Bruichladdich Octomore Edition 13.2 « The Impossible Equation »

58.3% alc./vol.
Whisky issu de l’utilisation de 100% d’orge maltée Écossaise de type Concerto, maturation en First Fill Ex-Oloroso Sherry Butts de la maison Fernando Dè Castilla pour une période de 5 ans, embouteillé à un taux de phénol de 137.3 ppm!

André 85%
Nez un peu bizarre… le fût peut-être… Fromage bleu?… terre mouillée, confiture de fruits et prunes, miel, vanille, poivre blanc. La bouche est minérale et vineuse, des notes de citron et d’oranges pointent sous le manteau de fruits séchés ceinturé d’une tourbe phénolique et terreuse. Après 15 minutes d’aération, notes d’oranges sanguines et de caramel, de sucre sur les raisins de Raisin Brand. Pointe chlorée en finale, très bizarre, presque off-key, raisins secs, oranges sanguines et caramel. Même si les saveurs sont exquises il semble y avoir un off-key appréciable dans le fût.

Patrick 92%
Octomore et Oloroso, c’est pas mal certain que c’est excellent! Nez: De la délicieuse fumée de tourbe fruitée et sucrée. Le parfum semble plutôt doux pour une telle bête! Bouche: La tourbe démontre ici toute son intensité, adoucie toutefois par une belle touche de riche xérès plein de fois mûrs sucrés. Finale: D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe et les épices du bois brûlé.

Martin 93%
Nez: Généreuse tourbe végétale, cendres du feu de camp sur la plage. Superbe. Fruits secs et sel marin. Fesse de jambon fumé en méchoui. Bouche: Bacon, tourbe, cendre, citron, sel et algues. Fruits rouges et braise fumante. Excellent. Finale: La fumée domine, on y ajoute poivre blanc, bois et fruits secs. Équilibre: Un autre dram qui rend justice à la ferme Octomore. Tout en puissance, tout en élégance.

Bruichladdich Octomore Edition 14.1 Ochdamh-mòr

59.6% alc./vol.
Maturation de 5 ans en First-fill ex-American whiskey casks, fabriqué avec de l’orge de type Concerto provenant du «mainland » Écossais, tourbé à 128.9ppm.

André 89%
Incroyablement doux et muet au nez pour un whisky si alcoolisé et tourbé. Vanille crémeuse, sirop de poires, zeste de citron et melon au miel, pommes vertes, cendre froide. Ressemble étrangement au Lagavulin 12 ans Special Release 2024. Très étonnant en bouche. Pas mal straight forward, beaucoup de citron et de vanille, melon eu miel et miel d’acacia, fruits tropicaux, fumée de tourbe médicinale soutenue, grosses notes de sel de mer et de poivre en fond de bouche. Finale cendrée et maritime d’esprit tropical et parfumée de pâte à choux. Belle rétro-olfaction de citron fumé.

Patrick 90%
Dans le plus pur style d’Octomore, je demeure toujours surpris de la qualité, de profondeur, de la complexité et de la texture pour un si jeune whisky. Nez : Ça a beau être un Octomore, la première chose que j’ai senti, c’est les agrumes. Mais c’est vrai que ça n’a pas été long avant que la fumée vienne emporter toutes autres sensations! Bref, agrumes, fumée et, en faisant un effort, du caramel salé et des grains de café fraichement grillés. Bouche : Ok, ici, la fumée de tourbe, c’est aussi subtil qu’un coup de poing dans la face! Ceci étant dit, après quelques gorgées, je remarque si la fumée de tourbe est terreuse et salée, j’y retrouve aussi du de la vanille, du caramel, des agrumes, des pommes vertes, du café, des noix et une touche mielleuse très discrète. Le tout porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée, sucrée et vanillée.

Martin 93%
Nez: J’ai peur de de Barad-Dûr. Tourbe terreuse et fumée grasse, caramel brûlé, vanille crémeuse, noix de coco, agrumes vifs, zeste de citron même, contrastant avec la signature fumée. Bouche: Texture dense et percutante, mêlant suie iodée, malt toasté, sucre caramélisé, fruits mûrs, café torréfié et épices chaudes. Wow. Finale: Très longue, persistante, marquée par la fumée, le chêne brûlé, le poivre noir et un léger retour salin-minéral. Équilibre: Un dram radical, intense, brut et cendré. Mais d’une étonnante complexité, où la puissance sert à l’expression d’un malt ultra-tourbé sans tomber dans la caricature.

Kim 93%
Nez : d’emblée, une chose me vient en tête : c’est vert et frais! Concombre extra juteux, jus de lime, chimichurri, salade d’asperge. Ça me donne envie de le marier avec un ceviche ou un tartare de poisson.
Bouche : la verdure cède place à une impression de… Noël, et je ne m’y attendais pas du tout. Orange confite, dulce de leche, noix de Grenoble et pacanes caramélisées, sucre à la crème. Juste wow!

Bruichladdich Organic Multi-Vintage

46% alc./vol.
Avec ce whisky à base d’orge bio, fabriqué en étroite association avec les fermiers d’Islay, Bruichladdich renoue et redécouvre l’âme de l’île, et une fois encore la terre et le whisky sont réunis. Doté d’une très grande qualité d’orge, Bruichladdich Organic Multi Vintage bénéficie d’une distillation spécifique et de quelques fûts de chêne neufs associés aux traditionnels anciens fûts de bourbons. On retrouve ainsi dans son verre un whisky se rapprochant le plus de ce qu’il était avant l’industrialisation et la distillation assistée par ordinateur. L’image sur l’étui est « Brigdhe », prononcer “brig-heed-her”, le mot gaélique pour désigner la déesse de la fertilité, des récoltes et du foyer, un esprit puissant sur Islay et « mère » de l’ile.

André 82%
On ne convertira personne au whisky avec le nez de cet embouteillage, pour être poli, je dirai que cela ne sent pas très bon. Une ligne directrice sur les céréales mouillées et macérées, une bouillie (mal)odorante, de vanille et de fruits en sous-entendu. Une fois que le nez a respiré, l’aspect déplaisant des céréales disparait, laissant libre court aux fruits afin de s’émanciper avec passablement de force d’ailleurs. La bouche n’offre que très peu de surprises, le citron (présent dans beaucoup d’embouteillages de Bruichladdich) est confortablement assis, les céréales ressemblent maintenant plus à une boite de Honey Comb, mais les traits d’un jeune whisky ne tardent pas à s’afficher en bouche car on a l’impression que celui-ci prend de la vitesse en finale, de façon fort débridée, ce qui surprend un peu. J’ai comme image les cowboys s’accrochant aux chevaux sauvages lorsque la porte de l’enclos s’ouvre dans les rodéos. Il reste bien en toute fin de bouche des saveurs d’amande et de miel, de fruits tropicaux dominé par le citron et quelques saveurs du large. Un whisky ou certaines parties sont meilleures que la finalité de l’ensemble.

RV 79%
Peut-être le beauceron rustre et pas compliqué en moi, mais la mode organique, c’est bon pour les gauchistes de la ville. Encore une fois avec les tendances du Links de la même distillerie, la violette gênée dans un fond de beurre fleuri. L’arrivée est puissante mais rempli de cuivre, comme si on avait laissé reposer le liquide dans l’alambic longuement avant de le chauffer. La finale est par contre hyper tranquille, spécialement après le goût. Légèrement aigre, l’aftertaste est bon mais trop transparent. Je serais curieux de savoir ce que les anciens tourneurs de tourbe penseraient de ce whisky beaucoup trop propre.

Patrick 85%
De façon très appropriée, le parfum se révèle être marqué par les céréales… En fait, une orge légèrement brûlée. Quoique marqué par l’alcool, le tout me donne une impression de pureté. En bouche, toujours cette pureté des céréales chauffées et de l’alcool. La finale s’étire sur une note épicée. Globalement, on sent que le « new make » n’est pas loin. Toujours est-il qu’il n’y a pas de fausses notes. Un whisky intéressant. 2e tasting 81% : Nez: Léger, malt pointe fruitée. Bouche: Malt frais et agréable, suivi d’une très subtile note fruitée. Finale: Note métallique bizarre. Balance: Presque. Mais pas tout à fait.

Martin 78%
Nez: Un mur de cuir tourbé pendant exactement une seconde. Le mur s’écroule tout de suite pour faire place à des céréales douteuses, comme un gruau pas propre. Fumée, fruits secs, lichen. Une touche d’acidité, mais demeure terreux à tous les niveaux. Bouche: Citron, pointe de biscuits à la vanille. Céréales au miel. S’épuise un peu trop précipitamment. Finale: Poivré mais sans intérêt. Reste un après-goût de cuivre pas super. Une sorte d’aigreur caustique persiste. Équilibre: Pas trop mauvais, mais pas brillant non plus. Correct, si on veut se donner bonne conscience, autant manger des graines tant qu’à y être. Bonyenne, trop de sous-entendus, je saigne des yeux.

Bruichladdich Port Charlotte 10 ans Heavily Peated

50% alc./vol.

André 90.5%
Pour amateur de tourbe avertis, ce whisky est un must! Tourbe agricole, ananas frais, purée de bananes, grosse gousse de vanille, jus de citron, minéral aussi genre galets avec du sel de mer séchés dessus au soleil, varech, sel de mer. J’aime beaucoup le fait que même si ce whisky est tourbé, celle-ci n’efface pas les odeurs plus discrètes et fines. Du beau travail au niveau équilibre général. Texture grasse en bouche, mouth coating, sur les saveurs de salade de fruits, d’ananas et de poires, jus de citron, oranges ou mandarines, fumée de tourbe maritime, algues et sel de mer. Finale camphrée, herbeuse et poivrée.

Patrick 90%
Tout ce qu’on est en droit d’attendre d’un whisky d’Islay. De la tourbe, de la fumée et un ensemble de saveurs assemblées de manière magistrale. Nez : Belle grosse tourbe pas subtile pantoute, avec une touche herbeuse et crasseuse comme j’aime mes whiskys tourbés. Bouche : Belle tourbe fraîche, chêne brûlé deux fois plutôt qu’une, présentant globalement une saveur de feu de camp et de tourbe. Et une discrète note sucrée qui rends l’ensemble hyper agréable à boire. Pas subtil, mais très efficace. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe, le bois brûlé et une touche herbeuse.

Martin 91.5%
Nez: Superbe tourbe, végétale, agricole et feutrée à la fois. Herbe, citron et sucre en poudre. Vanille, agrumes, chêne et crème. Bouche: Miel et vanille, tourbe et fleur de sel. Caramel, fruits mijotés et malt grillé. Douces épices, fruits tropicaux accompagnés d’une juste minéralité. Finale: Longue et posée, sucre en poudre, chêne et poivre rose. Douce tourbe omniprésente. Équilibre: Exquis, avec Port Charlotte difficile de rater la cible.

Bruichladdich Port Charlotte 2007 CC:01 Heavily Peated

57.8% alc./vol.

André 91.5%
Wow, superbe, souple et huileux. Très tourbé, crasseux mais clean à la fois, poires flambées, céréales, cosses d’oranges, fruits tropicaux avec presque des saveurs de sherry, caramel Écossais, amandes grillées. En bouche, beaucoup de camphre, poivre, poires, pommes rouges, fruits séchés, fumée phénolique, canne d’agrumes, rehaussé de gingembre frais et encore de poivre. Notes médicinales et salées, mais la texture huileuse hypnotise complètement le fort taux d’alcool. Savoureux, le côté huileux semble bonifier la tourbe qui monte en crescendo sans brusquerie. Les saveurs de caramel tirées du bois aussi prennent beaucoup plus d’importance en finale de bouche. La finale est sur le miel et le caramel-toffee, la fumée crasseuse et un mélange de fruits tropicaux et de fruits séchés, saveurs de bois de chêne séché, fine touche herbeuse. Bel équilibre compte tenu de la variété de saveurs présentées. Toutes les composantes de l’orchestre sont bien synchronisées et cela donne au final une belle symphonie de saveurs au palais.

Patrick 94%
Riche et intense, paqueté à souhait de fumée, d’épices et de charbon. Jim McEwan s’est une fois de plus surpassé ! Nez : Fumée riche, agrumes, touche maritime, goudron, gingembre, vanille. Complexe et savoureux. Bouche : Fumée épicée avec une belle dose de fruits et d’agrumes. Riche et complexe. Finale : Longue et intense, dominée par la fumée.

Martin 89%
Nez: Pommes et oranges, orge et tourbe, mais tourbe plus posée que ses homologues à taux d’alcool régulier. Bouche: Poivré et camphré à l’arrivée, toujours la tourbe, bardée de citron et de pierre lavée. On reconnaît bien Islay ici. Finale: Un feu roulant d’épices et de tourbe qui brûle sur la plage. Équilibre: Un Port Charlotte dans les règles de l’art, avec un p’tit kick d’alcool qui ne lui sied malheureusement pas si bien que ça.

Bruichladdich Port Charlotte 2010 MRC:01

59.2% alc./vol.
Ce Port Charlotte est distillé à partir d’orge 100% écossaise de la région d’Invernesshire. 50% du whisky a été élevé dans des fûts de whisky américain de premier remplissage, tandis que les 50% restants ont été vieillis dans des fûts de vin français de second remplissage. Ces deux whiskies ont été ensuite combinés pour une année de maturation supplémentaire dans des fûts de vin de Bordeaux de la rive gauche.

André 90%
Intense, le moins qu’on puisse dire. Le nez évoque directement le wine cask avec son avalanche de fruits rouges baignant dans des effluves de fumée de tourbe terreuse accompagné d’un coulis de caramel salé chauffé à la poêle. Il y a aussi un p’tit côté de viande à saveur de jambon cuit sur le feu de plage qui apparait après aération ainsi que des odeurs de chocolat noir amer et de cannelle. La bouche est huileuse et salée, sur les cerises noires et les raisins secs, les fruits rouges séchés, la fumée de tourbe huileuse et grasse, le sel de mer, la cannelle et le chocolat noir. Longue finale, épicée généreusement dont la cannelle principalement, la réglisse noire et la fumée terreuse. Rétro-olfaction de fruits rouges qui nous ramène sur le wine cask.

Patrick 93%
La vitesse que la bouteille s’est vidée est la meilleure démonstration que ce whisky est excellent. Une autre réussite de Bruichladdich! Nez : Un délicieux mélange de fumée de tourbe, de fruits sucrés, de chocolat au lait et de vanille. Envoûtant. Bouche : De la belle fumée épicée, poivrée et pimentée pour commencer. Puis, les fruits, le chocolat au lait, la vanille et du sucre délicieux arrivent pour compléter superbement le tout. Finale : D’une superbe longueur, fumée, poivrée, fruitée et sucrée.

Martin 92%
Nez: Tourbe herbeuse et fruitée, poivre, foin et crème. Superbe! Fruits rouges bien intenses. Bouche: Miel, tourbe et herbe. Citron, caramel et épices en puissance. Cacao et nuage de cappuccino. Fumée vanillée et poivrée pour barder le tableau. Finale: Chaude et intense, avec une rétro-olfaction sur l’herbe séchée, presque comme un Booker’s! Fumée de tourbe, vin chaud, bois sec et épices bien juteuses. Équilibre: Un scotch assez complet, sur toutes les belles notes qu’apprécieront les grands fans de tourbe bien grasse. Un solide Sláinte la gang…

Bruichladdich Port Charlotte 8 ans PAC: 01 2011

56% alc./vol.
Whisky tourbé à 40ppm, fruit de l’utilisation d’orge de type Concerto, vieillis pendant 6 et 7 ans en Ex-Bourbon Barrels at affinés pendant un an en fûts de vin Français Bordeaux Gironde de la région de Pauillac.

André 88%
Après 30 minutes d’aération, le nez est savoureusement attirant, mélangeant la tarte aux pommes et cerises, l’influence du wine cask adouci par le miel et la vanille crémeuse. La tourbe s’intègre admirablement bien aux saveurs fruitées, bien présente et pas trop forte afin de ne pas masquer les subtilités des arômes. La texture en bouche est divine, suave et huileuse, souplesse incroyable. Mélange de fruits rouges et petits fruits sauvages, tourbe animale un peu brute, miel, sirop de poires, l’alcool complètement en retrait, amadoué par la texture huileuse et maternelle. Finale où la tourbe devient plus herbeuse et crasseuse, l’alcool plus ressenti, beaucoup d’épices jumelé d’une pincée de sel de mer. La jeunesse du whisky est passablement évidente en toute finale.

Patrick 92%
Du gros Port Charlotte avec un beau gros finish qui lui va si bien. Nez: Une délicieuse fumée de tourbe, du sel mais surtout de beaux fruits rouges avec une touche de sucre. Bouche : Une grosse fumée de tourbe et de feu de camp, du bois brûlé, du poivre et de beaux petits fruits rouges juteux. Finale: D’une superbe longueur, fumée et fruitée.

Martin 91%
Nez: Tourbe sucrée, sel marin, fruits rouges, petit côté vineux, un peu de miel et un peu de vanille. Belle approche. Bouche: Tourbe et tarte aux pommes, cannelle, vanille, sucre en poudre. L’alcool est très bien maîtrisé ici. Finale: Longue à souhait, poivrée et sucrée aux fruits tropicaux et à la vanille. Bois sec en fin de parcours. Équilibre: Une autre belle licorne de Bruichladdich, qui sait saisir les qualités de ses fûts pour amadouer les écarts de conduite d’un malt cask strength. Un grand dram.

Bruichladdich Port Charlotte Islay Barley 2008

50% alc./vol.
Orge d’Islay prélevée de 6 terroirs distincts, Coull, Kynagarry, Island, Rockside, Starchmill et Sunderland. L’eau utilisée provient de la ferme Octomore et le tout frappe à 40 PPM de tourbe.

André 84%
Fumée de tourbe atténuée, terreuse et grasse nageant dans un océan de citron et d’agrumes. Sensation cendreuse et végétale bizarre. Herbe verte, citron, sirop de poires et kiwi, raisins verts et terreau humide. Les céréales prennent place en bouche qui s’assèche et devient légèrement plus pointue. La texture est huileuse sous fond épicé. Celle-ci s’assèchera progressivement sur des notes de terre brûlée au soleil. Des notes crasseuses d’huile souillée se mettent en place à l’aération. La finale est souple, huileuse, fruitée et évoque des notes de garage malpropre et d’un bol de fruits tropicaux.

Patrick 87%
Un whisky qui gagne à respirer. Autant le parfum m’a paru rébarbatif au premier abord, il semble meilleur de gorgée en gorgée. Nez : De la fumée de tourbe intense, des épices à steak et du plastique brûlé. Après quelques minutes, j’y retrouve aussi un peu d’orge sucré. Bouche : Semblable au nez, mais le plastique brûlé est heureusement plus discret, alors que l’orge sucré est plus présente. Et la fumée de tourbe est aussi plus salée (bref, finalement un peu différent du nez!). Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée, épicée et sucrée.

Martin 90%
Nez: La tourbe terreuse classique est définitivement au rendez-vous, avec des notes de citron et de fleur de sel. La plage et ses pierres lavées. Algues et ressac. Herbe verte. Bouche: Crème, citron confit et bien sûr tourbe. Poivre noir et touche de chêne. La texture honnête nous transporte vers une finale bien cendreuse. Finale: Poivrée et boisée, avec un degré d’alcool et une texture qui fait bien coller les saveurs en bouche. La cendre du feu de plage tapisse le palais. Équilibre: Belle expérience de la distillerie qui pave bien le chemin pour les autres Islay Barley qui viendront.

Bruichladdich Port Charlotte Islay Barley 2011

50% alc./vol.
Port Charlotte réinvente sa gamme et son packaging en 2018. Toujours fabriqué à partir de 100% d’orge venant de 3 fermes (Dunlossit, Kilchiaran et Sunderland) et d’eau de source provenant d’Islay, cette édition justement nommée « Islay Barley » est un single malt ultra tourbé (40 ppm). Distillé en 2011 à partir d’orge récolté en 2010, il est ensuite vieilli sur Islay à 75% dans des fûts de whiskey américain de premier remplissage et à 25% en fûts de merlot et de syrah de second remplissage.

André 88%
Le nez est jeune et vif même s’il y a beaucoup de délicatesse sous ce 2×4 clouté de tourbe. Tourbe terreuse puissante remplie d’enbruns salés, herbe verte mouillée, citron et agrumes, fruits tropicaux, grains de céréales au miel, grosse vanille pulpeuse… mais faut passer au travers du filtre de tourbe assez opaque. La bouche est puissante et huileuse, tourbée et fumée, un peu crasseuse, morceaux d’ananas, de fruits tropicaux, agrumes, oranges et citron, une pincée de sel de mer, poignée d’amandes, céréales maltées. Notes médicinales impressionnantes, camphre et feu de bois encore mouillé. Ensemble un peu agricole dans la présentation. Finale sur le charcoal et le poivre broyé, terre mouillée, fumée sale et souvenirs maritimes, chocolat noir amer. Une belle édition, à mi-chemin entre les Octomore et les Laphroaig.

Patrick 93%
Que c’est bon. Menoum, wow, miam miam miam. T’aime la tourbe? Poses-toi pas de questions, tu vas adorer. Genre, les Laphroaig d’il y a 15 ans rencontrent les Bowmore de la même époque! Et en plus, beau bonus, on ne ressent pas du tout la force de l’alcool. Nez : Oh la belle fumée toi! Fumée de tourbe fraîche, gazon jauni, avec une subtile touche maritime. Bouche : De la fumée de tourbe subtilement sucrée, du créosote et un peu de poivre et pas mal de sel. Oh que c’est bon ça! Finale : D’une belle longueur, fumée, sucrée et avec du bois très brûlé.

Martin 91%
Nez: La tourbe y est bel et bien, mais est masquée par la délicatesse des fruits présents. Algue et sel de mer viennent accompagner le tout, suivi de chêne mouillé et de miel, sucre en poudre et vanille. Bouche: Superbe texture, la tourbe est terreuse, mais elle sait bien s’éclipser pour montrer le miel, les fruits, le bois et la vanille. Finale: Poivre, cacao, bois et cendre. Tout en douceur comme retombée. Équilibre: Un grand scotch tourbé. Degré d’alcool à point, saveurs bien cernées et équilibrées, un dram qui nous garantit une belle soirée.

Bruichladdich Port Charlotte Islay Barley 2013

50% alc./vol.
8 ans. Vieilli en ex-American whiskey casks don’t 25% sera affine en Pessac-Léognan wine casks.

André 89%
Savoureux whisky alliant force et complexité. Nez d’oranges sanguines et d’abricot, de miel chaud, de fumée de tourbe crasseuse et terreuse. L’effet des wine cask est bien statué en bouche; cerises, framboises et raisins secs, dattes, terreau humide, caramel, sel de mer, oranges, abricots, chocolat noir, fumée crasseuse et industrielle. La texture est divinement moelleuse, légèrement tannique et terreuse. La finale est douce mais longue, très poivrée, minérale, maritime et parsemée de fruits rouges séchés, de forte fumée de tourbe et de chocolat noir.

Patrick 87%
Un whisky qui m’a déçu les premières fois que j’y ai goûté. J’ai ensuite oublié la bouteille quelques mois et aujourd’hui, en écrivant mon évaluation, je retrouve, à ma grande surprise, un très bon scotch! Nez: Fumée de tourbe, orge et une touche de vanille sucrée. Puis, après quelques secondes, s’y ajoute un peu de cendre de feu de camp. Bouche : De la fumée de tourbe adoucie par de la vanille sucrée et du beau bois sec. Finale: D’une belle longueur, fumée, épicée et chaleureuse, avec une subtile note sucrée. 2e tasting: 83% : Un bon scotch d’une belle intensité, mais sans feu d’artifice non plus. Nez : De la grosse fumée de tourbe, ou plutôt de l’orge fumé, de la cendre et… Un peu de carton mouillé. Bouche : De la fumée de tourbe, du poivre et du chêne sec. L’ensemble est assez chaleureux mais la texture n’est pas impressionnante pour un whisky à 50% d’alcool. Finale : D’une longueur moyenne, fumée et boisée.

Martin 88%
Nez: Tourbe bien sûr, mais enrobée de vanille et de fruits sucrés. Un petit côté herbeux et cendré s’ajoute plus on y prend son temps. Bouche: Tourbe verte, vanille, sucre en poudre. Touche de poivre, de cannelle, de citron et de pierre lavée par l’eau de mer. Finale: Bien soutenue, avec des notes de cendre, de tourbe, de vanille et de poivre blanc. La texture s’essouffle un peu en fin de parcours. Équilibre: Un bien bon dram, un peu fumé peut-être pour certains, bien qu‘il faut avouer que Bruichladdich connait bien son public cible.