St-George Botanical Gin

45% alc./vol.

Patrick 83%
Un très bon gin, mais rien d’exceptionnel non plus.  Surtout que la sensation poussiéreuse en finale vient un peu gâcher la fête.  Come bien des gins américains, les agrumes prennent une place beaucoup plus importante que le genièvre dans ce gin.  En fait, même la coriandre semble y prendre plus de place que le genièvre.  On y détecte aussi des notes d’anis étoilé, et quelques épices rappelant le seigle.

Gordon & MacPhail Reserve Tormore 12 ans

58.9% alc./vol.
Distillé en 1997 et embouteillé en 2009, fût #6398.

Patrick 86%
Un scotch au nez insipide, mais à la bouche très puissante et complexe. Nez : Puissant nez où domine le sucre blanc, l’orge et quelques petits fruits des champs. Bouche : Wow! Orge fumée, avec caramel et épices à steak. A la seconde gorgée, le chêne nous montre d’où viennent les notes de fumées. Finale : Beaucoup plus courte et sèche qu’on s’y attendrait.

Gordon & MacPhail Mortlach 15 ans

43% alc./vol.

André 89%
Superbe équilibre des éléments. Beaucoup de céréales d’orge bien maltées, mélangées de caramel brûlé et de miel. Le caramel est chaud et vraiment agréable, c’est un vrai délice en bouche… Bonbon carré au caramel, fruits secs, sherry, pommes rouges passées date avec un peu de brunâtre dessus, gâteau aux fruits et quelques épices dispersées. La texture en bouche est un peu poreuse et sèche, bien épicée quoique douce et sucrée, à la limite feutrée, mais on fait ici dans les saveurs usuelles et qui s’accordent naturellement ensemble et non dans l’audace. À la longue, vanille du fût de chêne et jus de salade de fruits. Finale longue, principalement axée sur les fruits, le xérès et les épices.

Patrick 91%
Un dram tout à fait unique, dont j’ai atteint trop rapidement le fond de la bouteille. Cette distillerie utilise la méthode de distillation la plus tordue de l’industrie, et nous sommes bien heureux : le scotch est complexe, bien balancé et surtout unique. Nez : Viande rouge à la sauce aux petits fruits des champs. Chêne épicé et crémeux. Bouche : Texture suave. Viande vineuse avec une pointe de caramel. A la seconde gorgée, on détecte le chêne et ses épices. L’ensemble est sucré, chaleureux, fruité et épicé. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse et sucrée.

Martin 89.5%
Ambre classique avec des jambes grasses et rapides. Nez: Xérès et orange sanguine nous sautent au nez, suivi d’épices, de pruneaux et de beau malt grillé. On ne peut plus alléchant. Bouche: Plutôt léger à l’atterissage, on s’attendrait à un poids et à une richesse supérieures pour un whisky vieilli 15 ans en fût de sherry. On apprécie tout de même sans grogner la vanille et les épices du chêne, des fruits séchés et une touche de gingembre. Finale: Épices astringentes du sherry nous accompagnent pour une douce déscente sur une planche de chêne vers une couverture réconfortante, douce et sucrée. Équilibre: Un très respectable sherry cask, provenant d’une distillerie qu’on ne voit, grâce à Diageo, malheureusement pas assez.

Forty Creek Evolution 2014

43% alc./vol.
Bouteille 1742 de 9000.

André 92%
Fruits secs, dattes, raisins secs, épices (rye), vanille. Pleine intégration du wine cask, beaucoup de cannelle partout en bouche. Un whisky où l’on sent le travail bien fait, la minutie. Bouche douce et soyeuse, superbe texture à l’approche fruitée et épicée. Si rye il y a , sa présence est agréable et épicée, puis le whisky migre vers les notes de vin rouge, les fruits rouges et la cannelle qui s’est vraiment bien développée au nez d’ailleurs. La finale est vineuse et le fruit bien développé, de belles saveurs de chocolat noir émergent aussi peu à peu. Finale moyenne en longueur mais à la douceur exceptionnelle. Encore une fois, John Hall joue au Star Trek de l’expérimentation du whisky, il repousse les frontières et impose de nouvelles dimensions méconnues au Whiskies Canadiens. Si Temple de la renommée du whisky Canadien il y avait, John serait intronisé right away !

Patrick 79%
John a eu une crampe de cerveau en se disant « je vais essayer de faire un whisky canadien traditionnel, mais au lieu de tricher comme les autres en ajoutant simplement les essences voulues (dixit Dark Horse), je vais faire compliqué avec des vieillissements et mélanges tordus dont moi seul à le secret ». Bref, malgré tous les efforts, le résultat final ne vole pas haut. Du moins, pas dans ma palette : Je dis souvent que la meilleure façon de juger un whisky est de voir si la bouteille se vide vite, et bien ici, j’ai beau en donner à tout le monde, le niveau de la bouteille ne semble pas baisser. Nez : Parfum riche en fruits divers, tels que raisins, mûres et prunes, le tout avec de la cannelle, quelques noix et une touche de cigare trop humide. Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par les fruits cités plus haut, mais enveloppés de chocolat et de vanille, avec une petite touche de bois brûlé et de noix de Grenoble. L’ensemble demeure typiquement canadien, c’est-à-dire très sucré. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur du sucre réchauffé et des notes boisées.

Martin 93%
Coloris d’un orange bruni tirant sur le sable égyptien avec d’onctueuses jambes un brin dodues. Nez: Riche caramel dès le départ, suivi de fruits juteux et d’une forte impression de xérès. On complète l’assiette avec quelques notes parsemées de chocolat, d’amandes et d’anis étoilé. Bouche: Épais caramel et sirop de table, relents de cabernet sauvignon et de chêne épicé. Sucre d’érable collé au fond de la poêle. Un peu de muscade saupoudrée sur des pointes de chocolat noir ici et là. Finale: Retour en force via un vent de dulce de leche ou de lait condensé. D’une douceur irréprochable malgré sa courte durée. Feuille de tabac et retour du chocolat noir. Équilibre: Complexité exceptionnelle, du beau savoir-faire en effet. Une expérience pour Hall, mais aussi pour nous tous. Le confort d’une tasse de vin chaud de Noël orné d’un gros bâton de cannelle.

Ardbeg Supernova 2014 Release

55% alc./vol.

André 94%
Bloc massif de tourbe médicinale, de charbon, cuir, feu de camp, un peu grassy (tourbe herbeuse ou herbe pognée sous la tondeuse), à la limite c’est presque un peu terreux, du café expresso ou du chocolat noir mais le taux d’alcool est inexistant au nez, ça passe comme du beurre dans la poêle… C’est riche et complet et d’une douceur inégalée. En bouche… wow… doux mais masculin, le tourbe très camphrée et médicinale, le charbon de bois, et l’asphalte chaude, avec un crescendo de saveurs de pantalons de cuir trainé dans l’herbe tout juste tondue, avant l’arrivée de céréales maltées, de miel de réglisse noire et de caramel au sel. Finale soutenue et douce, arômes et saveurs musclées et musquées, épices, tourbe, camphre. Texture crémeuse et feutrée mais combien punchée.

Patrick 88%
Un très bon whisky, extrêmement complexe, mais la texture en bouche ne me fait pas capoter.  Nez : Charbon, cuir, feu de camp, granite, sel, terre, café…  La tourbe est presque subtile!!!  Bouche : Épicé, poivré, salé, chocolat aux piments, cuir et créosote.  La tourbe est « relativement » subtile, du moins, autant subtile que le tourbe d’Ardbeg peut l’être.  Finale : Longue et savoureuse.  Le poivre et la tourbe s’étirent agréablement.

Martin 94%
Arbore une pâleur représentative de sa jeunesse et de son taux de phénol. Nez: Son côté de tourbe médicinale assez imposant pourrait aisément à l’aveugle nous aiguiller vers Laphroaig, mais nous ramène vite sur le citron, le foin, la vanille, le cuir, le chocolat, le miel, le fenouil et le nougat salé. Si c’était pas si « hipster » je dirais même que ça rappelle l’huile à barbe parfumée au cuir. Bouche: Très puissant et affirmé. Un peu crémeux et minéral. Noix salées, miel, poivre blanc concassé et chocolat noir. La tourbe demeure plus que présente, toutefois elle a la délicatesse de laisser les autres éléments briller. Finale: Plutôt minérale et presque métallique, ce qui me déplairait en temps normal, mais son poivre et ses épices viennent sauver la mise à temps. La tourbe infusée aux petits coeurs à la cannelle passe comme un raz-de-marée de plaisir gustatif. Équilibre: Encore un superbe embouteillage de Ardbeg. On apprécie son taux d’alcool élevé mais si doux. Un vrai dram de feu de camp. Ardbeg, pourquoi cette bouteille est si dispendieuse?

Nikka Coffey Malt

45% alc./vol.

André 93%
Gâteau aux bananes et poires, agrumes, citron, vanille, chocolat au lait, café au lait mousse à la vanille. J’ai l’impression de déjeuner… Texture hallucinante en bouche, divine et texturale, soyeuse. Vanille, mousse au chocolat, zeste d’oranges, café au lait, purée de banane nappée de miel. Définitivement du jamais vu… et goûté. Finale finement épicée et fruitée, avec un fort retour sur les notes de café au lait et de mousse au chocolat, accents de raisins secs et de gâteau aux fruits. Un whisky dessert, savant et habile. Du pur plaisir.

Patrick 96%
Le whisky à son meilleur. La délicatesse de la danseuse de ballet, le raffinement du gentleman anglais, la complexité de l’âme japonaise, l’énergie d’un tigre et la balance idéale enter le ying et le yang.
Pour experts et aficionados! Nez : Sucre d’orge et miel intense, puis vanille et chêne subtil. Bouche : Épices du chêne et du bourbon, mais raffinés à la puissance 10! Le tout baigne dans un brillant mélange de vanille, de sucre d’orge, de caramel, de miel et de chocolat, tout en étant pas trop sucré. Quelques noix viennent d’ailleurs donner un niveau de complexité supplémentaire. Finale : Longue et complexe, surtout marquée par les épices et le sucre.

Martin 88%
Doré foncé, vibrant. Nez: Vent d’alcool qui se mute en chocolat fourré à la liqueur. Un peu de vanille, un peu de fleurs, un peu de cannelle. Orge au 2e nez. Ça s’annonce sucré. Bouche: Jolie texture, beurre, vanille, chocolat au lait, poivre, muscade et cannelle. Les épices sont plutôt relevées vers la fin. Finale: On continue à surfer sur une vague d’alcool en compagnie d’épices et de chocolat amer. Équilibre: Ça prend quelques gorgées pour enfin nous séduire. Dans l’ensemble un malt bien construit mais il ne faut pas tout de même virer fou.

Palm Ridge Reserve – Batch 32

45% alc./vol.
Handmade Micro Batch Florida Whisky.

Patrick 95%
À ce jour, le meilleur whisky américain et le meilleur produit de micro-distillerie que j’aie goûté! La preuve « qu’original » ne veut pas toujours dire « bizarre ». La première chose que j’a pensé en goûtant ce whisky fut « OMG, ça goûte la Floride! » : Exactement ce qu’on sent lorsqu’on débarque de l’avion à l’aéroport! Puis, on m’a expliqué pour les copeaux d’orangers dans les fûts et j’ai tout compris! Si vous aimez la Floride, vous ne pourrez plus vous passer de ce whisky. Il me faut retourner en Floride le plus rapidement possible pour aller en chercher quelques bouteilles de plus! D’ailleurs, si quelqu’un veut se lancer dans l’importation privée, j’en commanderais bien une caisse! Nez : Les épices du rye, les agrumes, l’huile du maïs et une sève intense. Bouche : Les épices du bourbon et du seigle se mélangent à la sève des arbresde la Floride. Écorces d’oranges et miel complexe. Finale : Épicée et sucrée, un sucre rappelant en fait les coulées de sirop d’érable en de fin de saison. De plus, après quelques minutes, un « film » demeure sur nos lèvres, semblable à celui que vous avez après une journée passée en Floride.

Teeling Whiskey 26 ans Vintage Reserve 1987

46% alc./vol.
Finition en fûts de bourgogne blanc.

André 96%
Wow, wow et re-wow… Mon whisky Irlandais de l’année, à vie probablement… un de mes top 5 whisky toute catégories confondues pour l’année 2014. Quel nez… Raisins verts, pêches, pommes poires, melon au miel, vanille… banane ??? Ananas ??? Wow, ça n’arrête pas d’évoluer… Volupté et complexité, douceur, textural et multitude facettes à saveurs de fruits. En bouche; fruits tropicaux, toutes les odeurs du nez sont maintenant saveurs, texture hallucinante, huileuse et méga enrobante avec une couverture poivrée et un tourbillon de raisins, de bananes et d’ananas. La finale est bien sucrée, encore les fruits tropicaux, un peu de caramel et de vanille, une texture rarement vue, une douce explosion fruitée en bouche. Hallucinant !

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail BenRiach 1997

46% alc./vol.

Patrick 87%
Une belle surprise, avec un Benriach différent.  J’aime bien.  Globalement, xérès et épices, le tout superbement balancé.  Toutefois, un peu trop cher à moins d’être fan de la distillerie, mais pour ceux-ci, il s’agit plutôt d’une aubaine.  Nez: Pain aux épices et chêne. Touche de fruits très subtile.  Bouche: Chaleureuse,  épicée et fruitée. Les épices du chêne, le fruit du xérès, le tout avec une belle intensité qui donne l’impression que le taux d’alcool est en fait un peu plus élevé. Finale: Longue, marquée par le chêne.