Ardbeg Anthology: The Harpy’s Tale 13 ans

46% alc./vol.
Premier opus de la Ardbeg Anthology collection, maturation en Ex-Bourbon & Ex-Sauternes Casks.

André 89%
Superbe nez, équilibré et doux. Zeste de citron, purée de bananes et une tonne de fruits tropicaux, mangue, melon au miel, oranges et une fumée de tourbe distinguée, maritime et minérale. En bouche la tourbe est plus herbacée et verdâtre, plus épicée aussi. Mélange très diversifié de saveurs; herbes diverses de style origan et herbes italiennes, zeste de citron, agrumes, mangue, oranges, melon au miel et chocolat blanc. La texture offre un fond plutôt riche et presque licoreux puis s’affuble d’un manteau d’épices appréciable. Très soutenu pour un whisky à 46%. La finale est plus crasseuse sur la tourbe, tropicale et fraiche, un peu parfumée d’eucalyptus, j’adore la rétro-olfaction zesty et citronnée ainsi que la longueur appréciable en bouche. Pas les Ardbeg en coup de poing du style Corryvreckan et Uigeadail, plus posé peut-être sans être nécessairement plus raffiné et complexe.

Patrick 90%
Un beau gros whisky complexe et savoureux, porté par une belle texture. Bon, 275$ (ou plus) pour un whisky de 13 ans, je ne peux pas me dire impressionné par le rapport qualité-prix. Nez: La délicieuse fumée de tourbe maritime d’Ardbeg, huileuse, avec quelques agrumes et une touche de crème brûlée. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, on retrouve toujours au premier plan la fumée de tourbe maritime d’Ardbeg, du chêne et de discrets fruits tropicaux. Finale: D’une belle longueur, marquée par la fumée, le sel et de l’huile.

Martin 91.5%
Nez: Tourbe subtile, accents terreux et caoutchouteux. Citron, pierre lavée, oranges timides et fruits tropicaux. À l’aveugle j’aurais juré un Bowmore d’antan. Miam miam miam. Bouche: La tourbe ici est plus verte, plus végétale. Sel marin, agrumes, cendre, chêne, cannelle avec une touche de cacao. Un délice subtil. Finale: La fumée nous emporte dans un tourbillon de cendre, de vanille, d’agrumes et de sel. Équilibre: Effectivement très équilibré, un vent de fraîcheur dans ce nouvel univers de whiskys assemblés à la va-vite sans mention d’âge. Complexité et douceur incarnées.

Kim 88%
Humer ce whisky, c’est me projeter enfant, à errer entre les piles de pneus neufs du Canadian Tire. Viennent ensuite des baies rouges et des souvenirs, plus matures ceux-ci, de mezcal bien rustique. Au goût, j’ai un mélange d’épices rappelant le ras-el-hanout, puis arrivent des cerises noires, des tranches d’oranges caramélisées et du miel presque brûlé. J’ai l’impression d’assister à une valse de saveurs qui s’accordent et se complimentent les unes les autres.

Ardbeg Anthology: The Unicorn’s Tale 14 ans

46% alc./vol.

Cet Ardbeg, le « Unicorn’s Tale », a été élevé dans un mélange de fûts de madère et d’anciens fûts de bourbon.

Patrick 94%
Un Ardbeg qui coche toutes les cases, ce qui n’est pas peu dire! Nez: Parfum De fumée de tourbe mélangée avec une touche sucrée et discrètement fruitée. Bouche: La belle fumée de tourbe intense et marquée par la créosote, avec une pointe fruitée très discrète. Le tout porté par une superbe texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, fumée et légèrement crasseuse comme j’aime tant!

Kim 90%
Nez : typique Ardbeg, poivron vert grillé, caramel salé. Bouche : charbon, presque créosote, un peu astringent, finale douce et sucrée.

Ardbeg Ardcore

46% alc./vol.
Ardcore est une vraie innovation dans le monde des Single Malts tourbés. Vieilli en ex-fûts de Bourbon, ce nouveau Single Malt Ardcore résulte de la distillation d’un malt noir (black malt) : la céréale est chauffée à température très forte pour que le malt devienne torréfié, un peu comme un grain de café ou de cacao. Une opération de séchage sous surveillance… Si la température dépasse les 250°C, le malt peut se transformer en charbon et prendre feu. Un procédé de fabrication qu’on retrouve notamment chez Glenmorangie Signet, mais encore jamais avec un whisky tourbé. Il rappelle le passé oublié de « Punk Ellen », surnom donné au port de l’île d’Islay dans les années 1970.

André 85%
Nez plutôt réservé, à l’aspect jeune et presque dilué. Lime et citron, chocolat au lait, un brin de zeste d’oranges, fumée de tourbe clean, inspiration maritime. Aux gorgées subséquentes, ananas rôti sur le feu de camps et poivre. En bouche, texture au départ liquide mais aux gorgées subséquentes gagne un bon côté huileux. Anis, bois brûlé, citron, oranges, ananas, poivre, fumée de tourbe terreuse, chocolat et vanille, le tout avec un bon apport herbeux. Courte finale sur le citron, le chocolat et le charbon. Ok… Agréable pour un whisky tourbé et maritime de semaine. Là où ça fait mal c’est lorsque l’on compare le prix versus un Ardbeg 10 ou un Uigeadail qui selon nos sources sera pratiquement au même prix que le Ardcore. Je préfère de loin un bon vieux 10 ans régulier ou pour 200$ balles, un Uigeadail. Est-ce que je vais en acheter pareil? Oui, pour parfaire la collection, mais pas nécessairement pour en boire disons. Hé oui, victime du marché capitaliste…

Patrick 89%
Un beau whisky avec tout ce qu’on peut désirer d’un Ardbeg. Avec une texture un peu plus soyeuse, ça serait vraiment un chef d’œuvre… Mais ça demeure une bouteille que j’ai vidée assez rapidement… Et que je ne regrette ainsi pas d’en avoir acheté une deuxième ! Nez : Un beau parfum fumé avec une touche de sel et du charbon de bois sec. Bouche: De la fumée de tourbe et cendreuse d’une grande intensité, avec une belle note salée, du discret chocolat noir et une petite pointe d’anis. Finale : D’une belle longueur, pleine de suie, de fumée et de bois brûlé.

Martin 90%
Nez: Café noir, goudron, réglisse salée et cendre froide, avec une pointe de citron confit. Bouche: Explosive et sombre, dominée par le malt rôti, le charbon, la mélasse brûlée et les épices. La tourbe est abrasive mais jouissive, avec des éclairs de chocolat noir et de poivre. Finale: Longue et sèche, sur la fumée tenace, la terre humide et le grain amer. Équilibre: Pas pour les timides. Un Islay sans compromis, sale et délicieux, qui ravira les fans de tourbe extrême. Ardbeg joue ici la carte du chaos maîtrisé avec brio.

Kim 81%
Nez : Normalement avec Ardbeg la tourbe frappe en premier, mais cette fois c’est plutôt très floral, miel doré et le classique poivron vert grillé, très appétissant. Bouche : Le côté légume vert grillé prend vraiment beaucoup de place, un peu trop à mon goût, poivre blanc, et aussi l’impression d’avoir mordu dans une tulipe. Pas le meilleur des Ardbeg, mais ça reste un Ardbeg.

Ardbeg Ardcore Committee Release

50.1% alc./vol.
Ardcore est une vraie innovation dans le monde des Single Malts tourbés. Vieilli en ex-fûts de Bourbon, ce nouveau Single Malt Ardcore résulte de la distillation d’un malt noir (black malt) : la céréale est chauffée à température très forte pour que le malt devienne torréfié, un peu comme un grain de café ou de cacao. Une opération de séchage sous surveillance… Si la température dépasse les 250°C, le malt peut se transformer en charbon et prendre feu. Un procédé de fabrication qu’on retrouve notamment chez Glenmorangie Signet, mais encore jamais avec un whisky tourbé. Il rappelle le passé oublié de “Punk Ellen”, surnom donné au port de l’île d’Islay dans les années 1970. Édition réservée aux membres du Ardbeg Committee.

André 87%
Notes de citron aérien et maritime au nez, s’accompagnant de langoureuse fumée cendreuse et légèrement crasseuse. Vraiment très doux et évoquant des notes de crème à la vanille et de biscuits au citron. La bouche est herbacée et citronnée, à la fois maritime et tropicale. La texture est hyper douce, très moelleuse mais pas sirupeuse. Cendre froide, citron, herbe verte, légère sensation minérale, fruits tropicaux, miel. Les tonalités de phénols sont amadouées et très approchables, l’alcool tellement discret que l’on serait porté à dire que c’est une édition régulière et non cask strength. La finale est un peu courte mais d’une belle douceur, entre le citron et la fumée de tourbe et à mi-chemin entre la mer des Caraibes et la mer du Nord.

Patrick 87%
Un très bon Ardbeg, mais je suis déçu de ne pas avoir remarqué de différence notable en lien avec l’utilisation de malt torréfié. Certes, mes attentes étaient élevées… Mais je souhaitais seulement quelque chose de différent. Bref, une bouteille à passer sur le marché noir de la revente au meilleur prix possible pour vous payer en retour le range complet des scotchs réguliers d’Ardbeg! Nez: Ce n’est pas le parfum que j’attendais d’un whisky fait avec du malt noir… Malt jeune, agrumes, fumée de tourbe et autre marin. Un nez plutôt réservé pour un scotch avec un tel C.V. Bouche : Aaaaah, c’est mieux ici, avec du sel, du bois brûlé de la fumée de tourbe, quelques fruits tropicaux, des agrumes… Le tout porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, fumée, salée, boisée et avec de beaux agrumes.

Martin 89%
Nez: Une belle tourbe crasseuse digne de nos plus beaux chantiers de construction estivaux. Citron et air salin, malt grillé et vanille. Bouche: Belle texture qui nous transporte sur des accents de tourbe, de charbon, de miel, de poires et de sucre. Le citron et le sel de mer resent avec nous. Aucune morsure du degré d’alcool. Finale: Longue, avec une texture qui s’essouffle un peu ici. Les notes de saveurs exprimées auparavant tiennent la route ici. Équilibre: Un excellent Islay, un scotch d’exception, mais le fait qu’Ardbeg mette constamment la barre à une hauteur insoutenable fait que parfois ils peuvent rater la cible d’excellence qu’ils se fixent eux-mêmes.

Kim 86%
Nez : gâteau aux fruits nappé d’une couche de caramel salé au beurre, crème anglaise à la vanille, bien entendu de la tourbe, si joliment intégrée dans ce dram en mode dessert.
Bouche : l’onctuosité demeure en trame de fond, mais j’ai maintenant des grains de poivre noir, du carvi, de la nigelle et du cumin. Le gâteau a cédé la place à un plat du moyen orient, en version Islay, avec sa tourbe pleinement assumée qui ne fait pas dans la dentelle.

Ardbeg Arrrrrrrdbeg! Committee Release

51.8%
Maturation en Ex-Rye casks.

André 87%
Crissement diffuse comme nez de Ardbeg même si l’on saisi l’épine dorsale de saveurs assez rapidement. Poires et bananes flambées sur le feu de camps, oranges et citron, tourbe avec une sensation de craie ou de poussière de pierre bizarre. La bouche est étonnamment douce pour le taux d’alcool présenté. Cendre froides, citron, jus de poires en conserve, ananas, camphre, grains de poivre trempés dans le miel. Petite pointe iodée en finale de bouche, bien nichés dans l’édredon de tourbe citronnée et de jus de salade de fruits. Pour être franc, je cherche l’apport du rye cask… Comme éloge du passage de Mickey Head à la tête de Ardbeg, j’aurai opté pour une nouvelle version Supernova ou un whisky beaucoup plus singulier. Mickey aura laissé sa trace pour beaucoup plus longtemps qu’au bottling en son honneur. Ceci étant dit, ça se boit très bien, même par une journée de canicule à +30 degrés, ça en est presque rafraichissant.

Patrick 90%
Un superbe whisky, j’adore le mélange de la fumée d’Ardbeg et les épices du rye. Nez: Un délicieux parfum de… bananes fumées ?! Avec du caramel et de discrètes épices venant du seigle. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, la fumée et le sel sont accompagnés de belles notes épicées et d’une touche de caramel et de discrète vanille. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 87%
Nez: Tourbe sèche, herbes fraîches, citron vert et bonbon épicé. Le seigle ressort avec une dimension mentholée et poivrée. Bouche: Franche et fougueuse. Tourbe poivrée, céréales croquantes, gingembre confit, agrumes et une pointe de caramel salé. Finale: Longue et piquante, sur les cendres froides, l’aneth et la muscade. Équilibre: Un Ardbeg plus vif que lourd, où les fûts de seigle apportent énergie et nervosité, avec un résultat qui est plutôt mitigé. Un dram certes unique, sans perdre l’âme de la distillerie.

Kim 82%
Plutôt hermétique au nez, ce qui est étrange pour un Ardbeg. J’y décèle cependant des notes de caramel, de bois et de noix de coco très grillée. Aurais-je affaire à un affinage en fût de salade de fruits? C’est l’impression que me laisse la première gorgée. Celle-ci est d’ailleurs un peu aride, mais mes papilles se résignent plutôt bien à cet abordage. Si ce Arrrrrrrdbeg est un pirate, c’en est un plutôt coloré! Sympathique, mais sans plus.

Ardbeg BizarreBQ

50.9% alc./vol.
Mélange de whiskies provenant de maturation en 3 types de fûts: double charred oak casks, toasted Pedro Ximénez sherry casks et barbecue casks (heavily charred casks, custom made using an old-fashioned brazier). Collaboration entre Dr Bill Lumsden de Ardbeg et DJ BBQ (aka Christian Stevenson).

André 89%
Ode au bacon sauté dans le sirop d’érable. Nez costaud et sucré, fumée de tourbe terreuse, fruits rouges séchés, zeste de citron, oranges, caramel, chocolat au poivre et cannelle. Le côté médicinal de la distillerie n’est pas trop prononcé en bouche qui offre beaucoup de corps avec une dose appréciable d’épices. Charcoal, sirop d’érable, caramel, cerises et citron, cannelle, beaucoup de poivre et ananas flambés sur le bbq enrobés d’une fumée de gras de bacon brûlé. La bouche est musclée et épicée, avec une finale cendreuse et de charbon de bois poussiéreux et de puissantes tonalités terreuses.

Patrick 93%
Un superbe whisky riche et complexe, qui présente tout ce que je m’attendais et plus encore! Nez : Un riche parfum de fumée de tourbe huileuse, de viande rouge brûlée avec une pincée de sucre. Bouche : Porté par une belle texture, j’y retrouve d’abord du sel, puis de la fumée graisseuse, du steak épicé, une pincée de cannelle et une discrète note de fruits mûrs. Finale: D’une belle longueur, huileuse, fumée et salée.

Martin 90%
Nez: Évidemment, fumée grasse, bacon croustillant, sauce BBQ sucrée, charbon et herbes rôties. Une nuance de piment fumé se glisse en fond. Bouche: Gourmande et rustique. Martin Picard is in the house. Viande fumée, cuir, paprika doux, caramel brûlé et touche d’orange confite. Texture souple, presque juteuse. Finale: Moyenne à longue, sur les braises tièdes, les épices et un soupçon de sucre doré. Équilibre: Audacieux et bien construit. Moins complexe qu’un Ardbeg classique, mais crissement efficace dans son registre fumé-carnivore. Le compagnon rêvé d’un brisket ou d’un feu de camp. Chef de bois!

Kim 86%
Au nez, il se révèle étrangement brioché, beurré et rond, avec des notes d’écorces d’orange confites, un profil que je n’associe pas habituellement à Ardbeg. Bien agréable à boire, il offre des saveurs de noix rôties, de pain brioché, et de poivre noir, avec une légère astringence.

Ardbeg Fermutation Committee Release

49.4% alc./vol.
Distilled 2007, Bottled 2021, 8000 bottles.

André 87%
Tourbe verdâtre au nez, très diffus comme présentation. Iodé et maritime à la fois, raisins verts et menthol puis herbe verte fraîchement coupée et citron, pitch a toiture et goudron chaud. Malgré des flaveurs relativement prononcées, la présentation générale est douce et presque feutrée. Comme l’annoncait le nez, la bouche est presque réservée, très douce et la texture gourmande. Herbe verte coupée, eucalyptus, bananes, oranges et citron. Le tout est nappé d’iode et de douce fumée feutrée. La finale est relativement courte sur des notes d’ananas, de bananes et de citron, dans un esprit maritime et légèrement sale et crasseux. Est-ce bon? Oui, c’est vraiment bien sans être exceptionnel. Mais… À 400$ la quille pour une erreur de production??? Really? C’est un peu comme si on faisait payer le consommateur pour de la job qui a mal été faite… Un peu opportuniste. Échanger un échantillon pour y goûter oui mais se faire avoir et en redemander, no way.

Patrick 91%
Un superbe Ardbeg, complexe, savoureux et superbement balancé. Bon, pas au point d’accepter de payer 400$, mais disons que pour le tiers du prix, ça serait super. Nez: De la fumée de tourbe, avec une petite pointe de malt sucré et un bouquet fleurs aromatiques. Bouche : Encore de la délicieuse fumée de tourbe poivrée et surtout salée, avec des notes florales, sucrées et maltées. Savoureux !  Finale : D’une belle longueur, fumée, sucrée et légèrement épicée.

Martin 86%
Nez: Tourbe sèche, pain au levain, citron confit et pomme verte fermentée. Des notes funky de bière belge et de moût apparaissent, suivies d’orge fumée. Bouche: Vive et déroutante. Fumée, croûte de pain, agrumes macérés, touche de vinaigre de cidre et d’anis. Texture effervescente et minérale. Finale: Longue, herbacée et légèrement astringente, sur le thé fumé et la peau de pomme. Équilibre: Un Ardbeg cérébral, à l’opposé de la force brute. Fermentation sauvage oblige, il divise — mais intrigue. Pour curieux avertis.

Kim 85%
Quelle gourmandise au nez! Popcorn au beurre, abricots séchés, key lime pie, que d’étranges mais délicieux arômes. En bouche il révèle des touches de poivre, un profil légèrement tannique et une petite vague de caramel en mi-parcours. Intéressant.

Ardbeg Heavy Vapours Committee Release 2023

50.2% alc./vol.

André 87%
Toute compagnies confondues, un super bon single malt, mais venant d’Ardbeg… une édition juste correcte. Nez de tarte au citron, crème à la vanille, crème brûlée, terre humide. Demeure très clean comme approche. La bouche évoque le bord de mer et le feu de plage lointain, les agrumes, la tarte au citron et la vanille onctueuse, miel, auquel s’ajoute une pincée de poivre, d’anis et de menthe herbacée. Encore une fois très clean en bouche, très loin de la tourbe crasseuse habituelle. Finale de longueur impressionnante, mentholée et citronnée, maritime sans trop de phénols.

Patrick 86%
Tout comme pour la version « plébéienne » de ce whisky, quoique très bon, ce n’est pas un scotch qui passera à l’histoire. C’est d’ailleurs mauvais signe quand certains liquor stores hors Québec les offrent sans limites d’achat… (mais au Québec, cette bouteille est disponible uniquement par importation privée ou loterie…) Nez: Fumée de tourbe fraîche et huileuse, avec un peu de charbon et une discrète touche de menthol. Bouche : Ma première impression est que je viens d’avaler une gorgée d’eau de mer fumée et huileuse. Plus, j’y trouve aussi les épices du bois sec et, contrebalançant la chaleur du bois, une touche de fraîcheur mentholée. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, salée et boisée.

Martin 87%
Nez: Fumée épaisse, goudron, cuir et une pointe médicinale, avec des notes de chocolat noir et d’agrumes confits. Bouche: Grasse et charpentée, sur la suie, la réglisse, le café torréfié et une touche d’anis, avec un côté légèrement huileux. Finale: Longue et persistante, marquée par les cendres, l’iode et une amertume réglissée. Équilibre: Une version sombre et plus brute qu’à l’habitude, qui met en avant la lourdeur du distillat sans perdre la cohérence habituelle de la distillerie. C’est pas pour tous.

Kim 90%
Nez : Bouillon de poulet en poudre, fromage tortillon salé, pomme granny smith, olives vertes. Ça n’en a pas l’air, mais c’est plaisant à humer. Bouche : Impression de lécher l’intérieur de mon fumoir, bacon à l’érable, encore le petit côté vert, zeste de citron. L’alcool apporte une richesse… ou c’est moi qui aime les cask strength.

Ardbeg Hypernova Committee Release 2022

51% alc./vol.
Le Ardbeg le plus tourbé, à 170ppm.

André 88%
Tourbe citronnée et herbeuse au nez, relativement doux dans l’ensemble. Terreau d’empottage, sel de mer, tourbe phénolique citronnée et de céréales maltées, viande fumée à la limite. La bouche est dominée par les enbruns maritimes, le sel de mer, le camphre et les notes de fumée de tourbe s’échappant des cheminées des maisons lors d’une journée à la température tourmentée, réglisse noire et poivre. La texture quant à elle est finement liquide mais le whisky supporte agréablemen bien l’alcool malgré tout. La finale est mentholée, poivrée et salée, hyper-nova longue et légèrement sèche. Je suis un peu refroidi par les 300$ balles demandées pour le rendu général, mais bon en tant que victime du marketing de la distillerie, je m’en suis tout de même procuré une bouteille. Guilty, I know…

Patrick 91%
Un whisky qui livre la marchandise, même si les attentes étaient élevées. Nez : De la belle fumée de tourbe riche, fraîche et intense. J’y détecte aussi de discrètes effusions florales et une pincée de sucre. Bouche : Oh, miam! De la grosse fumée de tourbe intense et raffinée comme seul Ardbeg sait en faire. Par « raffinée », je veux dire que celle-ci vient avec des fleurs, du chocolat noir, des amandes et un peu de terre sèche. Finale : D’une belle longueur, fumée et florale.

Martin 90%
Nez: Explosion de fumée cendrée, goudron, viande fumée et iode, avec un soupçon de citron confit. Bouche: Massive et huileuse, sur la suie, la réglisse noire, le café bien corsé et un brin de cacao amer. Finale: Très longue, sur les cendres, la tourbe terreuse et une salinité persistante. Équilibre: Une dram extrême et radical, destiné aux amateurs de tourbe sans compromis, qui repousse les limites du style Islay!

Kim 90%
Promenade en bord de mer, lors d’une fraiche journée d’automne, évoquée par les arômes de varech iodé, d’embruns salins et une pointe de fumée, comme si on avait allumé un feu de bois de grève pour se réchauffer en grignotant une pomme bien fraiche. Dès la première gorgée, j’aurais envie d’en mettre une goutte dans une huitre. C’est bien entendu tourbé et iodé, mais tellement bien dosé, avec une pointe de sucre, qui cède lentement sa place à des pommes et des poires pochées. Miam.

Ardbeg Spectacular

46% alc./vol.
Ardbeg Spectacular lancée pour Fèis Ìle 2024. Une première pour Ardbeg, le whisky single malt écossais a été vieilli dans des fûts de vin de Porto avant d’être marié à des fûts de bourbon classiques.

André 85%
Fumée de tourbe mentholée et phénolique, sensation un peu crasseuse à la Caol Ila, caramel, iode, eucalyptus. Un peu réservé et prudent, la bouche est un peu flasque et diluée. Mélange de menthe et d’eucalyptus, pommes vertes, feu de plage, fruits séchés, bois calciné. Aux gorgées subséquentes, notes de bleuets nappés de caramel et de jus de raisins en poudre. Finale plus pointue, l’alcool semble s’être décuplé en bouche, beaux fruité et de puissants effluves de fumée parfumée de menthe et d’eucalyptus, un peu unidirectionnel.

Patrick 90%
Ardbeg nous a fait plaisir cette année pour l’Ardbeg Day! J’y retrouve la belle fumée intense si populaire pour les scotchs d’Islay mais aussi une superbe complexité et diversité de saveurs. Nez : Un délicieux parfum où dominent la fumée de tourbe et de petits fruits mûrs, mais aussi des notes de créosote, de chocolat noir et d’une petite pincée de sel. Bouche : La fumée de tourbe est bien présente, avec de la cendre de feu de camp, du chocolat noir, une pincée de sel, des fruits des champs bien mûrs, du charbon, du créosote, de la lavande et du cuir. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée, la cendre, le chocolat noir amer et les fruits mûrs.

Martin 88%
Nez: Tourbe crasseuse et caoutchouteuse d’entrée de jeu. Charbon, vanille et chêne. Crème et touche de fruits rouges. Bouche: La tourbe devient végétale un peu ici. Poivre et chêne. Charbon et cendres du feu de camp. Finale: Poivrée, mentholée et sucrée à la fois. Boucane, bois et tourbe. Équilibre: Un superbe dram tourbé, doux, boisé et sucré à la fois. On se sent presque sale après être passés par cette expérience tourbée.

Kim 87%
Nez : Tourbe humide, pétrichor (ben oui, le fameux pétrichor), sinon c’est plutôt hermétique. Branche de céleri, chou-rave, bref c’est vert et ça fait penser à la pluie en forêt.
Bouche : Poivre blanc, chips de bananes plantain, l’alcool vient faire un beau kick sans traumatiser la papille. Vraiment sympathique quand on aime le vert.