Ardbeg Perpetuum 2015

47.4% alc./vol.

André 87.5%
Un Ardbeg rendu approchable pour afin de souligner le 200eme anniversaire de la distillerie. Le nez est domestiqué, mais on trouve rapidement l’origine du liquide avec ses saveurs maritimes, son sel de mer et sa tourbe apprivoisée. Notes de bitume, de tourbe presque propre au nez, beaucoup d’agrumes, d’oranges et de chocolat noir. Juste au nez comme ça, je le trouve trop rond et poli, presque feutré. La fougue cochonne du Ardbeg 10 ans et du Uigeadail me manque un peu. La bouche est plus musclée ; épices des Caraïbes, poivre noir moulu, gingembre, tourbe remplie d’herbe verte se terminant par des notes salées et d’asphalte qui brûle. J’aime beaucoup les saveurs inattendues que nous font découvrir la bouche mais j’accroche moins sur la façon qu’elles sont ficelées ensemble. La finale est souple et longue, étrangement fine pour la force des saveurs livrées. La tourbe est ronde, presque poreuse, un peu ashy et les saveurs herbeuses et de pelouse reviennent napper le tout avec une rétro-olfaction camphrée, d’eucalyptus et de chlorophylle. Un Ardbeg qui se fait plus docile afin d’attirer de nouveaux adeptes mais qui dans mon cas me déçoit un peu. On dirait qu’Ardbeg veut prôner l’ouverture et la tolérance comme Justin Trudeau, mais personnellement, je trouve ça plutôt ‘’phoney’’. On se reprendra au 225eme coudonc…

Patrick 93%
Ardbeg à son meilleur, riche, profond, complexe et balancé avec brio. Intensité et douceur, assez incroyable! Nez : Délicieuse fumée de tourbe au chocolat aux noix, air marin, touche de conifère, agrumes et bouquet de fleurs. Bouche : Semblable au nez, mais plus intense au niveau du sel et avec une touche de fruits, de poivre et d’épices intenses. Finale : Longue et savoureuse. Fumée et épicée.

Martin 90%
Nez: Belle tourbe asphaltée à la Ardbeg, mais avec une facilité d’approche un peu plus appropriée pour un malt anniversaire. Iode, vanille, agrumes et cacao. Bouche: Une fois la tourbe passée, on retrouve du poivre, des oranges, de la cannelle et de la vanille. Pas mal plus agressif qu’au nez, mais après tout, c’est un Ardbeg. Finale: Longue, camphrée, épicée et tourbée. Sel marin et bitume. Équilibre: Un nez qui trompe par sa douceur, couplé à une bouche puissante, bon bicentenaire!

Ardbeg Perpetuum 2015 Distillery Release Fèis Ìle

49.2% alc./vol.

André 88%
Vanille tourbée, sensation de craie au nez, tourbe médicinale, poires caramélisées. Même en laissant le nez respirer je trouve le whisky un peu trop réservé. En bouche la texture du whisky est ronde mais les saveurs prononcées ; tourbe, sel, beaucoup de poivre et un background de vanille et de chocolat au lait. La sensation en bouche est un peu poreuse, presque de la poussière de pierre et de la cendre de foyer. Je trouve que le whisky manque de dimension et de nuances. Saveurs de réglisse noire et de tourbe fumée, suie, agrumes discrètes, bananes et vanille. Personnellement, j’aime moins cette édition de par son côté réservé et un peu trop rectiligne. La finale est hyper longue, pas nécessairement fortes au niveau intensité des saveurs mais surtout avec sa texture huileuse qui transporte bien les saveurs de tourbe et de chocolat noir. Une belle présentation, peut-être un peu trop sage si l’on la compare avec les dernières éditions, le Uisgedail, pour environ le même prix, le Uisgedail est selon moi meilleur.

Patrick 89%
Un très bon Ardbeg, mais un petit manque au niveau de la texture en bouche fait en sorte que je ne peux lui accorder une évaluation « excellente ». A noter toutefois que mes attentes étaient plutôt élevées. Nez : La tourbe sale d’Ardbeg comme on l’aime, avec un petit côté médicinal et des agrumes. Le tout est complété par la vanille et un surprenant chocolat au lait. Bouche : En bouche, des épices brûlants, de la poussière de pierre (j’en ai assez pelleté pour refaire mon patio que je sais très bien ce que ça goûte!), des cendres et de la tourbe. Le tout est complété par de subtiles notes d’agrumes et de réglisse noire. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur la fumée de tourbe poivrée.

Martin 89%
Nez: Tourbe fruitée et vanillée. Sucre en poudre à fond la caisse. La tourbe est à la fois camphrée et herbacée, laissant place à quelques notes de sel marin et d’agrumes. L’intensité est moins palpable que le reste de la gamme Ardbeg, mais reste à voir, ou plutôt goûter, ce que le reste de l’expérience nous réserve. Bouche: Agrumes, vanille et tourbe médicinale. Un peu de petits fruits et de chêne avant de tomber dans le poivre et autres épices. Assez direct, la ligne suit bien la cascade entamée au nez. Finale: Longue, légèrement épicée, suivant une procession de notes telles le bois, la tourbe, le cacao, la cendre et les agrumes. Équilibre: On dirait un Ardbeg qui a de la difficulté à s’assumer. Les Commitee Releases sont toujours une source d’excitation, comme les Càirdeas, alors les attentes étaient encore plus élevées pour la Fèis Ìle Release du 200e de la distillerie! Dommage que la cible ait été ratée d’une crotte à peine…

Ardbeg Rollercoaster

57.3% alc./vol.
L’édition Rollercoaster – exclusive aux membres du Ardbeg Committee – commémore le 10e anniversaire de la communauté, fondée en 2000. Le whisky est une cuvaison (ou un mélange de single malts) de 10 tonneaux de Ardbeg d’âges différents. Chaque tonneau représente l’une des 10 années de vie du Comité. Le plus vieux whisky inclus a été distillé en 1997, puis 1998, 1999 et ainsi de suite jusqu’à arriver à la plus jeune whisky, tout juste trois ans (l’âge minimum légal pour le Scotch whisky) distillé en 2006. La plupart des fûts sont ex-Bourbon, mais certains sont ex-sherry.

André 96%
Charbon, suie sale métissé d’une saveur animale et sauvage. Selle de cuir. La bouche est…wow ! Feeling de new make spirit à la Birnie Moss avec une texture d’un whisky âgé. Tourbe et charbon. Très textural; lit de sel, bitume et une fine touche citronnée. Le single malt à battre pour être élu mon whisky de l’année 2011. Une vraie bête…

Patrick 94%
Fumée intense, tourbe débile et épinette carbonisée. Mes Dieux, c’est trop bon, mon cerveau est bloqué!!! Plus capable d’écrire… Fumée, tourbe, chêne, définitivement boisé, bacon, huileux, suave. Ai-je dit fumée? Tellement intense, tellement doux. Tellement plus que ce que je viens d’écrire. Mon cerveau a eu un orgasme.

Martin 94%
Nez: Explosion de tourbe, citron vert, goudron, herbes fraîches et céréales encore humides. Pointe de miel fumé et d’eucalyptus. Ça reste étonnamment doux malgré le degré d’alcool. Bouche: Franche et énergique. Moutarde, caramel salé, charbon de bois et bonbons Sour Patch se bousculent avec fougue. Finale: Longue, vive, sur la suie, le zeste amer et la réglisse noire. Équilibre: Une chevauchée brute, chaotique mais attachante, à réserver aux amateurs de sensations fortes. Watch out! Pour débiles avertis!

RV 94%
Une large claque qui est la bienvenue après les dernières sorties correctes mais un peu trop prévisible de la distillerie. Laphroaig, épinette brûlée et animal du Lagavulin, avec aussi un peu de chimique étrange à la Mackmyra. L’arrivée pimentée tient lui aussi d’un mélange de Laphvulin, avec un petit côté de tomate. Bien qu’elle fait plus vieille que son âge, j’estime qu’il fait la boire rapidement avant que le nez ne perde de son attrait. Tout une largeur de palette, avec du poivre et du sel qui me rappelle le 1977.

Ardbeg Scorch 2021 Committee Release

51.7% alc./vol.
Vieilli en ex-Ardbeg Alligator casks.

André 87%
Je dois avouer qu’après avoir lu les critiques fortement défavorables (dont celles de mon comparse Patrick), je m’attendais à une solide débandade. Pour ma part, j’ai été agréablement surpris (pas jeté sur le dos par contre). Cette édition est à la fois singulière et représentative aussi de la distillerie. Nez agrumé et citronné, le bois brûlé est intense, la tourbe médicinale et minérale, herbe verte mouillée et menthol, cocottes de pin. La bouche développe une belle onctuosité huileuse très agréable. Saveurs iodées et camphrées, réglisse noire, bois calciné, pincée de poivre et jus de citron, saveurs qui évoque la fumée de charbon industrielle et les pastilles casse-grippe à l’eucalyptus, ananas. Finale sur l’anis et le bois brûlé, le sel de mer, le poivre et l’eucalyptus. Ardbeg a certainement connu des jours meilleurs mais cet embouteillage se tire pas si mal d’affaire sans s’allier à tout les goûts probablement, ce qui lui attire probablement les foudres de certains amateurs, surtout si l’on regarde la flambée des prix sur les marchés secondaires. Mais comme chailer contre Ardbeg est devenu un sport national.

Patrick 80%
Un whisky très original, où on retrouve tout ce qui fait qu’Ardbeg est Ardbeg mais… On dirait qu’on a oublié de rincer la bouteille après l’avoir savonnée. Pour amateurs de gomme au savon, sinon s’abstenir. Comprenez, je ne dis pas que l’arôme qui domine est le savon, mais, par exemple, si on le compare avec le 10 ans, c’est ce qui le démarque. Nez : De la fumée de tourbe très aromatique, avec des fines herbes, de l’anis, de la sauge, du pin et une touche de savon. Plutôt unique comme parfum. Bouche: Du bois sec, une tonne de fumée de tourbe, des herbes séchées, du charbon, du sel et une barre de savon de mécanicien. Le tout est porté par une assez belle texture. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la fumée de tourbe, des herbes séchées et toujours le savon…

Martin 87%
Nez: Poivre citronné, tourbe cendreuse, conifères, chêne et pastilles contre la toux. L’ensemble paraît plus fruité que tourbé. On reste à l’affût. Bouche: Encore bien fruité, avec même une petite touche agréable d’acidité. Le citron et la tourbe nous rejoignent vite, avec bois, poivre et crème anglaise. Finale: Repose longuement sur le bois calciné, le sel et les agrumes. Vent de sapin goudronné. Pastilles à l’eucalyptus. Équilibre: Un bel embouteillage, sans être la plus grandiose des éditions spéciales, j’ai de la misère à trouver des défauts majeurs aux embouteillages d’Ardbeg.

Ardbeg Spectacular

46% alc./vol.
Ardbeg Spectacular lancée pour Fèis Ìle 2024. Une première pour Ardbeg, le whisky single malt écossais a été vieilli dans des fûts de vin de Porto avant d’être marié à des fûts de bourbon classiques.

André 85%
Fumée de tourbe mentholée et phénolique, sensation un peu crasseuse à la Caol Ila, caramel, iode, eucalyptus. Un peu réservé et prudent, la bouche est un peu flasque et diluée. Mélange de menthe et d’eucalyptus, pommes vertes, feu de plage, fruits séchés, bois calciné. Aux gorgées subséquentes, notes de bleuets nappés de caramel et de jus de raisins en poudre. Finale plus pointue, l’alcool semble s’être décuplé en bouche, beaux fruité et de puissants effluves de fumée parfumée de menthe et d’eucalyptus, un peu unidirectionnel.

Patrick 90%
Ardbeg nous a fait plaisir cette année pour l’Ardbeg Day! J’y retrouve la belle fumée intense si populaire pour les scotchs d’Islay mais aussi une superbe complexité et diversité de saveurs. Nez : Un délicieux parfum où dominent la fumée de tourbe et de petits fruits mûrs, mais aussi des notes de créosote, de chocolat noir et d’une petite pincée de sel. Bouche : La fumée de tourbe est bien présente, avec de la cendre de feu de camp, du chocolat noir, une pincée de sel, des fruits des champs bien mûrs, du charbon, du créosote, de la lavande et du cuir. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée, la cendre, le chocolat noir amer et les fruits mûrs.

Martin 88%
Nez: Tourbe crasseuse et caoutchouteuse d’entrée de jeu. Charbon, vanille et chêne. Crème et touche de fruits rouges. Bouche: La tourbe devient végétale un peu ici. Poivre et chêne. Charbon et cendres du feu de camp. Finale: Poivrée, mentholée et sucrée à la fois. Boucane, bois et tourbe. Équilibre: Un superbe dram tourbé, doux, boisé et sucré à la fois. On se sent presque sale après être passés par cette expérience tourbée.

Kim 87%
Nez : Tourbe humide, pétrichor (ben oui, le fameux pétrichor), sinon c’est plutôt hermétique. Branche de céleri, chou-rave, bref c’est vert et ça fait penser à la pluie en forêt.
Bouche : Poivre blanc, chips de bananes plantain, l’alcool vient faire un beau kick sans traumatiser la papille. Vraiment sympathique quand on aime le vert.

Ardbeg Supernova 2014 Release

55% alc./vol.

André 94%
Bloc massif de tourbe médicinale, de charbon, cuir, feu de camp, un peu grassy (tourbe herbeuse ou herbe pognée sous la tondeuse), à la limite c’est presque un peu terreux, du café expresso ou du chocolat noir mais le taux d’alcool est inexistant au nez, ça passe comme du beurre dans la poêle… C’est riche et complet et d’une douceur inégalée. En bouche… wow… doux mais masculin, le tourbe très camphrée et médicinale, le charbon de bois, et l’asphalte chaude, avec un crescendo de saveurs de pantalons de cuir trainé dans l’herbe tout juste tondue, avant l’arrivée de céréales maltées, de miel de réglisse noire et de caramel au sel. Finale soutenue et douce, arômes et saveurs musclées et musquées, épices, tourbe, camphre. Texture crémeuse et feutrée mais combien punchée.

Patrick 88%
Un très bon whisky, extrêmement complexe, mais la texture en bouche ne me fait pas capoter.  Nez : Charbon, cuir, feu de camp, granite, sel, terre, café…  La tourbe est presque subtile!!!  Bouche : Épicé, poivré, salé, chocolat aux piments, cuir et créosote.  La tourbe est « relativement » subtile, du moins, autant subtile que le tourbe d’Ardbeg peut l’être.  Finale : Longue et savoureuse.  Le poivre et la tourbe s’étirent agréablement.

Martin 94%
Arbore une pâleur représentative de sa jeunesse et de son taux de phénol. Nez: Son côté de tourbe médicinale assez imposant pourrait aisément à l’aveugle nous aiguiller vers Laphroaig, mais nous ramène vite sur le citron, le foin, la vanille, le cuir, le chocolat, le miel, le fenouil et le nougat salé. Si c’était pas si « hipster » je dirais même que ça rappelle l’huile à barbe parfumée au cuir. Bouche: Très puissant et affirmé. Un peu crémeux et minéral. Noix salées, miel, poivre blanc concassé et chocolat noir. La tourbe demeure plus que présente, toutefois elle a la délicatesse de laisser les autres éléments briller. Finale: Plutôt minérale et presque métallique, ce qui me déplairait en temps normal, mais son poivre et ses épices viennent sauver la mise à temps. La tourbe infusée aux petits coeurs à la cannelle passe comme un raz-de-marée de plaisir gustatif. Équilibre: Encore un superbe embouteillage de Ardbeg. On apprécie son taux d’alcool élevé mais si doux. Un vrai dram de feu de camp. Ardbeg, pourquoi cette bouteille est si dispendieuse?

Ardbeg Supernova SN2019

53.8% alc./vol.
Édition Committee Release, maturation en Ex-Bourbon Casks.

André 88%
Douce insolation de la lointaine supernova. Le nez est maritime et livre un panier de fruits tropicaux bien frais; citron, agrumes, oranges, ananas coupés en morceaux sur un lit de miel chaud tout juste extrait de la ruche, de crème à saveur de vanille et de gomme de sapin verdâtre, d’herbes fraiches du jardin, assaisonné d’une pincée de sel de mer et d’une douce tourbe suave s’accompagnant d’un accent minéral un peu brut. Étonnamment, cet amalgame est doux et raffiné et agréablement approchable malgré une touche sous-entendue un peu crasseuse. La bouche est plus musclée et épicée, et tranche d’avec la douceur du nez. Notes de tartelettes au citron, de tourbe terreuse et de fumée crasseuse, phénolique et verdâtre, sel de mer séché sur les galets, Sapino et eucalyptus, bois verdâtre et cendre froide. Après un 20 minutes d’aération, le nez devient horriblement plat et anonyme. Finale (moyenne) longue pour un Ardbeg, sur la cendre à saveur de citron, le sel de mer sur une texture astringente presque sèche et poivrée.

Patrick 92%
Ça commence avec un petit coup de soleil… Puis une insolation… Puis, la première chose que tu remarques est que le soleil est rendu une Supernova!!! Rock on! Nez : De la fumée de tourbe, du bois, du malt sucré, des fruits exotiques et du goudron sale. Bouche : Du bois brûlé, de la fumée de tourbe poivrée, du malt, du goudron et du sel. Finale : D’une belle longueur, marquée par le goudron et le sel.

Martin 90.5%
Nez: Tourbe maritime et mielleuse, salade de fruits tropicaux dans leur sirop, punch aux fruits, chêne, sel marin, poivre et meringue. La tourbe de départ développe des notes de goudron et revient au galop. Bouche: Fruits doux, tourbe, chêne et noix de pin. Miel chaud et sucre en poudre. Citron et pierre lavée. Une tourbe cendreuse et poivrée boucle le tout. Finale: Salée, fruitée, poivrée, tourbée et cendreuse. Une belle longueur et une belle intensité. Équilibre: Une belle édition remplie de saveurs typiques de la distillerie. En plus avec son degré d’alcool un peu « pimpé », un dram à prendre à l’extérieur par temps maussade pour se réchauffer l’âme.

Ardbeg Uigeadail

54.2% alc./vol.
Uigeadail est le nom de la source qui donne à la distillerie d’Ardbeg son eau si précieuse. Uigeadail est aussi un subtil assemblage de fûts de 10 et 13 ans ainsi que de quelques fûts des années 1970.

André 92.5%
Le Ardbeg 17 ans avec le coup de poing du cask strength. Quand même un tour de force de garder un scotch aussi agréable au niveau gustatif tout en ayant un niveau d’alcool si élevé (Imaginez LITTLE WINGS de Jimmy Hendrix en alcool).

Patrick 95%
Peat, fumée, un peu d’épice. // 2eme tasting: Fumée, fruits, tourbe, café. Au goût, les fruits explosent à notre plus grand bonheur pour concurrencer en terme d’intensité la tourbe et la fumée. Le tout est pourtant équilibré de façon magistrale. La finale est tout autant riche et savoureuse. Comment un whisky pourrait-il être meilleur , plus équilibré, plus déchaîné, plus subtil? Comme une tempête de neige pour un amateur de plein air hivernal à qui le patron vient d’annoncer que le bureau était fermé !!!

Martin 95.5%
Paille foncée mêlée à du miel pâle nous annonce les couleurs à venir. Nez: Légère céréale sous une bonne dose de fumée de tourbe. Notes de chocolat et de pruneaux. Un petit fond de caramel se présente si on le laisse s’ouvrir. Bouche: Fût de sherry, raisins sucrés et épices explosent en bouche. Des touches de fumée sortent à la fin. Finale: Marinade BBQ au miel. Une douceur exquise croisée avec un caractère explosif. Équilibre: Une vague de fraîcheur alors que le monde croyait avoir tout vu en ce qui a trait aux whiskies fumés. Brillant. Définitivement la grande dame d’Islay.

Kim 92%
Nez : Tire éponge, cire d’abeille et bacon fumé m’offrent une danse à la fois raffinée et passionnée. Derrière ce trio mis à l’avant plan se cache un orchestre de légumes verts grillés, feuilles mortes, tabac, caramel foncé, cuir et sel marin. Bouche : Les légumes verts sont plus présents qu’à mon souvenir, avec un côté rappelant presque l’épinard et me perturbe un peu la papille. Mais arrivent rapidement un suave caramel et un punch torréfié, de café et de chocolat noir. C’est puissant, moins gourmand que dans mes souvenirs, mais tout de même délicieux.
Verdict : Depuis mon premier Uigeadail, j’ai assurément bu des produits plus équilibrés, plus extraordinaires, mais ça reste à mon avis un incroyable whisky, qui me ramène à l’émerveillement des nouvelles découvertes.

RV 90%
Céréales; Fumé (plus que le 1977) (BBQ ouvert). Goût : plus de fumée, un peu de citron; poivré un peu; finale correcte, mais sans plus. Aftertaste mi fumée- mi citronné. Excellent comme un bon jus.

Ardbeg Wee Beastie 5 ans

47.4% alc./vol.
Maturation en Ex-Bourbon et Ex-Oloroso Sherry casks.

André 85%
Nez relativement puissant évoquant la viande fumée sur le feu de plage, la fumée de tourbe prononcée, caramel salé, vanille, tarte aux pommes sur feu de tourbe, les petits fruits sauvages, le poivre moulu, l’anis et le menthol. Arrière-plan de poires, de citron et de sac de tondeuse rempli d’herbe verte mouillée tout juste tondue. La bouche est soutenue, bien huileuse au départ, puis devenant plus effilée et bien poivrée et salée par la suite. Le mélange de fruits (poires, pommes rouges, fruits sauvages, ananas) est intéressant mais la texture s’essouffle très rapidement pour aussi devenir effilée et pas mal poivrée et axée sur le bois de chêne sec. J’ai aussi l’image de fruits tropicaux et de drink à saveur de citron ou de limoncello assaisonnée d’éléments verdâtres mentholés ou à l’eucalyptus, de cendre de feu de foyer refroidi et aspect légèrement minéral également. La finale, un peu courte, est sur les notes de bois de chêne carbonisé, tar, le poivre et les fruits rouges et quelques fruits tropicaux trempés dans le chocolat. Ce Ardbeg n’a pas la prestance et la profondeur incroyable du 10 ans mais demeure intéressant pour tout amateur de la cette distillerie. Reste à voir le prix en SAQ car cela demeure un pari risqué de présenter ce produit dans la même palette de prix que son frère ainé.

Patrick 90%
Un Ardbeg, un vrai. Je me serais attendu à quelque chose de plus intense, mais c’est tout de même excellent. En fait, il semble meilleur à chaque gorgée. Bref, le jour qu’il arrivera à la SAQ, si le prix est juste (je suis de nature optimiste), je vais en avoir une bouteille, c’est certain! Nez : Oui, la fumée de tourbe d’Ardbeg que j’aime tant y est! Et du poivre, un peu de sel, du goudron et une touche de chocolat. Bouche : La fumée de tourbe d’Ardbeg est présente, avec du goudron, un peu de chocolat, une touche de pin et du poivre. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée, avec du goudron et une touche de pin.

Martin 88%
Nez: Tourbe puissante et sucrée, directement dans la cour d’Ardbeg. Fumée, orge, xérès, orange et sel goudronné. Pommes et une touche d’anis. Bouche: Fumée de tourbe, chocolat, fruits, poivre et chêne. Salade de fruits tropicaux, cuir et grain. Jujubes à la framboise. Finale: Longue et tourbée, soutenue par le bois, la vanille, la cendre et le poivre. Équilibre: Un superbe Islay, bien qu’Ardbeg nous a déjà offert des embouteillages plus épiques. Si vous le trouvez, la curiosité peut valoir le détour.

Ardbog

52.1% alc./vol.
Édition (limitée… à 40 000 bouteilles) pour commémorer la journée Ardbeg du 1er juin 2013 célébré au Canada par le Club de Whisky de Québec. Vieilli en ex-fûts de sherry Manzanilla pour un minimum de 10 ans.

André 93%
Cette merveilleuse tourbe de Ardbeg est de retour… Le chocolat, les fruits salés, la douce tourbe tapie avant de s’élancer. Il y a aussi ce petit quelque chose d’animal, genre cuir mouillé et comme le mentionnait David, du caramel. Cela me rappelle les chocolats Lindt Fleur de sel et caramel, la terre mouillée. Le nez s’arrondit passablement rapidement et les fruits gagnent en importance, le sherry principalement. La texture en bouche est très soyeuse, pausée, dualité intéressante entre la tourbe et les fruits, une pointe de cendre au passage et une montée en flèche du sel sur une texture un peu huileuse très agréable. Finale poussée par l’alcool, grains de café moulus, chocolat noir amer et caramel salé. Après l’expérimentation douteuse du Galiléo, voilà l’embouteillage « coup de volant » qui ramène Ardbeg sur la bonne voie.

Patrick 94%
Une explosion de saveurs digne des plus beaux feux d’artifice.  A whisky worth living for.  Nez : Tourbe, fruits salés, chocolat caramel et cuir.  Bouche: Tourbe et cendre intense, avec un  beau fruité-floral juste pas trop subtil, comme j’aime!  La texture, très huileuse, supporte très bien l’ensemble.  Finale : Longue, savoureuse, épicée, fumée et avec une subtile pointe de café.

Martin 93.5%
En levant le verre devant la fenêtre, le peu de soleil nous dévoile un whisky ochre, doré tirant sur le cuivre. Nez: Douce fumée, caramel au beurre style Werther’s Original, noisette, cuir. Notes de lavande, de gazon et de tourbe. Bouche: Ample et huileux au niveau de la texture. Caramel salé et épices. Le sherry domine rapidement la fumée de tourbe pour un résultat puissant et doux à la fois. Finale: Les épices surfent doucement sur une vague de fumée iodée. Équilibre: Un grand cru Ardbeg, une belle édition spéciale. De quoi se rappeler 2013.

RV 92.5%
Sortez le champagne mais levez le verre de Ardbog: l’inversion des pôles n’aura peut-être pas lieu. Au nez, la tourbe reste très docile et le sherry est discret, même si la lavande, le lilas et le vanille s’exhibent après quelques minutes. En bouche la tourbe se réveille avec un majuscule A de Ardbeg et l’alcool est bien chaud sur les côtés de la langue, alors que la cendre et la tourbe s’incrustent sur le dessus. La finale est surprenante car de tous les Islay, c’est celui où un fin caramel s’exprime le plus, spécialement en finale. À ne pas se méprendre, ce Ardbog s’inscrit dans la nouvelle gamme des Ardbeg plus doux que le traditionnel 10 ans; toutefois, le taux d’alcool et la cendre garde le côté edgy de ce whisky et le caramel s’occupe du côté original. Malgré son prix et sa fausse rareté, ce retour aux Ardbegs à plus franche personnalité sera sûrement dans mes finalistes du scotch de l’année.