Arran The Bothy Batch #1

55.7% alc./vol.
Quarter Cask – 12000 bouteilles, embouteillé en septembre 2015

André 86.5%
Maritime à souhait. Coconut, vanille, banane, ananas, background d’agrumes, d’oranges et de citron habituel. Étonnant de ne pas ressentir l’alcool au nez. L’effet un peu fougueux du quarter cask n’est pas perceptible au nez comme dans le Laphroaig quarter Cask. La bouche a beaucoup plus de punch, les céréales vertes et le tonneau de bois de chêne sec est assez prononcé, mais le whisky s’affuble toujours de mêmes saveurs du nez et un poivre moulu semble émerger du lot de saveurs. J’aime la texture soyeuse du whisky qui tranche avec l’intensité des saveurs… la finale de bouche un peu trop franche et astringente me plait un peu moins. Finale tranchée, mélange de sel, de poivre, de vanille, d’agrumes et d’oranges.

Patrick 90%
J’espère qu’ils en feront une édition régulière! Du pur Arran à son meilleur, sans artifices! Nez : Noix de coco, vanille, bananes et agrumes. Le tout nous donne l’impression d’être assis au bord de la mer. Bouche : Wow, super punch agréable à l’arrivée. Assis sur le bord de l’océan, suffisamment proche pour que les embruns nous fouettent le visage à l’occasion, on mange quelques pommes vertes, un bol de céréales (sans lait!) et une bouchée de chêne brûlé, le tout saupoudré légèrement de poivre. Finale : D’une belle longueur, fraiche, dominée par les agrumes et le sel marin.

Kim 83%
Sensualité sucrée de sucre d’orge sont les premiers mots qui me viennent en tête lorsque j’approche mon nez du verre. Au goût malheureusement ça se gâte, bonbons chimiques aux bananes, gomme balloune épicée, tout ça sur un fond de graine. Bref, je reste perplexe.

BenRiach 10 ans Curiositas

46% alc./vol.
Appelée « Curiositas » exprime parfaitement le caractère très tourbé que peut revêtir le malt de la distillerie Benriach. Au cours de deux courtes périodes (1975-1976 et 1983-1986), Benriach fut amenée à produire un malt tourbé qu’elle distille désormais de façon plus régulière.

André 90%
Quelle surprise et quel résultat. On jurerait que c’est un Islay mais on se retrouve dans le Speyside complètement dépaysé… Quel merveilleux rapport qualité prix; Fraise. Fumée persistante, long et apaisant, orge. Points en plus pour l’initiative du mix Speyside- Islay. Superbe pour le prix. Ma découverte de l’année 2007.

Patrick 85%
Wow! Ca sent le pas propre! Énormément de fumée au nez ainsi que de la tourbe, de la tourbe et de la tourbe. Agrumes? Au goût, la fumée, légère fraise (ou cerise?). Chêne, malt. Après avoir respiré: Peat un peu vert. Excellent rapport qualité/prix, beau mélange.

Martin 88.5%
Une belle couleur jaune paille foncé rappelant l’Islay. Nez: Ça sent la tourbe dès que les premières gouttes sont versées. Fumée de tourbe, herbe, iode, sel marin. Ça respire le Bowmore. Bouche: Sel, iode, épices, fumée de tourbe. Rend justice au nez. Finale: Phénol, savon, hôpital. Festival du diachylon. Larme de chocolat. Gagne en qualité et en longueur. Équilibre: Un petit kick en finale vient faire gagner des points. Bien que j’aie déjà dit que si vous aviez un 20$ de trop vous devriez privilégier le Bowmore 12 ans sur le McClelland’s Islay, ramassez encore un 10$ de plus et tapez-vous un Curiositas.

Kim 90%
La première chose qui me vient à l’esprit quand j’approche le verre de mon somptueux nez : il a l’air bien gentil. Dans le concret, s’en dégagent des arômes de paille sucrée et de miel. Frais, légèrement agrumé, j’irais même jusqu’à dire qu’il a de l’entrain, qu’il est énergique.

RV 84.5%
Fraises au début, suivi de fumé, puis de chêne. Au goût, fumé, un peu de fraise.

BenRiach 12 ans Arumaticus Fumosus Dark Rum Wood Finish

46% alc./vol.
Lancé en mai 2007, cet embouteillage fait partie de la trilogie des 12 ans d’âge avec affûtage particulier. Cet édition a été vieillie en fût de rhum foncé Jamaïcain, embouteillée à 46%, non filtré à froid et en édition très limitée de 1740 bouteilles.

André 86.5%
Douce fumée sucrée, léger caramélisé. Côtes levées un peu brûlées sur le BBQ ? Le tourbé est frais et croquant en bouche, manque un peu d’ampleur texturale mais en contrepartie, il livre des saveurs à la fois puissantes de tourbe et des arômes de café noir fort, de sucre brun caramélisé et de rhum fortement sucré, appuyé par une brise de nectarines en finale. Les vagues successives de tourbe et de sucré, amoureusement enlacées, sont magistralement bonnes. Le 46% d’alcool est tout à fait approprié dans ce cas, la douceur de l’introduction est relevée par une finale au léger piquant alcoolisé. Une superbe bombe, à un prix plus que raisonnable.

Patrick 90%
Au nez, un brouillard de fumée tente de masquer une profondeur que l’on découvre heureusement au goût. La fumée est intense et tel un brouillard, tente de masquer les fruits. En finale, tel des rayons de soleil au travers du brouillard, les épices viennent donner une coloration inédite à ce scotch. Un whisky multidimensionnel qui se découvre un peu plus à chaque gorgée, ce qui est ma définition d’un whisky de 1ère classe.

Kim 83%
Nez : Salin et citronné, plus fumé que tourbé, ce qui évoque chez moi une margarita au mezcal. Le sucre de canne se pointe ensuite doucement, trainant dans son sillage une généreuse dose de vanille. Bouche : Alors que je m’attendais à une tarte au citron ou un gâteau au rhum, j’ai plutôt une impression de poussière de pierre. Vient ensuite une mélasse foncée dans laquelle on aurait ajouté du clou de girofle, de la cannelle et du « all spice » jamaïcain.

RV 85.5%
Lait fraîchement trait mais encore chaud, moins de cendre mais plus de peat que le Tawny, avec un arrière-nez d’ardoise. La tourbe est plus sauvage au goût qu’à l’odorat, mais de très haut tombe pour finir avec un arrière gout de raisin. Un peu mieux que le Curiositas, plus franc.

BenRiach 12 ans Heredotus Fumosus Pedro Ximenez Finish

46% alc./vol.

André 91%
Avoir de la tourbe et du sherry dans le même verre c’est comme avoir une rousse et une blonde en même temps, dans le même lit… Nez idyllique de sherry liquoreux, de raisins secs, de tourbe sale et crasseuse. En bouche, texture de poussière de pierre et de raisins secs, le sherry est goulu, la tourbe est imposante et se drape d’une robe de chocolat noir assez sexy lui donnant une belle rondeur en bouche. Finale d’une juste balance, le taux d’alcool est approprié, l’apport du sherry arrondissant la bouche. Le sherry liquoreux assaisonné de raisins secs, la tourbe un peu crasseuse… J’adore le mélange des éléments composant ce whisky, la qualité de la présentation et le prix plus qu’abordable demandé à la caisse. Un must have de whisky lover !

Patrick 93%
Nez: Une belle tourbe juteuse et fruitée avec une pointe de vanille. Bouche : Raisins intenses avec une tourbe qui l’est tout autant. Quelques épices et des notes de lavandes viennent donner encore plus de relief à l’ensemble. Finale : Assez longue et marquée par le raisin. Balance : Souvent, lorsque les attentes sont élevées, on se retrouve à être déçu. Pas ici. Une complexité rarement atteinte, grâce à un mélange fait de main de maître de saveurs extrêmes. J’en ai acheté une bouteille sur le champ, et je suis en train de gratter mes fonds de tiroir pour aller en chercher une autre!

Kim 84%
Nez : Zestes de citron et de pamplemousse, fumée fraiche et végétale qui me rappelle certains mezcals. Vient ensuite du pain grillé badigeonné de confiture de fraise. Complexe et gourmand, il promet. Bouche : Noix de coco grillée, chocolat au lait, noix de macadam; j’ai définitivement l’impression de boire une recette de biscuits. J’Y trouve même la cassonade et une richesse évoquant le beurre. En finale, le bois se ramène de manière pas tout à fait subtile.

BenRiach 15 ans Dark Rum Finish

46% alc./vol.
Édition limitée à 2100 bouteilles. Cette version a été affiné dans des fûts ayant contenu du rhum ambré de Jamaïque. Plus récemment Benriach a développé avec succès plusieurs séries limitées, affinées dans des fûts spécifiques de porto, de pedro ximenez, de rhum, de madère… Chaque expression fait l’objet d’un vieillissement supplémentaire pouvant varier de 12 à 24 mois, accentuant le caractère complexe et riche de ce single malt du Speyside.

André 84%
Nez très rond et rhum sans trop de sucre, caramel et épices relevées. Fruits secs dominés par les raisins à saveur de Glosettes. La finale est toute de chocolat noir se tarissant dans des nuages de fumée en toute fin.

Patrick 83%
Manque de finesse et n’est définitivement pas « sweet » comme on pourrait s’y attendre d’un whisky ayant subi une finition en fûts de rhum.  Beaucoup plus épicé que sucré.  Nez : Chêne, épices, raisins secs ou plutôt Glosettes au raisins.   Bouche : Chocolat épicé, piments et raisins secs.  Rhum?  Pas vraiment.  Petite touche de pommes pour compléter le tout.  Finale : Chêne épicé.

Kim 83%
Nez : Je sais que c’est en fut de rhum, mais mon nez capte des effluves agrumées et légèrement fumées de mezcal, qui cèdent la place à des saveurs pâtissières de crème anglaise et de brioches très prometteuses.
Goût : J’ai l’impression de mordre dans une canne à sucre, c’est riche et juteux, mais aussi boisé et d’une certaine façon… fibreux. Suit un souvenir de piña colada, ananas et coconut. Je serais curieuse de faire un piña colada avec ça!

RV 87.5%
Un peu trop de l’influence du rhum… mais quand on aime, on aime (et je m’assume). Caramel abondant mais davantage celui sur de la crême glacée que celui que Murray haït autant. En bouche, l’orange, les pommes sucrées sont un peu plus dans la norme, mais la finale est toute de canne à sucre, pour terminer de manière un peu aigre (plus naturelle) en aftertaste.

BenRiach 15 ans Tawny Port Finish

46% alc./vol.
Vieilli en fût de chêne américain et affiné dans d’ex fûts Hogsheads provenant de la région espagnole de Douro, Cette édition limitée de 2040 bouteilles fut lancée en novembre 2006.

André 87%
Le nez est mielleux et apporte un sucré légèrement chauffé-caramélisé. Bel équilibre en bouche apportant le retour du sucré caramélisé et un léger piquant alcoolisé. La finale quant à elle est aux saveurs de crème brûlée et de chocolat noir amer et de café corsé aromatisé au porto. Légèrement au dessous de mes attentes, mais loin d’être désagréable.

Patrick 89%
Nez intriguant, fumé, tourbé avec un léger fruité qui tente de se cacher. Goût très riche où les fruits rouges du porto s’affirment de façon plus marqué tout en laissant deviner une légère épice. Finale longue mais malheureusement peu intense qui lui fait perdre 1 point pour glisser sous les « 90 ». Un whisky où BenRiach est allé chercher le meilleur de la tourbe et du porto. Bravo et merci!

Martin 84.5%
La coloration de cette expression est une coche plus foncée que le PX, presque couleur porto, trololo. Nez: Porto, fruits, épices, orange. Semblable au Quinta Ruban, mais un peu plus boisé. Une touche de vanille et de sel marin. Un vrai curieux hybride de tourbe au porto. Bouche: Sel, fruits, porto, épices. Mélange choco-noisette très discret. Plutôt décevant comparé au nez. Finale: Plutôt douce et ennuyeuse, épices et fumée boisée. On en garde un plus beau souvenir qu’au goût. Équilibre: Un bel effort, mais inégal. Prix disproportionné.

Kim 82%
Nez : poussière de pierre sur laquelle on a versé quelques gouttes de jus de pickle. Ça cache des baies rouges, confiture aux fraises très cuite, notes de sucre presque brûlé.
Goût : Je m’attendais à un jus de fruit, mais le bois prend les commandes de mes papilles gustatives. Légère acidité, comme morde dans un citron, ce qui fait saliver. Après quelques minutes dans le verre, il s’adoucit et révèle le même côté fruits rouge confitures qu’au nez. Finale longue et épicée.

RV 81%
Heureusement le porto est assez discret derrière de la cendre légèrement humide. L’arrivée est un peu aigre et ronde mais on ne sens rien sur les joues. En finale c’est un peu plus cendreux mais ca manque de longueur. Au palais c’est un peu mieux mais bof. Au moins il cache bien le port. Après Arran, c’est à Benriach de prendre le chemin très peu original des casks finishes, et cette déclinaison de leur alcool est encore une preuve pour moi que le porto n’est pas à la portée de toutes les distilleries (même si Bowmore en a fait une belle réussite). Insumptuosus Simulacrum.

BenRiach 17 ans Septendecim

46% alc./vol.

André 89.5%
La tourbe s’adoucit avec le temps et on en a la preuve ici. Nez feutré et doux, fumée de tourbe assaisonnée à l’orange et la vanille, beaucoup de corps et de texture. Avec patience, les fruits et quelques épices émergeront avec une texture d’herbe grasse mouillée et fumée, poires sautées à la poêle. Un whisky comme je l’aime… De la complexité sous des atours directs et à prime abord un peu brusque. Finale en pente douce, fumée de tourbe terreuse mélangée de fruits exotiques. Texture huileuse et souple. J’adore.

Patrick 85%
Hey, ça sent le pet, ça! Bon, mettons que vous êtes dans une maison qui vient de passer au feu et que quelqu’un pète, ça doit ressembler à ça! En bouche toutefois, place à une grosse tourbe sale pas propre de shack perdu dans le fond des Highlands. La finale est un mélange de fumée et d’épices à BBQ. Pfff, je l’aurais plutôt appelé « fin de semaine au camp de peche avec les boys ».

Martin 74%
Nez: Légerement sucré, fumée de tourbe, semble assez fort. En s’y attardant un peu on croirait y déceler pommes et miel, mais dans une intensité insuffisante. Bouche: Sucré, rien de passionnant, je cherche le plaisir mais il sait bien se cacher. J’aimerais mieux regarder un débat des chefs animé par Denis Lévesque. Finale: Triste. Ça ne goûte rien, mais ça le goûte longtemps. Pour dire comme Lyne-la-pas-fine: « C’est pas que c’est pas bon… C’est juste dénué de saveur… » Équilibre: Hors de prix pour ce que c’est. Nous avons clairement ici un scotch pour lequel on paie grandement uniquement pour l’indication d’âge. À l’autre bout du spectre on peut finir avec un Lagavulin 16 ans et trois dollars en poche.

Kim 88%
Nez : fumée « chaude » évoquant le bacon, caoutchouc, caramel, abricot séché.
Un peu vert, sur les fruits frais (pommes vertes, ananas), épices douces (cannelle, muscade, girofle) à très faible dose. Hautement satisfaisant.

RV 85%
Quand le remake ressemble trop à l’original… Bonjour imitation de Islay: grosse tourbe pas vraiment subtile avec un peu de Laphroaig et beaucoup de l’excessif Port Charlotte. Même pauvreté de saveurs en bouche avec une pointe du côté animal du Ardbeg mais la fumée chimique des whiskies inutilement haut en PPM. Bien sans plus, même si la tourbe a un petit je-ne-sais-quoi de végétalement Speyside, ce genre d’exercice n’est plus nouveau ni vraiment excitant.

BenRiach 17 ans Solstice 2nd Edition

50% alc./vol.
Marqué par un affinage en fûts de porto, ce single malt très tourbé oscille entre l’ombre et la lumière. Baptisée Solstice, cette version porte bien son nom tant le passage des notes fumées hivernales aux notes fruitées estivales évoque le solstice d’hiver et le solstice d’été. A déguster dans une ambiance contrastée.

André 93%
Tourbe parfumée au porto, abondant et fruité tout en étant fort en bouche, bien soutenue par l’apport des fruits secs. En bouche; vague de tourbe appuyée par le port cask, influences fruitées de cerises, raisins mauves, fraises-framboises… Pour les amateurs d’ambigüité, le mélange est pour le moins exotique. De plus, le feeling poreux accentue la texture assez unique du whisky et la balance exacte des éléments rendent même agréable le taux d’alcool. J’adore l’audace de présenter des éléments si différents mais qui se complètent si bien en bouche.

Patrick 90%
Le scotch comme on l’aime : Robuste, savoureux et complexe. A inscrire sur ma liste de cadeaux de Noël svp. Nez : Fumée de tourbe crasseuse et cendreuse, avec une touche fruitée des plus subtiles. Bouche : Texture très huileuse de fumée de tourbe intense et portée par un jus de fruit sucré. Le tout, avec une bonne dose d’épices venant du fût de chêne. Finale : D’une longueur moyenne et portée par la fumée.

Martin 91%
Teinte dorée et orangée tirant dangereusement sur un rosé digne de son fût de porto. Nez: Relativement doux au nez. De joyeuses effluves de porto percent aisément son mince voile de tourbe et son taux d’alcool. Cerise, fraise et chêne complètent le nez. Bouche: Texture épaisse bardée d’un caramel riche et franc. Épices du xérès, bois et raisin. Dattes et tabac à pipe. La tourbe est très très subtile, mais supporte efficacement le tout. Finale: Très soutenue sur une proéminence de tourbe, suivi de dattes, de cerise et de chêne sec épicé. Cacao. Équilibre: On pourrait chiâler que c’est plutôt timide pour un embouteillage qui s’affiche « heavily peated », mais c’est un pari si réussi qu’on peut presque tout lui pardonner.

Kim 85%
Ça sent les pneus recouverts d’une bonne couche de confiture aux framboises, mais l’odeur de pneus finit par s’adoucir. En bouche c’est intense, du poivre fumé sur une planche de bois, un goût qui dure longtemps, longtemps. Après quelques gorgées, on perd un peu du punch du début. La finale est un peu étrange, voire décevante, comparativement à son entrée tonitruante.

BenRiach 21 ans Authenticus Peated

46% alc./vol.
Non filtré à froid provenant de l’assemblage de quelques fûts de chêne ayant contenu du bourbon. En dégustant ce Benriach, on se sent beaucoup plus proche des rivages de l’île d’Islay que de la tranquillité verdoyante du Speyside. Une version officielle limitée à 4 800 bouteilles.

André 92%
Il faut un bon 20 minutes au malt pour atteindre son apogée. Une attente liturgique hautement récompensée. Au nez, la tourbe se révèle rapidement, le malt lui est très croustillant et frais. On se croirait sur l’Ile d’Islay. La tourbe est si proche de ce que je connais de Laphroaig que j’ai même dû aller chercher ma bouteille de 10 ans d’âge afin de les sentir en même temps. Médicinal, éther, antiseptique et fumée. Au goût, une fine pointe de sel appuyée par la tourbe très douce (au souvenir, près du Ardbeg 17 ans). La finale est liquide mais très persistante.

Patrick 90%
Tourbe humide. Fumée. Plus léger au goût que l’odeur laisse présager. Clou de girofle un peu désagréable au palais… Et devrait être plus alcoolisé. Mais quand même très raffiné. J’aime.

Kim 91%
Nez : cendres froides, et c’est appétissant, souvenir de rallumer le feu de camp le matin en camping en soufflant sur les braises pour faire ses toasts. Melon de miel, papaye, un soupçon de grenadine. Mes attentes sont hautes!
Goût : Tranchant, c’est la première chose qui me vient en tête. J’ai l’impression que le whisky mène un duel avec mes papilles et que celles-ci ne peuvent que parer les coups. Pourquoi un duel et non un assaut? Parce que c’est tout en finesse. Bam, une pointe de vanille! Vlan, un embrun salin! Pow, un coup de tourbe végétale. C’est complexe et délicieux.

RV 93%
Chips poivre et sel Lays™. Algue plus humide au goût. Peat et algues séchées. Peat animal de Lagavulin.

BenRiach Birnie Moss Intensely Peated (48%)

48% alc./vol.

André 87%
Pour son jeune âge, ce whisky étonne de par sa complexité et sa maturité. Formidable vague de tourbe puissante bien assortie aux arômes de vanille extraite du fût de chêne, cendreux mais avec une belle tangente de citron-agrume. L’intégration de la tourbe et de la vanille est superbe et d’une puissance musclée et soutenue. La bouche est domptée par la tourbe et l’alcool mais l’aspect agrume, sorti de nulle part et associé généralement aux whiskies côtiers m’a grandement plu. Pommes vertes mûres, et brûlure d’alcool en prime. La cendre de tourbe en finale, l’alcool bien fort. Un jeune whisky qui s’en sort très bien considérant la cour de récréation dans lequel il a décidé de s’amuser.

Patrick 88%
Une belle création tourbeuse typique du Speyside, tout ce qu’il y a de plus savoureux et complexe. Nez : Tourbe terreuse et orge. Quelques notes de vanille et de chêne viennent compléter le tout. Bouche : Impressionnant… Fumée de tourbe, cire d’abeille, épices, vanille, quelques fruits tropicaux et pointe de caramel. Compte tenu du taux d’alcool, je me serais attendu à une texture plus huileuse. Finale : Relativement longue et épicée.

Martin 83%
Très pâle et un brin brumeux. Nez: Son nez de new make mélasse à l’horizon trahit son jeune âge. Un peu de vanille, un peu de terre mélangés dans son baril. Fromage cendré. Bouche: Assez léger comme texture. Vanille et agrumes sur fond d’épices. À peine de caramel, de colle à bois et de fruits tropicaux. Finale: À peine métallique, ce qui me fait débander un peu. Notes d’épices de tourbe et de miel. Équilibre: Je le coterais sûrement un peu plus en tant que jeune whisky tout seul, mais comparé au reste de la whiskysphère, il est plutôt bof.

Kim 88%
Vous avez déjà brûlé des feuilles mortes à l’automne? Le Birnie Moss y ressemble à s’y méprendre. Il dégage une belle tourbe sèche et fraîche, avec un léger relent de plastique (c’est ce qui arrive quand vous brûlez le sac de feuilles mortes). Au goût il se révèle piquant, mais étrangement frais, la tourbe ne s’éternise pas, mais cède place aux épices. La finale est un peu courte et rough, ce qui rend les premières gorgées agréables, mais les suivantes un peu moins.