Buffalo Trace Single Oak Project • Cask #10 Rye

45% alc./vol.
#R3YKA2*.

André 88%
Le rye sans ambigüité, ce mélange reconnaissable d’épices aiguisées et de fruits rouges, cireux et huileux au nez autant qu’en bouche. La pomme rouge pleine de cire, réglisse, je ne sais pas pourquoi mais cela me fait penser à la cire rouge des bouteilles de Makers Mark… Agréable douceur sous-jacente en fond de bouche, les épices sont plus présente en bouche qu’au nez, toujours les fruits rouges et la réglisse et une pointe astringente en toute finale de bouche, les céréales séchées peut-être, saupoudrées d’épices. Un rye whisky qui manque de punch et de singularité mais qui demeure de belle conception.

Patrick 89%
J’aime le rye, et ce whisky le confirme une fois de plus. Maudit que c’est bon. Nez: Épices et mélange de petits fruits rouges et de caramel. Après quelques minutes, on détecte une très subtile note de vanille. Bouche: Les épices du rye explosent en bouche avec de belles cerises et une note de cassonade. Finale: Épices recouvrant de déliceuses planches brûlées.

Martin 87%
Un peu plus brun que le cask #14. Nez: Caramel brûlé riche et agréable. Vire rapidement vers les fruits rouges dans leur sirop. Bouche: Texture un peu plus onctueuse sur de belles notes fruitées de cerise, avec épices, vanille et caramel. Finale: Assez raide sur les épices. Se prend moins bien après la douceur du rye du cask #14. Équilibre: Un peu plus de raffinement ou de personnalité ne lui aurait pas fait de tort.

Buffalo Trace Single Oak Project • Cask #106 Wheat

45% alc./vol.
#W2YKA2*

André 93%
Nez généreux et complexe, fruité et épicé avec soin, soyeux et raffiné. Beaucoup de corps en bouche, huileux et le wheat bien en évidence, le pain chaud, le caramel. Finale calme et posée, sur les céréales nappées de miel et de caramel épicé. Une qualité et une exactitude de conception impeccable à tous les niveaux.

Patrick 85%
Un beau bourbon, très porté sur le chêne, mais avec une petite note poussièreuse en finale qui me déçoit. Nez: Belles épices épicées et sucrées avec une pointe de chêne fruité. Bouche: Épices, cerises et caramel qui recouvrent une bouchée de chêne frais. Finale: Toujours les épices et surtout le chêne. Mais avec une petite pointe de poussière.

Martin 85%
Bourbon doré plus profond et foncé que le cask #170. Nez: Doux et un peu timide à la fois. En y mettant l’effort on parvient à déceler vanille et chêne, petits fruits et caramel, maïs et miel, avec quelques petites épices pour clore le tout. Bouche: Texture aqueuse mais pleine de saveur. Vanille, fruits rouges, chêne, cannelle et maïs. Bubblegum sur la langue à l’entrée en bouche. Finale: Robuste, frappe toutes les bonne notes d’un bourbon classique. On a tout de même l’impression que ça manque de finesse. Équilibre: Intéressant, mais n’accote pas le cask #170.

Buffalo Trace Single Oak Project • Cask #14 Rye

45% alc./vol.
#R3YLA2*

André 92.5%
Très different du cask 10. Le rye est plus domestique et enrobé, plus discret. Fruits rouges divers, la réglisse éventée. Jim Murray écrivait chocolat et je suis d’accord avec lui. Le whisky a un côté gras du chocolat, le côté soyeux et texturé de celui-ci, Cherry Blossom… avec le jus de cerise marasquin. La texture est superbe, les saveurs s’accrochent au palais et les épices du rye se déposent avec douceur au fond de la langue, s’en suit un nuage fruité agréable se perdant dans les nuées d’alcool. Le seul défaut que je lui trouve est sa finale qui s’essouffle trop rapidement car le whisky est tellement bon et savoureux… Réglisse rouge, chocolat au lait, fruits rouges et cerises marasquin. J’aime beaucoup!

Patrick 90%
Un superbe rye! Message aux gens de Buffalo Trace: Avec cette recette, vous n’êtes pas loin du but! Nez: Délicieux parfum de cerise et d’épices… D’accord avec André et Murray pour ce qui est du Cherry Blossom. Me fait toutefois penser un peu plus à un bourbon qu’à un rye. Bouche: Wow, superbe whisky en bouche. Épices intenses, chêne et Cherry Blossom. Tellement Cherry Blossom, que j’ai l’impression de goûter aussi quelques cacahuètes. Finale: Longue, épicée, sucrée et surtout très savoureuse.

Martin 90.5%
Beau roux doré classique et neutre. Nez: Riche explosion de fruits rouges et de rye. Presque canadien, mais bien balancé par de subtiles notes de vanille et de cacao. Bouche: Doux caramel grillé, avec les épices du rye qui nous rattrapent à la façon d’un cask strength. Cerise et chocolat nous transportent en douceur vers la finale. Finale: Seigle et maïs, gomme balloune, réglisse, presque trop sucré. Équilibre: Solide American Whiskey expérimental. C’est toujours le dosage du seigle qui est gage de succès.

Buffalo Trace Single Oak Project • Cask #170 Wheat

45% alc./vol.
#W1YKA2*

André 89%
Plus poli et réservé que le cask 106, fruits lointains, céréales au miel, sucre brun. La bouche est attirante et fruitée, saupoudrée d’épices qui frétillent sur la langue, même si adoucie par de belles notes de miel et beurre de caramel. Finale ponctuée d’épices et de caramel, avec une rétro-olfaction de fruits sauvages desquelles ressortent de bonnes pointes d’épices.

Patrick 86%
Une belle réussite au niveau des épices et des planches de chêne. Nez: Cassonade réchauffée et épices avec un fond complexe où se mélange le chêne et le miel. Bouche: Belles épices chaleureuses et chêne quibaigne dans un mélange de caramel et de miel. Finale: Épices qui s’étirent délicieusement.

Martin 87%
Couleur bourbon doré et mielleux. Nez: Maïs et épices ultra-douces, chêne prononcé, confiture de fruits, avec une pointe de sucre brun chauffé. Bouche: Texture plus ou moins aqueuse, mais qui laisse tout de même transparaître de belles notes de réglisse rouge et de gomme balloune. Le maïs et les épices sont toujours là, mais le blé va particulièrement adoucir le tout. Finale: Un beau jeu d’épices et de bois, avec un restant de purée de fruits. Le tout est malheureusement ramené un peu en arrière par une infime touche de mélasse. Équilibre: Une belle tentative et une belle idée d’utiliser le blé pour adoucir ce breuvage.

Buffalo Trace White Dog Mash #1

62.5% alc./vol.
Maïs, seigle et orge maltée

André 88%
Toujours difficile l’évaluation d’un new make, c’est comme être dépisteur de hockey dans une pouponnière… Nez sans ambigüité sur le dit liquide ; le maïs à plein nez, le sucre onctueux, une pincée d’épices, alcool. Je m’étais préparé à un nez très fort en alcool mais je suis très agréablement surpris par la douceur émanant du verre. En bouche par contre… ciboire… un 10 roues d’alcool qui te passe sur la face… woooouf… puis l’alcool disparaissant progressivement, accalmie de maïs en crème sucré, volée d’épices provenant du seigle, feeling sweet and sour et bonbons rouges surettes, presque une légère sensation d’acétone et de fruits rouges. On dirait que les épis de maïs on été roulés dans la terre des champs brulée par le soleil. Finale longue sur l’alcool mais relativement courte sur les arômes. Belle balance, équilibre des éléments (une fois accusé le coup d’alcool). Dans le style j’adore mais la bouteille ne manquera pas à la whisky room.

Patrick 80%
Dans le style « white dog », c’en est un bon. Mais je dois admettre que plus j’en bois, moins j’ai du fun (je parle des white dogs en général). Nez : Avec un spiritueux directement sorti de l’alambic, les surprises sont rares. Ca sent ce que c’est : Maïs, seigle et orge. Plus de détails? Sucre, épices et parfum de céréales. Bouche : Le sucre du maïs, les épices du seigle et le tout est enveloppé par les notes de céréales de l’orge. Finale : Quand même longue pour un white dog.

Martin 85%
Nez: Assez doux au nez pour un new make. Les céréales et le sucre blanc sont bien sûr à l’avant-plan. Mélasse et touche de poivre. Bouche: Sucre et mélasse. Maïs et poivre. Cannelle. Le feu roulant de l’alcool s’en vient puissance 10! Pas grand chose d’autre à rapporter! Finale: Poivrée, sucrée, épicée. Longue et chaude à l’excès. Équilibre: Dans le style new make, c’est un de ceux que j’ai le mieux aimé. Par contre, les bienfaits que le bois et le vieillissement lui apporteront dans le futur sont indéniables bien entendu.

Bulleit 95 Rye Small Batch

45% alc./vol.

André 74%
Dès qu’il est versé dans le verre; chips au pickles et aneth… En respirant, il change très rapidement pour se stabiliser et se rapprocher de ce que devrait être un rye whisky. Les céréales, les arômes de fruits et d’épices, principalement la cannelle et les sucres très importants. En bouche, il est sec comme de la craie, bien épicé aussi, une touche de menthol, mais n’affiche pas grande distinction et est très peu évolutif. Les céréales de seigle prédominent en finale, jumelées aux épices qui aident celle-ci à s’étirer plus longtemps, ce qui n’est pas nécessairement une bonne chose.

Patrick 78%
Tellement sucré et fruité qu’il m’écœure un peu. Définitivement pas dans mes goûts. Nez : Parfum sucré et épicé, avec une touche de réglisse rouge, de vanille et de chêne. Bouche : Épices à et réglisse rouge. Aussi chêne et vanille. Globalement très sucré, à la limite du whisky avec une infusion de jus de fruits chimiques. Finale : Relativement courte et sèche.

Martin 90%
Nez: Ça commence vachement bien. Cannelle, muscade. Seigle, seigle, seigle. un tout petit peu de vanille se cache derriere le tout. Si vous affectionnez les rye en général, vous resterez longtemps le nez collé dans ce verre. Bouche: L’entrée en bouche est particulièrement douce, pour ensuite se métamorphoser en épices d’une force très affirmée. Une petit bout de toast de seigle avec fruits et épices. Finale: S’épuise trop rapidement. Pourtant le départ était si prometteur. Après chaque gorgée j’oublie que c’est un whisky. Équilibre: Bien que formidable au départ, l’equilibre souffre de par sa courte et presque insipide finale. Mais c’est en prenant un autre qu’on oublie rapidement ce défaut. Comme le dit le bon vieux proverbe russe: « La vérité est au fond du verre ».

RV 68%
À quelque part entre une expérience canadien dégénérée et un rye avec un penchant gin. Le nez est donc rempli de genièvre, un très mauvais départ à mon avis. En bouche, même chose, accompagné de menthe, alors on espère quelque chose de potable pour la finale. Qui n’est point meilleur, alors que l’aftertaste est un peu plus abordable avec du grain aigre. À l’aveugle, un Canadian Club Green Stag disons.

Bulleit Bourbon 10 ans

45.6% alc./vol.
Édition spéciale du bon vieux bourbon de Tom Bulleit, vieilli 10 ans.

André 87%
Représentatif du style mais avec une forte tendance épicée influencé par le bois du tonneau de chêne. Vague d’oranges fraiches et épicées, cannelle et clou de girofle trempés dans le caramel légèrement brûlé. Les épices sont par contre assez volatiles et laissent libre court aux saveurs douce et sucrées de canne à sucre, brown sugar et une dualité intéressante avec la cannelle et un taux d’alcool un peu fébrile. La finale s’étire sur les épices et le poivre. Du beau travail, équilibré et diversifié et un taux d’alcool bien choisi.

Patrick 88%
Nez : Une délicieuse odeur de chêne brûlé émane du verre. Quelques épices et une pointe de cassonade viennent compléter le tout. Après quelques secondes, les habituels bonbons à la cerise commencent à se dégager du mélange. Bouche : Donne l’impression de licher une planche de chêne qu’on aurait fait carboniser au BBQ tout en y ajoutant des épices à steak. On y retrouve aussi quelques notes de céréales qui viennent adoucir le tout de façon raffinée et agréable. Finale : Longue et épicée. Balance : Définitivement un bourbon à BBQ. Genre cet été, lorsqu’on se retrouve une gang de gars à jaser autour du BBQ.

Martin 88.5%
Un bel ambre orangé fidèle à son emballage. Nez: Très doux avec épices du rye, vanille, pain chaud et bois de pin. Son vieillissement supplémentaire l’a considérablement adouci. Bouche: Toujours doux et sucré. Seigle et maïs, épices et chêne carbonisé. Orange confite et cannelle en puissance. Finale: Les oranges sucrées nous déposent sur un chemin à la poursuite des épices du seigle et du chêne, mais ces saveurs ont tendance à prendre la fuite avant que nous ne puissions pleinement en profiter. Équilibre: Un bourbon plus que respectable, avec un équilibre et une complexité dont il ne faut pas avoir honte. Taux d’alcool efficace, emballage vintage, maturation appropriée. Solide.

Bulleit Bourbon Barrel Strength – Batch #02

62.7% alc./vol.
Fabriqué à partir d’un mashbill composé de 68% de maIs, 28% de seigle et de 4% d’orge maltée.

André 85.5%
Nez féroce. Brûlé du bois carbonisé, fumée, caramel et butterscotch, mélange de cannelle et de poivre noir moulu, chêne séché. Très masculin dans l’approche, tranché et direct. Je m’attendais à un coup de poing d’alcool en entrée de bouche mais ce n’est pas le cas. Le whisky est souple et l’alcool bien maitrisé. Au niveau des saveurs, beaucoup de poivre et de cannelle avec toujours cette saveur de fût brûlé en toile de fond, la cassonnade surchauffée et les oranges, le chocolat noir amer et une finale sèche et poivrée. Rétro-olfaction d’épices et de vieux rye terreux, le bois mouillé et beaucoup d’épices. Pas mon type de whisky mais une présentation à l’approche intéressante. Sans être le bourbon qui vous fera tomber de votre selle, je vous promets une virée dont vous tirerez bien du plaisir. Un beau trophée de chasse pour la whisky room!

Patrick 90%
Un excellent bourbon que j’aimerais voir plus souvent. Intensité, complexité et balance, tout y est! Nez : Un superbe parfum, avec des notes de céréales, de cassonade, de miel et de caramel. Bouche : Extrêmement intense au niveau du bois brûlé. Aussi des épices, un peu de cerises et de la vanille. Et aussi de la cassonade. Mais surtout du bois brûlé. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Martin 86%
Nez: Chêne brûlé, caramel et vanille. Cannelle et fruits, légère fumée. Poivre et cuir. Bouche: Caramel et cassonade, chocolat, maïs et agrumes. Épices en puissance. Finale: Chaude, mais ultra-forte et épicée. Le traitement du taux d’alcool est un peu maladroit, ce qui amorce la déconfiture de la fin de ce dram. Équilibre: Force est d’admettre que, bien que les expressions brut de fût soient à la mode, ce traitement ne sied pas à tous les bourbons.

Bulleit Bourbon Frontier Whiskey

45% alc./vol.
Cette bouteille à l’ancienne contient un straight bourbon riche en seigle (30%).

André 89%
Les arômes fruitées et épicées vous ouvrent la porte sur une expérience sensorielle qui s’avèrera très intéressante. Le nez est légèrement épicé. En bouche, les fruits vous envoûtent de leur présence agréable. Très rafraîchissant ! Le citron et les oranges se marient par la suite comme un vieux couple qui se connait depuis longtemps. Un tango gustatif langoureux et passionné sur une longue finale. Wow!

Patrick 86%
Un bel entre-deux bourbon-rye qui offre une agréable sensation en bouche. Nez : Parfum rappelant plus les épices d’un rye que les arômes d’un bourbon. Après quelques secondes, on détecte des effluves sucrées de cerise et de maïs, ainsi qu’une petite dose de sciure de bois. Bouche : Goûte définitivement plus le rye que le bourbon, avec de belles notes épicées et de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur les saveurs précédemment citées ainsi qu’une petite touche très subtile de cerise sucrée, nous rappelant qu’il s’agit bel et bien d’un bourbon.

Martin 86%
Coloration d’une étendue cuivrée oscillant entre roux et châtain, et je ne parle pas de chevelure ici. Nez: Épais de vanille et de caramel avec une généreuse touche de chêne américain. Un petit vent de pain de pumpernickel grillé. Aucune brûlure d’alcool au nez. Ça peut être trompeur et dangereux. Bouche: Très léger, peu huileux. Les épices et particulièrement le seigle explosent en bouche dès le départ. Le ballet s’enchaîne avec un peu de cassonade brûlée accompagnée d’un petit côté floral. Finale: Les épices perdurent légèrement avant de laisser une place de choix à un beau gros vent de maïs de bourbon juteux. Équilibre: Excellent rapport qualité-prix, surtout aux États-Unis. Au moins cette expression est disponible en SAQ. Souhaitons qu’un jour elle importe son petit frère par chez-nous…

RV 83%
n peu fumé et cerise terreuse, inhabituel. L’arrivée est douce, avec beaucoup de grain. Le sucre s’empare de la finale, avec une fumée toute aussi douce. Sans mauvaise surprise mais aussi sans surprise. Une petite bouteille toute discrète qui masse la gorge doucement, qui se prend langoureusement.

Bully Boy – American Straight Whiskey

42% alc./vol.
Batch 167

Patrick 84%
Un beau whiskey intéressant, avec une superbe intensité, mais qui manque d’un petit quelque chose. Peut-être d’un peu plus de temps en fûts? J’y reviendrai dans quelques années… Nez : Parfum présentant le sucre du maïs, les épices du seigle et quelques notes de cerises. Bouche : Cerises, maïs, épices, bois brûlé. L’ensemble est un peu jeune, mais présente tout de même une intensité. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Martin 84%
Nez: Maïs, vanille, touche de rye. Assez classique comme bourbon à date, rien de surprenant ou d’insolite. Chêne. Bouche: Maïs, chêne, épices, quelques fruits. La touche de seigle est bien. Finale: Le maïs sucré pend plus de place ici. La dégustation s’étire sur des notes poivrées de chêne brûlé, de vanille et de cerises. Équilibre: Pas méchant, classique dans tous les sens du terme. Agréable à boire, bien que ce soit un dram qui ne prend aucun risque.