Jack Daniel’s Tennessee Travelers « Sweet and Oaky »

53.5% alc./vol.
Mashbill composé de 80% corn, 12% barley et 8% rye. Édition de la série expérimentale Tennessee Travelers, Tennessee whiskey filtré au charbon d’érable puis mis en valeur par un profil accentué sur la vanille et le chêne.

André 84%
Chocolats fourré de compote de fruits rouges, belles notes de bois à la fois caramélisé et calciné, sirop de maïs et canne à sucre, cerises marasquin, macarons à la vanille cuits au four. Tout comme Martin, en bouche, j’ai des notes de pacanes que je retrouve souvent dans les bourbons. À cela s’ajoutent de la cannelle recouvrant des cerises marasquin, du caramel chauffé fondu, du bois légèrement épicé, le tout livré sur une texture liquide et sucrée. La finale s’aiguise rapidement à l’ingestion, notes de bonbons casse-grippe à la cerise, de menthol et de bois caramélisé. Agréable mais sans surprise.

Martin 84%
Nez: Caramel chaud, vanille intense, bois grillé, noix de coco, impression de sirop d’érable, touche d’écorce d’orange. Bouche: Texture relativement ample dès l’arrivée, sucre brun, maïs rôti, cacao, pacanes grillées, cannelle, avec un chêne épicé qui s’impose progressivement. Finale: Longue, vanille persistante, bois sec, café léger, chaleur enveloppante. Équilibre: Un dram riche et généreux, avec douceur et chêne en dialogue constant, puissance somme toute bien maîtrisée. Pas méchant.

Kim 87%
Nez : Caramel tirant presque sur la mélasse, en fait mélasse de grenade (si vous ne connaissez pas, c’est vraiment un produit délicieux), confiture de mûres et une touche résineuse douce, comme un biscuit sablé aux aiguilles de sapin. L’alcool semble bien intégré. Bouche : Crémeux, gingembre frais en quantité généreuse qui donne une sensation épicée, cerises au marasquin, une toute petite pointe astringente pas du tout déplaisante, mocha. Vraiment sympathique, mais plus « oaky » que « sweet ».

Jack Daniel’s Triple Mash Bottled in Bond

50% alc./vol.
Composition des différents mashbills utilisés; 60% Jack Daniel’s Tennessee Rye (70% Rye, 18% Corn, 12% Malted Barley), 20% Jack Daniel’s Tennessee Whiskey (80% Corn, 12% Rye, 8% Malted Barley), and 20% Jack Daniel’s American Malt (100% Malted Barley).

André 84%
Sirop pour la toux à saveur de cerises, petites framboises fraiches, touche végétale et Coca-Cola aux cerises. La bouche est herbacée, cerises dans leur jus, cannelle, bois de cèdre, cassonade et poivre. La mixture de saveurs est intéressante mais la texture très ordinaire, un peu sèche et terreuse. Cerises dans le chocolat, prunes, poivre, cassonade, cannelle et oranges. Finale légèrement amère, beaucoup de cerises et de cannelle poivrée.

Patrick 85%
Un très bon whiskey, c’est toujours plaisant de découvrir une nouveauté d’une distillerie aussi légendaire et pas spécialement reconnue pour ses nouveautés! Ceci étant dit, si les amateurs de Jack ne seront pas dépaysés, j’ai tout de même une légère préférence pour l’original. Nez: Le whiskey du Tennessee est définitivement présent au nez, mais avec plus de sucre qu’à l’habitude. J’y retrouve aussi de belles notes boisées typiquement américaines. Bouche: Du bois brûlé et sucré, du miel, de belles épices. L’ensemble est chaleureux, présentant un mélange assez intense de sucre et d’épices. Finale: D’une longueur moyenne, boisée et épicée.

Martin 86%
Nez: J’aime déjà. On part le bal avec une belle harmonie de vanille riche, fruits secs, miel et un tout petit vent de pain grillé. Bouche: Entrée en bouche chaleureuse, sur le seigle poivré, le caramel, le malt grillé et je dirais une touche de noisette. La texture est un peu fade, mais les fortes saveurs viennent supporter cette imperfection. Finale: De longueur moyenne, boisée, avec des relents épicés et une pointe de cacao amer. Équilibre: Une création originale, plus complexe qu’un Jack Daniel’s classique, qui offre une belle structure et un profil harmonieux. Pour ceux qui apprécient ce style bien sûr.

Kim 82%
Nez : Tarte fraises et rhubarbe encore chaude, betteraves rôties, beurre noisette et bien entendu le côté « mellow » et crémeux du maïs. Bouche : Rapinis cuits vapeur, avec l’amertume typique de ce légume, ce qui me déstabilise un peu. Une fois accoutumée à cette étrange impression, grains de cumin, piment de la Jamaïque et un piquant évoquant du gingembre fraichement râpé. Finale sur l’eucalyptus et le menthol. En fait, en cocktail Kentucky (ou Tennessee) Mule avec une bière de gingembre, ça doit être vraiment bien, seul un peu moins.

Jack Daniel’s Master Distiller Series No.2

43% alc./vol.
Jack Daniel’s Master Distiller #2 est la deuxième bouteille de la série limitée dédiée à nos 7 master distillers. L’étiquette, reprenant les codes de la version classique Old n°7, a été adaptée pour cette édition limitée. Un bandeau vient border la célèbre étiquette noire et sur les côtés, on peut découvrir l’histoire du second master distiller, Jess Motlow, successeur de Jack Daniel. Depuis plus de 140 ans, la distillerie Jack Daniel’s, la plus vieille enregistrée aux Etats-Unis, connut sept master distillers. Sept hommes seulement eurent le privilège de veiller à la fabrication de notre whiskey Jack Daniel’s. La série limitée Master Distiller est l’occasion de rendre hommage à ces hommes.
Jess Motlow, frère de Lem, neveu de Jack qui hérita de la distillerie à sa mort, devint maître distillateur en 1911 avant de voir sa carrière tomber au fond de la cuve avec l’arrivée de près de trois décennies de prohibition… Fier gardien de la recette originelle du bon vieux Tennessee whiskey de 1919 à 1938, Jess permit ainsi de relancer la production dès 1941 comme si le temps s’était arrêté.

André 83.5%
Bien que représentatif du style de la distillerie, on sent trop bien la dilution à 43% dans cette édition aux accents prononcés de fruits sauvages et de cerises noires. Le nez est simple mais agréable, sans grande prétention, un peu clair, presque éventé. En bouche, la sensation est très mellow et douce, encore ces fruits distinctifs et la cerise Cherry Blossom, le sundae aux bananes nappées de vanille fraiche relevées de notes de léger brûlé. Le sucré du maïs est à l’honneur même si quelques timides épices tendent la main au dégustateur. Finale qui s’essouffle un peu trop vite, dilution un peu trop généreuse qui, alliée au charcoal filtering attendrit trop le whisky. La trame de fond est intéressante mais l’histoire mal ficelée.

Patrick 89%
Une autre démonstration que Jack Daniel’s ne doit pas uniquement son succès à son équipe de marketing. Nez : Huileux, sirop de maïs, bois brûlé, fumée et touche subtile d’orange. Bouche : Belle arrivée de bois épicé et fumé sur un fond très huileux. L’ensemble me fait penser à un bon rye, avec une petite dose de fruits et de vanille. Finale : S’étire longuement sur des notes de bois fumé et de vanille sucrée.

Martin 85%
Nez: Céréales et charbon propres à Jack Daniel’s sont au rendez-vous. Vanille, suie, sirop de maïs, bois et cerise noire. Bouche: Doux, notes de cerise, maïs, charbon, cacao et orange. Finale: Tout de suite la fumée et le chêne carbonisé typiques de Jack nous rappellent avec plaisir la provenance de ce que l’on boit. Classic JD. Équilibre: Très représentatif de Jack Daniel’s, mais on sent bien un bel effort de construction et de blending dans cette expression.

Jack Daniel’s Master Distiller Series No.4

43% alc./vol.
Jack Daniel’s Master Distiller N°4 est la quatrième édition d’une série limitée sur les Master Distiller Jack Daniel’s Tennessee Whiskey. Au cours de la longue histoire de la marque, plus ancienne distillerie enregistrée aux Etats-Unis, seulement sept hommes ont supervisé la fabrication du mythique Tennessee whiskey. Cette lignée remonte à Mr. Jack lui-même. Jess Gamble travailla comme le maître distillateur pour seulement deux ans. Mais ce fut un moment important, Jess a été le premier des maîtres distillateurs qui ne descendait pas de la famille de Jack. Même ainsi, il fit en sorte que le whisky respecte la tradition de M. Jack.

André 87%
Bon, disons que la présentation avec la face du grand-papa austère genre ‘’Papa a raison’’ est un peu bizarre. Hyper doux au nez, presque feutré. Cerises noires, réglisse, caramel, un brin de fumé, fruits rouges, quelques épices bien dosées. Bel ensemble en bouche, saveurs rouges; cerises, réglisse, cannelle, pelure de pomme, petits fruits sauvages, du Jack Daniel’s typique. La filtration rend le whisky souple et tellement agréable à boire, c’est bien conçu et presque sans prétention. La finale est fruitée et épicée, pincée de gingembre en toute finale et quelques grains de poivre également.

Patrick 85%
Un bon Jack! Honnêtement, à part le packaging, je crois bien que les Master Distiller Series n’apportent rien de nouveau, mais bon, ça me donne une excuse pour prendre une bonne shot de Jack ! Nez : Beau parfum de maïs sucré, de cassonade, de bois brûlé et de cerises. Bouche : Bois carbonisé intense, pop corn brûlé et un peu de cerise. Finale : D’une belle longueur, avec un peu de bois, de belles épices et un peu de cerise.

Martin 86%
Nez: Mélange de cerises et d’anis, parmi le caramel fumé et la céréale classique de la distillerie. C’est sans l’ombre d’un doute un JD. Bouche: Bois et cerise noire, charbon, maïs et épices, caramel et vanille. Petits fruits rouges. Un festival de saveurs, bravo! Finale: Un peu dégonflée à mon goût, on revient sur le maïs et le chêne brûlé pour finir dans les épices et dans un combo cerise-gingembre. Équilibre: Encore une expression qui montrera à tous les mécréants que Jack Daniel’s est en mesure d’offrir des trucs tout de même intéressants. Chapeau pour le 43% d’alcool.

Jack Daniel’s Single Barrel – Barrel Proof – Batch #16-7007

64.8% alc./vol.
Bottled October 31st 2016.

André 88%
Y’a finalement quelqu’un qui a allumé le cul des mouches à feu chez JD pis qui s’est demandé ‘’pourquoi on embouteille des single barrel à 47% ???’’. La réponse, un vrai cask strength au taux hallucinant de 64.8%… Nez puissant, le fût de chêne carbonisé, notes de caramel brûlé, de réglisse rouge et de fruits sauvages, sirop d’érable, banane flambée. Malgré tout, le taux d’alcool demeure discret ce qui est étonnant. Laisser le whisky respirer aidera les notes de cerises noires à émerger avec passion du verre. La texture est souple et presque feutrée, ce qui cache bien l’alcool puissant. Bouche; caramel, vanille flambée, fût de chêne brûlé, cerises noires, bananes flambées. Relativement rectiligne comme présentation mais ça fait la job en sale comme stuff. Cannelle et cloude girofle habituels, nappés de caramel chauffé à la poêle. Finale moyennement longue ou l’alcool est un peu plus perceptible, épices, cerises et charcoal. Bien que cette édition mérite réellement le détour, je suis d’avis que certaines versions single barrel à 47% d’alcool sont supérieures. De un, l’alcool un peu plus bas permet l’expression d’arômes plus subtils, de deux, l’ensemble de la bouche est aussi légèrement moins sèche. Niveau équilibre, on a quelque chose de bien dans les cas mais mon cœur balance du côté des single barrel à 47%. Ceci étant dit, cette nouvelle expression (car JD ne sont pas les champions des nouveautés disons…) trouve réellement sa place dans le portfolio de la distillerie. Les amateurs redécouvreront leur distillerie préférée et les snobs qui boudent JD auront la machoire qui leur dévissera par terre.

Patrick 87%
Un Jack Daniel’s intense comme il devrait toujours l’être! J’aime bien. Nez : Bon parfum de céréales sucrées, miel et un peu de bois épicé. Bouche : Bon maïs sucré, chêne brûlé, un peu de cerises, des épices et de la cassonade. Finale : D’une très belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Martin 89%
Nez: Charbon, bois, fruits rouges, réglisse, maïs, vanille, cassonade. D’une douceur étonnant pour son degré proof. Bouche: Soyeux et sucré. Sucre brun, fruits rouges, maïs, cannelle et chêne carbonisé. Excellent. Finale: Belles touches de charbon pour arrondir toutes ces notes classiques de bourbon boisé. Équilibre: Solide apport au portfolio de la distillerie. Dommage qu’au Québec ça soit un autre produit difficile à obtenir.

Jack Daniel’s Single Barrel #16-5530

47% alc./vol.

André 90%
Je suis parfaitement d’accord avec Patrick sur cet embouteillage, wow.. Quelle belle expérience, du nez à la finale. Le nez est très fruité, avalanche de réglisse rouge et de pelure de pommes, beau rye poussiéreux et cireux, belle rondeur apportée par le maïs sucré et fondu. On remarque la contribution de chacune des céréales utilisées, le tout sans flafla et avec rien qui ressort et vole le show, tout en équilibre et en nuances. La bouche est hyper fruitée, texture grasse et ronde en bouche, encore la réglisse rouge et les pelures de pommes, belles nuances apportées par les épices du rye, sensation cireuse de résidus de crayons de cire, s’accompagnant d’une généreuse morsure d’alcool (pas féroce du tout par contre). On en redemande à chacune des gorgées, savoureux, typique mais pas quétaine ni prétentieux dans la présentation. Finale sur les influences des céréales, les fruits rouges, fruits sauvages et savate rouge, épices. Superbe embouteillage et toujours étonnant de voir les variances selon les fûts.

Patrick 90%
Wow, on dirait que ce whiskey s’améliore à chaque baril ! Un superbe whiskey « in your face ». Nez : Le beau parfum de maïs sucré, de caramel et de petits fruits. Bouche : Wow ! Chocolat amer, fûts de bourbon, fruits mûrs, vanille. Le seigle prends ici le dessus sur le maïs. Finale : D’une belle longueur et marquée par le bois brûlé.

Martin 90%
Nez: Très rond et fruité. Maïs, caramel et réglisse, avec un punch d’épices qui pourrait en décoiffer plus d’un. Chêne et charbon. Bouche: Texture superbe, tapis de réglisse rouge, de maïs et de vanille. Un beau mélange de caramel, de bois et de cannelle fait le reste. Finale: Chêne carbonisé, seigle épicé et fruits rouges. On en redemande… Équilibre: Si vous aimez Jack Daniel’s, il est grand temps que vous allongiez le 20$ supplémentaire pour une bouteille de ce calibre.

Jack Daniel’s Tennessee Travelers “Bold & Spicy”

53.3% alc./vol.
Mashbill composé de 70% rye, 18% corn et de 12% barley.

André 81%
Beaucoup plus épicé que l’édition #1 ‘’Sweet & Oaky’’. Le nez déborde de cannelle, de gingembre, de clou de girofle et de petits fruits rouges. L’apport du rye est très ressenti en bouche également. Réglisse rouge, bâton de cannelle, aspect hyper cireux, genre crayon de cire Crayola, petite touche herbacée très bizarre, pommes, puis cerises marasquin trempées dans le poivre et bois de chêne calciné nappé de caramel. Alcool bien caché mais texture un peu trop liquide. Il y a un p’tit quelque chose qui m’accroche en bouche sans que je puisse mettre le doigt dessus, une astringence difficile à exprimer, un accent terreux peut-être? La finale de bouche s’étire sur des notes de charcoal et de caramel, de réglisse rouge et d’énormément d’épices. Belle démonstration de l’effet du changement de mashbill sur le profil aromatique.

Martin 85%
Nez: Poivre noir, cannelle vive, caramel brun, zeste d’orange, chêne toasté accompagné d’une note de clou de girofle. Bouche: Texture ferme et engagée, maïs grillé, cassonade, gingembre, poudre de cacao, noix grillée, montée d’épices qui anime tout le palais. Finale: Longue, bois épicé, menthe poivrée, café léger, chaleur persistante. Équilibre: Profil franc et dynamique, épices dominantes mais bien soutenues par la douceur du maïs. Un beau dram américain qui s’affirme.

Kim 88%
L’itération « Sweet and Oaky » étant déja bien épicée, mes attentes sont hautes pour celui-là. Nez : me rappelle un cocktail Shirley Temple, mélangeant gingembre et grenadine, mais en version 7Up. Miel doré, dulce de leche, en fait carrément des churros bien saupoudrés de cannelle, que l’on trempe dans un dulce de leche encore chaud. Bouche : Jus de gingembre, poivre noir, le « spicy » est bel et bien là, légumes verts grillés (du brocoli?) et petit coin un peu brûlé d’une viande marinée. Je le prendrais volontiers en accompagnement d’un juteux morceaux de bœuf au BBQ.

Jack Wieber’s Classic of Islay #3

55.7% alc./vol.
Embouteillé en 2018 – Cask Nos. 1802 – Selon des sources généralement bien informées, il s’agirait d’un Lagavulin semblable aux « Distillers Editions », mais en version cask strength.

André 88%
Vieux fût de sherry poussiéreux, embruns maritimes, cendre refroidie, viande fumée sauce BBQ, fumée de bois de cerisier, ananas, fruits de mer, médicinal. Bouche; cerises terreuses, tourbe animale genre fourrure mouillée, xérès poussiéreux mêlée de chocolat noir, sel de mer, fruits de mer sur le feu de camp. À l’aération, de grosses notes de caramel apparaissent et les notes animales tendent à disparaitre progressivement sans amputer l’aspect phénolique de la tourbe. J’ai aussi des notes de citron et d’oranges qui prennent place et s’entremêlent aux saveurs de fruits rouges séchés et poivrés. Superbe texture grasse et bien enrobante. Douce finale, la sensation médicinale et phénolique s’est adoucie, le sherry est plus plat et laisse même la place èa des saveurs d’agrumes, de caramel et de cassonade.

Patrick 95%
Lorsqu’on m’a vendu cette bouteille comme étant « fort probablement » un Lagavulin Distillers Edition Cask Strength, j’avais de gros doutes, surtout qu’il s’agit de l’un de mes whiskys favoris. Mais oui, j’en mettrais ma main au feu, c’est bel et bien ce que ça goûte. De plus, l’étiquette n’est pas la seule chose à sembler provenir d’une époque révolue, le prix, fort raisonnable, aussi! Nez : La fumée de tourbe et les arômes d’un beau xérès sucré se chicanent pour être à l’avant-scène. Le parfum me fait penser à un Lagavulin « Distillers Edition » sur les stéroïdes. Bref, c’est rudement alléchant. Bouche : Superbe fumée de tourbe adoucie par le fruité et le sucré d’un délicieux xérès, et complété par de belles notes salées. Finale : D’une superbe longueur, fumée, fruitée et salée.

Martin 92%
Nez: Tourbe verte bardée d’un vent de vin fortifié, de vanille et d’air salin. Fruits, agrumes et crème viennent compléter le tableau. Bouche: Fruits sucrés, tourbe bien affirmée, épices dominantes sur la fin. Citron, pierre et vent du nord. On aime bien. Le taux d’alcool est moins agressif que je ne l’aurais cru. Finale: Longue et chaude. Tourbe bien présente, xérès goulu, chêne bien gorgé. Cannelle et poivre. Fleur de sel. Équilibre: Un bon Islay bien ficelé. Je ne sais pas d’où ça vient, mais je suis bien prêt à croire en la théorie d’un Lagavulin Cask Strength oublié…

James Buchanan Black & White 1946

% alc. inconnu
Black & White a été produit pour la première fois en 1884 par James Buchanan.
Un an après il réussit le contrat pour fournir la Chambre des Communes et la marque a ainsi été l’une des premières à introduire ses whiskies blended sur la marché anglais.
Composé à 60-65% de whiskies de grain parmi ceux qui incluent des marques comme Port Dundas, Cameronbridge et Dalwhinnie.

André 81%
Wow!!!! On croirait le Lagavulin 8 ans ou la version Game of Throne version sucrée!!! Tourbe herbeuse médicinale, camphre sucré, poires, herbe verte et bonbons casse grippe, céréales au miel. Bouche diluée, sucrée, tourbe terreuse, thé noir, poires et amandes, melon au miel, agrumes, huileux tout de même avec une petite morsure de gingembre. Ne serait-ce que de la texture moche, les saveurs sont super agréables, la tourbe bien intégrée et l’alcool bien approchable. Retour sur le bois brûlé en finale et les céréales au miel, sirop de poires et un nuage de tourbe diaphane. Un beau rappel historique.

Patrick 46%
Dégueux. J’espère que c’était meilleur que ça en 1946, rapport que là, c’est incroyablement mauvais. Nez : Yaaaaark. Yark Yark Yark. Bouche : Infect. Ok, des épices, de la fumée de tourbe du sucre et une tonne de vinaigre. Finale : Mélange de vomi de bébé et de vinaigre. Ouin. Le vomi de bébé, c’est moins pire que ça. Vomi-d’ado-sur-sa-première-brosse, plutôt.

Martin 80%
Nez: Doux et sucré, vieux et poussiéreux à la fois. Comme une vieille bibliothèque. Jerky de boeuf et fumée légèrement cendrée. Oranges et steak mariné. Arrière-vent d’aneth et de vinaigre. Bouche: Sucré et boisé, le côté vinaigré laisse place ici à une douce fumée maritime. La vieille poussière demeure ici en fin de bouche. On sait qu’on goûte ici à de quoi de vieux. Finale: Colle à timbres, vieux bois vineux, fumée, miel et brandy. Équilibre: Bien heureux d’avoir goûté à ceci, mais bien heureux aussi de voir que de nos jours les distillateurs savent un peu plus ce qu’ils font.

James T. Kirk Straight Bourbon Whiskey 12 ans

45% alc./vol.

André 75%
Sensation cireuse au nez. Pomme caramel, cerises, cannelle, cire, fût de chêne brûlé, tarte aux pacanes, sirop d’érable et caramel. La bouche déçoit grandement au niveau texture, aucun support gras oui onctueux et de grosses saveurs de bois brûlé pas subtiles du tout. Saveurs de cerises, pelures de pommes et pommes caramel, gros rye épicé le tout recouvert de bois de chêne grassement brûlé. Finale monopolisée par le bois calciné et des sous-entendus de fruits rouges épicés et poivrée. Si Star Treck a changé le visage des séries télé, ça ne sera pas de même pour le monde des bourbons. Beam me up, quickly.

Patrick 86%
Ok, nous ne sommes définitivement pas « where no one has gone before », mais comme l’ensemble de la franchise, ça demeure une valeur sûre. Nez : Un beau parfum de maïs chaleureux, de cerises très mûres et d’un peu de bois brûlé et épicé. Bref, un arôme assez classique pour un bourbon. Bouche : Du sucre chaleureux, du bois brûlé et épicé très intense, une touche de cerise mûre. Finale : D’une longueur moyenne, et très boisée.

Martin 85.5%
Nez: Assez classique comme nez, mais avec un petit “oomph” de plus, probablement dû à son taux d’alcool. Caramel, pommes rouges, maïs, vanille et chêne. Bouche: Maïs, bonne dose de seigle épicé. La texture pourrait être plus ample, mais bon, on s’en contente. Vanille, biscuits et crème, bois de chêne. Finale: Assez longue, quoiqu’un peu violente sur les épices. Poivre noir, chêne gorgé, vanille crémeuse, fruits rouges, épinette. Équilibre: Un bon bourbon en soi, quelques belles saveurs, un peu “rough” sur les bords, un peu comme Kirk lui-même, quoi.