Glen Moray 12 ans

40% alc./vol.

André 86.5%
Étrange mélange de céréales un peu sèches au citron, de miel, d’herbe fraiche et de citron mûri juste à point. Une belle qualité d’exécution mais des saveurs qui me laissent froid dans l’ensemble. La bouche est légèrement plus relevée que la bouche, quelques épices au passage s’entourant d’une chorale à diverses tonalités herbeuses. Bonne dose de sucre en général, le whisky est agréable, bien que s’expriment de fortes vagues de gingembre. Le mélange gingembre-herbe se marie fort bien en bouche. On est à même de constater l’utilisation de bourbon cask de par les saveurs livrées. Puis apparaissent progressivement les nuances de miel, de toffee et de bois de chêne qui se noient dans une grosse poignée d’herbe tout juste coupée. La finale est soutenue par le gingembre et le chêne sec, de bonne longueur pour un Speysider si doux.

Patrick 79%
Nez : Orge au miel, avec une petite pointe d’alcool et de gingembre. Bouche : Alcool, malt, vanille, miel et chêne. Semble plus jeune que 12 ans… Probablement que le fût n’était pas neuf! Finale : Moyenne et portée sur l’alcool. Balance : Coûte pas cher, vaut pas cher.

Martin 79%
Levé à la lumière, affiche un or très pâle, pas même ambré. Nez: Orge typique du Speyside, avec un léger manque d’affirmation. Quelques notes florales et minérales. En-dessous de tout ça, une faible brise de caramel, vanille, orange et poire tente de se montrer. Bouche: Relativement léger, peu huileux et très sucré. Malt, vanille et chêne. Touches de cannelle et de toffee ici et là. Finale: D’une durée moyenne, la finale est poivrée de noix, de chêne et d’anis. Équilibre: Une belle nouveauté en SAQ, doublée d’un beau whisky de semaine. Vu son prix, difficile de lui trouver des défauts vraiment impardonnables.

Kim 80%
Nez : Pomme super juteuse, comme mordre directement dans le fruit que l’on cueille dans le verger, un soupçon d’anis vient relever le tout. Une touche de chair de kiwi, d’abricot et probablement d’un paquet d’autres fruits. Très frais et plaisant. Bouche : Encore sur les fruits, mais trop aqueux. Petite touche que j’ai de la difficulté à identifier et que je ne sais pas si j’aime ou pas. Ça reste super facile à boire, floral et parfumé.

RV 77.5%
Triple ou quadruple distillation au Speyside? Pas désagréable mais étouffé, comme si on sentait un Balvenie avec le nez un mètre au-dessus du verre. Très, mais alors trop liquide en bouche, c’est du malt qui prend trop de temps à se dévoiler avec un peu d’épice. Finale décevante avec de la feuille de jeune menthe et d’orge verte. Vraiment pas mon genre de whisky, un Speysider anonymement ennuyant.

Glen Moray 12 ans American Cask

40% alc./vol.

André 81%
Poires nappées de vanille, marshmallows, céréales au miel, herbe verte mouillée. Oh boy… la bouche est sans passion, diluée au maximum, on ressent la dilution à l’eau, ce qui délave les saveurs; céréales au miel, herbe coupée, notes de céréales maltées, poires et abricots nuancé par une touche de gingembre. La finale est expéditive, épicée mais fade et triste. Un whisky qui manque de panache mais avec des arômes et saveurs intéressantes. Un taux d’alcool plus élevé et ne pas lui enlever ses huiles par la filtration lui donnerait définitivement plus de corps. À 40$, un bon whisky de semaine ou une bouteille pour la visite imprévue.

Patrick 75%
L’exemple typique du Speysider insipide et sans intérêt. Un verre d’Eau me donne plus de plaisir (j’ai vraiment comparé les deux côte-à-côte). Coûte pas cher, vaut pas cher. Nez : Céréales, agrumes, herbes et touche de miel. L’ensemble est léger et manque d’intensité. Bouche : Miel, épices, chêne, vanille et quelques notes florales. Pas grand punch ici. Finale : Courte et sans intérêt.

Martin 82.5%
Nez: Céréales grillées mielleuses, poires bien mûres, vanille et bois. Herbe et guimauve, agrumes et léger caramel. La table est mise. Bouche: La texture est plutôt aqueuse, mais on y retrouve tout de même de belles saveurs, si simples soient-elles. Miel et malt, gingembre et crème, agrumes et fleurs rosées. Finale: Courte et éphémère, sur des notes d’épices, de bois, de vanille et de fruits. Équilibre: Très très « basic » comme single malt. Par contre, à 40$ ça reste un deal très acceptable.

Glen Moray 125th Anniversary Distillery Edition Peated Sauternes Finish

59.8% alc./vol.
Mis en fût en 2013, embouteillé en 2022 (« auto-remplissage » exclusif à la distillerie)

André 87%
Balance parfait entre la fumée de tourbe et le Sauternes. Fruits à chair et fumée terreuse, compote de poires, oranges, chocolat noir. La bouche est terreuse, légèrement crasseuse. Chocolat noir, poires et abricots, oranges et agrumes, citron confit, vanille, accompagné d’accents verdâtres. Texture cendreuse et sèche, l’alcool en retrait. Finale moyenne en longueur, fumée et tropicale.

Patrick 92%
Oh que c’est un gros hit ça! Superbe et délicieux, toutes des saveurs que j’aime et superbement balancées: malgré la grande intensité de l’ensemble, le tout reste tout de même complexe et savoureux. Nez: Un parfum intense et débordant de saveurs: Fumée de tourbe, sucre et raisins verts. Bouche: Riche et intense, avec la fumée de tourbe, le sucre et le raisin vert. Porté par une belle texture huileuse, wow, c’est bon! Finale: D’une belle longueur, fumée et sucrée, wow c’est bon!

Martin 90%
Nez: Fruits à chair blanche, miel et tourbe terreuse. Raisins blancs, vanille et bois humide. Tous les parfums sont assumés et intenses. Chocolat noir. Bouche: Raisins et dattes, pelure d’orange, chocolat, caramel et poivre. Bois et miel, tourbe cendreuse, texture poussiéreuse, belle influence du fût. Finale: Bien longue et chaude, énergisée par son degré d’alcool. Chêne, poivre, vin chaud, tourbe sèche et agrumes. Cassonade et muscade. Solide. Équilibre: Un superbe dram de fin de soirée. À boire quand le coucher de soleil est de la même couleur que le whisky.

Glen Moray Chardonnay Cask Finish

40% alc./vol.
Glen Moray qui produit des whiskies depuis le 19ième siècle et se trouve à Elgin, la capitale de la région de Speyside, région la plus célèbre d’Ecosse en matière de production de whiskies. Ce whisky a vieilli pour une première période en Ex-Bourbon Cask pour ensuite être affiné pendant 8 mois dans des ex-fûts de Vin Blanc Chardonnay et représente l’union entre la Bourgogne et le whisky de Speyside

André 76%
Pour 39$, on ne va pas rechigner… Nez très frais; les poires, miel, melon au miel, pommes vertes, vanille saupoudrée de cannelle, une touche de chêne un peu vert, fruits à chair et fruits exotiques. Est-ce le printemps qui se pointe le nez? En bouche, le whisky n’offre aucune texture, c’est liquide comme de l’eau (que l’on a généreusement ajouté pour diluer à 40%). Saveurs; poires, melon au miel, pommes vertes, oranges, raisins verts, caramel. La finale est un peu âcre, accents presque chlorés… je ne suis pas fan.

Patrick 83%
Un bon whisky, léger, mais avec ce qu’il faut à la bonne place, mais dont la finale est un peu trop courte. Ça demeure un très bon rapport qualité prix! Nez : Pommes vertes, crème et un peu de poire. Léger. Bouche : Beau sucre chaleureux et légèrement fruité, avec de la pomme verte et une note subtile de cannelle. Finale : Un peu courte, sucrée et légèrement épicée.

Martin 84%
Nez: Pommes vertes, fleurs blanches et miel dilué sont à l’honneur. Un whisky très frais et sec, à l’images de son fût de finition. Poires et vanille. Un peu unidimensionnel, mais ça fait la job amplement. Bouche: Vanille et chêne doux. Très timide. Légères épices, fruits tropicaux, touche de miel. J’aime bien. Un peu comme au nez, son manque de complexité lui fait mal, mais ça reste un bon whisky de semaine. Finale: Courte à l’os, mais on apprécie quand même les saveurs qui s’en dégagent. Bois, agrumes, vanille et touche infime de fumée. Équilibre: Je vais reléguer cette bouteille au rang de daily drinker. Ce n’est pas mauvais du tout, j’aime bien l’influence « crisp » et à peine minérale du vin blanc, mais ne gardez pas cette bouteille pour votre mariage.

Kim 87%
Nez : Figues grillées, sirop de balsamique et quelque chose évoquant les fruits jaunes, un mélange d’ananas, de carambole, poire asiatique. Me rappelle aussi certains vins blancs grecs. Bouche : Salade d’agrumes et fenouil, légère astringence, douceur. Bien fait, pas d’extravagance mais facile à boire.

Glen Moray Peated

40% alc./vol.
Cette cuvée a été distillée avec de l’orge maltée, infusée à la fumée de tourbe, une version tourbée à la hauteur de 14ppm de phénols.

André 84%
Céréales fumées, vanille, poires flambées, la tourbe est terreuse et organique, feu d’herbe verte et fruits tropicaux, fleurs blanches. Agréables saveurs en bouche; fumée discrète, ananas, bananes, fruits tropicaux et vanille. La texture est un peu insipide et très liquide et la tourbe est camphrée et herbeuse, avec des accents terreux. Finale moyenne en longueur, herbacée et tourbée, alléchant sur les fruits tropicaux. Ce que ce whisky offre en saveurs, il le perd en texture.

Patrick 90%
Wow, un whisky au prix d’il y a 20 ans, avec la même qualité. Incroyable! Définitivement LE meilleur rapport qualité prix à la SAQ!!! Glen Moray, une gamme de whisky à découvrir! Nez : Fumée de tourbe d’une belle intensité, avec de la rhubarbe et du cuir. Bouche : Une superbe tourbe épicée, du cuir, une touche de vanille et quelques agrumes. Finale : Un peu courte, mais tout de même agréable. Fumée et épicée.

Martin 85%
Nez: Oh belle tourbe pas trop punchée, on décèle quand même les céréales, les poires et les fleurs classiques de Glen Moray. Salade de fruits dans leur sirop, ananas et autres fruits plus tropicaux. Bouche: Texture un peu aqueuse sur les bords. La tourbe sucrée prend pas mal de place, les fruits se font plus discrets. On termine sur un rideau d’épices qui s’ouvre sur la finale. Finale: Boisée et épicée avec tourbe et sucre en poudre qui prennent toute la place. Pas mauvais mais encore une fois sans grande personnalité. Équilibre: Glen Moray, sans jamais être « un des grands whiskys », a tout de même le mérite de bien se camper dans son rôle de bon rapport qualité/prix. Si vous voulez un p’tit tourbé sans casser la tirelire et que vous êtes tannés du McClelland’s Islay, cette bouteille est un bon choix.

Kim 85%
Nez : Épinards sautés, tourbe végétale, fenouil braisé mais aussi un petit côté foin sec. Bouche : On jongle entre tourbe et sucre, et on aime. Sans grande complexité, mais à 50$ la bouteille (début 2026), c’est un excellent rapport qualité-prix.

Glen Moray Port Cask Finish

40% alc./vol.
Située à Elgin dans la région des Speyside, Glen Moray est une ancienne brasserie reconvertie en distillerie en 1897. Rachetée par les propriétaires de Glenmorangie en 1923, la distillerie appartient maintenant au groupe La Martiniquaise depuis 2008. Ce Whisky a été affiné durant 8 mois dans des fûts de porto provenant de la maison Gran Cruz et d’une sélection issue des meilleurs fûts de chêne américain.

André 82%
Panier de fruits rouges, confiture de fruits, vanille onctueuse, caramel, épices éventées. La bouche est diluée mais agréable, bel équilibre des saveurs; fruits secs, framboises, cerises, une touche de caramel et de cannelle, miel. Rien qui casse la barraque mais ça fait définitivement la job. Finale sur le gingembre et le caramel nappant un bol de fruits sauvages. Un point de plus pour le rendu qualité-prix.

Patrick 86%
Un très bon whisky, chaleureux, offrant l’un des meilleurs rapports qualité prix qu’on puisse rêver! Nez : Parfum de prunes sucrées, agrumes, cannelle et un peu de pommes. Bouche : Prunes et pommes, avec une touche de poire et toujours la cannelle. Finale: D’une belle longueur, marquée par la cannelle.

Martin 85%
Nez: Vanille, caramel, miel et doux fruits des champs. Une touche agréable d’épices boucle le tout. Bouche: Ici les saveurs se développent pour révéler des notes de cerise, de raisins secs, de chêne et de vanille, le tout enveloppé dans une texture veloutée. Finale: Longue et chaleureuse, avec une douceur persistante qui rappelle le porto, bien évidemment. Équilibre: Ce dram est un excellent choix pour ceux qui recherchent une expérience de dégustation douce et fruitée, avec juste assez de complexité pour maintenir l’intérêt.

Kim 90%
Nez : Je ne juge pas sur la couleur, mais la teinte rosée de celui-ci pique ma curiosité. Fraise déshydratée, coulis de framboise, il évoque aussi un vin rosé et pas juste par sa couleur, en plus d’une tequila bien fraiche. Franchement agréable! Bouche : C’est vraiment à 40% ça? Du petit jus de fruit, ça descend bien, encore sur les baies, avec un peu de mélasse de grenade. Vraiment chouette!

Glen Saanich Canadian Single Malt

45% alc./vol.

André 90%
Nez délicieux et gourmand, très rural et estival. Les pommes vertes, la poire bien mûre, l’herbe fraichement coupée, appuyé d’une bonne contribution du fût de chêne avec ses noytes épicées un peu pointues. L’arrivée en bouche est franche, généreusement épicée et poivrée au départ, quelques saveurs presque mentholées, encore les poires et la pomme verte, les grains de céréales, oranges, fruits séchés. L’ensemble est très agréable, le whisky est accrocheur et bien ficelé. Étrangement, en finale, quelques notes de fumée émergent sournoisement, tout-épices et fruits séchés divers. Un superbe whisky avec un twist micro-distillery artisanal pas mal cool. Belle séquence de saveurs qui se suivent et présentent une agréable histoire gustative.

Patrick 92%
Wow! Dommage que ça soit impossible à trouver par ici, j’en prendrais une caisse!!! Superbe whisky savoureux, bien équilibré et original! Que demander de plus? Nez : Incroyable! Je n’ai jamais goûté un whisky qui goûtait autant la pomme verte! La pomme verte sucrée en fait. Avec un peu de poires, et une note hyper subtile de chêne. Bouche : Céréales épicées et poivrées, pommes vertes sucrées et note de menthe suffisamment subtile pour que ça soit bon. Finale : Un peu courte, fraîche et sucrée.

Martin 90%
Nez: Un nez typiquement canadien dans son essence, mais avec une profondeur et une complexité qui sont enivrantes. Pommes et herbe, céréales et cassonade, chêne, épices et poires. Bouche: Sucre brun, raisins secs, poire, poivre et chêne. Belle texture, avec les épices du seigle qui nous élèvent au prochain plateau. Finale: Franche, chaude, poivrée et mentholée, touche de conifères, de fruits, de sucre et de menthe. Équilibre: Un grand dram, mais un plus grand drame encore que ceci ne se trouve pas dans la belle province… Come on SAQ, dans le monde du whisky, acheter canadien ça compte comme acheter local…

Glen Scotia 11 ans Double Cask

54.1% alc./vol.
Maturation initiale en First Fill Bourbon Cask et affinage pendant 10 mois en Oloroso et Pedro Ximerez Sherry Cask.

André 59%
Gâteau aux fruits nappés d’un coulis de caramel chauffé dans la poêle, framboises, cerises, prunes et dattes, oranges sanguines, fond de soufre assez intense, odeurs de fermette aussi par une chaude journée d’été et de terre humide, fromage de biquette, foin mouillé fermenté. Simonac que la bouche est bizarre… Pâte à dent à saveur d’eucalyptus, sherry terreux et fond de warehouse humide, oranges sanguines, caramel, d’épices des Caraïbes, raisins secs, dattes, prunes, tourbe terreuse intense et sel de mer mélangé de cannelle. Finale herbeuse et de fermette, tourbe terreuse humide mélangée de crottin. Ma ‘’non-amour’’ de Glen Scotia se poursuit encore une fois.

Patrick 55%
La description du whisky devrait plutôt se lire comme suit  » Maturation initiale en cask de rat mort et affinage pendant 10 mois en cask de fruits moisis. Nez : Ouf… Comme un mélange de fromage pas frais et de fruits moisis. Ok, je n’insiste pas et je plonge… Bouche : Ouf… Toujours les fruits moisis, accompagné de vodka cheap à 95% d’alcool et de bois qu’on a carbonisé pour cacher le goût venant de quelque chose qui s’était noyé dans son précédant contenu de xérès. Finale : Je ne peux m’enlever de l’esprit qu’il y a une petite bête qui est morte dans ce cask-là.

Martin 79%
Nez: Fruits des champs, sucre à glacer et une touche de crème. Semble intéressant au départ, mais une fausse note un peu sûrette se dessine doucement à l’horizon. Nope, la crème a tourné. C’est moins pire une fois que le verre a respiré, mais il y a définitivement quelque chose de louche ici. Bouche: La texture est assez agréable, les épices prennent rapidement le dessus sur les saveurs de caramel écossais, de poudre de chili et de chêne. Le xérès y est, mais on se fait vite étouffer par son degré d’alcool. Finale: Le chêne épicé et sa touche acide et métallique en font une expérience qu’on préférerait oublier rapidement. Équilibre: Je pensais que je me régalerais avec ce Campbeltown CS, mais comme je me trompais. Ses qualités rédemptrices sont plutôt peu nombreuses et se situent plus en bouche et en finale. L’expérience dans son ensemble m’apparaît en-dessous des attentes à tout le moins. Next!

Glen Scotia 12 ans

46% alc./vol.
La distillerie Glen Scotia a été fondée en 1832 par la famille Galbraith et a connu de nombreux changements de propriétaires. Avec Springbank, c’est l’une des deux dernières distilleries subsistant à Campbeltown. Cette ville située au sud de la péninsule de Kintyre fut l’ancien théâtre de ce que l’on pourrait appeler « la ruée vers l’orge » et abritait vers 1880 une trentaine de distilleries dont Glen Scotia.

André 79%
Mélange attrayant de saveurs maritimes, de fruits et de tourbe herbeuse ; agrumes, un filin de sel de mer et de fine tourbe herbeuse, vanille crémeuse, miel. En bouche, le whisky est bizarre, huileux et herbeux, presque des saveurs de chlorophylle, s’en suit une généreuse dose de tourbe tout de même discrète mais avec passablement de persistance, puis un mélange passager et fluide de fruits exotiques et d’agrumes sucrés. La finale est douce, bien influencée par les agrumes et ses origines maritimes et relevé par quelques épices disparates et une douce fumée d’herbe verte jumelée d’orge maltée. Un whisky qui manque de personnalité et de singularité même s’il est agréable de consommation et qu’il offre un minimum de challenge au dégustateur. Je lui préfère de loin son voisin Springbank.

Patrick 88%
Un très bon whisky efficace, on point qu’on se demande pourquoi cette distillerie n’est pas plus connue. J’aime! Nez : Délicieux parfum de malt de fumée de tourbe et légèrement poivré. Bouche : Semblable au nez, si ce n’est l’intensité de la céréale qui me surprends un peu, et d’une belle vague de sel vers la finale. Finale : D’une belle longueur et savoureuse, présentant un beau mélange d’orge, de fumée et surtout de sel.

Martin 85%
Nez: Infime tourbe, parfum, fleurs et miel dilué. Fruits rouges et sel marin. Agrumes et vanille. J’aime bien. Bouche: Vanillé légèrement épicée, malt grillé et mielleux. La tourbe reste discrète et accompagne une belle planche de chêne. Finale: Un peu épicée et tourbée à la fois. Agréable, chaleureuse mais sans plus. Équilibre: On apprécie. Une personnalité plus développée que bien des single malts de son âge. On gagne à explorer les embouteillages de Campbeltown.

Glen Scotia 14 ans Campbeltown Malts Festival 2020

52.8% alc./vol.
Maturation initiale en American Oak casks et affinage en Tawny Port Casks. Édition limitée de 15000 bouteilles.

André 86%
Fruits rouges séchés mais présentés de façon beaucoup plus léchée que dans les éditions sherry cask, sensation soyeuse, cerises-fraises-framboises, raisins secs, tourbe plutôt effacée, bois de chêne brûlé et poivre broyé. La texture en bouche est plus pointue que l’annonce du nez. Aspect licoreux relevé par la fumée de tourbe terreuse beaucoup plus importante. Fruits rouges séchés, cerises, raisins, prunes, caramel salé, cannelle, sel de mer, poivre, terre remplie de peat moss, plus épicé en finale de touche et avec une impression de fumée très intense remplie de poivre de cayenne et d’anis. Longue finale sur la tourbe épicée. Dans les meilleurs GS à date, avec une note de 86%, faut le faire…

Patrick 89%
Très très bien… Ça serait même excellent si ce n’était de la sensation de brûlure qui persiste longuement en bouche. Nez : Sucré, fruité et présentant du malt grillé et du caramel, le parfum présente juste assez d’originalité pour capter mon attention. Bouche : Une délicieuse présentation de fumée de tourbe poivrée et fruitée, complétée avec du caramel salé. Le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée, chaleureuse et épicée. L’alcool fait toutefois ici un retour en force un peu trop remarqué, ce qui fait perdre à l’ensemble un précieux point juste avant la ligne d’arrivée.

Martin 89.5%
Nez: Doux et suave, on veut en découvrir plus. Malt grillé, fraises et framboises, infime tourbe sèche, bois, toffee et touche de cinq poivres. Bouche: Texture crémeuse, onctueuse et huileuse, j’adore. Caramel salé, chêne et vanille. La tourbe se présente ici comme plus maritime et arrondie. Finale: Longue et chaude, sur des accents de tourbe salée, de vanille, de confiture de fruits et de chêne carbonisé. Les quelques tannins de ce dernier nous offrent une belle dose d’espresso. Équilibre: On a visé dans le mille ici. Le fût de porto a bien payé. Ils ont peut être annulé le festival des malts de Campbeltown l’an dernier, mais on a au moins eu l’embouteillage, un sacré embouteillage, alors je mets quiconque au défi de se plaindre.