Bruichladdich Octomore Edition 10.4 Ochdamh-mòr 3 ans

63.5% alc./vol.
Le plus jeune Octomore publié à ce jour! Il a été distillé en 2016 et mûri pendant seulement trois ans en fûts de chêne vierge, avant d’être mis en bouteille à 63,5% ABV.

André 92%
Fumée de tourbe craaseuse enveloppée d’une écharpe de fruits rouges, cannelle Et pain d’épices, caramel brûlé, raisins secs, viande fumée. La bouche est huileuse, très parfumée à la tourbe crasseuse, bbq estival sur la plage de l’ile, fruits rouges séchés, cannelle, réglisse, raisins secs, gras de bacon. A l’aération, les notes de fruits sont décuplées, notes de pruneaux séchés, de caramel et de coulis de fruits. Finale cendreuse, tourbé, crasseuse et très fruitée et épicée.

Patrick 92%
Intense, délicieux et crasseux, un Octomore comme je les aime. Nez: Un délicieux parfum de fumée tourbe huileuse, avec une bonne dose de bois brûlé et une surprenante touche de fruits des champs. Bouche : Toujours l’intense fumée de tourbe huileuse, le bois brûlé mais aussi une touche de vanille. Le tout repose sur un délicat lit de cendres. Finale: D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et la cendre.

Martin 90.5%
Nez: Tourbe sale et terreuse, vent de sherry sucré, caramel, fruits rouges et touche de cuir. Planche de bois et belle cuillère de crème anglaise. Un délice! Bouche: Tourbe et miel, huile et fleurs, chêne et poivre blanc. Une petite vanille vient envelopper le tout. Finale: Bien boisée, tourbée et poivrée, comme on s’y attendait là-dessus. La planche de chêne vient de finir de brûler pour nous livrer son lit de cendre. Équilibre: Un solide malt tourbé compte tenu de son âge. Octomore nous a toujours ou presque livré des expressions de 5 ans minimum, alors ici j’avais mes réserves. Non fondées il faut croire.

Bruichladdich Octomore Edition 11.1 Ochdamh-mòr 5 ans

59.4% alc./vol.
Cette version de Octomore a été distillé à partir d’orge Concerto et Propino 100% écossais, élevé dans des fûts de whisky de chêne américain de premier remplissage de Jim Beam, Heaven Hill et Jack Daniels.139.6ppm, 3000 bouteilles, 5yo

André 89%
Au nez, huile souillée, bord de mer et notes saline, citron, lime et vanille, assaisonné d’éléments verdâtres, genre feuilles vertes mouillées et eucalyptus. La bouche livre les éléments présentés au nez, la tourbe est intense et terreuse assaisonnée de citron, les touche herbeuse et minérales sont aussi présentes. Sensation de cendre froide en fond de bouche. La texture est huileuse, very silky. Finale épicée par le bois de chêne, la tourbe est explosive, sorbet à la vanille et au citron.

Patrick 90%
Un excellent Octomore, avec un superbe équilibre de saveurs et une intensité remarquable. Chaque gorgée est meilleure que la précédente. Superbe! Nez : J’ai l’impression de sentir de la vieille huile à cuisson de beignets sucrés dans laquelle a trempé la cendre d’un feu de tourbe. Bouche: Le première impression est marquée par le sucre, mais celui-ci est rapidement rattrapé par la fumée de tourbe et de délicieuses épices et du bois brûlé. Finale: D’une belle longueur, sucrée, boisée, épicée et fumée.

Martin 88%
Nez: Assez fruité et savonneux, chose plus rare pour un Octo. Oui, maintenant je « coin » le diminutif. Feu cendré, sucre en poudre, tourbe huileuse, malt grillé et bois. Bouche: Léger, melon, miel, tourbe timide, épices bien campées. Bois et fruits tropicaux. Encore ici la tourbe souhaite nous échapper. Finale: Très longue et chaude, marquée par l’herbe, l’orge, le sucre blanc et la cannelle. Touche de bois, avec la tourbe si loin à l’horizon. Équilibre: Un Octomore qui sort un peu des sentiers battus, qui semble vouloir de la jouer douce ou innocent avec la tourbe qui jusqu’à présent était emblématique de la gamme. Je suis ambivalent. J’aurais besoin d’un autre verre juste pour être certain 😉

Kim 87%
Nez : Pizza au bacon à l’érable, poivron vert grillé, viande marinée grillée au barbecue, jambon à l’érable. Bouche : On reste sur la viande sucrée grillée, le petit bout noirci et caramélisé que les enfants détestent mais que les adultes apprennent à apprécier, avec une touche d’huile de noisette.

Bruichladdich Octomore Edition 11.3 Ochdamh-mòr 5 ans

61.7% alc./vol.
Cette édition Octomore 11.3 fait partie de la gamme de single malt de la distillerie Bruichladdich parmi les plus tourbés au monde, avec un taux de phénol de 194 ppm. Ce whisky a été produit à partir de 100% d’orge originaire de l’île d’Islay de variété Concerto, récoltée en 2013, ce qui en fait un single malt de 5 ans d’âge. Il a ensuite été vieilli en fûts de whiskey américain de 1er remplissage.

Andre 91%
Le nez est beaucoup plus rond, crémeux malgré la tourbe explosive maritime et crasseuse. Mélange de poires et de melon au miel, une touche de fruits rouges et de réglisse, miel et sirop de poires. La bouche est poivrée, anisée, sur le sirop de fruits en conserve, lime et citron, oranges, poires, abricots, vanille, tourbe crasseuse, grains de céréales séchées, cendre froide. Belle finale sur une ride de surf tourbée hyper bien balancée, Finale de crème glacée au citron dans un nuage de fumée de tourbe et d’embruns maritimes.

Patrick 86%
Un très bon scotch, d’une belle intensité typique pour Octomore, mais tout de même bien mesurée. Nez: Un parfum enrobant avec une bonne dose d’huile, du malt avec de la fumée de tourbe qui, sans être aussi puissante que chez d’autres Octomore, est tout de même suffisamment enveloppante pour être agréable. Bouche : De la fumée de tourbe, de la cendre qui baigne dans l’huile et du poivre intense.. J’ai aussi l’impression d’avoir liché une planche de bois carbonisée. Finale: D’une longueur moyenne, huileuse et marquée par le bois brûlé.

Martin 87.5%
Nez: Tourbe crasseuse et citronnée d’entrée de jeu. Orge, fumée et pierre lavée. Belle qualité réconfortante. Touche de craquelins au sel de mer. Bouche: Tourbe cendrée, sel marin, citron, pierre et poivre concassé. Bois de chêne sec pour nous porter vers la suite des choses. Finale: Longue, chaude et sèche. Touche de minéralité qui me fait déchanter un peu. Épices à point, bien boisé. Le reste des saveurs tombe un peu dans l’oubli, ce qui n’est pas peu dire pour un Octo. Équilibre: Pouet pouet. Ce n’est pas que ce n’est pas un bon Octomore, ça serait blasphémer que de proférer de pareilles insanités. Mais il y en a bien des bien meilleurs!

Bruichladdich Octomore Edition 12.2 Ochdamh-mòr 5 ans

57.3% alc./vol.
Maturation initiale de 3 ans en Ex-Bourbon cask de premier et second remplissage et affinage de 2 ans en First Fill Ex-Sauternes wine casks.

André 86%
Melon au miel, sirop de poires, céréales séchées sur feu de tourbe et enduites de miel, oranges. Similitudes avec l’édition 12.1. La bouche est franche, minérale et très axées encore une fois sur les céréales. Même notes de fruits à chair de la bouche sur une couverture de miel. L’alcool est plus ressenti également et l’avalanche de poivre et de gingembre qui suit, mêlée de notes terreuses, est déroutante après l’onctuosité du nez. Finale de citron poivré, de terre humide et de grains de céréales fumés. Expérience en dent de scie pour cette édition.

Patrick 83%
Un bel Octomore, mais pas trop excitant non plus. Ne vaut définitivement pas le prix demandé. Nez : Grosse fumée terreuse sale, avec une touche d’agrumes, de miel et de jus de poire. Bouche : Toujours la belle grosse fumée de tourbe terreuse sale, du sel, un peu de poivre et une trèèèès discrète note fruitée et sucrée. Finale : D’une belle longueur, tourbée.

Martin 88%
Nez: Fumée dense de charbon mouillé, citron confit, caramel, vanille et bois toasté. Bouche: Ciselée, massive et gourmande, sur le miel, la tourbe grasse, la vanille et le raisin doré. Finale: Intense, saline, longue, avec une touche de muscade et une impression médicinale. Équilibre: Octomore, la tour du Mordor, un colosse élégant, balançant sucre, feu et sophistication avec une assurance bluffante. Toujours un succès.

Bruichladdich Octomore Edition 13.1 Ochdamh-mòr 5 ans

59% alc./vol.
Whisky issu de l’utilisation de 100% d’orge maltée Écossaise de type Concerto, maturation en Ex-Bourbon et Ex-Tennesse Casks pour une période de 5 ans, embouteillé à un taux de phénol de 137.3 ppm!

André 90%
Belle tourbe texturée et phénolique, aromatisée à la vanille sur fond terreux et maritime. Oranges, abricots et citron, poires et vanille. L’alcool est soutenu en bouche mais agréablement doux. Vanille fumée, terreau d’empottage, sel de mer, lime et citron. Incroyablement doux pour un whisky de presque 60% abv. La texture est soyeuse mais pas huileuse, des notes d’oranges, abricots et poires se gonflent à l’ingestion. Les notes de bois sont plus prononcées en finale de bouche avec une sécheresse plus prononcée mais l’épine dorsale des saveurs demeure du côté frais fruité et tropical avec un twist crasseux.

Patrick 91%
J’ai l’impression que les Octomore s’améliorent d’une batch à l’autre. En tout cas, celui-ci est vraiment excellent! Nez: De la fumée de tourbe très intense, du sel et de l’orge sucrée. Classique ! Bouche : De la fumée de tourbe intense et salée, un peu de chêne et d’orge sucrée, avec la plus petite goutte de vanille. Finale : D’une belle longueur, salée et fumée.

Martin 92%
Nez: Fumée épaisse, citron confit, vanille crémeuse et coquille d’huître. Bouche: Sèche et musclée, sur la tourbe minérale, le malt grillé, le sucre brun et une note saline bien maritime. Finale: Longue et persistante, oscillant entre fumée grasse, zeste de lime et de citron, ainsi que du chêne poivré. Équilibre: Une expression tendue et vibrante, domptant la puissance par la précision. Tassez-vous de d’là.

Bruichladdich Octomore Edition 13.2 « The Impossible Equation »

58.3% alc./vol.
Whisky issu de l’utilisation de 100% d’orge maltée Écossaise de type Concerto, maturation en First Fill Ex-Oloroso Sherry Butts de la maison Fernando Dè Castilla pour une période de 5 ans, embouteillé à un taux de phénol de 137.3 ppm!

André 85%
Nez un peu bizarre… le fût peut-être… Fromage bleu?… terre mouillée, confiture de fruits et prunes, miel, vanille, poivre blanc. La bouche est minérale et vineuse, des notes de citron et d’oranges pointent sous le manteau de fruits séchés ceinturé d’une tourbe phénolique et terreuse. Après 15 minutes d’aération, notes d’oranges sanguines et de caramel, de sucre sur les raisins de Raisin Brand. Pointe chlorée en finale, très bizarre, presque off-key, raisins secs, oranges sanguines et caramel. Même si les saveurs sont exquises il semble y avoir un off-key appréciable dans le fût.

Patrick 92%
Octomore et Oloroso, c’est pas mal certain que c’est excellent! Nez: De la délicieuse fumée de tourbe fruitée et sucrée. Le parfum semble plutôt doux pour une telle bête! Bouche: La tourbe démontre ici toute son intensité, adoucie toutefois par une belle touche de riche xérès plein de fois mûrs sucrés. Finale: D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe et les épices du bois brûlé.

Martin 93%
Nez: Généreuse tourbe végétale, cendres du feu de camp sur la plage. Superbe. Fruits secs et sel marin. Fesse de jambon fumé en méchoui. Bouche: Bacon, tourbe, cendre, citron, sel et algues. Fruits rouges et braise fumante. Excellent. Finale: La fumée domine, on y ajoute poivre blanc, bois et fruits secs. Équilibre: Un autre dram qui rend justice à la ferme Octomore. Tout en puissance, tout en élégance.

Bruichladdich Octomore Edition 14.1 Ochdamh-mòr

59.6% alc./vol.
Maturation de 5 ans en First-fill ex-American whiskey casks, fabriqué avec de l’orge de type Concerto provenant du «mainland » Écossais, tourbé à 128.9ppm.

André 89%
Incroyablement doux et muet au nez pour un whisky si alcoolisé et tourbé. Vanille crémeuse, sirop de poires, zeste de citron et melon au miel, pommes vertes, cendre froide. Ressemble étrangement au Lagavulin 12 ans Special Release 2024. Très étonnant en bouche. Pas mal straight forward, beaucoup de citron et de vanille, melon eu miel et miel d’acacia, fruits tropicaux, fumée de tourbe médicinale soutenue, grosses notes de sel de mer et de poivre en fond de bouche. Finale cendrée et maritime d’esprit tropical et parfumée de pâte à choux. Belle rétro-olfaction de citron fumé.

Patrick 90%
Dans le plus pur style d’Octomore, je demeure toujours surpris de la qualité, de profondeur, de la complexité et de la texture pour un si jeune whisky. Nez : Ça a beau être un Octomore, la première chose que j’ai senti, c’est les agrumes. Mais c’est vrai que ça n’a pas été long avant que la fumée vienne emporter toutes autres sensations! Bref, agrumes, fumée et, en faisant un effort, du caramel salé et des grains de café fraichement grillés. Bouche : Ok, ici, la fumée de tourbe, c’est aussi subtil qu’un coup de poing dans la face! Ceci étant dit, après quelques gorgées, je remarque si la fumée de tourbe est terreuse et salée, j’y retrouve aussi du de la vanille, du caramel, des agrumes, des pommes vertes, du café, des noix et une touche mielleuse très discrète. Le tout porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée, sucrée et vanillée.

Martin 93%
Nez: J’ai peur de de Barad-Dûr. Tourbe terreuse et fumée grasse, caramel brûlé, vanille crémeuse, noix de coco, agrumes vifs, zeste de citron même, contrastant avec la signature fumée. Bouche: Texture dense et percutante, mêlant suie iodée, malt toasté, sucre caramélisé, fruits mûrs, café torréfié et épices chaudes. Wow. Finale: Très longue, persistante, marquée par la fumée, le chêne brûlé, le poivre noir et un léger retour salin-minéral. Équilibre: Un dram radical, intense, brut et cendré. Mais d’une étonnante complexité, où la puissance sert à l’expression d’un malt ultra-tourbé sans tomber dans la caricature.

Kim 93%
Nez : d’emblée, une chose me vient en tête : c’est vert et frais! Concombre extra juteux, jus de lime, chimichurri, salade d’asperge. Ça me donne envie de le marier avec un ceviche ou un tartare de poisson.
Bouche : la verdure cède place à une impression de… Noël, et je ne m’y attendais pas du tout. Orange confite, dulce de leche, noix de Grenoble et pacanes caramélisées, sucre à la crème. Juste wow!

Bruichladdich Organic Multi-Vintage

46% alc./vol.
Avec ce whisky à base d’orge bio, fabriqué en étroite association avec les fermiers d’Islay, Bruichladdich renoue et redécouvre l’âme de l’île, et une fois encore la terre et le whisky sont réunis. Doté d’une très grande qualité d’orge, Bruichladdich Organic Multi Vintage bénéficie d’une distillation spécifique et de quelques fûts de chêne neufs associés aux traditionnels anciens fûts de bourbons. On retrouve ainsi dans son verre un whisky se rapprochant le plus de ce qu’il était avant l’industrialisation et la distillation assistée par ordinateur. L’image sur l’étui est « Brigdhe », prononcer “brig-heed-her”, le mot gaélique pour désigner la déesse de la fertilité, des récoltes et du foyer, un esprit puissant sur Islay et « mère » de l’ile.

André 82%
On ne convertira personne au whisky avec le nez de cet embouteillage, pour être poli, je dirai que cela ne sent pas très bon. Une ligne directrice sur les céréales mouillées et macérées, une bouillie (mal)odorante, de vanille et de fruits en sous-entendu. Une fois que le nez a respiré, l’aspect déplaisant des céréales disparait, laissant libre court aux fruits afin de s’émanciper avec passablement de force d’ailleurs. La bouche n’offre que très peu de surprises, le citron (présent dans beaucoup d’embouteillages de Bruichladdich) est confortablement assis, les céréales ressemblent maintenant plus à une boite de Honey Comb, mais les traits d’un jeune whisky ne tardent pas à s’afficher en bouche car on a l’impression que celui-ci prend de la vitesse en finale, de façon fort débridée, ce qui surprend un peu. J’ai comme image les cowboys s’accrochant aux chevaux sauvages lorsque la porte de l’enclos s’ouvre dans les rodéos. Il reste bien en toute fin de bouche des saveurs d’amande et de miel, de fruits tropicaux dominé par le citron et quelques saveurs du large. Un whisky ou certaines parties sont meilleures que la finalité de l’ensemble.

RV 79%
Peut-être le beauceron rustre et pas compliqué en moi, mais la mode organique, c’est bon pour les gauchistes de la ville. Encore une fois avec les tendances du Links de la même distillerie, la violette gênée dans un fond de beurre fleuri. L’arrivée est puissante mais rempli de cuivre, comme si on avait laissé reposer le liquide dans l’alambic longuement avant de le chauffer. La finale est par contre hyper tranquille, spécialement après le goût. Légèrement aigre, l’aftertaste est bon mais trop transparent. Je serais curieux de savoir ce que les anciens tourneurs de tourbe penseraient de ce whisky beaucoup trop propre.

Patrick 85%
De façon très appropriée, le parfum se révèle être marqué par les céréales… En fait, une orge légèrement brûlée. Quoique marqué par l’alcool, le tout me donne une impression de pureté. En bouche, toujours cette pureté des céréales chauffées et de l’alcool. La finale s’étire sur une note épicée. Globalement, on sent que le « new make » n’est pas loin. Toujours est-il qu’il n’y a pas de fausses notes. Un whisky intéressant. 2e tasting 81% : Nez: Léger, malt pointe fruitée. Bouche: Malt frais et agréable, suivi d’une très subtile note fruitée. Finale: Note métallique bizarre. Balance: Presque. Mais pas tout à fait.

Martin 78%
Nez: Un mur de cuir tourbé pendant exactement une seconde. Le mur s’écroule tout de suite pour faire place à des céréales douteuses, comme un gruau pas propre. Fumée, fruits secs, lichen. Une touche d’acidité, mais demeure terreux à tous les niveaux. Bouche: Citron, pointe de biscuits à la vanille. Céréales au miel. S’épuise un peu trop précipitamment. Finale: Poivré mais sans intérêt. Reste un après-goût de cuivre pas super. Une sorte d’aigreur caustique persiste. Équilibre: Pas trop mauvais, mais pas brillant non plus. Correct, si on veut se donner bonne conscience, autant manger des graines tant qu’à y être. Bonyenne, trop de sous-entendus, je saigne des yeux.

Bruichladdich Port Charlotte 10 ans Heavily Peated

50% alc./vol.

André 90.5%
Pour amateur de tourbe avertis, ce whisky est un must! Tourbe agricole, ananas frais, purée de bananes, grosse gousse de vanille, jus de citron, minéral aussi genre galets avec du sel de mer séchés dessus au soleil, varech, sel de mer. J’aime beaucoup le fait que même si ce whisky est tourbé, celle-ci n’efface pas les odeurs plus discrètes et fines. Du beau travail au niveau équilibre général. Texture grasse en bouche, mouth coating, sur les saveurs de salade de fruits, d’ananas et de poires, jus de citron, oranges ou mandarines, fumée de tourbe maritime, algues et sel de mer. Finale camphrée, herbeuse et poivrée.

Patrick 90%
Tout ce qu’on est en droit d’attendre d’un whisky d’Islay. De la tourbe, de la fumée et un ensemble de saveurs assemblées de manière magistrale. Nez : Belle grosse tourbe pas subtile pantoute, avec une touche herbeuse et crasseuse comme j’aime mes whiskys tourbés. Bouche : Belle tourbe fraîche, chêne brûlé deux fois plutôt qu’une, présentant globalement une saveur de feu de camp et de tourbe. Et une discrète note sucrée qui rends l’ensemble hyper agréable à boire. Pas subtil, mais très efficace. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe, le bois brûlé et une touche herbeuse.

Martin 91.5%
Nez: Superbe tourbe, végétale, agricole et feutrée à la fois. Herbe, citron et sucre en poudre. Vanille, agrumes, chêne et crème. Bouche: Miel et vanille, tourbe et fleur de sel. Caramel, fruits mijotés et malt grillé. Douces épices, fruits tropicaux accompagnés d’une juste minéralité. Finale: Longue et posée, sucre en poudre, chêne et poivre rose. Douce tourbe omniprésente. Équilibre: Exquis, avec Port Charlotte difficile de rater la cible.

Bruichladdich Port Charlotte 2007 CC:01 Heavily Peated

57.8% alc./vol.

André 91.5%
Wow, superbe, souple et huileux. Très tourbé, crasseux mais clean à la fois, poires flambées, céréales, cosses d’oranges, fruits tropicaux avec presque des saveurs de sherry, caramel Écossais, amandes grillées. En bouche, beaucoup de camphre, poivre, poires, pommes rouges, fruits séchés, fumée phénolique, canne d’agrumes, rehaussé de gingembre frais et encore de poivre. Notes médicinales et salées, mais la texture huileuse hypnotise complètement le fort taux d’alcool. Savoureux, le côté huileux semble bonifier la tourbe qui monte en crescendo sans brusquerie. Les saveurs de caramel tirées du bois aussi prennent beaucoup plus d’importance en finale de bouche. La finale est sur le miel et le caramel-toffee, la fumée crasseuse et un mélange de fruits tropicaux et de fruits séchés, saveurs de bois de chêne séché, fine touche herbeuse. Bel équilibre compte tenu de la variété de saveurs présentées. Toutes les composantes de l’orchestre sont bien synchronisées et cela donne au final une belle symphonie de saveurs au palais.

Patrick 94%
Riche et intense, paqueté à souhait de fumée, d’épices et de charbon. Jim McEwan s’est une fois de plus surpassé ! Nez : Fumée riche, agrumes, touche maritime, goudron, gingembre, vanille. Complexe et savoureux. Bouche : Fumée épicée avec une belle dose de fruits et d’agrumes. Riche et complexe. Finale : Longue et intense, dominée par la fumée.

Martin 89%
Nez: Pommes et oranges, orge et tourbe, mais tourbe plus posée que ses homologues à taux d’alcool régulier. Bouche: Poivré et camphré à l’arrivée, toujours la tourbe, bardée de citron et de pierre lavée. On reconnaît bien Islay ici. Finale: Un feu roulant d’épices et de tourbe qui brûle sur la plage. Équilibre: Un Port Charlotte dans les règles de l’art, avec un p’tit kick d’alcool qui ne lui sied malheureusement pas si bien que ça.