Lagavulin Distiller’s Edition 1999-2015 Batch LGV 4/504

43% alc./vol.
Lancé en 1997, le Lagavulin Distillers Edition, demeure après 17 ans une valeur sure que tout amateur de whisky digne de ce nom se doit d’avoir dégusté au moins une fois. Lagavulin Distillers Edition a bénéficié d’un affinage en fût de xérès Pedro Ximenez de seconde maturation ayant contenu un vin élaboré avec des raisins séchés au soleil, aux saveurs intenses.

André 93%
Même maquillée et fardée, la beauté naturelle du Lagavulin demeure évidente sous ce cask finish de Pedro Ximerez. Nez rempli de fruits rouges, de réglisse, de sherry, d’oranges couché sur des draps de tourbe phénolique et une nuée saline. La bouche est moelleuse, raisins mauves, fruits sechés, réglisse rouge et un savant mélange de tourbe et de sel. La tourbe est phénolique mais beaucoup amadouée par le cask finish qui s’estompe avec le temps et redonne tous les droits aux saveurs médicinales de reprendre la gouverne de cette chevauchée fruitée-maritime. La finale est douce, fumée et offre de belles vagues de chocolat noir amer et de moue de café. Pour les amateurs de la distillerie, une variante agréable sur l’édition normale. Pour les curieux n’ayant jamais savouré les produits de cette distillerie, une belle façon de découvrir le style sans le coup de poing tourbé habituel. Tout le monde est heureux…

Patrick 95%
Le terme “sublime” s’applique parfaitement ici. Riche, complexe, savoureux et tout ce qu’il faut à la bonne place ! Nez : Parfum sublime où tourbillonnent ensemble la fumée et le xérès, avec de belles notes de raisins secs et de chocolat. Bouche : Toujours le tourbillon de fumée, de xérès et de chocolat, mais avec aussi une petite touche boisée-épicée ainsi que du caramel. Finale : Longue, fumée et sucrée.

Martin 93%
Pâle et croquant comme un vin blanc d’été. Nez: Une fois une première vague de Play-Doh passée, on reconnaît bien le caractère de Lagavulin. Chocolat, raisin, xérès et bien sûr tourbe. Vanille, chêne et orge. Bouche: Tourbe, citron et caramel. Chêne légèrement épicé. Raisin, dattes, pruneaux, cassonade. Texture ample et digne des meilleurs fûts de xérès. Finale: Plus courte que je ne le penserais. Légères épices, bois de chêne, raisins verts. Équilibre: Bel assemblage, les saveurs des deux types de xérès se marient à merveille, quoique n’importe qui aurait apprécié un taux d’alcool supérieur.

Lagavulin Distiller’s Edition 2001-2017 Pedro Ximenez Cask Finish

43% alc./vol.

André 91%
Wow… Un Lagavulin drapé de soie et d’étoffe presque prolétaire, un whisky riche, tant au niveau texture que des saveurs et arômes. L’approche est feutrée, presque féline, j’imagine un animal sauvage guettant sa proie au travers d’un mur d’arbres et d’herbe. Le nez est soyeux, duveteux, avalanche de fruits rouges, les cerises marasquin, le chocolat noir, le sel de mer bien iodé, la tourbe animale. La bouche est par contre un peu trop diluée même si les saveurs sont d’une intensité remarquable; dattes, prunes, fruits secs, cerises noires, tourbe phénolique et animale, les fraises et framboises, le gâteau Forêt Noire, cerises marasquin, oranges sanguines. Personnellement, la seule chose qui m’accroche c’est la texture qui est un peu molle et les saveurs semblent s’estomper rapidement si on s’attarde trop à décortiquer le whisky. Outre la tourbe qui offre une persistance étonnante, les autres saveurs sont volatiles et frivoles. Finale tourbée, avec un retour sur des relents maritimes dont le sel de mer en avant-plan. Une belle présentation, un peu trop maquillée pour se faire belle et attrayante pour le grand public, mais certainement une valeur certaine lors de vos prochains achats.

Patrick 95%
J’aime, j’aime, j’aime… J’adore. La recette du whisky parfait: Tourbe et xérès. Et hop! Une bouteille de plus dans le panier! Nez : Aaaaargh… Lagavulin Distillers Edition. Je pourrais arrêter mon évaluation ici! Fruits rouges, caramel, fumée de tourbe, iode… En fait, quelques biscuits salés. Bouche : D’abord sucré et fruité, puis rapidement enveloppé par un nuage de fumée et d’épices. Puis, un peu de chocolat noir, toujours enveloppé par la fumée. Finale : Longue et savoureuse, avec des épices, de la fumée et une touche de chêne.

Martin 94%
Nez: Tourbe affirmée mais douce, bois de chêne, fruits des champs. Le tout est très discret, tout en sachant ne montrer que l’essentiel. Cuir et vanille. On sent ici que l’on doit prendre son temps. Sel marin et palette de chocolat Laura Secord. Bouche: Fruits, vanille, raisins, cannelle et cassonade dès le départ, pour ensuite laisser briller tourbe végétale et bois sec. Touche de sherry bien sentie. Renversant. Finale: Longue, sur une intensité un peu faible à mon avis, mais qui transporte des saveurs telles que tourbe boisée, cerise noire, sherry goulu et poivre noir. Orange et chocolat. Équilibre: Un must buy. Cette édition est grandiose, tous les atouts du malt signature de la distillerie, enveloppés d’un voile doux et fruité qui saura attirer ceux qui habituellement fuient la tourbe, tout en séduisant les purs et durs.

Lagavulin Distiller’s Edition 200th Anniversary 2000-2016

43% alc./vol.
Batch LGV 4/505

André 87%
Fruits drapés de saveurs médicinales, pneu brûlé, orange, chocolat noir, réglisse noire, touche poivrée. Encore une fois, le cask finish a travaillé de façon admirable sur le nez en le gratifiant de nuances supplémentaires bien fruitées et ce sans dénaturer le whisky. La bouche est fumée et tourbée, notes de camphre et de bitume, raisins secs, sherry, réglisse rouge, puis une montée progressive des épices et du poivre s’additionnant à un petit résiduel iodé. La texture parait un peu trop diluée et c’est définitivement son point faible. Finale courte (pour un Lagavulin), tourbée et fruitée. De par les standards habituels de la distillerie Lagavulin, un opus décevant. Une expérience de nez plus que de bouche.

Patrick 96%
Dans le top 5 des meilleurs whiskys que j’aie jamais goûté ! Extraordinaire, un whisky parfait pour célébrer le 200ème anniversaire de la distillerie. Nez : Parfum sucré, fruité, fumé et salé, avec une touche de chocolat. Je ne salive pas, je bave ! Bouche : Superbe, boisé, épicé, salé, fumé, fruité, sucré et avec une bonne dose de caramel. Finale : Longue, suave, salée, sucrée, chocolatée, épicée et fumée.

Martin 89.5%
Nez: Rideau d’orge sèche et poussiéreuse devant le reste du tableau. Fruits, tourbe médicinale, anis étoilé, foin, agrumes, cacao et poivre rose. Superbe complexité. Bouche: Fruits rouges et tropicaux, tourbe, pierre lavée, raisins, sherry, chêne et réglisse. Finale: La texture retombe un peu à plat ici, et la longueur déçoit un peu aussi. Par contre toutes les saveurs sont au rendez-vous. Équilibre: Un beau distillers edition, mais sans être le meilleur. Dommage, puisque c’était leur bicentenaire, on aurait espéré, du moins pour eux, qu’ils scorent un peu plus fort.

Lagavulin Distiller’s Edition 2005-2020

43% alc./vol.
Affinage en PX Sherry Casks.

André 92%
Lors des premières éditions D.E., je me souviens à l’époque d’avoir dit mainte fois quecelles-ci dénaturaient trop l’édition originale. L’effet du temps ou de mes goûts qui ont changé (évolué?) mais je dois avouer prendre un malin plaisir à ces éditions affinées annuelles et les préférer à l’édition 16 ans de base, qui demeure sans aucun doute un classique. Cosses de petit fruits rouges, nuage de tourbe grasse à l’équilibre exquise, sel de mer, fruits tropicaux et fruits séchés, caramel, ananas flambés, raisins secs, vanille sucrée. La bouche est au départ douce et sucrée, affichera des notes de fumée de tourbe herbeuse et grasse de façon plus prononcée d`s la seconde gorgée. J’adore l’équilibre entre la fumée et les fruits, la texture sensuelle et ronde, ensemble très complexe de saveurs. Belle et longue finale mentholée et fruitée avec décadence, caramel, iode, raisins secs, etc, etc. WOW.

Patrick 92%
Merci Lagavulin de n’avoir jamais tenté de rendre ce whisky plus sexy. Un whisky de cette qualité, à ce prix et encore relativement facile à mettre la main dessus, je suis comblé ! Nez: De la belle fumée de tourbe délicieusement et typiquement Lagavulin, enveloppée de beaux fruits mûrs. Le parfum d’une valeur sûre. Bouche: L’inimitable fumée de tourbe de Lagavulin et une petite pointe de bois épicé, le tout agréablement adouci par des fruits mûrs et sucrés. Finale : D’une belle longueur, fumée et fruitée.

Martin 90%
Nez: Fumée de tourbe discrète telle qu’on la connaît chez Lagavulin. Fruits des champs et sucre caramélisé. Alléchant en maudit. Bouche: La tourbe issue de la toundra ouvre le bal, épices et bois suivent, tout en nous laissant parcourir des notes de cuir et de fruits rouges saupoudrés de sucre blanc. Finale: Bien tourbée, bien épicée, et surtout bien longue. Équilibre: Malgré toutes les éditions régulières et spéciales, malgré toutes les années, cette distillerie reste une de celle qui restent le plus fidèle à elle-même à travers le temps. Malgré Diageo. Change pas, Lagavulin.

Lagg Inaugural 2022 Batch 1

50% alc./vol.
Maturation complète en Ex-Bourbon Cask, édition limitée de 10,000 bouteilles.

André 81%
Au nez, fond de new make spirit parfumé au citron, bois vert et tourbe organique, iode. Texture plus agréable que l’édition Kilmory, plus ronde et sucrée, sucre caramélisée, vanille, grains de céréales séchés au miel, citron vert, menthe et camphre, esprit maritime général. Même sensation minérale perçue que dans l’édition Kilmory. Finale de tourbe clean et végétale, mentholée et minérale. Un peu ennuyeux à évaluer.

Patrick 82%
Un beau (très) jeune whisky prometteur. Je me vois boire ça sur le bord d’un feu dans le bois, ça serait parfait ! Nez : Fumée de tourbe fraiche et intense avec un peu de plastique carbonisé. Bouche : Fumée de tourbe d’une belle intensité, avec du plastique carbonisé, des agrumes sucrés et une touche salée. Et le new make qui n’est pas trop loin. Finale : D’une longueur moyenne, fraîche et fumée.

Martin 80%
Nez: Fruits tropicaux et menthe, herbes, céréales, tourbe légère et poivrée, le tout bardé par un chêne un peu terreux. Bouche: Sucre brun, vanille, fleurs et orge. Épices et caramel. La tourbe verte enrobe le tout. Finale: Longue, chaude et sèche. Notes bien sûr de tourbe et de craie. Bois, poivre et cassonade. Équilibre: Pas si mal, mais le degré d’alcool couplé à sa jeunesse donne un résultat plutôt agressif, même si l’amalgame de saveurs est agréable. Lâchez-pas.

Kim 81%
Nez : Incroyablement floral et parfumé! Les fleurs blanches s’entremêlent avec du zeste de pamplemousse et d’orange amère, mais aussi un côté chimique un peu déplaisant de vernis à ongles. Ce côté chimique s’amplifie et prend le dessus après quelques minutes dans le verre. Bouche : On ne se le cachera pas, c’est jeune, mais ça paraît beaucoup moins que ce à quoi je m’attendais. Le chimique que j’avais au nez s’est métamorphosé en café bien corsé et en chocolat noir, une amertume qui se marie bien avec des tannins bien intégrés. Sans être un grand whisky, c’est un début prometteur.

Lagg Inaugural 2022 Batch 2

50% alc./vol.
Deuxième opus de la série Inaugural de la distillerie Lagg sur l’île d’Arran. Ce whisky fortement tourbé a été distillé deux fois, avant de mûrir pendant deux ans et demi dans des fûts de bourbon et de subir un affinage de six mois dans des fûts de sherry oloroso Firkin de 55 litres fabriqués sur mesure. 10 000 bouteilles.

André 86%
J’ai souvent mentionné qu’un sherry trop intense cache parfois certains défauts. Cette édition est un exemple réussi de comment d’intenses saveurs masquent un spirit beaucoup trop jeune, marqué de bois vert et agressif. Nez plutôt rond, rempli de fruits rouges dont la cerise et les raisins secs, le chocolat au lait et le coconut, le citron, le caramel. Le tout a pour toile de fond une fumée de tourbe terreuse et maritime. La bouche est bien fruitée, les oranges en saveurs de tête, puis les cerises, prunes et le raisin parfumées de cannelle, caramel, chocolat au lait et tourbe mesurée mais bien affirmée. À l’ingestion, notes poivrées et camphrées ainsi que de bonbon casse-grippe. Texture huileuse fort agréable. Longue finale fumée et poivrée, notes maritimes en bonus mais où la jeunesse du whisky est un peu plus apparente. Le whisky de la série à acheter, celui qui surpasse les autres de très loin.

Patrick 83%
De la grosse fumée de tourbe et un gros fût de xérès, la recette parfaite pour un superbe whisky, même s’il est très jeune. Nez : Le parfum est dominé par un xérès sucré, fruité et capiteux qui dissimule presque entièrement la fumée de tourbe et le chêne brûlé. Bouche : Du beau xérès chaleureux et intense, du chocolat noir, du chêne brûlé et de belles épices. Finale : D’une belle longueur, pleine de fruits mûrs, de fumée de tourbe et de sel intense.

Martin 84%
Nez: Le xérès perce facilement le voile du jeune whisky. Malt grillé, fruits, chêne et oranges. Touche de raisin. Bouche: Caramel et zeste d’orange. Sucre brun, sherry, bois, muscade et cannelle. Vanille. Finale: Longue et chaude, texture moyenne. On y retrouve quelques notes de raisins secs, d’agrumes et de xérès. Par contre, la tourbe se perd un peu dans tout ça. Équilibre: Un dram bien agréable pour une distillerie qui débute, mais qui a du beat 😉

Kim 76%
Nez : Me rappelle un peu l’armagnac, ce qui est surprenant pour un whisky vieilli en ex-oloroso sherry. Noix grillées, le bois est encore très présent, écorces d’oranges confites. Bouche : Tourbe fraiche sur le poivron vert grillé, bacon à l’érable, le bois prend beaucoup de place et l’alcool pourrait être mieux intégré. On voit que le whisky est jeune.

Lagg Inaugural 2022 Batch 3

50% alc./vol.
Troisième et dernier opus de la série Inaugural. Comme pour les éditions 1 et 2, le Batch 3 est distillé deux fois à partir d’orge maltée Concerto tourbée à 50 ppm, puis élevée dans des fûts de bourbon de premier remplissage pendant deux ans et demi, avant d’être affiné dans des fûts de vin rouge Firkin de 55 litres de Rioja fabriqués sur mesure pendant six mois. Édition de 10,000 bouteilles.

André 84%
Nez de fumée de tourbe terreuse intense sur fond de vin rosé, de petits fruits sauvages et de framboises. À l’aération, cendre froide et bleuets. Belle bouche huileuse et ronde. La fumée de tourbe terreuse est plus précise et définie. J’ai des notes tirées du bourbon cask telles la vanille et l’abricot, le melon au miel qui j’ajoute aux petits fruits rouges couronnés de poivre. Le tout s’accompagne d’une touche herbacée & mentholée. Finale de bleuets et de petits fruits sauvages, fumée de tourbe terreuse, poivre et iode. Ressemble peut-être à certains Ledaig.

Patrick 84%
Un beau gros whisky jeune et intense, auquel on a accordé un vieillissement dans un fût intense. Nez : Les arômes d’un vin rouge charnu et débordant de fruits mûrs, du caramel, du chocolat noir et une discrète fumée de tourbe. Bouche : Un beau mélange de sel, de vin rouge épicé et de fumée de tourbe. Le tout est porté par une belle texture et est chaleureux. Finale : D’une belle longueur, fumée, fruitée et salée.

Martin 81%
Nez: Fruits des champs, malt, menthe et cuir réservé. La tourbe est lointaine. Chêne et poivre blanc. Bouche: Bois, poussière et touche de cassonade. Poivre blanc, herbe, menthe. Le degré d’alcool est un peu maladroitement intégré. Finale: L’agressivité de la jeunesse est mise en évidence ici. Les saveurs y sont, mais leur intensité frise la perte de contrôle. Équilibre: Un dram correct, un peu perdu entre le vin et la tourbe, toujours en quête d’identité…

Kim 76%
Nez : Ça sent jeune! Odeur chimique un peu déplaisante de vernis à ongles, mures et framboises, savon à main de station service. Bouche : Très astringent sur l’attaque, et le bois prend ensuite pas mal de place, cédant en finale à l’alcool pas super bien intégré. J’essaie d’identifier l’apport du fût de rioja dans le produit… peut-être dans le côté tannique.

Lagg Kilmory Edition

50% alc./vol.
Maturation exclusive en First Fill Ex-Bourbon barrels.

André 79%
Nez un peu plat, orienté sur l’alcool encore jeune, accents verdâtres et bonne présence d’eucalyptus, menthe et de citron sur fond de tourbe végétale. À 50% d’alcool, la bouche est presque diluée, texture relativement souple. Menthe poivrée, tourbe végétale, citron, vanille, sensation minérale et iodée bizarre, sucre à glacer. Saveurs provenant du même coin de la palette aromatique et où l’alcool pas encore assez vieilli est hautement perceptible. Finale oraganique et végétale, verte et mentholée.

Patrick 80%
Un assez bon whisky, mais encore trop jeune, le new make étant encore bien trop présent en bouche. Nez : Fumée de tourbe florale et herbeuse, avec des agrumes carbonisés. Bouche : Toujours la fumée de tourbe florale et herbeuse, de juteux agrumes et… le new make qui est pas mal intense. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, pleine d’agrumes et qui s’étire sur la saveur du new make.

Martin 82%
Nez: Tourbe crasseuse, charbon de bois, céréales et caramel. Air maritime, touche d’épices. Bouche: Cannelle, pastilles, menthe poivrée, fruits à chair blanche. Un peu de bois, de charbon et de tourbe, mais qui prend malheureusement un siège arrière. Finale: Bien poivrée, chêne et menthe, tourbe et sucre blanc. Équilibre: Intéressant pour ce nouvel essai de cette nouvelle distillerie. Patience, on pourrait avoir droit à de belles choses dans l’avenir.

Kim 80%
Nez : M’évoque étrangement la fumée de tourbe que l’on sent en se promenant sur Islay par une froide soirée, une fumée froide J’arrive même à m’imaginer sur le quai du petit village de Port Charlotte, avec les embruns salins. Bouche : L’image idyllique de cette balade sur Islay se brouille un peu lorsque le whisky entre en contact avec mes papilles. Apparaissent d’intéressantes notes sucrées et épicées rappelant les petits poissons à la cannelle. Prometteur pour un si jeune whisky

Laphroaig 10 ans

43% alc./vol.

André 91%
Pas à la portée de tous… et c’est très bien ainsi. Tourbe hôpitalesque pas subtile, pas mal de salé aussi, pastilles Fisherman’s Friend, antiseptique et odeur huileuse. On ne pourrait pas imaginer qu’un whisky à l’approche si antipathique peut être aussi doux une fois en bouche, peut-être dû à son arrivée huileuse portée et musclée à la fois, ses saveurs de sel de mer et d’algues séchées, de poisson baignant dans l’huile. Même la vanille du fut trouve le moyen de se pointer le nez au travers de ses saveurs à si forte personnalité. La finale est longue et presque analgésique, portée par la tourbe et le sel. Un whisky qu’il faut domestiquer ou qui attends le moment propice pour vous charmer. Savoureux !

RV 87.5%
Sans compromis, à prendre ou à laisser. À travers la fumée, la tourbe est tranquille même si l’hôpital ne semble pas si loin que ça. En bouche l’attaque est en crescendo, mais l’intensité y est aussi, remplie de baies sauvages et de vieilles fraises. Jolie finale bien balancée. Un grand classique où violence et douceur se côtoient étrangement, il faut alors connaître la méthode de l’assaillante, sinon l’apprivoiser tendrement.

Patrick 95%
Nez: on s’y croirait! En fermant les yeux, on se croirait dans le port de Port Ellen. Goût: Peat, sel, la mer quoi! Un peu d’algues aussi. Mon préféré! Tout en puissance, mais tellement distingué.

Martin 92.5%
Cuivre profond, or presque étincelant. Nez: Quand on parle de fumée de tourbe… Médicamenteux, iodé. Air salin, algues, faible côté sucré qui évoque le melon. Des gouttes de vanille et de chêne parviennent tout juste à percer. Bouche: C’est le cas de le dire, la fumée de tourbe nous en met plein la gueule, et on en redemande, mais elle n’oublie pas de faire une petite niche confortable dans la salle d’attente de l’urgence pour de la vanille et du caramel salé. Finale: Inoubliable. Le malt et la tourbe s’attardent sur la langue et y laissent une ambiance de camaraderie autour d’un feu de camp. Équilibre: Définitivement pas pour tout le monde. Un whisky qui s’assume pleinement. Puissant et sans compromis, l’image qui encapsule le mieux le Laphroaig 10 ans serait celle d’un hôpital de campagne.

Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #13

57.9% alc./vol.

André 89%
Culture de framboises dans un champs de tourbe. Pansements et antiseptique, asphalte chaude après la pluie, phénolique et médicinal, sel de mer, oranges et framboises. La bouche est riche et généreuse, la texture souple mais sans support gras ou huileux. Le tout demeure tout de même très agréable. Les notes de phénol et d’antiseptique explosent en bouche et s’allie à la vague d’alcool. Ananas flambé, oranges, framboises, vanille, citron, poires. Savoureux. J’ai une teinte herbeuse au fil des gorgées subséquentes, le sel de mer aussi colle en bouche. La finale est tourbée et phénolique, assaisonnée d’anis et de poivre, eucalyptus, médicinale comme on l’aime.

Patrick 90%
Un beau Laphroaig intense et crasseux comme j’aime. Encore une valeur sûre! Nez : De la fumée de tourbe, du goudron, des agrumes, du sel et une touche sucrée très discrète. Bouche : Intense, avec de la fumée de tourbe enveloppante, du sel omniprésent, de la cendre et une note de sucre d’orge. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe et le sel.

Martin 91%
Nez: Les fruits des champs semblent vouloir damer le pion à la tourbe classique de la distillerie. Mais tel une éclaircie après la pluie, on retrouve rapidement la belle tourbe phénolique et les embruns marins propres à nos attentes envers un Laphroaig. Oranges et sucre blanc viennent compléter l’équipe. Bouche: Vanille, cassonade et sucre granulé. Quelques fruits rouges avec une touche de bois viennent attendre la tourbe crasseuse, et personne ne sera déçu sur ce plan-là. Finale: Pas de pointe d’anxiété à l’horizon, toutes les saveurs nous tiennent ici par la main pour terminer l’expérience en beauté et en douceur. Équilibre: Un embouteillage d’exception, un dram fumé, fruité, fort et doux à la fois, un bel exemple comme quoi une distillerie peut jouer sur de multiples tableaux à la fois avec un rendu exceptionnel. Bravo.