Canadian Club Chronicles Issue 5 – 45 Year Old Whisky (The Icon)

50% alc./vol.

André 91%
Sirop de maïs et cassonade, bois séché toasté, pincée de cannelle, accent terreux rappelant la terre brûlée par le soleil dans les champs l’été. Encore une fois la texture est superbe, encore plus notoire ici car le taux d’alcool est passé à 50% et ça se bois tellement bien. Belles notes de vanille, de poivre concassé, chocolat au lait, et fruits séchés. Finale à l’image du reste de l’expérience, texture moelleuse, beaucoup de fruits rouges séchés, cassonade et sirop d’érable puis épilogue de cannelle poivrée, le tout avec une touche d’alcool un peu plus ressenti.

Patrick 93%
Mon favori parmi les 6 « CC » de 40 ans et plus parus à ce jour. C’est tout ce qu’on est en droit d’attendre d’un CC de 45 ans. Un whisky à savourer lentement, assis dans son fauteuil favori et en bonne compagnie ! Nez : Un beau parfum boisé, des poires tièdes, du cuir et des épices à pâtisserie. Alléchant ! Bouche : Un beau mélange de saveurs sucrées et épicées, du bois brûlé, du caramel, des poires, du pain grillé et de la crème espresso. Le tout est porté par une belle texture. Finale : D’une belle longueur, boisée et sucrée.

Martin 92%
Nez: Caramel chaud, pointe de gingembre mariné, fraises et crème fouettée. Sirop d’érable et touche de vanille. Bouche: La texture et le degré d’alcool mettent déjà la table avec une superbe nappe de cerise noire, de poivre rose, de chêne sec, de vin et de maïs. Finale: Longue, chaude et sirupeuse. Notes de cacao, de bois, de poivre et de caramel salé. Équilibre: Un dram exceptionnel, qui me rappelle beaucoup le caractère du Wiser’s 35 ans. Un incontournable!

Kim 89%
Nez : Poire pochée à la vanille et couverte de dulce de leche, beigne à la crème pâtissière. Pas besoin de dire que c’est alléchant. Bouche : Jus de raisin servi dans un verre en bambou, impression de boire devant un feu de foyer après une longue journée à jouer dans la neige. Facile à boire et réconfortant.

Canadian Club Premium

40% alc./vol.
Agé de 6 ans, Le Canadian Club est produit par la distillerie Walkerville qui appartient à Hiram Walker & sons. Canadian Club a été élu meilleur blended whisky canadien aux World Whisky Awards 2008, il est également le whisky canadien le plus bu au monde. Canadian Club est aussi reconnu comme le whisky idéal pour les mix, ce qui est probablement relié au premier point. Le seul whisky canadien qui est mélangé avant d’être mis en fut de chêne pour le vieillissement…

André 76.5%
Y’a un problème au niveau de la balance des fruits versus le rye ce qui déséquilibre le tout. Aussi un passage de plastique cheap de magasin à 1$ à l’arrivée en bouche qui réussira à gâcher ce que les fruits, les épices sèches et le rye auraient bien aimé nous livrer par la suite. Dommage, car avec le Special Reserve je m’attendais à mieux.

Patrick 75%
Au nez, épices, vanille et peut être un peu de pomme verte. Au goût, plutôt léger, doux, un peu épicé (rye). Goût de céréales de l’orge et goût sucré du maïs. La finale est plutôt courte. Commentaire final : Pas mauvais, mais vous ne risquez pas une attaque cardiaque à l’utiliser pour vos drinks et autres mix!!

Martin 78%
Ambre foncé et orangé, un peu comme de tire-éponge. Nez: Vanille, seigle et fruits. Une fois la première vague d’alcool passée, la poussière sort, comme s’ils avaient utilisé des fûts qui avaient servi un millier de fois. Bouche: Sucré, doux et âpre à la fois. Épices du rye, vanille, citron, mais surtout plastique brûlé. Chêne et érable amer. Finale: Très courte et sèche, citron amer, chêne, et de nouveau du plastique cheap. Équilibre: Les gens l’aiment pour son prix, mais croyez-moi, ça tient de l’exploit de boire ça neat. Cocktail mixer, sans plus.

RV 72.5%
Je doute de la légalité de couper un whisky à 30% d’alcool. Lacets de soulier de fraichier tel que pourrait porter les frappés de Maguire ou encore plus de Cartier. Limpidement inactif. En bouche, un léger rye se présente, pour transiter sur la cassonade en finale, que j’espère rapidement oublier.

Kim 72%
Nez : Mes souvenirs du Canadian Club classique remontent aux soirées arrosées dans les bars au début de ma vingtaine et y plonger le nez me ramène à cette époque. Sucre d’orge, pacanes et noisettes, pain brioché au beurre et moi sur une piste de danse un peu collante. Bouche : Plus sec que dans mes souvenirs, carrément astringent. Grué de cacao, thé noir infusé trop longtemps. Je m’attendais à un classique simple mais bien fait, j’ai plutôt l’impression de lécher le comptoir en bois du bar.

Canadian Club Sherry Cask Batch #C-12-047

41.3% alc./vol.

André 88%
Nez rond et plein, fruits secs, prunes, raisins, cassonade et un peu d’épices du rye. La bouche se démarquera par l’apport des fruits secs et les raisins du nez, se mariant avec le poivre et les notes de bois sec. La texture est vraiment bien et le soucis de présenter un Canadian whisky différent est bien senti. La finale, d’où pointera des notes de gingembre, soulignée par les notes de sherry poivrée est vraiment bien et les épices aideront à prolonger celle-ci de façon remarquable.

Patrick 88%
Un excellent rapport qualité/prix, en fait, il serait presque un crime de ne pas toujours en avoir une à la maison! Nez : Parfum plein de fruits secs, de seigle, de raisin et avec une touche de vanille. Bouche : Très fruité, boisé, épicé, avec une belle note de cassonade ainsi qu’une pointe de vanille et une touche subtile de gingembre. Finale : Longue et marquée par le bois brûlé et les fruits secs.

Martin 82%
D’un degré acajou ou henné quasiment rubis, cette expression est plutôt bien assortie à son nom. Nez: Une avalanche de fruits évoquant un irlandais nous tombe immédiatement dans le nez. Les épices du rye emboîtent rapidement le pas avec une touche de vanille, le tout chapeauté par une solide présence de sherry. Bouche: Très doux et sucré, très fruité avec un brin de sucre d’orge et des notes de pin et de xérès. Finale: Douce et moyennement longue surfant sur une vague de tabac en feuilles et d’anis. Un beau duo seigle et sherry. Équilibre: Un bon rye avec un petit bonus. Une belle coche au-dessus du Canadian Club Classic 12 avec un rapport qualité-prix tout à fait canadien, dans le bon sens…

Canadian Mist

40% alc./vol.
Collingwood, Ontario. Le whisky canadien le plus disponible au sud de la frontière, de 50ml à 2,5l dans une bouteille s’apparantant à de l’assouplissant textile.

André 85%
Rye bien présent au nez, orange. Très doux et soyeux rappelant les éléments de céréale de blé. En bouche, c’est plus le rye et les épices qui apparaissent, se liant avec le sirop d’érable, pacanes. Finale plus relevée, appuyée par l’alcool et les épices.

Patrick 85%
Une belle surprise, mais je dois admettre que mes attentes étaient très basses. Avec un packaging plus raffiné, ce whisky pourrait faire trembler bien des marques bien établies dans la section « low shelf ». Nez : Parfum présentant un mélange d’agrumes (nectarine et clémentine), le tout au même niveau que les arômes traditionnels de seigle légèrement épicé et de vanille. L’ensemble est complété par de subtiles notes de cacao. Bouche : En bouche, on a plutôt l’impression d’un mélange d’orge maltée et de seigle épicé, avec une pointe subtile de sirop d’érable. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Martin 79%
Orange henné légèrement décoloré. Nez: Seigle, fruits rouges et vanille. Caramel commercial et agrumes. Un petit quelque chose pas loin de l’acétone sur lequel je n’arrive pas à mettre le doigt me déplaît et m’échappe. Bouche: Sucre bruni, réglisse noire et sucre brun. Céréale agréablement présente. Se termine un peu en queue de poisson avec quelques notes de térébenthine et d’alcool à friction. Finale: On continue à descendre parmi les saveurs moins comestibles de la bouche, avec un léger grain couplé à un peu de chêne. Équilibre: Pas tout-à-fait un Royal Reserve, mais ça reste quand même un liquide qui n’aide pas la réputation du Canadian Whisky.

RV 78%
Canadien au nez avec son petit accent de rye, mais sans aucune personnalité. En bouche prend un bon 20 secondes avant de se développer sur du malt et du malt, sans aucune surprise. Belle arrivée en bouche, bien chaude au goût de micro distillerie. Toutefois, en bouche et en finale, manque de finesse et se termine rapidement.

Canadian Rockies 17 ans

50% alc./vol.

André 81%
Sirop de maïs, miel, vanille, cassonnade, clou de girofle, cannelle. Vraiment très rectiligne autant sur l’éventail de saveurs que sur la texture en bouche. Le bon coté, c’est que l’alcool est vraiment bien caché sous la couverture sucrée. La bouche est tannique, le bois pas mal ressenti que balance de puissantes notes sucrées de sirop de maïs et d’érable, nappé de miel et s’essence de vanille, amandes non-salées, pommes vertes. Finale courte sur les céréales et le bois. Un peu déçu par la simplicité et le manque de profondeur de ce whisky quoique pour le prix de 70$…

Patrick 79%
J’ai déjà goûté des whiskys vieillis 17 mois qui semblaient plus âgés que ça. L’alcool domine toutes les saveurs, on dirait plutôt une vodka vieillie quelques mois. Nez : 17 ans??? Ça ne sent rien d’autre que l’alcool. Et vraiment intensément en plus! Bref, alcool, une touche de fruits des champs, un peu de pommes et du sucre. Bouche : L’alcool est un peu moins présent ici, pommes vertes, fruits frais et un peu de sucre. Finale : D’une belle longueur, marquée par l’alcool avec un peu d’épices.

Martin 84%
Nez: Beau caramel brûlé sirupeux. Bois et quelques épices. Petits fruits, pommes mijotées et beurre de sucre. Bouche: Fruits, rouges, bois et caramel, belles petites épices. Présence du maïs bien sentie. Pommes vertes et sucre blanc. Finale: Plus ou moins longue, avec de jolies notes de bois, de caramel et de sucre en poudre. Équilibre: Je m’attendais à un peu plus pour un 17 ans d’âge, bien que ça demeure un joli blend canadien qui tire plutôt bien son épingle du jeu.

Canadian Rockies 21 ans Batch #01

40% alc./vol.
Exclusivité pour Taiwan.

André 89%
Céréales Sugar Crisp, beaucoup de miel. Ensemble doux et très silky. Très light en bouche, malheureusement un peu unidimensionnel. Très longue finale sucrée, persistant et amoureux en bouche. Rétro-olfaction sur les épices ce qui contraste fortement avec le nez et la bouche.

Patrick 89%
Superbe en bouche et parfaitement balancé, dommage que le nez soit si fade et la finale si courte. Enfin, il « score » là où ça compte! Nez : Nez plutôt fade où l’alcool semble prendre plus de place que nécessaire. Le tout complété par du seigle mielleux et fruité. Bouche : Beaucoup plus agréable en bouche que le nez le laissait présager, on y trouve de délicieuses et intenses épices du seigle, de beaux fruits, une goutte de miel et une belle charpente boisée. Finale : Un peu courte, épicée et boisée.

Martin 90%
Nez: Céréales douces, abricot sec, vanille souple et un soupçon de zeste d’orange. Bouche: Légère mais raffinée, sur le caramel, les fruits à noyau, une touche florale et un poivre discret. Finale: Moyennement longue, mais soyeuse, avec des notes de chêne doux, de noisette et de miel. Équilibre: Un dram tout en subtilité, offrant la sagesse de son âge dans un profil fluide, élégant et apaisant. Je lui trouve difficilement des défauts majeurs.

Canadian Shield

43% alc./vol.
Inspiré par la complexité du bouclier canadien, le Canadian Shield est distillé et vieilli en petit lots avec des ingrédients canadiens à 100 %. Un assemblage de seigle, de malt d’orge et de maïs. Élaboré à partir de 5% de rhum épicé Chic Choc, un d’un mélange de whiskys provenant de la Colombie Britannique, de l’Alberta et de l’Ontario.

André 74%
Nez noyé dans le caramel et la cassonade, le sirop d’érable, de miel, d’épices et de fruits sauvages. La bouche est très soyeuse, sucré (un peu trop), sècheresse boisée et poivrée, les pacanes, sirop d’érable puis en toute finale de bouche, les épices et une bonne pincée de poivre. Finale étirée sur le poivre épicé, très persistant en bouche. Ce whisky tient beaucoup plus de la liqueur que du whisky lui-même. Il me rappelle la liqueur Amber de Macallan (à ne pas confondre avec le Macallan Amber). Avec d’la crème glacée à la vanille cet été, ça devrait être bien agréable.

Patrick 80%
Un produit unique, qui vaut la peine d’être essayé, ne serait-ce que parce qu’il a été élaboré au Québec. La rencontre d’un rhum épicé et d’un doux whisky canadien, où le premier a définitivement le dessus. Nez : Le rhum épicé chic Choc s’exprime sans réserve au nez, avec quelques notes de chêne et de vanille. A l’aveugle, j’aurais eu de la difficulté à déterminer qu’il s’agissait d’un whisky. Peut être la touche extrêmement subtile de fumée m’aurait elle donné un indice. Bouche : Crémeux, épicé, légèrement fumé et sucré. Belles notes boisées. Finale : D’une belle longueur, avec des saveurs de céréales torréfiées et une touche poivrée.

Martin 81%
Riche roux intense représentatif du Bouclier Canadien. Nez: Caramel brûlé et sucre brun sont les arômes qui dominent. Sirop d’érable et canne à sucre suivent avec vanille et bois, mais aucune trace de notre sacro-saint rye canadien ne se trouve à l’horizon. Bouche: Doux et sucré comme arrivée. Encore vanille, caramel et cassonade. Tire d’érable et planche de chêne. Un peu d’épices enrobent le tout. Ultra-facile d’approche, trop même. Finale: Plutôt agréable sur ces mêmes notes méga-sucrées qui chapeautent l’ensemble depuis le commencement. Équilibre: Une belle expérience tout de même. Bien que fortement marquée par son 9.09% de rhum qui l’éloigne de ce que plusieurs considèreront comme un vrai de vrai whisky, c’est quand même pas méchant. De surcroît, je connais sûrement deux ou trois « whisky haters » qui tripperaient là-dessus.

Caol Ila 12 ans

43% alc./vol.
Single malt tourbé de l’île d’Islay. Caol Ila est le nom gaélique du « Sound of Islay », le bras de mer qui sépare l’île d’Islay de sa voisine, Juara, dans l’une des régions les plus sauvages de la côte occidentale écossaise.

André 87%
Superbe. Dommage qu’on ait pas accès si souvent à leurs produits car ils sont de vraiment bonne qualité. Peaty, fumé et complètement Islay ! Wow !

Patrick 91%
Au nez, fumée, tourbe, wow! Au goût, Wow! Ca c’est pourquoi j’aime le whisky! Fumé, tourbé, un peu épicé, le tout se combinant admirablement bien. Attention, on a tendance à le boire trop vite! De loin le meilleur rapport qualité prix pour Caol Ila. 2eme tasting: 88%: 2ème dégustation : Nez : Tourbe. Goût : Tourbe, fumée, fraises en gelée! Finale marquée de tourbe, de légères épices, de fruits et de fumée. Simple, efficace, idéal au bord du feu l’été.

Martin 88.5%
Nez: Tourbe mielleuse et citronnée. Malt vanillé et grillé, fumée et bois. Quelques fruits tropicaux discrets. Bouche: Fraises et fumée de tourbe. Belles épices qui essaient de prendre de la place, tel un cask strength. Chêne et céréales grillées. Finale: Assez longue, bien boisée et fumée, bien sucrée et épicée. Chaleur agréable. Équilibre: Un excellent Islay, qui ne cherche pas à impressionner outre mesure, mais qui marque tous les points aux bonnes places. Achetez en quand ça passe.

RV 87.5%
Comme le décolleté d’une belle fille mal pourvue; toujours agréable à considérer, mais souffre d’un manque de profondeur. Tourbe et jus de raie. L’arrivée est assez nulle, un peu crasseuse, mais un peu comme PC6 peat peat peat peat… et encore?

Caol Ila 12 ans Fèis Ìle 2017

55.8% alc./vol.
Double Matured in Amoroso cask wood – 1500 bouteilles

André 93.5%
Wow, quel nez… Fruits rouges, fumée industrielle, asphalte, sel de mer, poivre noir concassé, agrumes, fruits de mer. L’arrivée de bouche est très souple, les saveurs sont amples et intenses, bol de fruits sauvages, poivre noir et sel de mer, tourbe industrielle, agrumes, écorse de pomme rouge. Le mélange de fruits rouges très doux et sucrés contraste agréablement avec le tourbe animale et industrielle et le puissant poivre mais au final tout s’équilibre admirablement. La finale est longue, soutenu et très poivrée. La rétro-olfaction est sucrée avec une toile de tourbe en background… J’adore!!!!!!!!!!!!

Patrick 89%
Tous les ingrédients pour réussir un whisky y sont, mais avec une trop grande pointe de chêne brûlé. Nez : Fruits couverts de sucre blanc et de vanille, avec une belle dose de charbon fumé. Bouche : Fruits fumés, épices, chêne brûlé, poivre et charbon… Finale : D’une belle longueur, marquée intensément par la fumée, les épices et une belle note fruitée.

Martin 93.5%
Nez: Tourbe pas trop crasseuse mais affirmée à tout le moins. Sel marin, agrumes et pierre. Fruits rouges et bois de xérès. Bouche: Doux et sucré, tourbé et salé, superbe dualité complexe à souhait. Bois et épices. Finale: Bois, tourbe, xérès et pierre. Agrumes et épices. Équilibre: Extraordinaire, bravo Diageo. J’ai peine à croire que j’écris ces mots.

Caol Ila Distiller’s Edtion 2002-2014

43% alc./vol.

André 88.5%
Il ne faut pas éveiller le géant tourbé endormi au nez, caché sous une cape de fruits exotiques sucrés, mais attentif avec ses notes tourbées camphrées maritimes et de poivre noir. Une distillerie qui, dans ses présentations phare démontre bien la palette aromatique du style de l’Ile d’Islay mais qui, présenté de cette façon version Moscatel, rend le whisky plus approchable pour les novices et ce sans trop le dénaturer. La bouche offre une approche soyeuse et fruitée, les fruits tropicaux et la poire sucrée à souhait, avant que n’émerge les notes tourbées et salines typiques. La dualité du sel maritime et du sucré des fruits apporte un paradoxe intéressant à l’ensemble d’où la tourbe, en invité surprise émerge avec force. La finale est douce mais parsemée d’éclats tourbés, salins et maritimes. Sans contredit une variantes intéressante du style parfois trop connu de la tourbe Islayesque. Une version torride à la Halle Berry dans Monster’s Balls.

Patrick 92%
Le whisky comme je laime, complexe et plein de contradictions. Nez : Bell fumée et saveurs vineuses non subtiles comme on les aime. Bouche : Sel, fumée et vin, le tout porté par une texture des plus huileuses. Aussi, des notes terreuses et de chocolat noir. Un excellent mélange fumé-salé-épicé-sucré. Finale : Longue, savoureuse, épicée et sucrée tout à la fois.

Martin 87.5%
Jaune doré brillant et vif appelant de rondes jambes qui prennent leur temps pour arriver. Rayon de soleil. Nez: Une riche et grasse tourbe citronée met le pied à terre. Vanille, caramel et sel marin ne tardent pas à se joindre au caucus. Épices et fruits séchés pour finir… héritage de son fût? Bouche: Doux et fruité à l’arrivée, orge, miel et épices nous accueillent par la suite. On termine le voyage sur de la tourbe salée et des agrumes. Finale: Chaude mais courte, sur des notes de pneu et de pierre lavée, elle s’allonge un peu à la seconde gorgée. Équilibre: Le nez annonçait de si grandes choses! bien que le fût de moscatel a su apporter quelques saveurs intéressantes, il a aussi par inadvertance étouffé légèrement le caractère débridé de la distillerie.