Highland Park 39 ans Ambassador Cask #4

56.1% alc./vol.
Distillé en 1979 et embouteillé en 2008, fût #413, 160 bouteilles.

André 92%
Fortes notes de sherry encore une fois, jus de cerises, semblable à celles goûtées dans l’Ambassador Cask #3, prunes, fruits secs, légère fumée. Arrivée douce puis l’alcool clame sa puissance avant l’arrivée des saveurs de gâteau aux fruits et la réapparition des cerises. Finale relativement sèche avec une belle texture aidant à soutenir le tout. Encore une fois, de goûter des Highland Park si « sherried », prouve qu’il y aura toujours moyen de découvrir de nouvelles facettes à son single malt préféré.

Hepp Single Malt Uberach

55% alc./vol.
Le single malt Uberach, appelé aussi WAT, pour l’expression bien française « Whisky Authentic Terroirs », provient de la distillerie HEPP située à Uberach en Alsace (France). Cuvée limitée à 350 bouteilles, élevée en barriques de vin jaune et disponible chez seulement 6 « cavistes » en Alsace. Merci à Guy (le voyageur) et Patrick (le caviste) pour cette opportunité!

André 84%
Oranges confites, poires, céréales au miel, pommes poires. Aspect licoreux au nez saupoudré d’épices. Encore plus d’oranges et de poires en bouche, la texture arrondit le taux d’alcool. Oranges et poires, agrumes, poivre, pomme poire, zeste de citron, céréales au miel, vanille, quelques notes de chêne. Style craft distillery. Finale plus effilée, poivrée et épicée.

Patrick 90%
Nez : Effluves riches et agréables marquées par des notes vineuses et sucrées, rappelant en fait des pommes jaunes bien mures. Bouche : Sucre trèèèèès intense comme j’en ai rarement vu dans un whisky. Mais n’allez pas vous attendre à un doux! Ce whisky est plutôt un poids lourd de l’intensité qui mettra KO le poids plume qui n’est pas sur ses gardes. Les pommes jaunes sont toujours présentes, avec une bonne note de chêne épicé. Finale : Interminable. Balance : Unique! Quel punch! Quelle originalité! Les producteurs de ce whisky ne sont pas des artisans, mais des artistes!

Martin 86%
Nez: Semble assez jeune et fougueux. De généreuses notes de vin ouvrent le bal, suivies de pommes et d’épices. De pain d’épice en fait. Bouche: Le sucre et les épices ne laissent pas place à trop d’interprétation. Assez intense au niveau du taux d’alcool, presque trop. Le chêne sec conclut l’expérience. Finale: Forte et longue, sur les notes susmentionnées. Équilibre: Très singulier, un whisky comme on en voit peu. Je trouve personnellement son éventail de saveurs un peu limité. Peut-être en coupant, blasphème, un ou deux degrés d’alcool?

Jim Beam Jacob’s Ghost

40% alc./vol.

RV 76.5%
Après savoir-faire, une mauvaise traduction de nouveau faire. Œuf à la coque légèrement vinaigré, on se sent loin du champs. Très vinaigré, il n’y a pas à dire, et disons un peu de poussière kentuckyienne. En bouche, le grain se présente, mais toujours trempé dans le grain. La finale s’amorce bien… mais on retourne le vinaigre. Dommage, venant d’une des distilleries majeures, je m’attendais à un produit beaucoup plus maitrisé, mais celui-ci échoue davantage que réussit.

Patrick 79%
Nez: Caché par les fortes effluves d’alcool, on détecte quelques notes de cerise, de maïs et de chêne. Mais ça reste subtil. Bouche : Assez sucré, marqué par le maïs et quelques notes boisées. Finale : Courte et sucrée. Balance : Un bon produit (j’ai de la misère à appeler ça un whiskey), mais qui devrait définitivement être utilisé uniquement en cocktail, car seul, à la température pièce, j’ai bien de la misère à y trouver du plaisir.

New Zealand Malt Whisky Company – Doublewood 10 ans

40% alc./vol.

André 86%
Pomme caramel, orange confites, sherry, fruits divers. Le nez est attrayant et invitant. La bouche sirupeuse offre une texture agréable mais n’est que l’extension du nez, sans trop grandes variantes. Les oranges sont un peu trop présente à mon goût en bouche, mais la texture crémeuse accentuée par la raisins est vraiment bien présentée. La finale étonnera par sa longueur en bouche et par l’apport du tout-épice et du poivre. Un beau dram, abordable de surcroit, présenté sans trop de prétention.

Patrick 92%
Le meilleur compliment pour un whisky est d’en vider rapidement la bouteille, ce qui s’applique ici! Un excellent dram, je n’en revient pas que cette distillerie ait été détruite. Je ne sais pas ce qu’ils boivent en Nouvelle-Zélande, mais si c’est meilleur que ça, ça doit être bon en maudit! Nez : Parfum délicieux de vin sucré, avec une pointe de chêne brûlé-épicé. Extrêmement appétissant. Bouche : Le vin est toujours aussi sucré, mais aussi très chaleureux. Le tout est avec évidemment une bonne dose de bois délicatement épicé. Finale : D’une belle longueur et chaleureuse.

Evan Williams Single Barrel 2003

43.3% alc./vol.
Mis en fût le 27 février 2003 et embouteillé le 22 août 2013. Fût #715.

André 87%
On peut difficilement faire plus traditionnel au nez. Vanille et cannelle (encore) et poussière de bois de chêne sec tout juste coupé. Beaucoup de fruits rouges séchés également et ça, c’est une agréable surprise, De plus, ils réussissent presque à cacher les épices. En fond de bouche, fin toasté du baril et quelques noisettes en prime. Ensemble un peu astringent et épicé mais le punch d’épice est sous contrôle et la rétro-olfaction de miel et de vanille épicée vient comme un baume sur le pointu des épices. J’aime beaucoup… les fruits, les oranges, la vanille et miel. Bien agréable, équilibré et avec quelques surprises à diverses étapes de la dégustation.

Patrick 85%
Nez: Parfum très sucré marqué par un doux caramel, une touche boisée et une très légère pointe de cerise, à la limite du discernable. Bouche : De belles épices boisées en premier lieu, de petites notes de caramel chauffé et de discrètes agrumes qui vient lui donner un petit côté estival. Finale : D’une longueur moyenne et agréable. Balance : Un bon bourbon facile à boire. Idéal pour la fin de semaine dans le bois lorsqu’on veut bien boire sans se casser la tête ou le portefeuille.

Martin 86%
Beau orangé riche du bourbon classique. Nez: Assez floral au départ, pour continuer sur de juteuses notes de maïs grillé, de cannelle, de caramel et de vanille. Le chêne carbonisé ne se laisse pas mettre de côté non plus. Petite cerise au marasquin. Bouche: Juteux et sucré, vanille, maïs, caramel, cannelle et poivre noir fraîchement moulu, muscade. Sirop de table. Extrêmement facile à boire. Finale: Courte sur des notes affirmées de miel, de chêne et de Dr.Pepper épicé. Équilibre: Peut-être même trop facile à boire. Frappe avec précision toutes les caractéristiques propres à un bourbon classique. Tirerait grand profit d’une hausse de son taux d’alcool.

Highwood Distillers Ninety 5 ans

45% alc./vol.

André 91%
Nez bucolique bien vanillé et présenté sous des atours de caramel écossais et de toffee. Panier de fruits sauvages. La bouche offre une dualité intéressante; la texture est crémeuse et douce mais les saveurs de rye et de bonbons de Noël au gingembre apporte une contradiction intriguante même si elle aussi adoucie par le toffee. La texture vous étonnera pour un whisky de cet âge. La finale est cireuse et épicée, un peu molle par contre, mais offre une descente tranquille sur les ailes des céréales de seigle, les fruits rouges et les épices légèrement poivrées.

Patrick 82%
Nez : Caramel et eau d’érable en train de chauffer à la cabane à sucre. Notes de chêne (peut être amplifiées par le fait que je viens de déguster quelques « new makes ». Bouche : Fruité et sucré, quelques épices rappelant le blé. Finale : Longueur moyenne et agréable. Balance : Un très bon whisky dans la catégorie « low shelf ».

Martin 85.5%
Nez: Caramel épais, rye épicé, chêne et touche de vanille. Sirop d’érable? Quelques noix. Bouche: Sucré et fruité, touche d’acétone. Cannelle et poivre. Gingembre. Une intensité qui tranche avec la douceur sucrée du nez, peut-être dû à un taux d’alcool qui, bien que pas trop heavy, est plus ou moins contrôlé. Finale: Chaude et épicée, poivre et gingembre, on surfe sur le rye, le chêne et la cassonade. Équilibre: Légèrement en dents de scie, bien que personnellement je le trouve au-delà bien des whiskys canadiens d’entrée de gamme.

Highwood Distillers Ninety 20 ans

45% alc./vol.

André 92%
Les pommes vertes du Stalk & Barrel Cask 8 avec d’abondants fruits secs. Le nez est adorable et crémeux, velouté à souhait (tout comme l’édition 5YO mais avec plus de complexité), fond de toffee. La canne de Noël (au rye) est de retour encore une fois et s’accompagne de gingembre bien relevé, de cannelle et d’une puissante vague de rye cireux, d’épices. Cela me rappelle aussi le gâteau aux fruits nappé de caramel chaud. Finale où les fruits se développent en plusieurs nuances mais aussi où le rye apportera une dimension plus pointue et épicée. La qualité de la présentation est évidente, le taux d’alcool savamment choisi et le rye exposé de façon juste et équilibré. J’adore !

Patrick 89%
Nez : Agréable parfum de céréales sucrées et caramélisées. Un rare mélange de douceur et de profondeur. Bouche : Encore plus agréable! Sucre et caramel, chêne et épices, fruits mûrs et cassonade. Finale : D’une belle longueur, mais tellement agréable qu’on voudrait qu’elle dure beaucoup plus longtemps (ce qui se veut ici un compliment). Balance : Un whisky tout en équilibre. Complexe et facile boire, le genre de bouteille qui ne doit pas résister plus que quelques soirées.

Martin 90%
Assez neutre doré, léger roux. Nez: Beaux fruits séchés typiquement canadiens (whisky-wise). Pommes mijotées dans le caramel. Chocolat au lait et chêne carbonisé.Très riche, crémeux et roux. Bouche: Doux et sucré, avec les épices du rye qui ressortent ici. Léger cuir, d’une douceur caramélisée incroyable. Fruits dans leur sirop. Vanille et nougat, sirop d’érable. Finale: Moyennement sèche, mais d’une belle longueur sur des épices soutenues. Équilibre: Trop facile à boire, très impressionnant. Beau score, porte bien son nom.

RV 85%
Note à moi-même pour un gros déjeuner champêtre: tremper du pain de seigle dans le caramel grenache : ça doit goût pareil. L’odeur de seigle est imaginative et sensuelle, même si le grain me semble un peu trop poussé. Et peut-être même un peu de cornichon, mais c’est probablement un rapprochement olfactif entre le seigle et un sandwich au smoked meat. Super doux en bouche alors que le caramel prend la place du seigle, mais il y a peu de développement, avant la finale où c’est exactement le contraire : la céréale retourne en avant-plan piétinant le sucre. Pour quelque chose de 20 ans, ce n’est ni très fort ni très long en aftertaste, ça me semble plus une expérience où il est amusant de goûter un whisky canadien beaucoup plus vieux que la moyenne, mais une fois goûté je retournerais davantage à certain Forty Creek ou Stalk and Barrel.

Masterson’s 10 ans Straight Barley Whisky 2013

46% alc./vol.
Fait à 100% d’orge non-maltée et distillé chez Alberta Distillers.

André 92%
Un « one of a kind nose » whisky. Nez très parfumé, presque floral. Feeling cireux d’oranges et d’abricot. Confiture d’orange et d’abricot, miel et vanille. La bouche est sensuelle et douce et offre de belles notes de fruits secs un peu poudreux. Les oranges et les abricots réapparaissent encore et encore… L’ensemble en bouche est très singulier et je dois avouer que j’aime bien être désarçonné de la sorte en évaluant un whisky. La bouche est très complexe et intrigante, surtout avec l’apparition de la cannelle, et du chocolat blanc s’alliant avec ces mêmes oranges (maintenant un peu citronnées) du nez. Finale longue et agréable. Un whisky « Star Trek », qui repousse les frontières habituelles. J’adore !

Patrick 84%
Nez: Bon, ça fait trois fois que je me plonge le nez dans le verre et le seul qualificatif qui me vient en tête est : « étrange ». Un cocktail de pousses vertes fraichement arrachées et de notes de bois encore vert et plein de sève. Définitivement, le parfum me fait plus penser à une salade verte qu’à un bol de céréales. Bouche : Toujours étrange, avec la sève et les pousses vertes. On y découvre toutefois enfin quelques notes de chêne mûr, mais au prix d’un petit effort. Finale : Moyennement longue et florale. Balance : Complètement unique. Pas dans ma « palette » de saveurs, mais tout de même de très bonne qualité.

Masterson’s 12 ans Straight Wheat Whisky 2013

50% alc./vol.
Édition limitée à 12800 bouteilles.

André 86%
Très doux au nez, mélange de vanille boisée et de mie de pain, qui libèreront avec le temps quelques épices et odeurs de copeaux de bois de cèdre. En bouche, beaucoup de vanille, de la cannelle et des fruits mûrs à chair claire (poires ?). Le taux d’alcool demeure très discret tout au long des étapes de la dégustation même si l’on peut ressentir ses effets sur la langue. J’aurais pu aisément le confondre avec un rye whisky à quelques égards, surtout de par son apport en épices jumelées en alcool qui le rendent relativement costaud en bouche (ce que le nez cachait très bien) pour un wheat whisky. Finale fortement vanillée et sucrée, pâtisseries. Belle texture crémeuse mais un peu trop rectiligne.

Patrick 92%
Nez: Wow! Le blé dans toute sa splendeur! De belles épices à steak, les céréales et je-ne-sais-quoi me rappelant l’Ouest canadien. Toujours est-il qu’en y plongeant le nez et en fermant les yeux, j’ai l’impression de me retrouver au cœur d’un champ de blé des plaines infinies de cette région. Bouche : Impressionnante, surtout si on lui laisse le temps de « jouer sa game ». Le blé est toujours omniprésent avec ces épices, mais une subtile note fruitée vient lui donner une profondeur incomparable. Finale : Très longue, comme on les aime. Balance : Incomparable. Je ne pensais qu’on pouvait produire une telle qualité de whisky avec du blé. Encore une fois, la distillerie Alberta réinvente les standards!

Martin 85.5%
D’une pâleur presque sauvignon blanc, mais avec un rose-orangé tirant sur le coquillage de Floride. Nez: Aah, quelle douceur. Bois, vanille, blé et quelques épices. Si je n’avais pas su, j’aurais pu jurer avoir affaire à un rye whisky. Bouche: Vanille et raisins, beau poids en bouche, les épices reviennent et on voudrait encore croire au rye. Quelques fruits bien dosés ferment le cercle. Finale: Fruits, épices, vanille et crème pâtissière. Encore une impression de seigle, mais moins nette à ce stade-ci. Équilibre: Même si on sent qu’on reste en sol canadien, c’est une superbe expression d’autres céréales.

Canadian Club 15 ans

40% alc./vol.
Édition discontinuée, au départ destinée au marché asiatique et au duty-free puis ensuite distribué en Europe.

André 87%
Nez doux et effacé, avec beaucoup de caramel, une pointe de cèdre et un background de rye docile. La texture en bouche étonne dès le départ, le caramel crémeux et soyeux, le cèdre est toujours en place, un peu d’épices (gingembre, tout épices) et de fruits rouges associés au rye. J’aime le calme de la présentation et la douceur des saveurs, la texture crémeuse, le rye juste en sourdine. Finale un peu courte, un peu trop caramélisée à mon goût. Comme Canadian Whisky représentatif du style idéal pour initier aux Canadian whiskies, le rye est très approchable et bien dosé, les saveurs familières et agréables.

Patrick 87%
Nez : Parfum typiquement… Canadian Club : Un mélange de céréales agréable, une pointe de petits fruits rouges (mélange de fraises et cerises?), le tout assemblé par un soupçon de vanille et d’épices boisées. Bouche : Pas surprenant que cette marque soit si populaire, c’est si facile à boire!! Les fruits sucrés sont très présents, baignant dans le caramel et la vanille. Finale : D’une longueur moyenne, s’étirant sur les notes fruitées et, dans l’ensemble, agréable. Balance : Ce whisky a poussé le côté sucré-fruité à la limite de ce que j’aime, mais sans dépasser la dite limite grâce à un équilibre sans faute. Une bouteille que je viderais rapidement.

Martin 89%
Nez: Classique vent de whisky canadien. On comprend la règlementation qui dit « saveurs traditionnellement attribuées au whisky canadien ». Fruits rouges, grain, bois, touche d’acétone, mais vraiment une touche. Sirop de table, cèdre et pointe de seigle. Bouche: Ultra doux, l’expérience repose sur des notes de bois, de caramel, de vanille, de crème, de fruits mijotés dans leur sirop. Léger accent de poivre rose et de cannelle. J’adore. Finale: Sucre en poudre, vanille, sirop simple, chêne et rye. Framboises. Légère fumée boisée. Équilibre: Une belle réussite pour une marque à qui les gens attribuent habituellement des whiskys dits « bottom shelf ». Ce 15 ans d’âge marque une renaissance remarquable de la catégorie du whisky canadien.