Bowmore 10 ans Tempest Batch #4

55.1% alc./vol.
Issu d’un vieillissement en fûts de bourbon de premier remplissage, ce quatrième opus de Bowmore Tempest, est un small batch mis en bouteille au degré naturel qui nous mène sur des sentiers fumés et tourbés parse- més de genêts. Un Bowmore puissant et équilibré. Une petite merveille ! First Fill Bourbon Barrel, édition limitée.

André 86.5%
Comment un whisky à ce pourcentage d’alcool peut-il avoir un nez si apprivoisé ?! Nez de bonbon camphré et maritime, enrobé de vanille. Le nez est relativement effacé et je reste sur  »ma soif »… La bouche est plus forte, les saveurs maritimes plus présente, la tourbe s’esclaffera avec retenue dans un sourire d’orange et d’agrume, les amandes grillées et la vanille. Finale tourbée et fumée, citronnée, étrangement posée et domestiquée. Cette édition tranche abruptement des précédentes, une variante plus calme et tranquille. Une journée ensoleillée sur le Loch Indaal.

RV 85.5%
Une recrue sherpa au camp de base: du beau courage, une forme déjà hors du commun, mais pas d’expérience. Au nez du moins, la tourbe y est autant que le sel, mais le foin sec semble moins frais, comme si les champignons fleurissaient sous les éléments plus communs de la distillerie. En bouche l’alcool se veut assez fort et pousse fort la tourbe jaune, mais est assez unidimensionnelle. Par chance, la finale est beaucoup plus appétissante car les champignons ont laissé place au sucre vanillé. Pas un mauvais whisky pour tout standard qui se respecte, mais pour Bowmore un contre-performance; heureusement qu’il s’agit d’un batch qui se corrige plus facilement qu’une édition normale.

Patrick 82%
Nez : Menthol, agrumes, noix de coco, vanille, algues. Bizarre, sans être tout à fait rébarbatif. Bouche : Chêne, citron, vanille, clémentines et pamplemousse. Ensuite, poivre et pin, note maritime trèèèèès subtile. Finale : Chêne et touche de champignons. Balance : Dégusté après avoir goûté 4 anciens embouteillages de la distillerie, je m’avoue très déçu. Il s’agit d’un exercice intéressant, mais pour moi, Bowmore est synonyme du mariage des fûts de bourbon et de xérès. Pour fans finis seulement (ok, j’en suis un!).

Martin 86.5%
Arbore un joli coloris jaune doré un peu léger qui fait presque penser à un jus de pomme inoffensif. Nez: Un départ fougueux lourd de tourbe nous annonce sans grande subtilité son degré d’alcool. On se sent légèrement agressé par du poivre et un gros feu de la Saint-Jean-Baptiste. Par contre, une fois qu’on a passé par-dessus son petit côté Matricule 728, on se fait un plaisir d’y déceler vanille, citron et caramel écossais. Bouche: Offre une rondeur bien agréable en bouche, mais on doit se dépêcher de capter miel et vanille avant que la fumée de tourbe suivie du 55% d’alcool prennent toute la couverture. Cet équilibre nous nargue tout de même de façon ludique. Finale: Fisherman’s Friend à l’eucalyptus, cannelle, chêne, baies de genévrier et cassonade. Équilibre: Moins puissant et affirmé que la batch #3. Son grand frère est peut-être supérieur, mais ce quatrième opus demeure un grand Bowmore qui tient la route, surtout pour un maigre 75$.

Bowmore 10 ans Tempest Batch #5

55.9% alc./vol.

André 87%
On peut difficilement faire plus Bowmore au nez… Pastilles Fisherman’s Friend, notes coastal, le sel de mer, les agrumes, beaucoup de vanille, les oranges. La bouche est huileuse et franchement sexy en approche de bouche, puis un bon déferlement d’oranges, de nectarine, de sel de mer et de tourbe camphrée qui demeure d’une belle douceur malgré la force de l’alcool. En s’aérant, belles vagues d’amandes salées et de nectarines, caramel. Le tout remonte en finale et s’accentue avec quelques notes d’épices (clou de girofle, réglisse noire) pour ensuite redescendre en pentes douce vanillées, d’agrumes et d’orange fumées. Moins punché que les 3 premières éditions, mais représentatif et nuancé.

Patrick 90%
Une autre preuve qu’à la question « quelle est la meilleure distillerie au monde », Bowmore fait définitivement partie des plus sérieuses candidates. Un autre excellent whisky. Nez : Air salin et agrumes. Huileux, vanillé et fumé. Bouche : Très huileuse, salée et fumée. Puis, les agrumes, le caramel, le bois brûlé et quelques noix. Finale : Longue, savoureuse et marquée par le sel, la fumée et les épices.

Martin 89%
Beau coloris d’un ambre riche qui transcende sa futaille de bourbon. Nez: La familiarité de la distillerie nous saute au nez. La fumée laisse rapidement place à l’air salin et au citron, des arômes bien de Bowmore, et pourtant un vent de renouveau tente de s’installer sur vanille et mûres. Bouche: Texture soyeuse mais assumée, sur d’agréables notes d’iode, de vanille, d’agrumes et de miel, pour boucler le voyage sur un retour inattendu d’une tourbe qui s’était faite trop discrète jusqu’ici. Finale: Ici se présente un beau vent d’eucalyptus et de diachylon qui m’avait mis sur le cul quand j’ai goûté il y a des lustres à mon premier Bowmore 12. On s’étend ensuite tout en douceur sur un peu d’épices et de noix. Équilibre: Objectivement, un sacré bon whisky. Subjectivement, dû à la mémoire olfactive et à la nature humaine, cette expression me relance dans la nostalgie de mes débuts dans le monde du whisky, et juste ça, ça vaut un point de plus.

Kim 94%
Une tempête sur l’île d’Islay, c’est ce que nous promet le nez de ce whisky : sel marin des vagues qui viennent lécher le quai de Bowmore, fumée tourbée des cheminées du village, algues qui roulent sur la plage. En bouche on assiste à la tempête, mais de l’intérieur du pub. L’air salin et la fumée sont toujours présents, mais enrobés de la chaleur du bois et de caramel épicé. Les effluves typiques d’Islay, qui peuvent rebuter certains, se trouvent adoucies, créant un délicieux équilibre.

Bowmore 10 ans Tempest Batch #6

54.9% alc./vol.

André 93%
Blast d’oranges et de nectarines, de fruits tropicaux, une pincée de citron et de sel maritime discret. La tourbe est enrobée, présente mais pas du style mononcle qui monopolise la soirée. On peut ressentir les origines maritimes du whisky, le sel de mer et les agrumes, la tourbe un peu crasseuse, léger citronné un peu acide. Wow, superbe équilibre, typiquement Bowmore. Texture crémeuse en arrivée de bouche, pelletée de nectarines fraiches, hallucinant… ananas, vanille. En respirant, la noix de coco et l’ananas… agrumes, oranges. L’alcool est complètement absent du nez et de la bouche, très dangereux comme whisky. Finale salée-poivrée, tourbe mélangée d’agrumes et encore ces saveurs d’oranges & de nectarines, les ananas et la noix de coco salée. Rétro-olfaction de tourbe et de sel marin. Superbe, superbe, superbe!

Patrick 89%
Sans être un classique, ça demeure un très bon Bowmore, ce qui est donc largement au dessus de la moyenne. En fait, il est meilleur de gorgée en gorgée. Nez : Noix de coco, fruits tropicaux et évidemment tout ce que l’océan peut offrir comme saveurs. Bouche : Sel de mer, algues, fruits tropicaux dont la mandarine et les ananas. L’ensemble est frais et intense. Finale : D’une belle longueur et délicieuse, marquée par le sel.

Martin 91.5%
Nez: Sucre en poudre, citron, agrumes, vanille et fruits tropicaux, malt grillé. La tourbe y est bel et bien, mais fait preuve de discretion. Bouche: Incroyablement crémeux, tourbe, vanille, cacao, citron et autres agrumes. Crème fraiche, épices et sel marin. Finale: Chaude et réconfortante. Notes de bois, de tourbe herbeuse et cendreuse à la fois. Quelques fruits au sirop. Équilibre: Excellent Bowmore. Dommage qu’il ait fallu toutes ces éditions pour que cette série trouve son élan.

Bowmore 10 ans The Devil’s Casks • Batch 1

56.9% alc./vol.

André 88%
Gâteau de Noël aux fruits, nappé de chocolat noir, beaucoup d’épices bien vivantes au nez. Je m’attendais à du sel et d’évidentes flaveurs maritimes mais je dois avouer qu’elles sont bien cachées mis à part la tourbe relativement discrète. On pourrait deviner sa provenance au travers son côté planant et aérien, un peu frais même. La bouche est musclée et épicee, tout en crescendo. C’est plutôt fin, à la limite doux en arrivée de bouche avant la marée de fruits rouges épicés, de saveur de canne de Noël, de réglisse noire et de fruits rouges. La fumée noire tourbée se développe lentement en bouche, pour devenir bien présente après 10-15 minutes. La finale offre aussi cet effet de pierre à savon ou de galet vêtu de sel de mer séché au soleil distinctif de Bowmore. Les épices sont encore là, très puissantes et un peu sèches, offrant un sac de réglisse noire fraiches en addition. Dans l’ensemble, un Bowmore de bonne qualité mais sans « wow factor ».

Patrick 95%
Bowmore à son meilleur. En fait, le scotch à son meilleur, avec un ensemble de saveurs parfaites assemblées de main de maître. Nez : Parfum très marqué par le vin, fruits mûrs, chocolat noir, belle fumée et succulent sel. Bouche : Très vineux, chocolat noir, chêne brûlé et gros sel pas subtil pantoute, comme on l’aime. Finale : Longue, savoureuse, mélangé de sel, de fumée et surtout de fruits mûrs.

Martin 88%
Cuivre riche et profondément sinistre, peut-être même plus que le Darkest et le Laimrig. Nez: Même si on s’attendait à autre chose en premier, c’est le xérès et toute sa gang qui nous accueille d’entrée de jeu. Fruits rouges très épicés, cannelle, muscade, cuir et chocolat noir. La tourbe et les éléments maritimes habituels de la distillerie se dissimulent ici peut-être un peu trop habilement. Caramel brûlé et jambon fumé ferment le cercle. Bouche: Assez huileux au niveau de la texture, d’une amplitude je dirais attendue. Tellement fruité et sucré qu’on pourrait croire à un fort brandy. Les signes du sherry sont pourtant inéluctablement présents. Raisin, bois, muscade, retour du cuir et bon vieux tabac à pipe. Peu ou pas d’influence de la tourbe encore à ce stade-ci. Finale: Son beau taux d’alcool contribue à ce que fumée et bonbons genre Smarties s’étirent longuement sur une feuille de tabac. Équilibre: Pour cet embouteillage, les attentes ou le hype étaient peut-être un peu surévalués. Ça reste quand même un Islay Sherry Cask vachement solide, ne serait-ce que sur la foi de sa teneur en alcool.

Bowmore 10 ans The Devil’s Casks • Batch 2

56.3% alc./vol.

André 86%
2 mots pour ce whisky : off-key et unbalanced. Tabac à pipe au sherry, chocolat noir, fumée de tourbe, sel de mer, dattes, réglisses. Le nez est prometteur et attirant même si l’alcool est vraiment présent. Tant de belles saveurs que l’alcool annihilera en bouche. Celle-ci est puissante, portée par des vagues d’alcool omniprésentes. Même si elles sont tant bien que mal adoucies par la cuvée de fruits, de dattes, de raisins secs et de réglisse rouge, l’alcool remonte constamment en bouche (et au nez) et en efface presque toutes les traces sauf le sherry qui tire son épingle du jeu avec brio. Séduisantes saveurs de chocolat noir tourbé, un peu salé rappelant la provenance de la distillerie. Me rappelle la sauce BBQ brulée sur le charcoal. Finale interminable, portée sur le sherry, les fruits rouges et la tourbe. Que d’ambivalence pour ce whisky aux saveurs qui tombent directement dans ma palette mais qui au final m’a perdu en chemin. Pour quelle raisons? Je ne saurais dire précisément. Si certains se laisseront berner si facilement, moi, on ne me la passera si facilement.

Patrick 94%
J’adore! Le scotch à son meilleur, tout simplement! Intense, complexe, savoureux et pile dans ma « palette ». Vaut définitivement chaque cenne qu’il coûte! Nez : Xérès intense, bois brûlé, fumée, iode, quelques noix. Ai-je dit « xérès intense »? Bouche : Sec, salé et marqué par un très intense xérès. Le tout est enveloppé de bois brûlé, d’épices et d’une subtile touche florale et de caramel sucré-salé. Finale : D’une belle longueur, avec une touche de tourbe qui accompagne très bien le sel.

Martin 87.5%
D’un orange foncé tirant fortement sur le plus profond des crépuscules, ses jambes sont toutes menues et se font passablement attendre. Nez: Les notes du sherry cask mettent la pédale à fond, tabac, raisins et dattes. Muscade, cuir et pruneaux. La tourbe reste présente, mais elle est étouffée par le reste de l’ensemble. Bouche: Arrivée en bouche soyeuse mais bien affirmée. Les puissantes notes du sherry cask ne font pas dans la dentelle. On décèle un peu plus la tourbe à ce stade-ci, mais le tableau reste trouble. Finale: Longue et intense. La tourbe salée de Bowmore brille enfin ici. Les touches de xérès y sont toujours mais l’harmonie se fait enfin entendre. Équilibre: Solide. On a failli me perdre ne cours de route, mais ici la finale est synonyme de rédemption.

Bowmore 100 Degrees Proof Small Batch

57.1% alc./vol.

André 90%
Toffee-caramel salé, belle tourbe maritime, alcool retranché et relativement calme, les céréales sucrées-fumées, genre Sugar Crisp chauffées et caramélisées. La bouche est puissante tout en étant équilibrée, le sel est considérable, avant de migrer sur un amalgame de tourbe sucrée et fumée. L’alcool entrera progressivement dans la langue en une parcelle de petites aiguilles et nous anesthésiera celle-ci avec des salves de sel maritime. On retrouve aussi le bon vieux feeling de pierre à savon des vieilles éditions. Finale très longue – merci au pourcentage d’alcool – ou la tourbe quittera en coup de vent laissant libre court au sel qui s’accrochera inlassablement partout en bouche et sur les lèvres. Une belle découverte pour les nouveaux adaptes de la distillerie et un retour aux sources pour ceux de l’ancienne garde.

Patrick 90%
Nez: Parfum réchauffé, avec de belles notées boisées et maritimes. Bouche: D’abord un sucre, puis le sel de la mer, le tout baignant dans un doux caramel. Finale: Très salée, comme on aime notre Bowmore. Balance: Une autre réussite de Bowmore.

Martin 90%
Belle coloration d’un miel doré qui n’est pas sans sous-entendre un fût de bourbon à quelque part là-dedans. Nez: Tourbe légère devant un rayon de miel. Vanille, malt, fleur de sel, cuir et chêne se bagarrent ensuite pour une place sous le soleil. Bouche: Fruits juteux soulignés par le taux d’alcool. Ample et mielleux avec encore du sel de mer, du caramel salé et du citron. Le goût n’est pas sans rappeler certaines moutures du Tempest. Finale: Épicée et sucrée, une légère tourbe nous transporte sur une longue période pour nous laisser sur une note de puissance sans réserve. Vitesse lumière. Équilibre: Une fois de plus, Bowmore m’emmène à des endroits moins familiers, et j’en redemande…

Bowmore 12 ans (nouvel embouteillage)

40% alc./vol.
Cette version de Bowmore, moyennement tourbée et florale, a été applaudie par les plus grands experts pour son équilibre et sa complexité, notamment Dave Broom et Michael Jackson.

André 82%
Je suis détruit… Ca goûte pas le Bowmore tel que je l’ai connu ! Le sel et le smoky n’ont plus l’ampleur de la version précédente. La tourbe s’est passablement adoucie et il est beaucoup plus sucré que l’ancienne version, ce qui lui l’a en grande partie amputé de son caractère d’Islay. Les notes salines, fumées et tourbées y sont toujours mais la tempête s’est passablement apaisée et l’ensemble a perdu de son caractère distinctif. Ceci dit, il reste un bon embouteillage à un prix plus que décent. Mais d’abaisser (entre autre) le taux d’alcool de 3%/volume le dépouillera aussi de quelques anciens adeptes qui n’apprécieront pas d’avoir modifié le sacro-saint-style de la distillerie. Bad move.

RV 85%
Peat jeune et vert, fumée. Bowmore straight up, sans surprise ni défaut.

Patrick 88%
Fumée, tourbe au nez. Au goût, fumée, tourbe, encre!!! Unique, on reconnaît bien le nouveau style de Bowmore. Peat jeune. L’un des meilleurs rapport qualité/prix à la SAQ.

Martin 84.5%
Nez: Dès que le Bowmore 12 est versé, la table au complet respire la tourbe. Le bonheur de la tourbe. L’orge et le coeur de l’Islay. Un peu citron-limette, une touche de phénol salé. Explosion de vanille à la seconde visite. Bouche: Sa douceur nous prend par surprise. Iode, vanille, hôpital, agrumes, diachylon, fumée. Finale: Douce et gracieuse fumée. Impression curieusement agréable de chêne, de fruits des champs, de brin de scie et de colle à bois. Oui, j’ai bien dit agréable. Équilibre: Un excellent choix pour une première approche des whiskies de l’Islay. À peine vingt dollars de plus qu’un McClelland’s, bonifié d’une richesse remarquable. Encore une des bonnes aubaines de la SAQ. De surcroît, pour les chochottes il est aussi disponible en 350 ml pour le prix d’un bon vieux Jameson…

Bowmore 15 ans Darkest (ancien embouteillage)

43% alc./vol.
Vieilli exclusivement dans la voute #1 (celle qu’on voit sur toutes les photos de la distillerie).

André 88%
Alors là, wow ! Vous cherchez la singularité, vous l’avez ici. J’ai l’impression de lécher les berges de l’Atlantiques (en passant je ne l’ai jamais fait). Comment peut-on donner l’impression d’avoir de la pierre dans la bouche ??? Quelle expérience ! Nez tout à fait Bowmore, c’est un retour aux sources assez intensif. Le sel est évident, les odeurs de poisson séché aussi, la tourbe en sourdine. En bouche ces même éléments se goûtent maintenant, s’accompagnant de ce feeling de pierre à savon si représentatif de la distillerie. Du chocolat noir aussi, des arômes de torréfaction, un peu amer comme feeling en bouche. La taux d’alcool est peut-être un peu bas et ça lui enlève un peu de punch, ce qui n’est pas nécessairement désagréable. Finale sans surprise, en ligne directe avec l’ensemble . Un Bowmore représentatif sans être très distinctif mais qui saura gagner les nostalgique des anciennes versions de la distillerie.

Patrick 94%
Nez : Caramel fleur de sel, chocolat noir, fumée et un peu de terre à tourber (si vous préférez, de la terre un peu plus sablonneuse que de la terre noire). Bouche : Xérès, sel, fumée, caramel et chocolat noir. Mélange sucré-salé tout simplement sublime. Et tout est très intense, pour notre plus grand plaisir. Finale : Longue et intense, marquée surtout le xérès, le caramel et le chêne. Balance : Si je me retrouve naufragé sur une ile déserte avec une pleine cargaison de cette bouteille, je n’aurai définitivement pas en tête de me bâtir un radeau ou de faire des feux pour signaler ma position!

Martin 92.5%
Le roux orangé profond du sherry cask nous démontre qu’il possède bel et bien une âme. Nez: Whoa! Une barre de chocolat noir Lindt caramel et fleur de sel en pleine face! Pierre salée et lavée du bord de la mer, fumée et xérès. Bouche: Toujours caramel et fleur de sel, cacao, cuir, tourbe, tabac à pipe aromatisé. Incroyable, excellent, du plaisir à l’état pur. Influence indéniable du chêne. Finale: Longue et sèche avec de beaux accents de sherry et d’épices. Bois, cacao et caramel. Équilibre: Pourquoi ont-ils changé la recette? Cet embouteillage est bien supérieur au nouveau, à tout point de vue.

RV 85%
Pierre, pierre et repierre. Pierre à savon et encore pierre. Mais vraiment bon et particulier.

Bowmore 15 ans Darkest (nouvel embouteillage)

43% alc./vol.

André 86%
Au nez, fumée de cigare, crème brûlée & térébenthine. En bouche insipide et passager, pas très enveloppant. Finale: sciure de bois, sucré au sherry et légèrement fumée. Je m’attendais personnellement à trouver les mêmes attributs de l’ancien Darkest 15 ans avec un ajout quelconque qui ferait de lui « une suite logique » de son prédécesseur, ce ne fût pas le cas. Ayant tant aimé l’ancien de part ses particularité, ce que j’ai goûté avec la nouvelle version augmente peut-être ma déception. Pas un mauvais scotch mais le même type de situation s’applique lorsque l’on mets deux sœurs ensemble une à côté de l’autre, y’en a toujours une des deux qui est – généralement – plus belle!

Patrick 90%
Fruité qui vient du sherry. Raisins. De la pierre en effet, mais en plus doux. Fumée, surtout en arrière goût. Avec ce whisky, Bowmore confirme qu’elle est une distillerie de premier plan. Il y a des saveurs pour tous les goûts dans ce whisky, des fruits, de la fumée, etc… Un superbe scotch pour l’amateur sérieux.

Martin 87.5%
Nez: Dattes et raisins secs. Cerise noire. Le tout marqué par une touche d’iode et de boucane de tourbe. Comme la plupart des belles surprises dans les whiskies, la vanille arrive au galop suite à l’ouverture. Bouche: Sherry j’ai réduit les enfants. On dénote un fond de pansement sucré. C’est une bataille épique entre la tourbe et le xérès. Les petits fruits secs applaudissent. Finale: La fumée de tourbe déscend tranquillement, comme si elle disait: « Calme-toi, on va tous arriver à Noël en même temps… » Les sucres restent jusqu’au bout. On aime ça. Équilibre: Un remarquable sherry cask finish. Un scotch honnête pour le prix. Ce n’est pas tant qu’à moi un whisky de semaine, mais je le sortirais sans gêne à la brunante après un barbecue de filet mignon un samedi soir.

RV 89%
Le retour de la pierre dans Bowmore pour ce nouveau Darkest après le no age statement, mais cette fois-ci le sherry est davantage présent. Au goût, du sherry qui a maturé dans des marques de gravures de pierre à savon d’Inuits. Bien découpé en bouche, d’abord de la pierre, suivie de fumée, ensuite de sherry et de pierre, avant un dernier soubresaut de sherry de finale. Une très beau scotch d’intermédiaire.

Bowmore 15 ans Laimrig 2e Édition

54.4% alc./vol.

André 90%
Superbe influence du sherry cask, c’est amplement fruité, un soupir de craie, pierreux, un peu salé. Superbe nez ! Dès l’arrivée en bouche, l’alcool prend les rennes de cette livraison de fruits. La première impression est vraiment puissante et on s’attend au punch de l’alcool, c’est même un peu effrayant comme felling car l’alcool est vraiment puissant en arrivée, surtout que le nez n’annonçait vraiment pas ce déluge d’alcool. Rapidement, les fruits reprennent du service; pruneaux, dattes, beaucoup de sherry et des notes de chocolat noir se mêlant aux fruits divers. Finale sèche, où le sel et la tourbe nous rappellent l’origine de ce merveilleux whisky. Bien conçu et très agréable. Me réconcilie avec Bowmore qui (je ne sais pas trop pourquoi) s’entête à embouteiller ses produits réguliers à des bas niveaux d’alcool et à utiliser sur une base régulière la filtration à froid.

RV 87%
Au confort du foyer. Un bel équilibre olfactif assis le départ dans la confortable sur-proximité d’un feu de bois de cèdre et de la cendre qui en déborde. Toutefois, à quelque part sur le manteau du foyer une vieille bouteille de sherry y sèche tranquillement, pour finalement tomber dans les flammes de la salive. Raclant la pierre, le mélange est puissant sans être exubérant, or la finale manque un peu de cohésion avec le cèdre, le sel et le plomb qui semble un peu étrangers à la scène. On est tout de même sur les petits caractères car dans l’ensemble il s’agit encore une fois d’un Bowmore intéressant, peut-être moins dans mes goûts surtout lorsque comparé au Bowmore 1991 mais qui vaut très aisément un petit dram d’essai.

Patrick 93%
Vigoureux nez marquée par le xérès les figues et le sel de mer. On y détecte aussi un soupçon de chocolat noir et de pierres de savon. L’arrivée en bouche est puissamment fruitée, avec des notes de figues, de raisin et de xérès. Puis, une vague de sel vient nous rappeler à qui nous affaire. La vague retombe et dans l’écume nous retrouvons tourbe fumée et chocolat noir. La finale est plutôt sèche, mais extrêmement longue et salée. Wow. Un beau Bowmore sauvage comme je les aime!

Martin 90%
Nez: Si j’avais à affubler le Bowmore Laimrig d’un surnom, tel qu’on nommait Jean de Bruel “Le Fléau d’El Baronne”, même si on n’y retrouve point de porto, ce serait « Le Quinta Ruban de l’Islay ». On a la vanille fumée, des feuilles de tabac et encore mon petit jambon hivernal. On se croirait à proximité de l’île de Jura par moments. Bouche: Comme des baies schtroumpfantes enfumées. J’en prendrais encore et encore. Finale: La fumée de tourbe à peine iodée reste languir. Je range ma pancarte « interdit de flâner » le plus loin possible dans le sous-sol. Équilibre: Diablement délicat pour un cask strength. Il m’évoque énigmatiquement un indien de tabagie. Définitivement le gagnant de la soirée.