J.P. Wiser’s Double Still Rye

43.4% alc./vol.

André 81%
Rye poivré un peu dilué, toffee, boisé et épicé. La texture est crémeuse malgré le côté épicé du rye et sa couche de caramel. La texture de bouche est agréable et moelleuse, fortement influencée par le toffee et le caramel. Le rye est présent mais presque gêné, pourtant, le whisky n’est pas à 40%… Donc, rye et fruits rouges, réglisse noire, poivre, caramel, épices diverses, brin de scie de bois de cèdre rouge. Le caramel calme beaucoup la surexcitation des épices du rye et du poivre. Finale douce et texturée, mélange de sucre et d’épices, le rye ne délaisse pas la bouche et les notes de poivre nuancent beaucoup la bouche un peu trop influencée par le caramel et le toffee.

Patrick 84%
Un bon whisky poivré; Un autre bon produit de Wiser’s, une marque qui gagnerait à être plus connue. Pour amateurs de rye chaleureux. Nez : Épices du seigle et bois brûlé. Le tout est complété par une touche bien poivrée cachant presque une subtile touche fruitée et une je-ne-sais-quoi-de-bizarre. Bouche : Bois carbonisé et poivré, suivi d’une belle vague d’épices avec une note subtile de jujubes rouges. Finale : Longue et épicée.

Martin 82%
Nez: Texture un peu difficile à cerner, semble un peu trop dilué. On parvient à déceler avec un peu d’insistance des notes de sucre brun, de seigle, de toffee et de chêne. Bouche: Doux et sucré, boisé et fruité, avec quand même une bonne dose d’épices pour nous réveiller à mi-parcours. Finale: Bois, cannelle, poivre rose, fruits rouges, caramel épais et sirop d’érable. Équilibre: Un dram honnête, le caramel et le poivre prennent beaucoup de place, laissant malheureusement le rye un peu plus dans un rôle de soutien.

J.P. Wiser’s NHL Legends 12 ans – Martin Brodeur

47% alc./vol.
Cette édition sera lancée dans les prochains mois au Canada.

André 83%
Nez classique dans le style, rempli de cassonade et de céréales Sugar Crisp, une touche de rye assaisonné de cannelle éventée, arômes de petits fruits sauvages porté par la brise. La texture m’a surpris par son côté plus épicé et effilé, sa pérennité est par contre très courte sauf pour son crescendo de poivre et des notes de bois de chêne. Oranges, cassonade, cannelle, poivre, fruits rouges, sirop d’érable caramélisé. Finale bien épicée, sur la cannelle et la cassonade, bois gorgé de sirop d’érable, les céréales séchées poivrées et épicées au sachet de poudre à chili.

Patrick 86%
Un très bon whisky bien construit, être Michel Brodeur je serais plutôt fier! Nez: Un beau parfum de céréales douces et légèrement sucrées, contenant probablement une bonne proportion de seigle. J’y retrouve aussi une dose bien mesurée de bois frais. Bouche: Oh, c’est ici que ça se passe! C’est bon ça! Un beau mélange de céréales sucrées et épicées, un peu de discrets petits fruits rouges, de la vanille et une touche de bois brûlé. Finale: D’une longueur moyenne, avec une belle note épicée.

Martin 84%
Nez: Cannelle, cassonade, miel et seigle. Grains et fruits rouges. Assez sec mais très alléchant à la fois. Bouche: Texture plus cireuse que les expressions de cette classe, seigle, cannelle et poignée de fruits rouges, chêne et poivre pour couronner le tout. Finale: Épicée, chaude et boisée, sur les belles notes sucrées d’un canadian rye. Apaisant. Équilibre: On part sur une bonne lancée avec ce premier de la 3e série NHL. Reste à espérer qu’on s’en va dans la bonne direction.

J.T.S. Brown Kentucky Bourbon Bottled in Bond

50% alc./vol.
Distillé par Henven Hill Distillery et distribué exclusivement au Kentucky. Bien que le mashbill de cette édition ne soit pas dévoilé, le mashbill habituel de Heaven Hill est composé de 78% corn, 10% rye et 12% malted barley.

André 84%
Pour un whiskey low shelf générique à 16$us, ça fait grandement la job sans pour être singulier ou unique. Nez hyper doux et sirupeux de cerises trempées dans le chocolat noir et la cassonade, la vanille et le sirop de maïs, caramel chaud. La bouche est remplie de cerises noires et d’un mélange de cannelle, vanille et caramel, notes de noix aussi. Cela me rappelle les pastilles Halls pour la grippe comme style de cerises et le filling de tarte aux pommes, de cuir également. Ensemble générique et ‘’straight to the point’’. Dans l’ensemble, la finale est un peu courte et rectiligne côté saveurs; cerises, noix, caramel et cannelle. Comme dram de semaine c’est parfait mais ne vous attendez pas à être challengé sur vos aptitudes de dégustation.

Patrick 88%
Le bonheur des « Bottled-In-Bond »! Toujours une valeur sure, et en voici une autre brillante démonstration. Nez : Un whisky plein de fruits des champs, avec de la vanille crémeuse et un petite note boisée. Riche et sucré. Bouche : Ici aussi, ça déborde de fruits des champs généreusement saupoudrés de sucre blanc et de quelques gouttes de vanille, servis sur une planche de bois brûlé. Après quelques minutes, les épices prennent beaucoup plus de place. Finale : D’une belle longueur, bien épicée.

Martin 86%
Nez: Typiquement bourbon, avec du maïs sucré, de la vanille et un caramel pâle, rehaussés par une pointe d’épices sèches et une note de chêne carbonisé. Bouche: Texture droite et franche, sur la cassonade, les céréales grillées, un peu de cannelle et une touche poivrée qui accentue la structure un peu à la manière d’un filtre Insta. Finale: Moyenne à longue, chaleureuse, avec un retour de chêne toasté et une nuance de réglisse douce. Équilibre: Un dram simple mais toutefois assez solide, qui s’inscrit dans la tradition du Kentucky avec une certaine constance et efficacité. On peut pas être bin bin plus rectiligne que ça.

Jack Daniel’s 150th Anniversary – 43%

43% alc./vol.

André 85.5%
Fan de Jack, cette bouteille est pour vous, pour les autres, je vous recommande le single barrel à 20$ de plus, quoique… Belle signature de Jack Daniels avec l’avalanche de fruits rouges, de réglisse, un nez soyeux et duveteux, drapé de vagues de caramel sucré très agréable. La bouche est parcellée de notes de chocolat et d’oranges, que nuance de savoureuses notes de cannelle et de réglisse rouge, puis de caramel sucré. Vraiment savoureux et très approchable. On comprend rapidement pourquoi ce whisky est si apprécié de par les amateurs. Une fois les saveurs s’estompant en bouche, les épices s’élancent avec plus de force. On ressent aussi avec plus d’évidence le 3% d’alcool supplémentaires. La finale quant à elle est hyper douce, avec quelques nuées d’épices et des saveurs tirées du fût de chêne. Pour 3$ de plus, vous avec 3% plus de degré alcoolique, pour 20$ de plus environ 4-5%. Dans tous les cas, l’épine dorsale de Jack Daniels est présente, dans tous les cas vous ferez un achat agréable. Pour les novices, l’édition de base est un choix logique, cette édition à 43% offrira aussi une belle variante pour les fans. Mais personnellement, je crois que les trippeux de whisky mériteront d’allonger un 20$ supplémentaire et de se payer le pot-luck des single barrel à 50%, juste ‘’parce que vous le méritez bien’’(sic).

Patrick 87%
Un beau cadeau à un prix raisonnable pour les fans de Jack. A ce prix-là, je vais aller m’en chercher une autre bouteille! Alerte aux collectionneurs! Plus intense et plus « bourbon » que le Jack « ordinaire ». Nez : Beau parfum fruité avec de la réglisse rouge, du caramel, du chocolat et des oranges. Notes de bois brûlé. Appétissant. Bouche : Bois brûlé, épices, touches de fruits (dont la cerise), fumée, toasts brûlées et réglisse noire. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et les cerises.

Martin 86.5%
Nez: Pas de doute, c’est du Jack, mais avec un beau côté un peu plus panaché.Caramel, bois, charbon et fruits. Bouche: Réglisse rouge en puissance, vanille et chêne, caramel et épices. Cannelle. Doux et savoureux. Finale: Longue et sucrée, soyeuse et racée. Notes langoureuses de vanille, de bois et de fruits des champs. Équilibre: Impressionnant! Ça reste un Jack Daniel’s au niveau du caractère, mais ici on a mis de côté l’agressivité pour faire place au raffinement.

Jack Daniel’s 150th Anniversary – 50%

50% alc./vol.
Pour célébrer le 150e anniversaire de l’enregistrement de la distillerie Jack Daniel’s, le Master Distiller a créé un liquide unique et exclusif, alliant les techniques traditionnelles d’élaboration du whiskey au savoir-faire moderne et artisanal de la distillerie. Fidèle à la recette historique, le grain utilisé pour ce whiskey est le même que celui utilisé pour Jack Daniel’s Old No 7. Filtré goutte à goutte, à travers une couche de trois mètres de charbon de bois d’érable avant d’être mis en fûts de chêne neuf américain, ce liquide est un authentique Tennessee Whiskey. Pour l’occasion, les tonneliers de la distillerie ont revisité le toastage de fût tel qu’il était réalisé en 1866 : un toastage lent afin d’extraire toute la richesse des saveurs et des arômes du bois. Une fois remplis, les fûts ont été placés sur le « perchoir des anges » de l’un des plus anciens entrepôts situé à Coy Hill. Prisé pour son emplacement idéal, on y fait vieillir des fûts de Jack Daniel’s depuis des générations. L’altitude et l’exposition au soleil créent un climat parfait pour une interaction maximale entre le whiskey et le bois.

André 86.5%
Nez fruité, très typique des saveurs traditionnelles de JD et de bourbons également ; les petits fruits rouges sauvages, les oranges, nectarines dans leur jus, guimauves brûlés, charcoal et planches de chêne brûlées. Le taux d’alcool augmente l’intensité des saveurs. Superbe texture moelleuse et agréable. Finale épicée, portée sur le bois de charcoal, fruits rouges sur les stéroïdes, écorce de pommes rouges, beaucoup d’oranges et de nectarines dans du Jello. Un whisky de qualité indiscutable, à la trame distincte et saveurs intéressantes. En fait les distilleries comme Jack Daniels, Bowmore, Highland Park étant dans une classe à part se doivent d’être pratiquement comparées entre elles (les éditions d’une même distillerie je veux dire…). En ce sens, apprécies le taux d’alcool de 50% de cette édition à 150$ versus l’édition Sinatra à 45% et 300$, mais de vendre cette édition ‘’limitée’’ ne justifies en rien sa valeur versus les éditions Single Barrel à 55$ qui demeurent selon moi un meilleur achat global. Mais bon, si vous êtes fans…

Martin 87%
Nez : une fois une légère vague d’alcool passée, un caractère familier de JD nous revient au nez. Vanille, maïs, fumée et chêne sont des classiques au rendez-vous, avec de belles épices mises en valeur par le taux d’alcool. Bouche : beaucoup plus doux que ce à quoi je m’attendais. On reste principalement dans le charbon et le maïs. Vanille et épices emboîtent le pas pour nous emmener vers la finale. Cuir et bois chapeautent le tout. Finale : on reste sur le bois et la fumée, bien enrobés dans un sirop de fruits rouges inhabituel pour la distillerie. Équilibre : une belle surprise pour un Jack. Si le prix n’est pas trop prohibitif, ça peut être une sacrée belle addition à votre collection de Tennessee Whiskey.

Jack Daniel’s Bonded

50% alc./vol.
Mashbill composé de 80% de maïs, 12% orge maltée et de 8% de seigle.

André 86%
Trait d’union entre l’édition régulière et les single barrels? Nez parsemé d’oranges nappées de caramel fondu, cerises marasquin, pointe de bois brûlé et de bananes flambées, bois mouillé, cassonade et anis. La bouche est franchs et souple à la fois, l’alcool bien ressenti. Sirop d’érable, réglisse, avalanche de cerises. La touche de bois brûlé parvient aussi à se manifester en bouche. Le caramel et la cannelle servent de toile de fond à cet amalgame de saveurs typiques dans l’ensemble. Petite touche astringente en finale de bouche, qui offre des tonalités de cerises et de réglisse rouge. Le bois brûlé se marie aux notes de caramel et de cassonade. Peut-être pas à la hauteur de certains single barrels de la distillerie mais supérieur à l’édition régulière, mais pour les fois que Jack Daniel’s lancent de nouveaux opus, personne ne vas se plaindre…

Patrick 90%
Aucunement original, et c’est tant mieux! J’y retrouve tout ce que j’aime du Jack, mais en mieux !! Contrairement à ce que un rapporte le Whisky Magazine, je n’irais pas jusqu’à dire que c’est le meilleur whisky de l’année, mais il m’a définitivement mis un sourire au visage et il va devenir mon Jack de tous les jours. Nez: Le parfum habituel du Jack, mais plus intense et raffiné. Bref, caramel, bois brûlé et délicieuses épices. Rudement alléchant! Bouche: Miam miam! Le caramel vient habilement adoucir l’intensité des épices, et sont balancées avec brio par de succulentes notes de chêne brûlé. Le tout est porté par une délicieuse texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Martin 87%
Nez: Caramel épais, banane mûre, vanille, chêne toasté. Bouche: Texture bien riche et huileuse pour un Jack, sur le sirop d’érable, les épices douces, la cacahuète grillée et une touche de charbon de bois. Finale: Moyenne à longue, chaleureuse, avec un retour boisé et sucré. Équilibre: Un Jack Daniel’s plus sérieux et better built, où puissance, texture et rondeur marchent de concert. Quand même solide.

Kim 83%
Nez : sucre d’érable, alcool plutôt présent mais sans que ça ne soit violent, sucre de betterave que je retrouve bien souvent dans les bourbons. Après presqu’un an sans produit états-unien, ça me rappelle des souvenirs de temps meilleurs. Bouche : à la fois classique et unique. Sur les épices douces, mais avec une intensité qui surprend mes papilles rendues un peu farouches. L’alcool est un brin trop exacerbé pour que ça coule bien. Finale longue et plaisante tout de même. 

Jack Daniel’s Distillery Series Straight Tennessee Rye – Selection 009

50.5% alc./vol.
Mashbill compose de 70% Rye, 18% Corn et de 12% Malted Barley. Finished in High Toast Oak Barrel – Juillet 2022

André 90%
Superbe nez, rempli de céréales Puff et Sugar Crisp, de grosse cannelle épicée et poivrée, de cerises marasquin et de bois toasté. La bouche est musclée et affiche un bon punch épicé et de bois carbonisé; bananes flambées, oranges, caramel, cannelle, poivre et réglisse. La texture demeure agréablement moelleuse pour un whisky si épicé et influencé par le bois brûlé. Finale sur les fruits rouges, la cannelle cireuse très épicée et le bois calciné. Superbe whisky, moins grans public et plus de dégustation.

Patrick 88%
J’aime le chêne, j’aime le rye, alors j’ai évidemment bien aimé ce whiskey! Nez : Un délicieux parfum sucré et avec une dose surprenante de fruits sucrés et nappés de vanille et de caramel, accompagné de subtiles, complexes, mais discrètes épices. Bouche : Du chêne, des épices et du sucre brun, avec de discrètes cerises. Et encore du chêne épicé! Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, boisée et épicée.

Martin 89%
Nez: Poivre noir, cannelle, vanille crémeuse et un soupçon de caramel brûlé. Sans oublier un petit bout de charbon. Bouche: Texture assez ample, sur le seigle poivré, le chêne toasté, la réglisse noire et une note de fruits à noyau. Encore maïs et charbon accompagnent ici. Finale: Longue et sèche, dominée par les épices vives et un retour boisé marqué. Équilibre: Un dram robuste et expressif, qui ne plaira peut-être pas à tous, mais qui conserve l’identité de Jack Daniel’s tout en la rehaussant grâce au rye d’une intensité je dirais plus tranchante.

Jack Daniel’s Gold #27 Double Barreled

40% alc./vol.
Asian Duty-Free.

André 81%
Le nez est étonnant de vivacité pour un pourcentage d’alcool si bas. Le miel et le sirop d’érable nappent les fruits sauvages distinctifs, le sucre est prononcé même si le nez demeure au départ relevé par les épices et une certaine sècheresse boisée. La bouche manque de passion et de consistance, le miel, la vanille et l’eau d’érable annihilent pratiquement les éléments représentatifs du style. Quelques fruits obtiennent un rôle de soutien mais sont tellement maquillés que l’on peine à le reconnaitre sous l’étoffe sucrée et mielleuse. En laissant le whisky respirer, le nez revient un peu plus dans la lignée du style, juste à temps pour la finale où – enfin – les fruits, les épices et la réglisse apparaissent enfin. Seules les épices soutiendront la finale bien volatile appuyé par de solides notes de fruits rouges et de savate fraiche. Pour le prix de 149$, je trouve fort cher payé pour un rendu au final si ordinaire.

Patrick 82%
Une variation rare et intéressante sur le thème « Jack Daniel’s », mais rien pour me faire oublier le bon vieux #7, qui lui demeure nettement supérieur. Nez : Chêne mielleux avec une touche de sirop d’érable et un bon fond épicé. Un Jack Daniel’s nappé de miel? Bouche : De belles épices me rappelant un rye, mais quelques cerises nappées de miel me rappellent que le maïs prédomine dans la recette. Chêne et vanille viennent compléter le tout. Finale : Un peu courte et heureusement dominée par les épices.

Martin 82%
Nez: Vanille riche, sirop d’érable, butterscotch et un soupçon de redoutable banane mûre. Bouche: Douce et soyeuse, sur le miel, le chêne poli, le chocolat au lait et une touche d’épices discrètes. Finale: Moyenne, suave, avec un retour sucré et légèrement boisé. Équilibre: Un Tennessee whiskey relativement élégant et accessible, misant plus sur la douceur et la rondeur que sur la complexité ou la recherche. La meilleure qualité que je pourrais lui donner est que c’est le Jack pour le monde qui n’aiment pas le Jack. Ouin ce chapeau pourrait aussi fitter au Gentleman’s Jack, mais bon…

Jack Daniel’s Gold Medal 1954

40% alc./vol.
La collection Gold Release commémore les médailles d’or mentionnées sur l’étiquette de chaque bouteille de Jack Daniel’s. Chacune offre une saveur légèrement ou complètement différente de ses consœurs. Toutefois, il n’est jamais difficile de reconnaître le style de la distillerie, marqué par les fruits, le bois brûlé et les épices.

André 81.5%
On fait dans le bourbon générique ici avec les saveurs habituelles de vanille, de maïs et du fût de chêne. Le nez est suave et doux, les céréales de mais bien en évidence, quelques notes mielleuse saupoudrées d’épices. La bouche est huileuse et sucrée, un peu trop passagère et fluide, je le trouve personnellement un peu trop générique et sans accents particulier. Le maïs se développe encore plus en bouche, les notes de miel et de cannelle lui donnent bien quelques variantes quoique l’ensemble demeure bien fade et respectueux. Finale monotone et prévisible. Un Jack Daniels du type « trop bon Jack », trop doux et manquant de nuances.

Patrick 84%
On reconnaît le maïs huileux du Jack, mais il est aussi plus sucré et moins fumé au nez. En bouche toutefois, l’intensité qu’il semblait manquer au nez revient en force. Le chêne brûlé (ou même les toasts brûlées) est très puissant, laissant une toute petite place aux épices et au maïs. Ceux qui aiment le caramel dans leur Jack seront déçus, mais ceux qui l’aiment viril seront heureux! La finale s’étire longuement et agréablement sur une note brûlée. Bien équilibré mais une touche moins complexe que le Jack régulier. Situé entre le Single Barrel et le Black Label #7, un whisky que j’aurai du plaisir à boire au coin du feu durant le temps des Fêtes! Intéressant pour l’amateur compte tenu de son prix somme toute raisonnable. Il fera un cadeau très apprécié.

Martin 84.5%
Son coloris est plus orangé que roux, dans les eaux d’un Fruitopia à l’orange. Nez: D’entrée de jeu, le maïs, le caramel et la vanille des américains nous frappe. Quand même moins de fumée et de charbon que l’original, mais sans négliger une bonne dose de plus de bois carbonisé. Bouche: Assez huileux en bouche. Chêne, vanille, surtout maïs épicé. Déjà que le Jack original jouit d’une réputation plutôt « mâle », celui-ci est crissement cowboy. Finale: Longue finale de maïs et d’épices, filtrée à travers une couche de charbon, tel le whisky lui-même. Équilibre: Une coche au-dessus de l’original, un superbe sipping whiskey estival. Ça reste que ce n’est pas pour les chochottes. Si vous avez déjà été malade sur le Jack dans votre jeune temps, sauvez-vous!

RV 83.5%
Petit voyage dans les bois nordiques du Kentucky pour mononcle Daniel. Au nez, on a l’impression d’être beaucoup plus près du Derby que de Nashville, avec le grain du bourbon puis l’érable. En bouche trop mou, d’abord bourbon suivi du charbon plus typique, avant la finale assez courte et un peu trop limpide. Ça dépayse, mais en se frottant de plus près aux bourbons, il ne fait pas vraiment le poids.

Jack Daniel’s Old No.7 Legacy Edition

43% alc./vol.

Patrick 87%
On ne réinvente rien ici, et c’est tant mieux. Légèrement plus savoureux que l’original, mon commentaire à Martin (assis sur la galerie du chalet, sur le bord du lac) fut simplement « maudit que c’est bon du Jack! ». Nez : Le délicieux parfum de Jack, avec son superbe maïs sucré, de cerises rouges juteuses et bien mûres et de riche vanille. Bouche : Le bois brûlé prend ici la première place, laissant en second plan les arômes détectés au nez. La texture en bouche contribue ici beaucoup à mon plaisir. Finale: D’une longueur moyenne, avec du maïs sucré et du bois brûlé.

Martin 83%
Nez: Vanille, maïs, chêne et charbon. Guimauve, sucre en poudre, classiques effluves du Jack, mais avec un peu plus de robustesse et de caractère. Sûrement que le degré d’alcool y est pour quelque chose. Bouche: Sucre blanc, maïs, vanille et bois sec. Touche de poivre et de charbon pour finir avec une cuillère de sirop de maïs. Finale: Un peu courte à mon goût, avec une texture qui tombe un peu à plat. On garde en bouche les saveurs de bois, de charbon et de maïs encore un petit peu. Équilibre: Un bel effort de Jack pour une édition spéciale, un bon départ, même si on assiste à une petite déconfiture en fin de parcours.