Jack Daniel’s Distillery Series Straight Tennessee Rye – Selection 009

50.5% alc./vol.
Mashbill compose de 70% Rye, 18% Corn et de 12% Malted Barley. Finished in High Toast Oak Barrel – Juillet 2022

André 90%
Superbe nez, rempli de céréales Puff et Sugar Crisp, de grosse cannelle épicée et poivrée, de cerises marasquin et de bois toasté. La bouche est musclée et affiche un bon punch épicé et de bois carbonisé; bananes flambées, oranges, caramel, cannelle, poivre et réglisse. La texture demeure agréablement moelleuse pour un whisky si épicé et influencé par le bois brûlé. Finale sur les fruits rouges, la cannelle cireuse très épicée et le bois calciné. Superbe whisky, moins grans public et plus de dégustation.

Patrick 88%
J’aime le chêne, j’aime le rye, alors j’ai évidemment bien aimé ce whiskey! Nez : Un délicieux parfum sucré et avec une dose surprenante de fruits sucrés et nappés de vanille et de caramel, accompagné de subtiles, complexes, mais discrètes épices. Bouche : Du chêne, des épices et du sucre brun, avec de discrètes cerises. Et encore du chêne épicé! Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, boisée et épicée.

Martin 89%
Nez: Poivre noir, cannelle, vanille crémeuse et un soupçon de caramel brûlé. Sans oublier un petit bout de charbon. Bouche: Texture assez ample, sur le seigle poivré, le chêne toasté, la réglisse noire et une note de fruits à noyau. Encore maïs et charbon accompagnent ici. Finale: Longue et sèche, dominée par les épices vives et un retour boisé marqué. Équilibre: Un dram robuste et expressif, qui ne plaira peut-être pas à tous, mais qui conserve l’identité de Jack Daniel’s tout en la rehaussant grâce au rye d’une intensité je dirais plus tranchante.

Jack Daniel’s Gold #27 Double Barreled

40% alc./vol.
Asian Duty-Free.

André 81%
Le nez est étonnant de vivacité pour un pourcentage d’alcool si bas. Le miel et le sirop d’érable nappent les fruits sauvages distinctifs, le sucre est prononcé même si le nez demeure au départ relevé par les épices et une certaine sècheresse boisée. La bouche manque de passion et de consistance, le miel, la vanille et l’eau d’érable annihilent pratiquement les éléments représentatifs du style. Quelques fruits obtiennent un rôle de soutien mais sont tellement maquillés que l’on peine à le reconnaitre sous l’étoffe sucrée et mielleuse. En laissant le whisky respirer, le nez revient un peu plus dans la lignée du style, juste à temps pour la finale où – enfin – les fruits, les épices et la réglisse apparaissent enfin. Seules les épices soutiendront la finale bien volatile appuyé par de solides notes de fruits rouges et de savate fraiche. Pour le prix de 149$, je trouve fort cher payé pour un rendu au final si ordinaire.

Patrick 82%
Une variation rare et intéressante sur le thème « Jack Daniel’s », mais rien pour me faire oublier le bon vieux #7, qui lui demeure nettement supérieur. Nez : Chêne mielleux avec une touche de sirop d’érable et un bon fond épicé. Un Jack Daniel’s nappé de miel? Bouche : De belles épices me rappelant un rye, mais quelques cerises nappées de miel me rappellent que le maïs prédomine dans la recette. Chêne et vanille viennent compléter le tout. Finale : Un peu courte et heureusement dominée par les épices.

Martin 82%
Nez: Vanille riche, sirop d’érable, butterscotch et un soupçon de redoutable banane mûre. Bouche: Douce et soyeuse, sur le miel, le chêne poli, le chocolat au lait et une touche d’épices discrètes. Finale: Moyenne, suave, avec un retour sucré et légèrement boisé. Équilibre: Un Tennessee whiskey relativement élégant et accessible, misant plus sur la douceur et la rondeur que sur la complexité ou la recherche. La meilleure qualité que je pourrais lui donner est que c’est le Jack pour le monde qui n’aiment pas le Jack. Ouin ce chapeau pourrait aussi fitter au Gentleman’s Jack, mais bon…

Jack Daniel’s Gold Medal 1954

40% alc./vol.
La collection Gold Release commémore les médailles d’or mentionnées sur l’étiquette de chaque bouteille de Jack Daniel’s. Chacune offre une saveur légèrement ou complètement différente de ses consœurs. Toutefois, il n’est jamais difficile de reconnaître le style de la distillerie, marqué par les fruits, le bois brûlé et les épices.

André 81.5%
On fait dans le bourbon générique ici avec les saveurs habituelles de vanille, de maïs et du fût de chêne. Le nez est suave et doux, les céréales de mais bien en évidence, quelques notes mielleuse saupoudrées d’épices. La bouche est huileuse et sucrée, un peu trop passagère et fluide, je le trouve personnellement un peu trop générique et sans accents particulier. Le maïs se développe encore plus en bouche, les notes de miel et de cannelle lui donnent bien quelques variantes quoique l’ensemble demeure bien fade et respectueux. Finale monotone et prévisible. Un Jack Daniels du type « trop bon Jack », trop doux et manquant de nuances.

Patrick 84%
On reconnaît le maïs huileux du Jack, mais il est aussi plus sucré et moins fumé au nez. En bouche toutefois, l’intensité qu’il semblait manquer au nez revient en force. Le chêne brûlé (ou même les toasts brûlées) est très puissant, laissant une toute petite place aux épices et au maïs. Ceux qui aiment le caramel dans leur Jack seront déçus, mais ceux qui l’aiment viril seront heureux! La finale s’étire longuement et agréablement sur une note brûlée. Bien équilibré mais une touche moins complexe que le Jack régulier. Situé entre le Single Barrel et le Black Label #7, un whisky que j’aurai du plaisir à boire au coin du feu durant le temps des Fêtes! Intéressant pour l’amateur compte tenu de son prix somme toute raisonnable. Il fera un cadeau très apprécié.

Martin 84.5%
Son coloris est plus orangé que roux, dans les eaux d’un Fruitopia à l’orange. Nez: D’entrée de jeu, le maïs, le caramel et la vanille des américains nous frappe. Quand même moins de fumée et de charbon que l’original, mais sans négliger une bonne dose de plus de bois carbonisé. Bouche: Assez huileux en bouche. Chêne, vanille, surtout maïs épicé. Déjà que le Jack original jouit d’une réputation plutôt « mâle », celui-ci est crissement cowboy. Finale: Longue finale de maïs et d’épices, filtrée à travers une couche de charbon, tel le whisky lui-même. Équilibre: Une coche au-dessus de l’original, un superbe sipping whiskey estival. Ça reste que ce n’est pas pour les chochottes. Si vous avez déjà été malade sur le Jack dans votre jeune temps, sauvez-vous!

RV 83.5%
Petit voyage dans les bois nordiques du Kentucky pour mononcle Daniel. Au nez, on a l’impression d’être beaucoup plus près du Derby que de Nashville, avec le grain du bourbon puis l’érable. En bouche trop mou, d’abord bourbon suivi du charbon plus typique, avant la finale assez courte et un peu trop limpide. Ça dépayse, mais en se frottant de plus près aux bourbons, il ne fait pas vraiment le poids.

Jack Daniel’s Old No.7 Legacy Edition

43% alc./vol.

Patrick 87%
On ne réinvente rien ici, et c’est tant mieux. Légèrement plus savoureux que l’original, mon commentaire à Martin (assis sur la galerie du chalet, sur le bord du lac) fut simplement « maudit que c’est bon du Jack! ». Nez : Le délicieux parfum de Jack, avec son superbe maïs sucré, de cerises rouges juteuses et bien mûres et de riche vanille. Bouche : Le bois brûlé prend ici la première place, laissant en second plan les arômes détectés au nez. La texture en bouche contribue ici beaucoup à mon plaisir. Finale: D’une longueur moyenne, avec du maïs sucré et du bois brûlé.

Martin 83%
Nez: Vanille, maïs, chêne et charbon. Guimauve, sucre en poudre, classiques effluves du Jack, mais avec un peu plus de robustesse et de caractère. Sûrement que le degré d’alcool y est pour quelque chose. Bouche: Sucre blanc, maïs, vanille et bois sec. Touche de poivre et de charbon pour finir avec une cuillère de sirop de maïs. Finale: Un peu courte à mon goût, avec une texture qui tombe un peu à plat. On garde en bouche les saveurs de bois, de charbon et de maïs encore un petit peu. Équilibre: Un bel effort de Jack pour une édition spéciale, un bon départ, même si on assiste à une petite déconfiture en fin de parcours.

Jack Daniel’s Old Nº7 Brand

40% alc./vol.
Les whiskies du Tennessee ne sont pas des bourbons. La principale différence entre le whiskey du Tennessee et le bourbon est le fait que le whiskey est filtré au travers de 12 pieds de charbon d’érable, processus qui nécessite plusieurs jours à compléter, ce qui l’adoucit considérablement. Et ce petit « détail », fait en sorte qu’il est illégal d’appeler ce type de whiskey un « Bourbon ».

André 85%
Très liquide. Les fruits apparaissent peu à peu dès l’entrée en bouche. Fruits sauvages, sucre, miel et citron-agrumes en finale. Pas meilleur qu’un autre whisky. à mon avis, son nom et sa réputation sont surestimées. Pas désagréable mais loin d’être singulier ou particulier. Mais sans contredit, une excellente valeur sûre, facilement trouvable où que vous vous trouviez.

Patrick 85%
Au nez. épais, huileux, fumée, dense, sirop de mais. Au goût: Doux, gras, des notes de brûlé, toffee, toast, etc. En finale: Sucré, gras et toffee! Aussi une note fumée/brûlée qui s’étire! Un superbe whiskey trop souvent dénigré par les connaisseurs. Personnellement, j’en ai toujours une bouteille à la maison.

Martin 83%
On lève son verre pour faire surgir un coucher de soleil cuivré du Midwest américain. Nez: Le maïs sucré chapeaute une légère touche de vanille et de toffée à l’orange. Bien que je l’attribue à ce que je sais déjà de ce whisky, j’ai quand même une impression ténue de charbon de bois naturel de chez Costco. En général beaucoup plus timide que dans mes souvenirs de brosse d’adolescent. Bouche: D’une délicatesse paticulièrement étonnante. Le maïs syrupeux reste agréablement longtemps en bouche, balancé par une petite note aigre. Les gorgées suivantes apportent sur la table un soupçon d’anis étoilé. Finale: Wow. C’est définitivement ici que cette expression exerce un tour de sorcellerie. Un vent de fumée de hibachi déferle sur mes sinus. Exquis. En fermant les yeux je peux littéralement voir le procédé du comté de Lincoln. Ensuite surprise, les sucres reviennent. Pourtant plus les gorgées avancent, plus l’aigreur qui équilibrait le sirop prend de la place et me décourage de m’en servir un autre. Équilibre: Décidément plus qu’un shooter quand on s’y attarde. Le plus sous-estimé des whiskies. Oubliez donc vos beuveries de jeunesse, tout le monde a droit à une seconde chance…

RV 82.5%
Si j’avais grandi à Lynchburg, sûrement je ne jurerais que par celui-ci, mais ayant d’abord fait connaissance avec la richesse des scotches, je le trouve bien mais sans plus. Au nez, il s’agit de fumée mais autrement, un peu plus aigre et beaucoup plus créosotée que les single malt. L’arrivée est tout aussi aigre (un peu trop a mon goût) et la finale est très fumée quoique passagère, avec très peu d’aftertaste, mis à part le aigre qui remonte tranquillement. L’art y est mais ce n’est pas mon style.

Jack Daniel’s Sinatra Select

45% alc./vol.

André 86.5%
Difficile de faire abstraction du prix, mais le fait d’y goûter la première en fois en compagnie du master distillers de Jack Daniels rend la chose plus agréable. Wow, le nez est sexy et doux, très mellow même si l’on est à même de sentir les influences du fût de chêne. Le miel et la vanille, les oranges et le toasté du fût bien en évidence qui dansent à merveille avec les vagues de maïs sucré. La bouche est soyeuse et douce, mais étrangement l’influence du fût est imposante et intense mais demeure tout de même assez discrète afin de laisser place aux oranges et à la vanille. La finale de chêne toasté s’accompagne aussi vraiment bien des staccatos de poivre et d’épices. Épilogue de miel et de vanille bien douce et soyeuse. Mon bon vieux Jack version inédite, mais le billet du spectacle est disons… discutable.

Patrick 83%
Nez: Chaleureux, marqué par le maïs et le chêne brûlé.  On reconnaît facilement notre bon vieux chum Jack.  Bouche:  Très chaleureux, toujours le maïs et le chêne, mais avec des épices a assez intenses.  Finale:  Une belle sensation chaleureuse s’étire en bouche, mais pas aussi longtemps qu’on pourrait le souhaiter.  Balance:  Un bon Jack, mais qui ne casse pas la baraque.  Tant qu’à avoir attendu aussi longtemps, pourquoi ne pas avoir embouteillé ce whisky au taux d’alcool qu’il méritait?  Bref, je agités plutôt déçu.  Pour les collectionneurs de la marque uniquement.

Martin 85%
Encore un beau bourbon foncé, comme s’il voulait annoncer sa richesse. Nez: Plus doux que le Single Barrel, plus raffiné que le #7, il offre des notes de vanille, de maïs et de chêne. On se sent chez soi comme avec le plus américain des whiskeys. Bouche: Fruits juteux et explosion de vanille. Maïs et épices encore. Doux et fougueux à la fois. Plaisant sans être renversant. Crémeux. Finale: Épicée, longue et chaude, comme tout bon whiskey américain devrait l’être. La vanille et le ma¨s s’étirent à souhait. Équilibre: Excellent whiskey, mais bon dieu que c’est surévalué. À $300, je n’aurais même plus de quoi me payer une chaise berçante pour le boire dessus.

Jack Daniel’s Single Barrel #14-3517

47% alc./vol.
Rick #04, embouteillé le 27 juin 2014.

André 90%
Gâteau aux bananes, pommes Expo-Québec, réglisse rouge et fruits sauvages, toffee, caramel. Bouche avec beaucoup de caractère et au style affirmé; arrivée de fruits rouges sauvages, de chocolat et de café percolateur, miel et vanille, suivi d’un sursaut de cannelle et des saveurs du toasté du fût. Équilibre parfait, style défini, exactitude de l’histoire sensorielle. Finale à l’orange et savoureuse sur les petits fruits d’où s’esclaffent les vagues brûlées du fût et le miel caramélisé. Superbe et savoureux.

Patrick 88%
Plus intense sur le chêne brûlé que le Jack « normal », il saura satisfaire tout amateur de whisky américain. Nez : Bois huilé-fumé avec un tonne d’épices. Bouche : Bois épicé-poivré avec une bonne dose de cendre et de fruits mûrs. Les épices du rye sont assez présents. Finale : Assez longue et savoureuse, avec des notes de réglisse rouge et de chêne carbonisé.

Martin 88%
Beau Bourbon foncé. Nez: Assez agressif dû à son taux d’alcool, mais laisse entrevoir un beau côté fruité sur un tapis de maïs et d’épices, parsemé de douce fumée de charbon. Bouche: Fruits rouges et épices en puissance. Légère brûlure d’alcool qui nous rappelle qu’on est toujours en vie. Le grain de maïs revient à la fin. Finale: Chaude et épicée sur de savoureuses notes de maïs sucré et de vanille. Ça dure et on aime ça. Équilibre: Un vrai JD pour les connaisseurs. On peut prendre son temps, ça casse l’image qu’on se fait de la marque.

Jack Daniel’s Straight Rye

45% alc./vol.
Constitué de 70% de seigle, 18% de maïs jaune et 12% d’orge malté (le N°7 est composé de 80% de maïs jaune, 12% d’orge maltée et 8% de seigle). Produit selon le même process que le Jack Daniel’s Tennessee Whiskey, à savoir bénéficiant d’une filtration goutte à goutte sur une couche de trois mètres de charbon de bois d’érable avant d’être placé en maturation dans des fûts neufs de chêne blanc américain, la différence vient ici des céréales utilisées. Lors de la prohibition, la distillerie Jack Daniel’s, forcée à arrêter sa production, a été utilisée pour accueillir un élevage de mules et d’ânes. C’est peu après cet événement, en 1941, que naîtra sur le sol américain la recette du « Mule » ! Ce Jack Daniel’s N°7 Rye est donc la base parfaite de ce cocktail mythique !

André 81%
Rye cireux, un brin d’acétone, réglisse rouge, petits fruits sauvages, cerises noires. Très velouté en bouche mais un peu volatile, la structure est fragile et diaphane, les céréales de seigle sont bien en évidence mais les saveurs un peu délavées; rye cireux et un brin terreux, réglisse poivrée, cerises noires, oranges roulées dans le caramel et la cannelle. En finale de bouche, les céréales de maïs séchées assaisonné de morceaux de bananes et de cosses de pommes rouges apparaissent aussi, avant de se terminer sur des notes de cerises poivrées et une forte sécheresse, caramel et chocolat noir.

Patrick 89%
Une belle surprise que ce nouveau Jack Daniel’s qui saura satisfaire les fans de la marque et les fans de rye en général. En tout cas, moi, j’adore, et la meilleure preuve en est ma bouteille qui se vide trop vite! Nez : Savoureux parfum de céréales sucrées où le seigle domine, accompagné d’un peu de cerises et d’une bonne dose de vanille. Bouche : Planche de chêne, seigle, épices, vanille, cerises, le tout enveloppé par du bois brûlé et recouvert de sucre blanc brûlant. Finale : D’une belle longueur, épicée et sucrée.

Martin 86.5%
Nez: Oh, le seigle est à l’honneur ici, tout en gardant le caractère JD. Maïs, vanille, menthe et bois grillé. Bouche: Pommes, vanille, caramel, fruits rouges, réglisse, rye bien frais. Finale: Le rye se résorbe un peu ici pour laisser les notes traditionnelles de Jack briller un peu. Équilibre: Bien que JD soit pratiquement la plus traditionnelle des distilleries américaines, un pilier quoi, reste que parfois innover ça peut être payant.

Jack Daniel’s Tennessee Tasters’ Selection No #6 « Jamaican Allspice »

50% alc./vol.
Straight Tennessee Whiskey, Toasted Jamaican Allspice Wood Finished pendant 180 jours. Édition lancée à l’été 2020.

André 86%
Bois brûlé et toasted, pomme caramel, cannelle, réglisse et clou de girofle. Belle bouche soutenue par l’alcool. Saveurs typiques du style mais avec une omniprésence de cassonnade, de caramel et de fumée de tabac, d’oranges également. Difficile de voir l’apport du bois à saveur d’épices Jamaicaine pour le moment… Aux gorgées subséquentes, les épices s’accumulent et offrent plus de vigueur. J’ai maintenant aussi des notes de chocolat et de grains de café torréfiés. La finale est sèche, terre séchée peut-être, beaucoup d’épices et de poivre. Les pommes, cerises et oranges nappées de caramel en toile de fond et une sensation cireuse et épicée.

Patrick 86%
Un Jack moins sucré et fruité, mais plutôt pimenté. Intéressant sans être déstabilisant. Nez : Pommes caramel, vanille, clou de girofle et bois grillé. Bouche : L’arrivé en bouche est plus douce que ce je m’attendais, avec du caramel, des cerises et, après quelques secondes, les fameuses épices boisées un peu plus « funky » que d’habitude. Ou en fait, une saveur de piment séché et broyé. J’y trouve aussi du café, de l’orange amère, une petite volute de fumée, du poivre et du chocolat noir. Finale : Très longue… D’abord boisée et épicée. Puis, après plusieurs minutes, le goût du piment broyé est d’une persistance que j’ai rarement vue.

Martin 85%
Nez: Piment de la Jamaïque (psychosomatique), coca-cola épicé, vanille, zeste d’orange, bois toasté, effluve de muscade. Bouche: Première gorgée vive, texture ample et chaleureuse, caramel, girofle, noix grillée, mélasse, écorce d’agrume. Finale: S’étire sur un long après-midi ensoleillé, cannelle, cacao, chêne épicé, thé noir, air salin du large. Équilibre: Concept réussi, épices franches mais intégrées, caractère distinctif sans masquer le whiskey. Un Jack disons très champ-gauche. Bravo.

Jack Daniel’s Tennessee Travelers « Sweet and Oaky »

53.5% alc./vol.
Édition de la série expérimentale Tennessee Travelers, Tennessee whiskey filtré au charbon d’érable puis mis en valeur par un profil accentué sur la vanille et le chêne.

Martin 84%
Nez: Caramel chaud, vanille intense, bois grillé, noix de coco, impression de sirop d’érable, touche d’écorce d’orange. Bouche: Texture relativement ample dès l’arrivée, sucre brun, maïs rôti, cacao, pacanes grillées, cannelle, avec un chêne épicé qui s’impose progressivement. Finale: Longue, vanille persistante, bois sec, café léger, chaleur enveloppante. Équilibre: Un dram riche et généreux, avec douceur et chêne en dialogue constant, puissance somme toute bien maîtrisée. Pas méchant.

Kim 87%
Nez : Caramel tirant presque sur la mélasse, en fait mélasse de grenade (si vous ne connaissez pas, c’est vraiment un produit délicieux), confiture de mûres et une touche résineuse douce, comme un biscuit sablé aux aiguilles de sapin. L’alcool semble bien intégré. Bouche : Crémeux, gingembre frais en quantité généreuse qui donne une sensation épicée, cerises au marasquin, une toute petite pointe astringente pas du tout déplaisante, mocha. Vraiment sympathique, mais plus « oaky » que « sweet ».