Dewar’s Japanese Smooth 8 ans

40% alc./vol.
4ème opus de la série, ce whisky a été affiné en fût de type Minuzara.

André 75%
Probablement le plus décevant de la série, dilué et sans passion. Miel parfumé de notes herbacées bizarres, de zeste de citron et de cosses d’oranges éventées. La bouche étonne avec au départ des tonalités de fumée, un accent terreux, puis de la vanille, du miel, pomme jaune et des notes de carton mouillé et herbacées. La texture est liquide et n’offre aucun support gras ou huileux. La finale est off key, balayée par des notes de poivres exubérantes et envahissantes qui masquent les saveurs plus réservées. Équilibre douteux, texture moche, saveurs unidimensionnelles, on retourne à la planche à dessin.

Patrick 79%
La série des « Dewar’s Smooth » m’avait jusqu’ici impressionnée, tant au niveau qualité et du prix. Ici par contre, sans être mauvais, je comprends pourquoi ces bouteilles étaient littéralement données dans le cadre du festival des spiritueux du Nouveau-Brunswick. Nez: Un beau parfum avec du miel, des fleurs, de la vanille et de discrètes épices. Bouche : Le miel et les fleurs sont à l’avant-plan, laissant au second plan la vanille, le caramel et de douce note boisée. Les saveurs étant tout de même délicates, il ne faut pas se surprendre d’y retrouver assez facilement la base de whisky de grain. Finale : Un peu courte, marquée par l’alcool de grain.

Martin 80%
Nez: Assez muet, herbe et céréales. Un peu d’eau d’érable ou de sucre brun. Bouche: cassonade, épices, céréales, sirop simple et chêne. Assez direct et un peu fade. Finale: Épicée et chaude, mais courte et sans grande personnalité. Équilibre: Plutôt ordinaire. On parle ici d’une finition et non une maturation en chêne japonais, donc l’influence de ce dernier restera négligeable. Malheureusement un coup de marketing. Pas mauvais, mais un coup de marketing.

Dillon’s Rye Batch #1

59% alc./vol.
90% unmalted rye, 10% malted rye, maturation en new Ontario oak barrels

André 84%
Seigle sucré assaisonné à la poudre de gomme ballounne, vanille et poires, amandes. La bouche est plus sur le grain de céréales, pas des saveurs tirées du seigle au sens propre. Poires annpées de miel, bois vanillé, cannelle, pommes, cassonade, chocolat au lait. Intéressante texture huileuse qui ne réussit pas à cacher la touche de micro-distillery organique. Plus le whisky respire plus le côté craft distillery s’accentue. Notes verdâtres en finale, entre le menthol et l’eucalyptus, le grain séché.

Martin 87%
Nez: Seigle dominant, vanille, bois, musc. Herbe, pêches et épices. Assez délicat et un peu maladroit à la fois. Bouche: Menthe, épices chaudes, miel, herbe, seigle, pêches et vanille. Beau crescendo vers le bois sec. Finale: Légèrement minérale, mais pas assez pour gâcher l’expérience. Bois poussiéreux, rye, épices et sucre brun. Équilibre: Bonne force, beau caractère, une belle découverte.

Dillon’s Rye Batch #2

43% alc./vol.
Mashbill composé de 90% de seigle et 10% de seigle malté.

André 83%
Céréales vertes et accents légèrement terreux, notes d’abricots et de petits fruits rouges, une touche d’orange. Le nez inspire les whiskies craft distillers, un esprit organique indéniable. La bouche est beaucoup moins coup de poing sur le rye. Succulente texture, grasse et ronde. En bouche, ananas, bananes, oranges et abricots, fruits sauvages, poires et céréales séchées. Il offre aussi des saveurs sucrées de guimauves caramélisées. Finale de tarte au citron et d’oranges confites, d’abricots. Un rye whisky hors de la palette aromatique habituelle, très singulier et agréable à savourer.

Martin 84%
Assez pâlotte merci! Nez: Seigle très dominant, vanille, bois, musc et épices. Bouche: Rye frais et mentholé, vanille et chêne. Texture légèrement décevante mais habilement camouflée par les épices. Finale: Longue et épicée sur des notes de bois, de rye et de dentifrice sucré. Équilibre: Un beau whisky de microdistillerie, un peu rustre et unidimensionnel, mÊme si son punch de rye est indéniable.

Distillerie 1769 Whisky Canadien – Batch #007

42% alc./vol.
Élaboré à partir d’ingrédients locaux, les moûts de maïs (80%) et de seigle (20%) sont vieillis en fûts de chêne ayant contenu du Bourbon pour une période au moins trois ans. La distillation de façon artisanale et la mise en bouteille sont exécutées par le maître distillateur et sa famille, propriétaires de la distillerie 1769 à Montréal.

André 77%
Très linéaire comme saveurs présentées au nez. Céréales séchées et sucrées & vanille. En bouche, l’alcool est présent, tout comme la jeunesse du whisky. C’est un peu coupé à la hache pour être franc. Crème à la vanille, bois sec, céréales séchées, sucre naturel, caramel nappant des petits fruits sauvages, seigle feutré. Très générique. Texture douce et quand même agréable. Finale sur la cannelle et le seigle accompagné de bonnes épices.

Patrick 80%
Après avoir été quelque peu déçu par ma première expérience avec ce whisky, je voulais valider si un an plus tard, il y avait eu une évolution. Force est de constater que non, il va falloir attendre encore quelques de plus avant d’avoir un whisky qui est autre chose qu’une base pour un cocktail québécois. Nez: Alcool brut… Je vais lui ai donné quelques minutes pour respirer : j’ai alors détecté du maïs sucré, du chêne et un peu de vanille. C’est mieux. Bouche : Toujours le maïs sucré, avec du bois brûlé, les épices du seigle. Finale : D’une longueur moyenne, s’étire sur les notes de chêne brûlé.

Martin 82%
Nez: Sucre et céréales lointaines. L’intensité n’est pas au rendez-vous mais les arômes ne sont pas désagréables du tout. Vanille, caramel et touche de maïs. Bouche: Ça se gâte un peu ici, mais sans toutefois prendre le clos. Maïs, vanille, chêne, sucre brun, touche de fruits rouges fumés. Classique whisky canadien. Je ne suis pas nécessairement déçu, mais pas renversé non plus. Finale: Moyenne, marquée par le bois et les épices. Caramel et vanille. Équilibre: On fait dans le whisky canadien standard. Je salue la décision d’embouteiller à 42%. On a déjà vu mieux, mais sait-on jamais, avec les lots successifs ceci pourrait devenir un bon parti.

Distillerie Shefford Saxby Corner Whisky

40% alc./vol.

Martin 67%
Nez: Alcool apparent, maïs sucré, caramel artificiel et soupçon de solvant. Bouche: Légère à l’extrême, avec des notes de sirop bon marché, vanille fade et céréales molles. Finale: Éphémère, presque inexistante, avec une trace sucrée un peu collante. Équilibre: Peu de structure, peu de charme. Un whisky passe-partout qui peine à justifier sa place sur l’étagère, même en cocktail. Sorry!

Douglas Laing Executive Decision Glenrothes 26 ans

53.3% alc./vol.
Distillé en juin 1987, embouteillé en décembre 2013 depuis le fût de sherry de 2e remplissage #DL10141, 288 bouteilles.

André 87%
Venant de Glenrothes, le nez est tout à fait dans la ligne de la distillerie ; plein de note de sherry rehaussés de douces épices, toffee, miel, gâteau aux fruits, oranges nappées de chocolat au lait avec en background une touche boisée très intéressantes. Cachous sautés à la poêle peut-être ? En bouche ; toffee et miel, chocolat, vanille, oranges et sherry un peu vieillot. En arrivée de bouche, le whisky est très soyeux mais la conjonction des épices et de l’alcool rehausse ce whisky de façon inattendue. Les notes primaires des épices sont vites calmées par le chocolat et le miel qui réussiront tout de même à revenir de façon musclée en finale de bouche qui est fortement épicée en rendant la bouche un peu sèche. Je détecte même une touche de poivre noir qui apparaît en toute finale. J’avais été conquis par le nez exceptionnel. Mais les fortes épices et le poivre déstabilisent un peu la bouche et tranchent farouchement avec les saveurs plus douces et tendres.

Patrick 88%
Un chef d’œuvre d’équilibre et d’extase. Exquis! Nez : Sublime parfum de xérès, de vanille et de chêne. Le tout est complété par une bouchée de gâteau aux fruits recouvert de caramel. Bouche : Superbe arrivée en bouche, avec un mélange de fruits mûrs, de sucre brulant et d’épices chaleureuses. Le tout est complété par des notes de gâteau au chocolat et un trait de miel. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur les notes épicées du chêne ainsi qu’une touche d’orange.

Martin 89.5%
Nez: Beau xérès brun, raisins, dattes, tabac, pelure d’orange, cassonade et chêne. Toffee, miel, gâteau aux épices et miel. Cacao. Bouche: Caramel, toffee et épices. Miel et cacao. Le taux d’alcool est beaucoup moins agressif qu’on pourrait le croire et laisse amplement le temps au dégustateur de se faire sa propre opinion. Finale: Longue et sèche, à la hauteur des attentes d’un sherry cask de cet âge. Équilibre: Tous les aspects de ce 26 ans sont bien maîtrisés. Un malt d’exception. Bravo à Douglas Laing.

Douglas Laing Rock Island 10 ans

46% alc./vol.
« Remarkable Regional Malts 2019 ». Fervent ambassadeur les Iles Écossaises, Rock Island a été élaboré à partir de malt en provenance de Jura, Orkney ou encore Arran.

André 86%
Incroyable fraicheur de fruits tropicaux et citronnés, aspect minéral genre galets enduits de sel de mer séché, tarte lime et citron, poires fumées, bananes vertes, crème vanillée, bois de chêne séché. Bouche; poivre et sel de mer, tarte poires et citron nappée d’un nuage de crème à la vanille, ananas et bananes verts, miel, galets salés et poudre de craie tombée du tableau noir à l’école, cendre froide, fumée de tourbe, herbe mouillée. Finale de feu de tourbe terreuse sur la plage, embruns maritimes, poivre broyé. Ce whisky pourrait être la porte d’entrée du nouvel amateur de whiskies des Iles voulant s’initier à la tourbe et aux saveurs maritimes sans avoir un coup de pelle d’un Octomore disons.

Patrick 88%
Un beau whisky qui porte bien son nom, étant plus maritime qu’autre chose. J’aime bien! Nez : Un beau parfum où se mélange l’orge, le sel, des agrumes et une touche de fumée de tourbe. Bouche : Toujours l’orge, mais aussi du miel, du sel, des agrumes et une fumée tourbe d’une belle intensité pour laisser les autres éléments s’exprimer. Finale : D’une longueur moyenne, avec un beau mélange de malt et de sel.

Martin 89%
Nez: Air salin et pierre lavée, citron et tourbe maritime. Pain aux bananes, vanille et crème anglaise. Un beau bouquet, ça c’est certain. Bouche: Belle texture ample. On commence sur un vent de tourbe, une touche de minéralité, pour tomber dans le citron et l’orange, la crème et l’herbe, la vanille et les fleurs, le léger poivre et le chêne bien sec. Finale: Bien chaude, assez longue, marquée par poivre, cannelle, bois sec, agrumes, acidité et belle tourbe pas trop intense. J’adore. Équilibre: On savait que le Rock Island / Rock Oyster était un blend orcadien d’exception, mais ici le 10 ans d’âge nous porte à un niveau supérieur. Solide!

Douglas Laing Rock Oyster

46.8% alc./vol.
Ce vatted malt est élaboré à partir d’un assemblage de malts provenant de plusieurs îles dont Jura, Orkney et Arran.

André 84%
Un whisky qui affiche vraiment ce qu’il est, un whisky des Iles, un whisky que l’on prend plaisir à prendre du temps à perdre son temps à le sentir, l’analyser. Première approche fraiche; iode et sel de mer séché sur les cailloux, sac d’herbe verte mouillée tout juste coupée, eucalyptus, citron pressé, fumée en retrait et odeur du quai de pêche. Douce bouche, cendre de foyer refroidies, sel de mer, vanille, poivre noir, terre mouillée, zeste de citron, poires. Texture huileuse et grasse, mielleuse. Finale de panier de fruits tropicaux, d’agrumes et de citron dans un nuage de tourbe terreuse et de cendre froide, eau de mer salée et poivre noir broyé.

Patrick 87%
Un mot succulent! Très maritime, complexe et d’une balance magistrale. Toutefois, la texture plutôt aqueuse en bouche lui fait perdre de nombreux points. Nez : un parfum extraordinairement complexe, avec des notes maritimes, de bruyère, de vanille, de miel et une pointe subtile de tourbe poivrée. Bouche : Salée à souhait, cendres, poivre, réglisse et bonne dose d’épices boisées. La texture en bouche me déçoit toutefois amèrement. Finale : Longue, poivrée et fumée.

Martin 87%
Jaune doré très pâle portant sur la jonquille. Nez: Très facile d’approche avec une céréale maltée qui cède le passage à une légère tourbe florale. Fruits rouges avec une poignée de bruyère. Bouche: Juteux et sucré, sur des notes aisées de fruits, de baies, de sucre d’orge et d’épices. Assez plaisant, quoiqu’on perd un peu de son caractère maritime dans une avalanche de sucre. Finale: Le sucre s’estompe un peu ici pour faire place à un retour discret de la tourbe. Cette dernière accompagne chêne et épices pour une expérience somme toute agréable. Équilibre: Une belle idée de blend. On en distingue aisément les différents ingrédients. Un peu trop de Arran par rapport au Highland Park à mon avis…

Douglas Laing Rock Oyster 18 ans

46.8% alc./vol.
Un blended malt en édition limitée, comprenant des whiskies provenant de Jura, Islay, Arran et des Iles Orcades.

André 89%
Tourbes maritimes des iles comme on l’aime, le nez est souple et bien défini à la fois, sur les agrumes et la compote de poires, bananes et d’ananas. La bouche est remplie de miel et de vanille onctueuse, la texture est exquise, douce et feutrée, tout comme la fumée de tourbe puissante mais hyper bien équilibrée. Les fruits tropicaux se mêlent maintenant aux fruits rouges et aux saveurs de prunes. Des notes savoureuses de chocolat assaisonné de grains de poivre émergent au fil des gorgées. Finale de zeste de citron et de sel de mer, s’asséchant rapidement.

Patrick 89%
Un très bon whisky dont on pourrait facilement abuser. Nez : Du malt, de la vanille, du miel et un peu de banane. Alléchant ! Bouche : L’arrivée en bouche est marquée par de la savoureuse fumée de tourbe, accompagnée d’épices bien mesurées, de sel de mer, de fruits tropicaux et de bananes. Chaleureux, délicieux et porté par une belle texture. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée et le sel.

Martin 88%
Nez: Malt, miel et pelure d’orange, avec une douce et lointaine vapeur de tourbe maritime. Pierre lavée par le ressac et citron confit. Vanille crémeuse. Bouche: La vanille et la crème sont au premières loges, bois, épices, malt, cuir, agrumes et miel. La tourbe se tient tel le pilier de l’expérience, tout en laissant la place aux autres saveurs. Finale: Douce tourbe qui nous dépose sur un lit de poivre, de miel, de citron, de fleur de sel et de vanille. Équilibre: Beau blend d’exception de la part des amis chez Douglas Laing, belle texture, belle construction, beau choix de distilleries.

Douglas Laing Scallywag

46% alc./vol.

André 90%
Vanille et fruits secs, raisins. Nez licoreux axé sur le sherry goulu, la balance est notoire, les flaveurs variées. Très soyeux en bouche, le sherry demeure prédominent, énormément fruité avec un kick back d’épices tout en revêtant son manteau soyeux et textural. En bouche, gâteau aux fruits du temps des fêtes, bouche fraiche et paradoxalement un xérès un peu austère et vieillot. Finale bien longue, texture huileuse, orientée en force sur les épices et le sherry, les fruits secs, l’orange. On redore ici l’appellation blend, si souvent malmenée…

Patrick 85%
D’une complexité incroyable, mais la balance de l’ensemble me déçoit un peu.  Nez : Très complexe, avec compote de fruits épicés, caramel, vanille et touche de bois brûlé.  Bouche : Chêne, vanille, un peu d’épices et de fruits trop mûrs.  Finale : Longue et marquée d’un caramel trop réchauffé.

Martin 89.5%
Extrêmement vif sur la robe, or étincelant un peu trouble. Nez: Belle influence du fût de sherry. Raisins, pruneaux, dattes, chêne et feuille de tabac. Au second nez, la vanille florale et le miel du bourbon cask nous fait agréablement sursauter. Bouche: Crème brûlée, vanille, miel, bois, épices, touche de boucane de cuir. Beau poids du xérès sur la langue. Finale: Sucre fumé, la céréale fait surface ici, sur une planche de chêne un peu délavée. Équilibre: Un blend sacrément bien construit, dans lequel personne ne vole la vedette. Superbe amalgame du bourbon et du xérès.