Bowmore Gold Reef

43% alc./vol.

André 82.5%
Approche maritime et influence par le bourbon cask. Nez de fruits exotiques, les oranges, les poires et la pêche juteuse, la banane nappée de vanille, une touche de fumée de tourbe et une pincé de sel marin. Simple et efficace. En bouche, l’ananas découpée, la banane et les poires, super frais et festif en bouche malgré sa texture diluée décevante. L’intensité de la tourbe semble décupler en bouche et l’ensemble de saveurs fruitées laissent beaucoup de place à la fois à la tourbe et au sel de mer. La finale est tourbée et maritime, une poignée de noix et de vanille crémeuse, bien fruitée aux fruits tropicaux, salade de fruits, mais avec une vivacité qui manque de punch et de texture. On saisit bien l’essence de la distillerie qui est bien présenté avec l’éventail de saveurs, peut-être un peu trop masquées par la douceur du bourbon cask. Ceci étant dit, ce whisky offre un rapport qualité-prix honnête et une approche sans trop de brusquerie aux ‘’non-initiés’’ de la distillerie. Je me rabattrai donc sur les éditions Tempest, qui, étant du même acabit, offrent une qualité supérieure et un taux d’alcool décoiffant que peux faire tolérer le bourbon cask.

Patrick 86%
Intense, savoureux et d’une belle complexité. Pourrait être un peu mieux au niveau de la balance, mais ça demeure tout de même très bon. Nez : Noix de coco, vanille, cendre et quelques agrumes. Bouche : Fumée de tourbe, poivre, cassonade, bois brûlé, mangues, sel de mer et une touche de miel. Finale : D’une belle longueur, avec du poivre, du bois brûlé et du sel.

Martin 84.5%
Nez: Tourbe, citron et orange teintés du vent maritime de la distillerie. Vanille et bois. Bouche: Fruits tropicaux, miel et vanille florale. Un peu épicé et tourbé aussi, bien sûr. Finale: Un peu terreuse, elle demeure assez longue et agréable sur la force de ses épices, notamment le poivre blanc. Équilibre: Assez facile d’approche au niveau du prix et du goût, mais ce ne sont pas tous les néophytes qui vont faire dix aéroports pour le dénicher.

Bowmore Legend (nouvel embouteillage)

40% alc./vol.
Une des premières distilleries légales de l’île, Bowmore fut fondée en 1768 par Brian Morrison. Afin de s’assurer un approvisionnement constant en eau, tant en qualité qu’en quantité, la distillerie fit poser des canalisations longues d’environ 8 miles jusqu’aux sources qui l’alimentent. Entré dans le capital de Bowmore, le groupe japonais Suntory en fit l’acquisition complète en 1994. Possédant ses propres aires de maltage, la distillerie dispose en outre d’un vieux coffre à alcool toujours en service et de washbacks en pin d’Amérique.

AG 79%
Un pied dans la porte d’entrée de cette distillerie. Bon single malt afin de vous préparer aux plus représentatifs 12 et 18 ans de cette même distillerie. Si vous avez à goûter à ce single malt de Bowmore, peut-être vous assurer d’avoir goûté au 12 ans préalablement sinon, ça pourrait vous décourager de poursuivre. Une fois une autre version essayée, le Legend (8 ans d’âge) s’avère être une belle façon de voir l’effet que 4 années supplémentaires de vieillissement peuvent apporter sur le résultat final. En somme, une belle curiosité mais pas un malt pour représenter dignement la qualité que Bowmore nous livre dans la plupart de ses embouteillages réguliers.

RV 82%
La traditionnelle Bowmore, si ce n’est en un peu plus timide. Foin dans une tasserie des Îles-de-la-Madeleine accompagné d’une pointe d’agrume sucré. Douce et tout aussi gênée en bouche qu’au nez, avec finale qui commence bien mais s’éteint rapidement. On retrouve par contre l’arrière-goût typique de Bowmore qui sauve la mise. En résumé, trop discrète pour cette distillerie.

Patrick 80%
Salin, fumé, on voit qu’il est jeune. Légères feuilles de menthe. Excellent rapport qualité/prix.

Martin 80%
Assez pâle, à mi-chemin entre crème anglaise et fibre de banane. Nez: Bien qu’on les décèle tout-de-go, la tourbe et l’air marin de Bowmore sont là mais font preuve d’un peu trop de discrétion à mon goût. On poursuit avec une bonne dose d’herbe et de citron. Bouche: Miel et citron sont tout de suite au rendez-vous, soutenus par une maigre tourbe. Un évident manque de subtilité et de finesse trahit son jeune âge. Finale: Le citron et la tourbe humide restent passablement longtemps, tout en refusant de s’affirmer pleinement. Équilibre: Malheureusement à au moins quatre années-lumière du Bowmore 12 ans. Mais à ce prix il serait fort impoli de se plaindre.

Bowmore Small Batch Bourbon Cask Matured

40% alc./vol.
 
André 85%
Nez crémeux, sale et finement tourbé, beaucoup de vanille aussi et je dois avouer que les influences des fûts de sherry me manquent beaucoup. Il ne faut pas se fier aux premières notes livrées par le nez car après 5 à 10 minutes le whisky mutera en quelque chose de très différent. La tourbe traditionnelle est maintenant bien installée, le salé et les épices fumées également. La texture est bien ordinaire, trop fluide à mon goût. La finale est par contre intéressante, beaucoup de notes salines et maritimes, la vanille, la noix de coco et les agrumes fraiches. Une Bowmore mis à nue, sans la sexitude du sherry cask.

Patrick 86%
J’aime toujours déguster une version différente de l’une de mes distilleries préférées. Bizarre de voir un whisky aussi « sale » d’une distillerie habituellement plus « chic »… Mais tout de même agréable. Nez: Vanille crémeuse et sale. Sale de terre du chemin, de cigarette et d’une touche épicée venant d’une assiette mal lavée. Bouche : Sel et fumée, avec une vanille et un fond de de tonneau de chêne épicé tout sauf subtil. L’ensemble offre une belle intensité. Finale : Maritime, avec des agrumes et une touche de lait de coco assez surprenante.

Martin 83.5%
Assez pâle, mais curieusement pas autant que je ne l’aurais cru, du moins pour un bourbon cask. Nez: Douce tourbe soulignée par le citron classique de Bowmore, avec miel, fumée, caramel salé et chêne. Bouche: Citron et tourbe terreuse, voire gazonnée. Très léger au niveau de la texture, avec une couverture d’agrumes. Sec à souhait. Finale: Assez courte merci sur encore des notes fumées et citronnées. Plutôt décevant. Un peu de caramel mais pas assez pour faire une grosse différence. Équilibre: On aurait pu croire à une tentative de remplacement de l’expression d’entrée de gamme Legend, ce qui serait à mon avis une bonne chose. Il semble toutefois que Bowmore ait choisi d’en faire une étape entre le Legend et le 12 ans. Mais si vous hésitez entre celui-ci et le 12 ans, ne perdez pas votre temps et achetez le 12.

Bowmore Springtide

54.9% alc./vol.
Exclusivité Duty-Free.

André 95%
Quel nez ! Directement dans la ligne Bowmore et des excellents fûts de xérès. Le salé, la tourbe paisible de la distillerie, amalgamée des saveurs fruitées de sherry. Tabac aromatisé aux cerises, les fruits secs, les dattes, le cuir, le chocolat noir. La bouche est opulente, gorgée de sherry, l’alcool anesthésié par les notes de fruits, les raisins secs, léger salé en fond de bouche, la tourbe fumée est assaisonnée de xérès abondant et encore ce chocolat noir ou café expresso bien noir. Finale de prunes et de raisins secs, xérès, un peu de poussière de pierre, longue et salvatrice. Un superbe Bowmore, le sherry à son meilleur, façon Bowmore… Quand on dit que l’importance de fûts de qualité est primordiale, en voici un bel exemple.

Patrick 94%
Extraordinaire scotch d’une distillerie qui sait comment me plaire. Tout ce que j’aime de Bowmore, dans une proportion idéale et une balance sublime. Nez: Sel marin, figues, chêne et caramel. Le tout dans une proportion parfaite, qui donne soif en maudit. Bouche: Chaleureuse arrivée salée. L’ensemble très complexe présente des notes fruitées de figues, de chêne épicé et d’agrumes plutôt subtils. Finale: Longue et savoureuse, marquée par le sel et les épices.

Martin 95%
Henné bruni criant de xérès. Nez: Douce tourbe salée et maritime propre à la distillerie. Notes de xérès, mais avec un petit plus. Marmelade, brioche au beurre, pommes mijotées et sirop de table. Bouche: Arrivée douce et sucrée, fruits et tourbe fumée. Tabac à pipe, chêne sec et épices. Salement bien balancé. Finale: Interminable et chaleureuse avec toutes les pointes attendues des fûts de xérès de la plus grande qualité. La tourbe soutient soigneusement l’ensemble. Équilibre: Complexité et équilibre presque parfaits. Incarne à merveille la définition même de Bowmore. Un malt qui a fait ses preuves allié à un choix de fûts irréprochable.

Bowmore The Devil’s Casks • Batch 3

56.7% alc./vol.
Assemblage de fûts de xérès Oloroso et Pedro Ximénez. Sans mention d’âge.

André 92%
Si le diable se cache dans les détails, alors j’ai trouvé où il s’est caché. Les 2 premières éditions m’avaient laissé plutôt froid mais ici… on semble avoir trouvé l’équilibre tant recherché dans les versions précédentes. Raisins, cerises et chocolat au nez en approche, suivent les odeurs de sel maritime et de fumée discrète, d’écorce d’orange, presque de l’agrume. En bouche, les fruits séchés, le gâteau aux fruits, les cerises et le xérès à pleine dent, chocolat noir nappant des oranges, moue de café dans le percolateur et une finale finement salée. Hyper texturé, l’alcool n’est presque pas ressenti. Les fruits secs et le xérès s’accrochent interminablement en bouche. Finale de chocolat noir, de xérès et de sel de mer, sensation terreuse en toute finale de bouche, touche de tourbe bien discrète. Cela me réconcilie avec Bowmore. Je ne regrette pas mon achat.

Patrick 92%
Tu aimes Bowmore et tu penses qu’il n’y jamais assez de xérès dans ton verre? Voici le dram parfait pour toi! Pas un chef d’œuvre de balance, mais ce n’est justement pas ça qu’on recherche ici! Miam miam!!! Nez : Tsunami de fruits mûrs du xérès, caramel chauffé et touche d’orange. Bouche : Fruits mûrs et secs, avec une bonne dose de sel typique de Bowmore. Le tout est complété par des notes d’orange et de bois brûlé. Finale : S’étire sur la fumée et les épices.

Martin 93%
Nez: Tourbe, raisins et cacao. Un extraortinaire équilibre des arômes. Sherry et fruits sur fond de fumée et de caramel. Les agrumes sont aussi de la partie. Bouche: Tourbe sèche, pierre lavée et oranges. Algues et épices, poivre et chêne. Fruits séchés, un régal certain. Finale: Longue, chaude, avec une texture qui porte bien le mariage de xérès fruité et de tourbe maritime. Équilibre: Un dram extraordinaire, une recette qu’on ne reverra probablement jamais.

Bowmore Vault Edition First Release

51.5% alc./vol.

André 88%
Beau nez d’une odeur inhabituellement posée pour un Bowmore; poires, oranges, agrumes. J’adore la quiétude du nez qui a su garder sa touche maritime, avec sa fine touche saline et quelques effluves de fumée de tourbe portée par la brise de l’océan. La bouche semble au départ un peu trop diluée, mais les saveurs sont intenses malgré le canevas un peu diaphane au niveau de la texture. Fruits tropicaux qui me rappellent certains Laphroaig évalués récemment, tourbe d’une intensité surprenante s’accompagnant des saveurs du nez. Poires fraiches, bananes, oranges et agrumes, petits fruits sauvages, un filin de sel marin nageant dans la vanille et le miel. La finale est dans l’ensemble un trop volatile mis à part la tourbe et le sel qui s’attardent un peu plus longtemps en fond de bouche. Gros plus pour l’agencement des saveurs et le caractère de la distillerie qui est respecté. Gros points en moins pour la texture un peu fade privée de texture huileuse & goulue et du price tag trop élevé.

Patrick 88%
Un superbe whisky complexe et riche. Au jeu des comparaisons, il est aussi bon qu’un Tempest, même si on vous en demande le double du prix. J’aime, mais il est trop cher pour mon budget. Nez : Agrumes, sel, miel, chêne et fumé. Bouche : Fumée huileuse, sel, orange, mûres, bois carbonisé et touche de cassonade subtile. Finale : Longue et persistante. Salée et marquée par le bois brûlé.

Martin 89%
Nez: Assez domestiqué comme nez pour Bowmore, surtout à ce taux d’alcool. Légère tourbe, pierre lavée à l’eau de mer. Quelques fruits tropicaux, mais pas bien plus. Bouche: C’est ici qu’on explose. Tourbe et miel, fleurs et vanille. Les épices , dont le poivre, nous emportent vers la finale sans trop nous brusquer, étonnant. Finale: Belle longueur, belle chaleur. Fruits tropicaux, sel de mer et tourbe iodée prennent leur juste place. Équilibre: J’aime bien cette direction qui n’est pas sans rappeler la gamme Tempest, sans le age statement bien sûr.

Box Single Malt Whisky Dálvve 5 ans – Batch #01

46% alc./vol.
Avec cette expression la distillerie suédoise Box nous présente un whisky tout droit venu du froid : Box Dalvee. Son nom signifie « hiver » en sami, un dialecte des pays scandinaves et rend ainsi hommage à la Suède, ce pays montant sur la scène des whiskies. Assemblage de malts non tourbés et de malts légèrement tourbés vieillis first fill bourbon casks, édition de 14,000 bouteilles.

André 82.5%
Nez très rectiligne même si vanillé et axé sur le bois sec et les céréales. Abondance de vanille, quelques éléments verdâtres, poires, salade de fruits, du chocolat blanc peut-être. Dualité intéressante entre le nez un peu sec et épicé et la texture huileuse et collante en bouche, on pourait penser à du jus de salade de fruits en conserve. La bouche est épicée et poivrée, les saveurs de bois verts sont importantes. Le rendu est un peu bizarre, le jeune alcool est très perceptible, ce qui ne plaira pas à tous. La finale est sucrée, le sucre à glacer, bois de chêne, épices dodues et acérées, vanille crémeuse. Un whisky style Ikea ou Abba, de conception correcte sans plus mais agréable et avec un brin de singularité.

Patrick 92%
Wow! Une belle surprise toute en subtilité et en intensité tout à la fois. J’ai acheté la bouteille par curiosité, maintenant j’en veux une deuxième! Wow!! Nez : Parfum de tourbe avec un peu de vanille, quelques herbes fraiches séchées, une note d’agrumes subtile et je crois détecter une touche de sel. Bouche : Belle fuée de tourbe fraiche et intense, avec de belles épices, des herbes, des agrumes et une touche subtile de sel. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée, les agrumes et une touche de sucre des plus agréables.

Martin 83%
Nez: Tourbe un peu terreuse et herbeuse, avec une touche de vanille et de céréales. Foin sec et chocolat au lait. Bouche: Fraîcheur minérale, touche de poivre noir, agrumes et orge. Bois jeune et vert. L’alcool prend beaucoup de place dans ce tableau. Finale: Boisée, épicée et herbacée. Une légère fumée accompagne le tout. Équilibre: Conception quand même habile, ce n’est pas un genre de whisky qu’on croise souvent. Certains aimeront, d’autres moins. Personnellement, j’aurais apprécié un brin plus de finesse.

Box Single Malt Whisky PX

56.7% alc./vol.
Maturation en first-fill bourbon casks et affinage en first-fill PX pour un vieillissement total de 5.34 années. Limited edition of 1507 bottles.

André 86.5%
Avalanche de fruits rouges; cœur de pommes, cerises, cosses d’oranges, raisins, chocolat noir, dattes et figues, mélange de cannelle et de poivre concassé. Très bel agencement de flaveurs, attrayantes et juicy. La bouche offre beaucoup de punch, outre le taux d’alcool, les notes de poivre et d’épices sont intenses, mais n’offre que pratiquement les mêmes saveurs perçues au nez. Les saveurs sont intenses, l’alcool aussi, mais l’ensemble ne réussi pas à cacher la jeunesse du whisky. Belle finale, moyenne en longueur, fruitée élégamment et épicée avec générosité. Un peu ambivalent sur cet embouteillage qu’on a tenté de masquer avec un cask finish puissant. À 150$ le 500ml, y’a pas juste l’alcool qui passe serré…

Patrick 90%
Un superbe whisky, riche, intense et bien construit. Wow, j’adore! Nez : Fruits sucrés, bananes, chocolat au lait. Tellement appétissant, j’en ai l’eau à la bouche! Bouche : Un gros whisky intense, avec une belle texture huileuse, maltée, avec de beaux fruits mûrs, de beaux jujubes sucrés, du bois brûlé et de belles épices. Finale : D’une belle longueur, avec des notes de fudge et de bois brûlé.

Martin 87%
Nez: Riches épices, chêne et fruits rouges, raisins secs. Poivre et cannelle, alléchant, voire même juteux. Pain aux bananes. Bouche: Mêmes saveurs que le nez a annoncées, mais avec un bon punch dû à l’intensité du degré d’alcool. Finale: Longue et épicée, sur des notes de chocolat et de baril carbonisé. Cerise. Équilibre: Un whisky qui ne fait pas dans la dentelle, oh non. Un whisky avec de belles qualités, mais c’est pas parce qu’on crie plus fort qu’on a un discours plus intelligent.

Brenne 7 ans Organic French Single Malt

40% alc./vol.
Fût #261. Première maturation de 6 ans dans des fûts de chêne neufs in new new Limousin et ensuite affiné en fûts de Cognac.

André 83%
Bananes en purée, poires, globalement très fruité et très sucré sur des lancées de vanille et d’amandes… peut-être un peu trop d’ailleurs. Style whisky-dessert. Pâtisserie française, crème pâtissière. Très sage en bouche. Mais où est le cognac ? Les saveurs sont enrobées d’une pelure de banane qui en fait sa saveur et odeur principale puis les oranges en addition. Finale ample, un peu épicée et bien sucrée. Définitivement, un whisky dessert.

Patrick 79%
Si ce n’était du taux d’alcool de 40%, on jurerait qu’il s’agit d’un Kool Aid. Décevant pour l‘amateur de « vrai » whisky, j’imagine toutefois qu’il saura gagner de très nombreux adeptes qui n’aiment justement pas vraiment le whisky. Nez : Le parfum le plus sucré et le plus fruité que je n’aie jamais vu. En fait, ça sent plus le nananne qu’autre chose. Bouche : Très fruité et sucré, au point de se demander s’il s’agit vraiment d’un whisky. Une vague note de bois épicé nous donne l’impression que c’est peut être le cas, mais sans vraiment dissiper tous nos doutes. Finale : Un peu courte et très sucrée, comme le reste.

Martin 80.5%
Couleur très pâle, comme un chardonnay. Je cherche la couleur du cognac, mais sans succès. Nez: Fruits, baies et anis étoilé. Clou de girofle, cannelle et chocolat à l’orange. Gingembre et pain d’épice gros comme le bras. Penche presque plus vers un gin que vers un whisky. Bouche: Très vineux et épicé, comme un vin chaud de Noël. Fruité avec encore gingembre et pain d’épice. Menthe et cognac dilué. Finale: Longue avec des accents fades de gomme balloune. Équilibre: Un whisky très différent de ce qui se fait communément, mais malheureusement à des lieues de ma palette de goût. Aurait mérité un taux d’alcool supèrieur.

Brora 30 ans 2009 (bouteille 980)

53.2% alc./vol.
Bouteille 980 de 2652. A l’origine, la distillerie Brora portait le nom de Clynelish. Son fondateur, le Marquis de Stafford, futur Duc de Sutherland s’était tristement rendu célèbre pour avoir chassé les habitants de ses terres (environ 15000 personnes) afin d’y faire paître des moutons, plus «rentables ». La licence fut accordée en 1824. Une raison supplémentaire d’ouvrir une distillerie était de couper l’herbe sous le pied des distilleries clandestines qui étaient légions dans la région à cette époque. En 1967, une distillerie mitoyenne portant le nom de Clynelish n%2 fut construite. L’ancienne distillerie fut fermée en 1969 puis réouverte en 1975 sous le nom de Brora pour être définitivement fermée en 1983.

André 92.5%
Superbe nez fruité sur un édredon de douce tourbe terreuse. Le sherry est omniprésent avec un côté de tourbe végétale agréable. Le nez est rond et vanillé, à la limite d’être sucré, la tourbe légèrement médicinale et maritime. En bouche, le sherry est encore bien présent, confirmant le nez, mais ce sont plus les saveurs de pêche et de petits fruits sauvages ceinturés de tourbe qui domineront l’ensemble et le sel en toute finale de bouche. La finale elle-même est citronnée et salée, et offre une longue persistance. La rétro-olfaction est herbeuse et finement sucrée.

Patrick 94%
Nez : Effluves tourbées avec une pointe d’algues à sushis (nori). Ensuite, des notes de chêne, de cassonade et de cendres. Bouche : Une extraordinaire explosion de tourbe et de saveurs! Wow! Caramel, fumée, bois brûlé, poivre. Finale : Longue et savoureuse, avec des notes fumées et sucrées. Balance : Je pleure que des gestionnaires des années ‘80 à la vue trop courte aient pris l’horrible décision de fermer cette extraordinaire distillerie. Pourtant, avec un peu de volonté, celle-ci pourrait facilement revivre grâce à ses alambics d’origine toujours sur place. Serait-ce profitable? Certainement! Mais je ne crois pas qu’il soit dans la stratégie de Diageo d’ajouter un single malt de plus dans un marché qu’ils doivent déjà trouver passablement encombré.

Martin 89%
Arbore un coloris de paille foncée tirant sur le bronze… Nez: On y sent tout de suite un fond de belle tourbe grasse, suivi de vanille fruitée. La mutation du nez se poursuit sur des notes légères de cuir. Je prends une courte pause tellement c’est envoûtant. Pruneaux et feuilles de tabac à pipe arrivent à la fin. Sans cesse en mouvement. Bouche: Montre ses couleurs d’entrée de jeu. Nul besoin de chercher tellement le ballet des saveurs s’empresse de se présenter à nous. Le beau sucre fruité de l’orge est balancé par une amertume de cuir tourbé, puis revient sous la forme d’une caresse de caramel salé. C’est un malt doté d’un caractère évolutif sans pareil. Finale: Un vent iodé livre un duel tel un exercice de haute voltige avec le chocolat noir sur un fil de fer suspendu. Équilibre: Une seule comparaison est possible. C’est le Nico Archambault des single malts.