Black Fox Single Barrel Wheat Whisky

62.5% alc./vol.

André 76%
Nez fruité, saveurs fruits rouges, moelleux, framboises et sherry, céréales, mais l’alcool apparait rapidement. L’approche en bouche est adoucie par les fruits rouges et une sensation dodue apportée par le virgin oak, saveurs de toffee, caramel et vanille, mais la jeunesse du whisky rattrape rapidement. Notes d’alcool neutre et de liqueur de fruits, cannelle, acétone genre qui rappelle le rye (on parle de whisky de blé ici…). Finale punchée, fruitée et un peu industrielle. Jeune whisky, prometteur mais trop jeune. Beau contrôle du taux d’alcool.

Patrick 59%
Ça faisait longtemps que je n’avais pas goûté un whiskey si mauvais. Que dire de plus? Nez : Un parfum me rappelant certains désinfectants à main cheaps du début de la pandémie. Et tout comme l’antiseptique, le parfum ne s’améliore pas avec le temps. Bouche: Ok, prendre une gorgée de désinfectant, ce n’est pas une bonne idée. Coudonc, ai-je pris la bonne bouteille ? Finale: Sans joke?

Martin 78%
Nez: Fruits rouges, colle à bois, céréales gorgées de sucre. Bouche: Très sucré et porté sur les fruits rouges. Belle texture, mais manque cruellement de complexité. Finale: Très épicée, son taux d’alcool est extrêmement agressif. Ce dernier finit par occulter tout le reste. Équilibre: Peut-être un peu plus de vieillissement saura lui faire du bien. On verra, comme on dit…

Black Grouse

40% alc./vol.

André 74%
Un nez ordinaire qui surf sur les céréales et les scones au beurre un peu secs et quelques filaments fumés et tourbés. La bouche est du même acabit auquel s’ajoutent les notes de caramel surchauffé et de vanille. La texture est ordinaire quoiqu’agréable, trop liquide et trop abattue à mon avis. Les oranges frémissent bien en fond de bouche en s’additionnant de poivre noir et de chocolat au lait, mais la texture est si pauvre… Par chance les épices, la tourbe fine et le poivre noir aident un peu à prolonger la finale. Mais bon, à ce prix-là, fallait pas s’attendre à réinventer le monde…

Patrick 90%
Tout ce qu’on peut désirer d’un blend au niveau de la complexité et de la balance.  Nez : Tourbe, fleurs fumées, notes de fruits, caramel, chêne et épices.  Bouche : Tourbe fumée, épices, fruits des champs et chêne brûlé.  Finale : D’une longueur moyenne et marquée par les épices fumées.

Martin 75%
Sa belle couleur d’un ambre absolu nous attire tel le chant d’une sirène, mais est-ce là que s’arrête le conte de fées? Nez: Légèrement fumé et tourbé, mais une bourrasque d’iode prend violemment le dessus. Suit une ambiance un peu florale et à peine fruitée. On m’a souvent vanté le penchant Islay du Black Grouse, mais dans le même ordre de qualité, il me fait moins voyager que le McClelland’s Islay. Bouche: Huileux, légère vanille étouffée rapidement par une pelletée de tourbe. Se termine par une touche terreuse. Finale: Tourbe et épices. Les médicaments s’étirent un peu trop à mon goût. Équilibre: Quand même un bon blend, mais toutefois pas mon favori. Beaucoup trop médicamenteux pour moi. Je me ferme les yeux et je vois du vert hôpital. Je suis encore tiraillé à savoir si je l’achèterais, il est quand même juste 35 dollars…

RV 82%
Belle tourbe, mais on dirait que le sucré du Highland Park veut un peut trop prendre le contrôle, ce qui fait qu’on ressent que ce whisky ne peut s’exprimer comme il le veut. Bonne sensation au palais, mais manque de finale pour être totalement appréciable. Sans être désagréable, il se fait meilleur dans le style vatted & peated et comparé à son frère le Gold Reserve, il n’arrive à la cheville.

Black Grouse Alpha Edition

40% alc./vol.
Une édition plus fumée et plus riche que le Black Grouse original

Patrick 88%
Nez : Tourbe, pointe terreuse dans laquelle on aurait écrasé quelques fruits. Bouche : Une belle pointe fumée poivrée-salée, un peu de fruits. Finale : Finale salée offrant une belle longueur. Balance : Très intéressant, un très bon whisky.

Martin 83%
Assez orangé ce blend. Nez: Tourbe légère de type pneu brûlé avec un peu d’orange. Touche de bois de chêne. Plutôt bien sans être rien d’exceptionnel. Bouche: Doux et sucré. Pointe de miel et de vanille sur plastique et épices. Finale: Retour agréable du pneu sur une vague épicée. Petite impression jeune et métallique. Équilibre: Tant qu’à faire, le Black Grouse régulier fait autant la job pour le prix. Points bonus pour la belle bouteille par contre.

Black Velvet 3 ans

40% alc./vol.

André 89%
Belle texture malheureusement trop fragile et volatile. Fruits séchés, bon croquant de bonbons secs. Bonne done d’épices et de bois. J’adore l’évolution à partir du nez qui manque de panache jusqu’à la finale bien relevée et soutenue.

RV 90%
Quand d’une famille qui vit dans un parc de roulottes sort une belle petite érudite, c’est encore plus beau. Blé et bleuet, c’est doux mais différent. Le cote sucré des Prairies. Arrivée un peu de cayenne, surprenant peu de sucre, mais début de bouche à fond le blé, qui se poursuit jusqu’en finale. Recette qui ne semble pas difficile mais de très bon gout.

Martin 72.5%
Couleur or cuivré à la frontière de l’orangé. Nez: Fruits séchés, raisins et dattes. Le rye épicé nous rentre dans le nez. Barbe à papa et caramel avec un léger caoutchouc sous-jacent. Bouche: Un peu de bois. Raisins, dattes et seigle. Me rappelle un Crown Royal, mais en un peu plus fade. Très fruité et sucré pour son âge. Finale: Peu présente, peu affirmée. Mûres et caramel. Épices. On se quitte sur une certaine amertume. Équilibre: Je suis agréablement étonné. Je m’attendais à la pire des merdes.

Blackadder Clynelish 16 ans 1990

46% alc./vol.
432 bouteilles, fût #3954, distillé en mai 1990 et embouteillé en septembre 2006.

Patrick 89%
Nez: Orge fumé et floral, avec un soupçon de bois. Bouche : Explose en bouche, avec de la fumée, du sel et une touche de cuir. Les fleurs enrobent tout. Un peu de fruits du xérès. Finale : Longue et savoureuse, avec des épices. Balance : Très complexe et bien balancée. Vraiment bien.

Martin 90%
Le verre levé nous laisse voir une robe d’un jaune foncé évoquant un vin blanc cheap du genre Wallaroo Trail… Nez: Une faible fumée de tourbe précède un ouragan de fleurs en folie, pour se calmer ensuite sur un petit côté terreux tel du bois mouillé. Bouche: Explose en bouche, juteux, fruité, sucré, sherry, vineux, pour conclure sur une traînée d’épices en feu tel le bon vieux générique d’ouverture de Mission: Impossible. Finale: Fruitée, longue et à peine épicée. Un brin de tourbe de mêle à un doux miel coulant de sa cuillère en forme de cul d’abeille. Équilibre: Très gagnant. Dommage qu’il ne soit pas façile à retrouver. On jurerait une finition en fût spécial, mais non, sherry du début à la fin.

Blackadder Isle of Jura 14 ans Raw Cask 1992

55.6% alc./vol.
Distillé en octobre 1992 et embouteillé en août 2007, fût #5499, bouteille 27 de 285.

André 81%
Les notes soutirées au fût donnent le ton rapidement au nez; vanille, orange, raisins secs passé date, un peu austère et brut comme matériel. J’adore la texture huileuse et soyeuse qui dissimule à merveille le taux d’alcool, les saveurs de la bouche (bien que limitées) sont bien agencées et agréables; melon au miel, fruits tropicaux, vanille et miel. Finale forte et soutenue sans bien d’autres nuances que les précédentes, l’alcool est bien discret et la texture encore une fois bien huileuse. Un Jura bien différent, loin des sherry cask habituellement présentés. Les amateurs de la distillerie seront probablement déroutés!

Patrick 86%
Nez: Fruits de la passion, vanille et chêne.  Semble délicat, ce qui me semble improbable pour un « raw cask ».  Bouche : La bête s’exprime enfin : Une déferlante de chêne, de vanille et de fruits de la passion vient subjugueur nos sens, à notre plus grand plaisir.  La texture en bouche est huileuse et l’ensemble est très chaleureux.  Finale : Longue, très longue.  Non.  Encore plus longue que ça.  La texture en bouche est incroyable, j’adore les « raw casks » de Blackadder, les seuls embouteillages qui offrent la même sensation que lorsqu’on boit un whisky directement tiré du fût.  Pour les saveurs, cette bouteille se mérite un 86%, mais pour les sentiments qu’elle procure, elle mériterait 100%!  Ces bouteilles ne seront probablement jamais disponibles à la SAQ car elles sont trop savoureuses, mais elles valent la peine d’être recherchées!   Un indice : Federal Wine and Spirit à Boston, et demandez à parler à Joe.  Et si vous n’avez pas une demi-journée à lui consacrer (et énormément de patience), oubliez ça!

Martin 80%
Coloration étrange qui passe du jaune-doré au vert-Prestone. Quelques matières en suspension demeurent visibles, dues au raw cask. Nez: On entame le nez avec des notes prévalentes de pruneau et de nectarine avec une pointe frileuse de fenouil. Un second passage nous offre un peu de Key Lime et sa meringue. Décisivement plus herbeux et floral que sucré. Bouche: Le côté le plus haut en couleurs de ce whisky arrive à ce stade. On y décèle le malt grillé et les fruits, avec épices et baie de genévrier. Retour des fleurs à la fin, avec une touche de racine de gingembre. Finale: S’étire sur fumée et cuir parsemés de petits fruits des champs. On reste tout de même sur une impression désagréable. Équilibre: Plus ou moins impressionnant. L’expérience reste amusante certes, mais le cask strength est plus nécessaire au concept qu’au goût.

Blackadder Raw Cask Bowmore 17 ans

53.4% alc./vol.
Cask #20199, Distilled October 15th 2002, Bottle #71 of 308 – 53.4%

André 87%
J’étais vendu aux sherry cask pour les whiskies d’Islay mais j’avoues que depuis environ 3 ans, mon amour pour les bourbon cask prend de l’ampleur. Le nez de ce Bowmore pourrait rappeler les éditions Tempest cask strength qui étaient elles aussi des ex-bourbon cask. Le nez est hyper doux comme la sensation que l’on a lorsque l’on touche des galets, avalanche de fruits tropicaux à chair fraiche, mangue, papaye, bananes et ananas, melon au miel. Vachement cochon comme amalgame de saveurs. La bouche est léchée et sensuelle, texture soyeuse qui éclipse le taux d’alcool, les fruits sont plus discrets et la fumée de tourbe plus présente, se terminant pas des notes de cendre refroidie et citronnée. Un peu court en bouche par contre. Un Bowmore en subtilité et délicatesse, un vent des tropiques au sud du cercle polaire.

Patrick 94%
Un whisky tellement superbe, c’est difficile à croire que je ne l’ai pas aimé au premier abord. Peut-être a-t-il respiré un peu depuis et s’est ainsi amélioré? Ou encore je me suis habitué à cette façon déconcertante de nous présenter le whisky de Bowmore? Qu’importe! L’important est qu’il semble meilleur à chaque gorgée que j’en prends! Sublime! Nez : Un puissant mélange de sel et de fumée de tourbe, de l’huile à moteur, du chêne brûlé et une touche de mangue sucrée, mais pas encore tout à fait mûre. Bouche : Oh, dès, la texture du whisky est extraordinaire! Superbement huileuse et onctueuse et porte les saveurs avec une rare intensité. Du sel et encore du sel, puis de la fumée poivrée, de l’huile à moteur et une touche de fruits tropicaux qui apportent un peu de sucre dans le mélange. Finale : D’une superbe longueur et savoureuse, avec du sel, de l’huile à cuisson, un peu de bois brûlé et de cendres.

Martin 93%
Nez: Tourbe florale, mangue séchée, cire chaude et algue marine. Cantaloup, en fin de nez la tourbe devient un peu plus sale, style viande fumée ou même huile à moteur. Une explosion de sensations fortes! Bouche: Huileuse et texturée, sur l’abricot confit, le sel fumé, la cendre du classique feu de plage et un soupçon de tabac à pipe. Chêne, poivre noir et fruits tropicaux. Finale: Longue, chaleureuse, enveloppante, sur le bois toasté, les fruits secs et une pointe médicinale incroyable. Équilibre: Un embouteillage distingué et profond, qui conjugue la finesse de Bowmore et la brutalité du Raw Cask avec brio. À consommer avec modération, en présumant que Modération soit le nom de votre meilleur chum…

Blackadder Raw Cask Bunnahabhain Moine 13 ans 2005

59% alc./vol.
Ex-Bourbon barrel Cask #800017, Distilled 20/12/2005, Bottled 16/10/2019, 214 bottles.

André 88%
Quelle douceur au nez, aucune perception de l’alcool et des saveurs hyper douces. Ananas et miel, vanille, feu de plage, sel de mer, abricots, poires, boisson au citron, cendre froide. La bouche est plus corsée, hyper cendreuse. La tourbe est très présente et se mélange aux fruits jaunes divers dont le citron, les agrumes et les poires, chocolat noir. Aspect maritime très contextuel et un accent minéral un peu brut. La texture est un peu disparate, aucun aspect huileux ou gras, astringence au rendez-vous pour la finale, sur la cendre froide fruitée. Une belle expérience sur une palette aromatique limitée.

Patrick 92%
Le mélange de saveurs « idéal » (fumée de tourbe et xérès), avec une superbe profondeur – dans le style, difficile d’en demander plus. Nez : Ooooh… Mon type de parfum favori! De la fumée de tourbe admirablement croisée avec du succulent xérès sucré, une touche de poivre et de bois brûlé. Bouche : De la fumée de tourbe, du bois brûlé, du poivre et, après quelques secondes, du superbe xérès fruité qui vient enrober le tout. Finale : D’une belle longueur, où la fumée et les épices laissent tranquillement leur place au xérès.

Martin 90%
Nez: Belle fumée ultra-fruitée, chocolat et vanille. Sherry bien goulu, chêne et cuir nappé de caramel. C’est chaud, c’est chaud! Bouche: Belle texture, épices mielleuses et enivrantes. Tourbe hyper cendreuse, le feu de camp de plage typique par excellence. Bois brûlé, délicieux! Finale: Le bois cramé, le poivre et le vin chaud sont à l’honneur, pour une longue envolée et pour notre grand bonheur. Équilibre: Une bête, un breuvage qui n’est pas vraiment pour tous, mais quand on aime, on adore.

Blackadder Raw Cask Lochranza (Arran) 23 ans 1996

52.2% alc./vol.
Sherry Butt Matured Cask #932, Distilled 08/08/1996, Bottled 11/2019, 577 bottles.

André 90%
Framboises tombées dans la terre, cerises, chocolat au lait, mangue, fruits secs. Agréable douceur, rondeur presque noble. En bouche; oranges et cerises, fruits tropicaux, gâteau aux fruits, fruits secs, raisins, chocolat au lait. Texture sirupeuse presque huileuse, avec tout de même un aspect brut un peu costaud. Le sherry est puissant et légèrement astringent en finale avec un feu d’artifice d’épices et de wine gums. À l’aération, les notes de chocolat de précisent.

Patrick 90%
Un superbe whisky savoureux et intense – à l’aveugle, je n’aurais jamais cru qu’il s’agissait d’un Arran, mais ce qui compte, c’est que c’est un excellent whisky. Nez : Un délicieux parfum avec de belles notes de xérès fruité, de caramel, de chocolat et une discrète touche boisée. Bouche : Du beau xérès, du bois brûlé et épicé et un peu de chocolat noir et de vanille. Le tout porté par une superbe texture comme seuls les Raw Casks de Blackadder peuvent offrir. Finale : D’une belle longueur, plutôt sucrée.

Martin 90%
Nez: Fruits rouges, caramel et bois. Un peu de poivre, de boucane subtile et de gazon. Miel et fleurs blanches. Céréales signature d’Arran. Bouche: Belle richesse en bouche, miel, rosée, chêne, raisin et xérès. Chocolat et touche de minéralité. Superbe. Finale: Longue et chaude avec une texture soutenue et des notes de xérès, de bois, de cacao et de vanille. Équilibre: Un super whisky, ces « raw cask » de Blackadder sont tellement explosifs dans leur éventail de saveurs, bouts de bois en prime!

Bladnoch 10 ans

46.7% alc./vol.

André 84%
Fruits à chair, agrumes, ananas, poires, melon au miel, miel, vanille, une touche herbeuse. Très simple, bien construit mais hyper simple. Avec un taux d’alcool de près de 48%, je m’attendais à quelque chose de plus franc que le rendu très lisse qui est livré. Alternant entre le miel et la vanille, les fruits tropicaux et les notes de jus de citron, crème pâtissière. On a un amalgame de poires, d’oranges, d’ananas ainsi qu’une touche de coconut et d’herbe mouillée aussi. La finale est courte, une pincée de gingembre et des fruits à chair sur une conclusion de bois séché et vanillé.

Patrick 87%
Un whisky qui m’a laissé sur mon appétit la première fois que j’y ai goûté. Mais à chaque fois que j’y reviens, il semble s’améliorer. Un whisky avec lequel il faut être patient. Nez : Un beau parfum d’agrumes recouverts de sucre blanc et de gelée aux pommes. Bouche : Sucré, avec des pommes, du caramel, des épices discrètes et quelques agrumes. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices, du gingembre en particulier.

Martin 81%
Nez: Agrumes, prosciutto tranché mince, miel, poires et sucre blanc granulé. Mijoté de pommes et de caramel, touche de bois sec. Bouche: Sucre blanc, pommes et poires, quelques agrumes, touche de gingembre frais. Herbe séchée et bois grillé. Finale: Épicée comme il le faut, mais la longueur nous laisse sur notre appétit. Retour du bois et du gingembre, avec quelques notes d’agrumes. Équilibre: Pas méchant, mais il y a qui plane au-dessus de tout une sorte de céréale un peu pourrie que justement pourrit tout autant le reste de l’expérience. Je ne sais pas, c’est peut-être juste moi qui accroche.