu, un côté asséché qui tranche abruptement avec les douces saveurs de la bouche. Un mélange de chêne et d’épices asséchantes un peu bizarres. La finale déséquilibrée, et se terminera par le retour de la vanille, des poires et de la crème saupoudrée d’épices. Pas un mauvais whisky, mais les transitions entres les chapitres sont un peu boiteuses.

RV 87%
An upside down whisky from the land down under. Non. Non. Non, ce n’est pas un whisky, mais quelque chose de vraiment appétissant aussi. Belle profondeur olfactive qui s’envole vite, donc la hâte de goûter fait rapidement découvrir un whisky mi-orge, mi…quelque chose mystérieusement savoureux. Finale encore plus bizarre, empreinte de fusain et de cendre, qui conclue bien ce whisky challengeant mais qui récompense bien les papilles.

Tomatin Cù Bòcan

46% alc./vol.

André 82%
L’apport du fût de virgin oak est bien en évidence au nez, crémeux et soutenu par les oranges et de bonnes notes d’agrumes. La tourbe est loin d’être évidente au nez, les notes du fût neuf cachent beaucoup des arômes les plus subtiles. La bouche est fruitée et offre un mélange inhabituel d’épices (gingembre, clou de girofle, poivre) et d’agrumes. La fumée s’affichera en finale de bouche avec plus de tonus, mais rien de très musclé. Finale douce avec un filet de tourbe dilué dans les agrumes. Après quelques embouteillages version « virgin oak » je peux commencer à dire que je ne suis pas fanatique du style, même si je ne peux expliquer pourquoi. Cet embouteillage ne fait pas exception à la règle.

Patrick 85%
Simple et efficace. Dans le style fumé et tourbé, on ne fait pas ici dans la subtilité, mais on s’en fout, ce n’est pas le but visé. Vraiment très bon. Nez : Fumée de tourbe cendreuse, avec une touche de bois brûlé. Bouche : Charbon et fumée de tourbe, avec une bonne dose d’épices chaleureuses, le tout porté par une belle texture huileuse. Toutefois, je dois admettre que le new make n’est pas si loin que ça… Finale : Longue, fumée et épicée.

Martin 81%
Jaune franc, entre limoncello et bouquet de mimosa. Nez: Céréales sûrettes avec une pointe de citron. Le bois de chêne, bien qu’un petit peu pourri, vole la vedette, soutenu par une petite tourbe extrêmement timide. Pointe de fleurs. Nez très jeune qui évoque par moments un new make. Bouche: Très sucré et fruité. Fruits rouges et épices. Quand même poivré avec une bonne dose de cannelle et de gingembre. Peu de corps mais plein de jeunesse. Finale: Petit retour de fumée sûrie, mais beaucoup trop gênée.On baigne ici encore un peu dans le new make. Équilibre: Un malt intéressant mais qui manque cruellement de raffinement. Tomatina devrait en imiter d’autres et laisser un peu plus de temps de maturation à leur expression de base, car pour le moment ça ne m’incite pas fort à explorer plus loin cette distillerie.

Auchentoshan 10 ans

40% alc./vol.

André 85%
Céréales miel et noix, amandes, vanille, sucre et agrumes. Beau nez d’une agréable simplicité mais d’une conception certaine. La texture huileuse est généreuse en bouche, bien sucré et offre de belles saveurs de miel et de toffee ainsi que beaucoup de notes de céréales fraiches. Finale de bonne longueur, quoique fraiche et légère, chocolat fumé, miel. Un whisky surprenant et agréable.

RV 77%
Violette sucré, herbeux et avec pointe de miel de trèfle. En bouche, le miel se poursuit mais trop rapidement détruit par un plastique Saran wrap pas très agréable. Heureusement la finale est courte. Pas nécessairement à éviter, mais le détour à faire ne doit pas être trop long.

Patrick 80%
Nez : Orge pure, avec miel, vanille et miel. Genre de parfum que j’aime bien retrouver dans mon bol de céréales. Bouche : Céréales poussiéreuses, noix et touche de caramel. Finale : Poussière et épices. Balance : Simple et efficace. Un bon dram de base.

Talisker Port Ruighe

45.8% alc./vol.

André 88.5%
Nez de fruits poivrés et salés, réglisses rouges épicées, belle texture soyeuse tant au nez qu’en bouche. La bouche est le miroir du nez, l’alcool en supplément, les fruits rouges, réglisse, épices, poivre, sel… Le nez changera avec le temps et de bonnes et agréables notes de chocolat émergeront en offrant une belle surprise. J’adore la conjonction des éléments et la texture soyeuse mais ferme ainsi que les fruits rouges qui s’éternisent en finale de bouche. Finale de fraises nappées de chocolat, légère fumée, rétro-olfaction de gomme Mentyne à la menthe. Une belle variante d’un whisky connu et distinctif et une belle addition au range de la distillerie ou à la whisky room des amateurs.

Patrick 91%
Un Talisker au porto, que demander de plus?  Aussi bon que vous pouvez l’imaginer!  Nez : Fumée terreuse, tomates et quelques fruits mûrs.  Bouche : Toujours les tomates, mais surtout la fumée de tourbe terreuse et poivrée.  Notes salées et maritimes.  Donne l’impression de prendre un bol de soupe aux tomates assis sur le bord de la mer, avec un verre de porto en accompagnement.

Martin 87%
Cuivré et roux, ce Talisker semble vouloir nous donner un indice sur la provenance de ses fûts. Nez: Peu de fumée, pour mieux mettre à l’avant-plan un malt agréablement vineux. Chocolat noir, gros sel et orge. Bouche: Belle texture sur miel, shiraz et une sorte de cheddar vieilli. Caramel et céréales sont plus timides mais tout de même présents. Raisins juteux. Finale: Encore très axée sur le porto et le vin rouge, mais en apportant avec elle cette fois-ci un peu d’herbe et de ti-biscuits thé social. Équilibre: Assez réussi comme whisky en général, mais si on le compare à d’autres port wine cask finshes, notamment Arran et Glenmorangie, il lui reste quelques petites croûtes à manger. Bien accordé avec un cheddar extra-vieux. On aime ou on aime pas.

Bowmore 23 ans 1989 Port Cask Matured

50.8% alc./vol.
Embouteillé en 2013.

André 87.5%
Cerises et fraises tourbées, pruneaux séchés, épices, chocolat noir fourré à l’orange qui apparaitra un peu plus tard après que le whisky aura respiré un peu. Les épices assèchent le nez qui est un peu vif. On peut ressentir la puissance du whisky bien caché sous l’édredon fruité. En bouche, approche d’une texture savonneuse (florale?) , le panier de fraises, prunes et de cerises, la tourbe salée, la cannelle et les bonbons rouges en forme de poisson, toffee chocolaté. Finale longue et satisfaisante, beau mélange de fruits et de tourbe avec une rétro-olfaction aux accents épicés et salés. Je reste un peu ambigu; j’adore les fruits et le sherry, j’aime moins les épices et la cannelle. Dernier détail, pour une bouteille à 700$ pièce, la boite de carton… me semble que ça méritait un peu plus d’attention dans la présentation.

Patrick 95%
Bowmore a son meilleur, ce qui n’est pas peu dire. Tout ce qu’il faut à la bonne place, et équilibré avec brio. Un chef d’oeuvre! Nez : La mer, le porto, des prunes mûres et des cerises noires, le tout sur le bord d’un feu de camp en train de s’éteindre. Bouche : Le feu de camp en train de s’éteindre, la mer, quelques fruits frais plutôt discrets et une touche d’oranges. Finale : Longue et intense, marquée par le sel et les oranges.

SMWS 4.171 Highland Park 21 ans

53.7% alc./vol.
« Perfumed and sultry » – Distillé le 31 mai 1991 et vieilli en hogsheads de bourbon, 256 bouteilles.

André 86.5%
Intriguant ce nez. Frais et un peu mentholé, herbeux, un brin d’air salin, la vanille et le toffee. Belle texture douce, légère fumée et sel de mer, meringue, vanille. L’ensemble manque de variété et de dimension. La finale est à l’image du reste, fraiche, douce mais la longueur laisse à désirer.

Patrick 87%
Nez : Algues salées… Des notes de fruits mûrs si on cherche… Bouche : Gros sel pas subtil, quelques algues et de la cendre. Et bon, peut être encore une petite note sucrée-fruitée. Très subtile toutefois. Finale : Sel et algues et sel et sel et sel qui s’étirent longuement. Balance : On jurerait plutôt un scotch d’Islay, un genre de Caol Ila… Mais l’ensemble demeure vraiment intéressant. J’aime bien.

Martin 86%
Ultra pâle, comme si ex-bourbon is the name of the game. Nez: Air marin et algues au départ. Impossible de se tromper. Orge maltée bien dosée, avec une bonne poignée de foin et de vanille. Aucun côté tourbé. Assez prometteur. Bouche: Hyper-doux, vanille, crème anglaise avec à peine de fumée. Très mielleux, mais manque cruellement de complexité. Finale: Bien salée et maritime sur des notes herbeuses et fraîches. Un peu courte, surtout pour son taux d’alcool, mais au moins l’esprit de HP y transparaît un peu. Équilibre: Un HP dans la catégorie que la distillerie préfère vendre plutôt qu’embouteiller eux-mêmes. Ça reste tout de même pas piqué des vers.

SMWS 4.175 Highland Park 13 ans

55.9% alc./vol.
« Suspicious skulkers on the cat-walk » – Distillé le 15 octobre 1999 et vieilli en fûts de bourbon de premier remplissage, 218 bouteilles.

André 85%
Nez délicat, aucun indice sur la provenance du whisky… Orange, agrume, vanille et miel. Superbe texture, soyeuse et huileuse, quelques fruits rouges, la vanille et le miel peut-être. Étrangement, j’ai toujours trouvé que ce qui donnait son côté unique à Highland Park, c’est son utilisation des fûts de sherry qui apportent la tangente fruitée au whisky, et son union avec le discret sel et le miel de bruyère. C’est ce qui me manque ici… La finale est puissante même si les éléments qui la composent sont plutôt doux ; crème glacée à la vanille, confiture d’oranges et une texture un peu cireuse.

Patrick 87%
Nez : Alcool et agrumes, tels que citron et orange. Un peu de cirage à chaussure aussi… Bouche : Très marquée par l’alcool, puis des agrumes sucrés. Un peu d’épices qui semblent venir du chêne neuf… Puis, à la 5ème gorgée, des notes herbeuses viennent donner une profondeur supplémentaire au whisky. Finale : Les épices et la vanille du chêne. Moyennement longue. Balance : Un vrai bon dram, mais je ne retrouve pas le caractère de la distillerie. C’est André qui doit être déçu.

Martin 86%
Très très pâle, c’est à croire que c’est un Islay ou un bourbon cask. Nez: Plutôt doux, sur des notes de céréales avec un léger pet de bruyère, à moins que ce ne soit mon subconscient qui désire du HP. Beaucoup d’agrumes, citron, orange, pamplemousse, suivi de poli à meubles et de bonbons frais. Bouche: Explosion de fruits des champs dans un sirop de vanille et de caramel. Marmelade à l’orange et miel sur les rôties du dimanche matin. Pommes et poires. Finale: Solide et affirmée. Quelques touches de malt et d’épices qui brillent grâce au support d’une légère fumée de bruyère qui évoque doucement les Orcades. Équilibre: Pas le top, surtout qu’il faut vraiment les chercher les propriétés uniques de HP. Mais bon, ça reste un dram qui se prend bien.