Arran Amarone Finish – 50%

50% alc./vol.
Arran s’est très tôt lancée dans les affinages (cask finishes). Souvenons nous des Bourgogne, Cognac, Calvados, Sauternes woods finishes du début des années 2000. Cette année, Euan Mitchell, son jeune manager, nous en propose trois nouveaux. L’un affiné en fût de Porto, un autre en fût de Sauternes et cet affinage dans des fûts ayant contenu de l’Amarone, rare vin rouge sec issu de raisins passerillés de l’appellation Valpolicella. Que ce soit la palette chromatique, aromatique ou gustative, chacune d’entre elles est d’une rare élégance.

André 90%
Avec une couleur rose saumon cuivrée, pas de doutes sur les influences d’affinage en fût particulier. Nez fruité d’orange et de poires. Beurre. Superbe en bouche, les fruits sont toujours aussi présents, accentués par des notes de chocolat au noix. Finale soutenue et toujours fruitée, raisins secs, poires et eau de rose accompagné des inséparables oranges. Un single malt bien constitué, à la balance exceptionnelle. Une belle réussite d’affinage qui saura plaire à plusieurs amateurs.

Patrick 90%
Arôme vineux, avec une touche de chocolat noir. Une fois en bouche, le whisky prend toutefois toute sa dimension : Profond, suave, riche…. Cerises mures, chocolat, caramel, orge, vanille. Tellement sucré, on dirait un vrai dessert! Le tout est superbement équilibré parles notes de chêne brûlé. La finale est longue, intense et surtout très chaleureuse. L’équilibre est parfait, les sensations aussi, et une belle profondeur des saveurs lui assure cette note de 90%! Exactement ce qu’un « cask finish » doit être.

Martin 90%
Joli ambré bruni et riche de ses 50% d’alcool, bonifié d’un rosé octroyé par sa finition spéciale. Nez : scotch racé typique, orge, miel, légère fumée, poire et orange. Un sherry cask en moins poussiéreux et en moins raisin-tabac. Subtil et sublime. Bouche : sucré et fruité, le taux d’alcool transporte bien les notes de chocolat noir, de raisins secs, d’épices, de noix, de cerise et de vanille. Wow. Finale : d’une belle longueur, on continue à se laisser aller avec poire, chêne, raisins et cacao. Équilibre : un pari qui a été payant pour Arran. Un cask finish avec un solide taux d’alcool et avec des saveurs qui collent longtemps avec nous pour notre plus grand plaisir!

RV 91%
Bien dosée, élégante, une superbe bouteille racée. Quand on parle d’un whisky dénaturé, juste à en voir la couleur on s’attend à ce que ce soit beaucoup plus en vin italien qu’en résultat d’orge maltée. Le nez, assez délicat, ne décourage pas de cette même pensée. En bouche, un excellent whisky à tendance Speyside boisée, qui joue sur des notes de vanilles et assurément d’Amarone, sans tomber dans le raisin mais dans le sucre de celui-ci. La finale est peut-être un peu courte alors que j’aurais aimé profiter encore plus longtemps de ce whisky à la finale punchée et étonnante.

Arran Barrel Reserve

43% alc./vol.
Arran Barrel Reserve est un single malt vieilli pendant au moins 7 ans en fûts de bourbon de premier remplissage.

André 80%
Fraicheur en bouteille. Nez festif et aérien, beaucoup d’agrumes et d’abricots, ananas et oranges, vanille. Bouche sucrée, poires, pommes vertes et citron, agrumes, avec une petite morsure salée en finale de bouche maltée en grande partie qui s’accompagne d’une sécheresse boisée à saveur de chêne. Pas mal simpliste comme présentation. Finale qui manque de structure, diluée aussi et dépouillée du côté huileux ou gras, sur les céréales séchées et les éclisses de bois vanillées. Deuxième opus de la série, qui a date me laisse plutôt froid, même pour le prix. On est en deçà de la qualité à laquelle Arran nous a habitué.

Patrick 85%
Un beau whisky simple et efficace, plein de fraîcheur et agréable à boire. Nez : De belles agrumes, du chêne et des pommes fraîches. Bouche : De belles céréales, du chêne sec et épicé et des agrumes. L’ensemble est frais et légèrement épicé. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et épicée.

Martin 84%
Nez: Belle petite fraîcheur. Léger melon miel, abricots, vanille et oranges. Touche de fleurs et de réglisse rouge. Bouche: Chêne sec, xérès, fruits rouges, touche d’épices, malt grillé avec la plus infime des fumées de tourbe. J’aime bien, même si la texture laisse un peu à désirer. Finale: Moyennement longue, sur des notes de cannelle, de poivre et de bois. Touche de cuir et de douce boucane. Équilibre: Bien plaisant, bien aligné avec le style d’Arran. Peut-être pas le meilleur de la distillerie, mais tout de même un beau NAS d’entrée de gamme, comme toutes les distilleries devraient avoir dans leur portfolio.

Arran Bourbon Single Cask

46% alc./vol.
Single cask #648, bouteille #69 de 261, distillé en 1998, embouteillé en 2009.

André 88.5%
Très boisé du chêne des barriques de bourbons à l’arrivée, vanillé et relents de bananes. Sec en bouche au départ mais le tout se calme rapidement. En milieu de bouche, il devient plus difficile à sizer mais la touche métallique – que l’on retrouvait dans les anciennes versions de Arran – est de retour, mais de façon plus contrôlée. Celle-ci trouve vraiment sa place dans l’évolution en bouche, ce qui n’était pas toujours le cas dans les anciens embouteillages. La meilleure partie est en finale et en rétro-olfaction; Agrumes, oranges, une touche de sherry peut-être et de chocolat noir jumelé à un kick vraiment inattendu en rétro-olfaction. Pour un novice, ce Arran sera une belle introduction aux fûts de bourbon mais ce sont les connaisseurs qui eux, en apprécieront réellement les subtilités et les nuances. Le bourbon finish rehausse l’ensemble d’une présentation qui aurait pu être au départ ordinaire, en quelque chose de vraiment bien, surtout pour le prix demandé.

Patrick 90%
Superbe whisky, il faut que je m’en achète une!

Martin 88%
Jaune franc et saturé. Nez: Vanille, meringue et herbe. On joue ici efficacement dans les notes propres à la distillerie. Réconfortant et frais à la fois. Fruits tropicaux, cantaloup et sucre d’orge. Bouche: Sucre d’orge toujours et miel épais. Chêne discret trempé dans les fruits et le chocolat blanc. Raisin vert, poivre et cannelle. Finale: Belles vagues d’épices et de miel. La planche de chêne et la vanille dominent agréablement. Équilibre: Un bon exemple de ce qu’arranger peut accomplir avec un fût qui donne parfois des résultats disons inégaux.

RV 89%
Le Arran sans le cuivre, ou du moins très bien apprivoisé. Quelques respirations plus tard, le miel frais liquide se lève. Les épices se présentent comme si elles étaient retenues tels les bretons derrière Obélix à la porte du village devant les romaines légions. Le miel vient ensuite serrer la main des épices avant d’être balayées par des tannins de chêne mincement brulés mais non caramélisés avant de s’éteindre sur un bruyère à la Glen Garioch. La finale est un peu courte mais se conclut sur un dernier sursaut d’oranges pas mûres. L’aftertaste a une belle harmonie. Un beau cask finish, qui sait apporter une nouvelle valeur sans tout obscurcir du goût habituel de la distillerie; un malt qui s’accessoirise de son finish au lieu de s’en camoufler comme trop de Port Wood. Et pour les amateurs de Glen Garioch 15YO, impossible de ne pas apprécier.

Arran Côte Rotie Cask Finish

50% alc./vol.

André 90%
Encore une fois, cette distillerie nous étonne par la justesse de sa présentation et le prix abordable, tout pour les aimer. Superbe nez de compote de fruits sauvages, de cosses d’oranges, d’abricots, de framboises, raisins mauves, prunes et de chocolat au lait. On a aussi un zeste de citron bien rafraichissant qui titille les narines. Belle texture onctueuse en bouche, on perçoit quelques notes de chêne séché et de bonnes épices au départ, puis du poivre broyé qui s’entremêle de fruits secs divers (oranges, nectarines, prunes, framboises, raisins, cerises) et de xérès. J’adore l’agence ment des saveurs et la texture enveloppante qui calme l’alcool. Longue finale planante, sur les fruits rouges épicés et des notes de cuir sur lesquelles on aurait renversé une coupe de vin rouge.

Patrick 90%
Un autre Arran qui livre la marchandise ! Les finitions en fûts de vin rouge sont souvent périlleuses, mais ici, on a réussi l’exploit avec brio. Nez: Un arôme de chocolat aux cerises, avec du coulis de fruits, le tout subtilement enveloppé par la force du chêne. Bouche : Marqué par du vin est très intense, mais aussi par des fruits chaleureux, du chêne robuste et une bonne dose de chocolat noir. Finale : D’une belle longueur, marquée par la force du vin rouge, du chêne et des épices de ces deux protagonistes.

Martin 90%
Nez: Fruits rouges goulus et caramel épais. Vineux, annonce d’une texture relativement riche. Orange, chocolat et chêne. Bouche: Texture au-delà des attentes, riche, épices à la hauteur du taux d’alcool. Fruité, omniprésence du vin rouge, enveloppant, feutré, hivernal. Finale: Le taux d’alcool semble élevé, mais est rapidement calmé par la texture du malt. Caramel et chêne grillé. Équilibre: Tout se joue sur le tableau de la texture. Définitivement une des belles réussites de la gamme des Cask Finishes de la distillerie.

Arran Limited Edition 20 ans KWM Cask 1649

50.8% alc./vol.
Embouteillé pour le 25ème anniversaire du Kensington Wine Market. Sherry Hogshead, Cask 1649, distillé le 28/10/1996, embouteillé le 05/04/2017, 233 bouteilles.

André 92%
Oranges, sherry, gâteau aux fruits, bonbons jujubes en forme d’ours, petits fruits sauvages. Belle fraicheur générale, fruité goulument. La bouche est très fruitée, avec des notes de café noir et de chocolat amer en toile de fond, salade de fruits et petits fruits sauvages. Texture intéressante oscillant entre un peu d’amertume du chêne et la vivacité du sherry un peu festif, les framboises fraiches, les prunes, les fruits tropicaux et la marmelade d’oranges. La fracheur générale en font un whisky pas mal agréable à savourer. La finale est portée par les fruits divers (petits fruits sauvages, fruits tropicaux), le sherry et une onctuosité mielleuse.

Patrick 91%
Wow, les gens du Kensington Wine Market sont chanceux d’avoir obtenu un tel whisky pour leur anniversaire! Intense, complexe et superbement balancé. Nez : Savoureux parfum avec de succulents fruits, de la vanille crémeuse, un peu de bois et un appétissant sucre blanc. Bouche : Xérès intense, vanille sucrée, épices et bois brûlé. Finale : Longue et savoureuse, marquée par le xérès et le bois.

Martin 91%
Nez: Xérès et agrumes ouvrent le bal, suivis de notes de vanille, de chêne et de miel. Bouche: Fruits, épices, cacao et chêne. Sherry goulu, grains de café brûlés, pelure d’orange et dattes. Explosion de saveurs. Finale: Bien soutenue par son taux d’alcool, avec de belles notes de bois épicé, de fruits des champs et d’épices diverses. Équilibre: Un superbe single cask, les belles notes de sherry cask sont au rendez-vous, tout en gardant le coeur et l’âme d’Arran.

Arran Limited Edition 20 ans KWM Cask 964

52.5% alc./vol.
Embouteillé pour le 25ème anniversaire du Kensington Wine Market. Sherry Hogshead, Cask 964, distillé le 12/08/1996, embouteillé le 05/04/2017, 262 bouteilles.

André 89%
Bien maritime au nez et d’une agréable fraicheur des grands espaces; tarte au citron et agrumes, bananes, ananas frais, vanille crémeuse, miel onctueux et une fine touche de fruits sechés. La bouche est ample mais livre une souplesse impressionnante digne des contortionistes de cirque; banana split, ananas, poires, vanille et miel. Je m’attendais à quelque chose de plus étoffe du côté des fruits rouges vu l’utilisation de sherry cask, pas que ce soit désagréable mais disons que la présentation est un peu hors-norme pour un fût de xérès (2eme ou 3eme remplissage ?) À l’aération, le nez du whisky devient un peu pétillant, presque frivole et festif, l’effet est très intéressant, les accents citronnés et maritimes semblent avoir pris de l’assurance et ont gagné en force. La finale de bouche est bien épicée et musclée, on ressent aussi le taux d’alcool plus élevé, ce qui n’ampute aucunement les autres saveurs plus tropicales et fruitées que livre le whisky depuis le nez. Difficile de percevoir le sherry cask hyper gêné dans cette présentation. Un bel investissement qualité-prix, tout comme Arran peut le faire. Un whisky pour la piscine par une belle journée (chaude) d’été.

Patrick 90%
Un whisky que j’ai bu comme je mangeais mes bonbons quand j’étais un kid. Yummy, encore svp!! Nez : Céréales sucrées, vanille, bois, herbes et quelque chose de feuillu. Bouche : Bois épicé, un peu de fruits chaleureux et sucré venant du fût de xérès, avec une touche de vanille. Finale : Longue, sucrée, fruitée et surtout chaleureuse.

Martin 90%
Nez: Céréales, citron, ananas, vanille, chêne et fleurs. Meringue et crème, avec le taux d’alcool qui tel un soldat dans une tranchée se pointe légèrement la tête. Bouche: Fruits rouges, épices et chêne. Le feu roulant de son taux d’alcool est plutôt rapide comparé aux autres cask strength à 50-ish degrés du reste de l’industrie. On a quand même droit à des notes de malt, de sucre blanc, de poires, de fleurs et de fruits tropicaux. Finale: Épices et bois, tout en conservant les notes énumérées plus haut. Équilibre: Pour un sherry cask, on cherche un peu l’influence du xérès, mais à part ça, c’est bon en cul.

Arran Machrie Moor – Édition 2020

46% alc./vol.
Dans la partie ouest de l‘île d’Arran se trouve un champ de tourbe appelé « Machrie Moor ». C’est là que, selon la légende, le géant Fingal attachait son chien favori, Bran, à une pierre levée. Cette version tourbée à 20 ppm est élevée en fûts de bourbon. Désormais en édition permanente.

André 84%
À l’exception des version cask strength, cette série ne m’a jamais bien impressionné. Pas un fan de tourbe hyper terreuse un peu funky de Arran. Nez; poires poêlées, ananas, et fumée de terre humide organique, cacao, citron, oranges. Le nez est dans la ligne directrice des embouteillages de type bourbon cask de la distillerie. Malheureusement, la texture de bouche est diffuse et diluée, presque sans structure. Oranges et agrumes, vanille, miel, noix de coco, ananas et tourbe terreuse mouillée, chocolat au lait fumé et citron. Finale poivrée et épicée, fumée et parfumée aux notes d’agrumes. Pas un mauvais whisky, juste pas à la hauteur de ce la distillerie nous a habitué.

Patrick 86%
On se trompe rarement avec un whisky tourbé, et on se trompe rarement avec un scotch d’Arran. Bref, même si je crois que ce whisky est un peu trop jeune pour être sublime, ça demeure tout de même très bon. Nez : Une belle fumée de tourbe, avec des notes de vanille et d’agrumes. Et un petit je-ne-sais-quoi me donnant l’impression que ce scotch doit être assez jeune. Bouche : Toujours la belle et savoureuse fumée de tourbe, des agrumes et de la vanille, mais définitivement, c’est un jeune whisky. Bof, pas grave, c’est bon quand même. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur des notes de fumée poivrée. 2e tasting: Patrick 84% Un bon whisky tourbé, mais un peu trop jeune pour être superbe. Bon, ça dépanne bien quand j’ai besoin d’une touche de fumée dans un blend maison ou un cocktail. Nez : Fumée de tourbe fraiche, agrumes et new make. Bouche : New make, fumée de tourbe, agrumes, bois sec et très discrète vanille. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, boisée et légèrement épicée.

Martin 86%
Nez: Tourbe mi-salée, mi-crasseuse dès le départ. Citron, miel, air salin et pierre lavée. Avec un taux d’alcool supérieur, on pourrait presque le confondre avec un Port Charlotte adouci. Chocolat, vanille et chêne, avant de refermer le cercle avec une vague de tourbe. Bouche: Miel, vanille, tourbe et pastilles pour la gorge. Eucalyptus, épices et chêne. Un beau malt maritime. Finale: Poivre blanc et fumée boisée. Belle longueur, belle chaleur, on aime. Équilibre: Un bel effort tourbé de la part de la distillerie. Si votre coeur balance entre un Bowmore 12 ans et un Port Charlotte, vous trouverez peut-être votre bonheur au fond d’une bouteille de Arran Machrie Moor.

Arran Machrie Moor Cask Strength

56.2% alc./vol.
Sur la côte ouest de l’île d’Arran se trouve une tourbière mystique et balayée par le vent appelée Machrie Moor. Des cercles de pierre et des pierres dressées de l’âge du bronze sont disséminés sur son terrain aride et vallonné. L’un des cercles de pierre est connu sous le nom de Fingal’s Cauldron Seat, où se trouve une pierre avec un trou sculpté. On dit que le légendaire guerrier géant Fingal aurait attaché son chien préféré Bran à cette pierre.

André 83%
Nez plutôt muet, la tourbe verte est effacée. Grosse vanille, fumée diffuse, fruits exotiques, terreau humide et laine de mouton mouillée. Texture huileuse cachant bien le jeu de l’alcool. Douce tourbe, anis et bois calciné, cendre froide, sel de mer, ananas, pommes vertes. C’est plutôt plat comparativement au souvenir que j’avais des éditions précédentes. Finale moyenne en longueur, très vanillé, finement tourbée et saline.

Patrick 88%
Un très bon whisky avec une intensité bien mesurée, et don’t la fumée de tourbe, d’une intensité bien mesurée, permet de saisir toute la complexité du dram. Nez : Sent la fumée de tourbe, le plastique brûlé et les oranges brûlées. Bouche : Des oranges sucrées, du chêne brûlé, des pommes vertes et une belle fumée de tourbe qui enveloppe bien le tout. Finale : D’une belle longueur, avec de la fumée de tourbe, des agrumes, une goutte de vanille et des pommes vertes.

Martin 82%
Nez: Sucre à glacer, s’mores, poivre, bois, fruits tropicaux et herbe verte. Bien plaisant quoique j’ai l’impression que cet embouteillage cache bien son jeu. Bouche: Sucre d’orge, poivre rose, céréales et chêne. Épices et fruits des champs, pommes rouges et mini-touche de tourbe et de cuir. Finale: Bien chaude et plutôt douce pour son degré d’alcool. Notes de pommes mijotées et de belles épices. Équilibre: Pas mauvais, mais je trouve que cette édition n’est pas à la hauteur par rapport aux anciens Machrie Moor.

Kim 82%
Nez : Chocolat au lait à la guimauve, réglisse rouge, une pointe d’anis étoilé fraichement moulu et étrangement des épinards poêlés. Bouche : Sur le grain à fond, mais la réglisse rouge est encore là. L’alcool s’impose par la suite et prend la place, ce qui est un peu dommage.

Arran Machrie Moor Peated 5th Edition 2014

46% alc./vol.

André 87%
Belle tourbe terreuse et maritime, mélangée d’herbe verte mouillée, de céréales de malt et zeste d’agrumes, beaucoup de vanille. Au nez, la tourbe de cette édition me plait beaucoup plus que ses prédécesseurs. Dommage que le whisky soit si mou en bouche, un manque de caractère qu’un taux d’alcool un peu plus généreux (50%?) aurait peut-être aidé à soutenir. La tourbe est éventée, le vieux bonbon de menthol oublié au fond du manteau d’hiver que l’on retrouve à l’automne, belle notes d’agrume et de citron maritime. La tourbe est par contre bien dosée, pas envahissante et ne dénature pas trop l’essence même de la distillerie. La finale est moyenne-courte, la tourbe est évidente mais ne monopolise pas la bouche, et se mélange agréablement avec les saveurs d’agrume et les accents maritimes.

Patrick 80%
Sans être mauvais, Machrie Moor demeure une déception venant d’une distillerie que j’adore autrement. Exclusivement pour les fans finis de la distillerie. Nez : Belle tourbe salée avec des notes d’algues marines. Aussi une très subtile note de fruits. Bouche : D’abord le sel, puis la fumée, ensuite la tourbe et enfin un cocktail de « végétation » et d’épices. Surprenant, la tourbe est plus subtile qu’on s’y attendait. Finale : D’une longueur moyenne et salée.

Martin 87.5%
Un autre chardonnay sous l’influence de la tourbe. Jambes exceptionnellement fluides et grasses. Nez: Claque sur la gueule de tourbe, ça faisait longtemps que de la tourbe ne m’avait pas remis à ma place de cette façon. Après au moins le troisième nez on peut y déceler orge sucrée, ananas, chêne et pêches. Bouche: Tourbe sucrée, miel citronné, pêches, fruits tropicaux, cuir, dattes et planche de chêne. Finale: Quelques grains d’orge fumés mêlés aux épices descendent doucement dans un douillet nuage phénolique. Équilibre: Qui aurait cru qu’une distillerie au caractère si floral n’avait pas assez froid aux yeux pour nous livrer une pareille bête déchaînée? Arran et tourbe, un partenariat surprenant.

Kim 92%
Peut-être avais-je faim en le dégustant, toujours est-il que j’y perçois des effluves de pizza garnie… poivron vert, champignons et un peu de tourbe. Weird, mais agréable. La pizza disparaît complètement en bouche, pour offrir un dram mielleux, sucré, d’où émane une douce fumée et un soupçon de poivre. Il représente particulièrement bien l’Écosse, comme un Jamie Fraser du whisky.

Arran Madeira Wine Cask

50% alc./vol.
Édition 2008 limitée à 5760 bouteilles.

André 89%
Au nez, mélange d’orange et de pêches, confiture d’orange, agrémentées de saveurs de banane et de vanille provenant du fût de chêne. Le tout cache bien le taux d’alcool. Les épices sont plus frénétiques en arrivée en bouche, l’intégration du fût de Madère est magistrale, les sucres goulus et généreux, avant la livraison d’orange confites et d’un soupçon de cuir. Les éléments sucrés dominent l’ensemble en bouche. La finale, quant à elle, tranche légèrement avec ses accents épicés mais libère aussi de savoureuses notes d’ananas et de fruits tropicaux avant de s’essouffler en quelques sécheresses épicées en toute finale de bouche. Y’a une petite touche qui m’accroche en finale, la conjugaison alcool-épices-sécheresse du fût de Madère peut-être, sinon, j’aurais noté en haut de 90%. Un beau voyage des sens, de belles saveurs.

Patrick 87%
Nez: Aaaaah… Le vin de Madeire. Disons que je ne suis pas un fan. Bref, vin de Madeire et chêne au nez. Bouche: Une belle chaleur, de beaux fruits (ou plutôt une pointe vineuse) et quelques épices. Finale: Chaleureuse et assez longue. Marquée par le vin. Balance: Nez ordinaire mais la bouche est excellente. Je suis agréablement surpris.

Martin 85.5%
Ambre orangé et légèrement rosé, chair de citrouille. Nez: Fraises et épices du vin de madère nous accueillent à bras ouverts avec un voile de muscade. On poursuit sur eau de rose infusée au chêne et à la noix de coco. Bouche: Baies séchées, orange, amandes et gingembre. Sucre d’orge en puissance. J’ai tout de même l’impression que le taux d’alcool occulte peut-être certaines saveurs ici. Finale: Assez longue, ponctuée d’orange, de gingembre et de cannelle. Équilibre: Arran reste un superbe malt à la base, mais je ne peux m’empêcher de croire que cette finition spéciale aurait pu s’en tirer à 46, voire même à 43% d’alcool sans heurt, et ça l’aurait peut-être même amélioré.