Bunnahabhain 25 ans

46.3% alc./vol.
Au nord d’Islay, en bordure de mer, Bunnahabhain se prononce « bouna’hav’n et siginifie, en gaélique, « bouche de la crique ». Sur son étiquette figure un farouche capitaine écossais barrant son navire tout en regardant on ne sait quelle lointaine destination…

André 90%
Un pur sang nourri au sherry. Le nez est une bombe de sherry un peu poudreux, saupoudré de gingembre et d’épices. Le sherry est boisé, oaky, très bold and thick, massif, à la limite rustique et un peu austère. Ça sent aussi le bois mouillé, le sous-bois une journée d’automne pluvieuse. La bouche est plus ronde et amicale, abondante et fruitée, un brin chocolatée, les épices et les cerises prédominent, avec un twist poussiéreux et vieillot en prime. Cela me rappelle certaines versions de vieux Glendronach. La finale livre quand à elle des embruns de sels et des notes maritimes qui surprennent dans cet amalgame fruité plutôt champêtre. Il gardera tout de même sa ligne directrice de sherry vieillot poussiéreux, auquel s’ajouteront le miel et le caramel salé dans un style mi-maritime, mi-champêtre.

Patrick 83%
Nez: Léger xérès et beaux fruits. Pointe de fruits trop mûrs. Bouche: Fruité, caramélisé. Finale: Une belle longueur, chaleureuse, envoûtante même! Balance: Bien, sans plus.

Martin 89%
Orangé-roux presque rubis. Petite pluie de jambes grassouillettes. Nez: Vénérable ancêtre de xérès. Chêne poussiéreux gorgé de raisin et de cuir. Feuille de tabac, caramel salé et poignée de dattes. Une impression de maturité qui ne ment pas. Lointaine feuille de menthe. Bouche: On nous prend par la main et on nous dépose doucement sur un lit de fruits rouges épicés, de chêne et de cuir bien tanné. Finale: Moins longue que je ne l’aurais souhaité, mais ces solides notes de vieux fût de xérès nous offrent un discours on ne peut plus clair. Équilibre: Toujours un grand 25 and, et loin de moi l’idée de me plaindre, mais on retrouve un rapport qualité/prix plus équilibré avec le 18 ans.

RV 88.5%
En Gucci, Prada et Versace elle est vraiment sexy, mais ne dépasse pas vraiment l’attirance que j’ai pour la petite Bunna en habits normaux de l’édition standard. Sherry aux allures salé vraiment exacerbé au travers de l’aspect huileux des whiskies de la souvent-négligé d’Islay. L’alcool est surprenamment piquant sur la langue, mais le malt s’installe confortablement dans un petit nid de poivre et sel. La finale est toute une aventure, d’abord du beau grain puis l’inéluctable sherry monte de la gorge dans une longueur qui ne fait de doute sur les 25 ans passé en baril. Un excellent whisky certes mais au prix que commande ce type d’excellence le nouveau 12 ans demeure un meilleur achat.

Bunnahabhain 30 ans

46.3% alc./vol.
Maturation en Ex-Sherry Casks.

André 92%
Nez noble, à la fois intense et posé. Prunes et dattes, pâte de fruits, raisins secs, d’où s’exclament aussi des notes d’agrumes bien fraiches. Exquise texture, huileuse et rehaussée d’épices bien dosées. Raisins secs et prunes, le sherry est intensément goulu, pincée de poivre et discrète fumée au caramel, compote de petits fruits sauvages, caramel salé, chocolat noir. Longue et douce finale, sur les prunes et les raisins secs, oranges sanguines, caramel salé et une pointe de fumée.

Patrick 90%
Un superbe whisky chaleureux et profond, qui répond bien à mes attentes pour un scotch de 30 ans. Nez: Pâte de fruits et raisins secs, une touche de chêne. L’ensemble est profond et chaleureux. Bouche: De beaux fruits mûrs sucrés et chaleureux, les épices du chêne, du caramel salé, du chocolat noir et un peu de vieux cuir. Finale: D’une longueur moyenne, avec des raisins secs et un peu de chêne.

Bunnahabhain 30 ans 1988 New Acquaintance

45% alc./vol.
Embouteillé en 2019, 400 bouteilles

Patrick 86%
Un très bon whisky, avec un kick faisant penser à un whisky plus jeune. De très belles saveurs, mais l’ensemble ne m’a pas excité. Nez: Un parfum de marmelade aux fruits mûrs, qui évolue alors quelques minutes sur une discrète touche maritime, du cuir et de (très) vieux livres. Bouche: D’intenses fruits mûrs, du bois épicé, de la cannelle, du poivre, du cuir, du tabac et une petite pincée de sel. Finale: D’une belle longueur, pleine de cuir, de sel et de fruits mûrs.

Bunnahabhain 30 ans 1988 Vintage Marsala Cask Finish

47.4% alc./vol.
Distillé le 1er décembre 1988, embouteillé le 18 janvier 2019 – 1116 bouteilles

Patrick 90%
Un beau scotch riche, savoureux et bien balancé. Un whisky dont on pourrait savourer chaque gorgée pendant des heures. Nez: Du chêne, des fruits mûrs, du miel et un peu de fleurs. Bouche: De beaux fruits chaleureux, un peu de bois sec épicé, du chocolat noir et du miel floral Floral: D’une longueur moyenne, boisée, fruits et chaleureuse.

Bunnahabhain 7 ans Warehouse 9

58.6% alc./vol.
Cask #4903, 2nd fill Oloroso Gonzalez Byass Sherry Cask, Fèis Ìle 2015 limited bottling.

André 92.5%
Prunes séchées, dates, raisins secs, tannique et pâteux, intense… Caramel brûlé, chocolat noir. Superbe nez, la qualité du sherry est indéniable. Un nez riche et raffiné. La bouche est très ronde, vieilles pommes poquées avec du brun dessus, dattes et prunes, pâte de fruits, poivre noir concassé, caramel bien présent, chocolat noir. Mélange de saveurs ingénieux et bien amalgamé, bouche pleine et généreuse. La finale est beaucoup plus soutenue au niveau alcool, les épices et le poivre semblent sur les stéroïdes, sensation tannique et fruits exubérants. Un superbe embouteillage, les saveurs sont au rendez-vous, l’alcool est présent mais n’envahit pas la bouche, l’équilibre est savamment contrôlé. Au niveau des saveurs, on a ici quelque chose qui se rapproche des anciennes versions de Glendronach Cask Strength. Le genre d’embouteillage qui te donne l’impression de redécouvrir une distillerie que tu connais déjà bien.

Patrick 85%
Ok, si ça, c’est le résultat d’un fût de second remplissage, un fût de premier remplissage ferait certainement peur. Un peu too much, mais à petite dose, ça reste le fun! Nez : Parfum de xérès plus intense qu’un verre de xérès, dans lequel on aurait versé une bonne dose de caramel. Bouche : Vieux vin boisé intense, avec une bonne dose de caramel salé. Finale : Longue et intense, marquée par le vieux vin et le caramel salé.

Bunnahabhain 9 ans Fèis Ìle 2017

58.1% alc./vol.
Warehouse 9, Cask #110883, Bourbon Finish. Distilllé en 2007, vieilli pour une première période en refill cask avec un affinage supplémentaire de 3 ans en first fill Wild Turkey bourbon cask.

André 80%
Nez hyper tranché, vraiment rectiligne et un peu trop fermé; marshmallow, poires, miel, vanille de Madagascar, rond et amoureux, calme, vanille, céréales, beaucoup d’alcool, agrumes, ananas, noix et cachoux, miel. Le nez est à la limite agressif, l’alcool est en avant-plan et j’avoues que la déception me gagne, surtout avec les derniers embouteillages qui m’ont vraiment renversé, la réserve et les saveurs qui peinent à s’exprimer laissent sur ma faim. Avec le temps et beaucoup de patience, la silhouette d’équilibre prend place. La bouche est huileuse, les saveurs sont réservées, mais quelle claque d’épices et du poivre en bouche, en plus avec la force de l’alcool, on est presque assommé par la présentation dépouillée. Quelques notes de vanille et de cachoux, agrumes et léger citronné, poires poêlées, poivre et épices. La finale est longue et s’étire très longtemps, l’effet huileux est disparu, balayé par l’alcool et les épices. Un Bunnahabhain qui affiche une présentation dépouillée et qui manque d’amour.

Patrick 90%
Un superbe scotch, superbement balancé et savoureux. Pas ce qu’on attends d’un whisky d’Islay, mais à l’aveugle, il ne m’a pas déçu! Nez : Parfum qui met l’eau à la bouche, en présentant de belles notes de vanille, des agrumes et une belle dose de sucre blanc. Bouche : Une tonne d’agrumes, du chêne fraîchement coupé et une touche subtile de sucre. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Bunnahabhain Abhainn Araig Fèis Ìle 2022

50.8% alc./vol.
Maturation en ex-bourbon et ex-sherry Octave Casks.

André 86%
Dates et figues, chocolat au lait et raisins secs, miel. Nez très doux dans l’ensemble avec une pointe de bois secret un soupçon de citron. La bouche est assaisonnée de cannelle et offre beaucoup de fruits rouges séchés; raisons, figues et réglisse. Le sherry est festif et pas du tout austère. La texture manque malheureusement de consistance et de structure. La finale est lente et langoureuse, un peu trop diluée sur la texture et remplie de fruits rouges.

Patrick 85%
Un peu rude, mais tout de même très bon. Autrement dit, une belle intensité, mais la balance pourrait être légèrement mieux. Nez: Un beau parfum débordant de fruits mûrs, avec un peu de caramel réchauffé et une petite note boisée. Bouche : Des fruits mûrs très intenses, avec une tonne de chêne sec et brûlé avec du caramel un peu cramé. Finale: D’une belle longueur, fruitée, boisée et épicée.

Kim 85%
Nez : Savon à linge, super floral, à la limite de l’arôme chimique. Bouche : crème anglaise, fraises fraiches, noix de grenoble. Je ne sais pas exactement quoi en penser. Est-il tout à fait banal ou vraiment bon?

Bunnahabhain An Cladach

50% alc./vol.
World Traveler Exclusive

Patrick 80%
Un jeune whisky intense qui aurait mérité qu’on le laisse tranquille dans son fût quelques années de plus. Nez: Xérès délavé, de l’orange, une touche de métal, des oranges, des noix et du chocolat. Bouche: Un beau mélange de fruits, d’épices et de chocolat noir et… De new make. Finale: D’une longueur moyenne, marquée par le new make.

Bunnahabhain Aonadh Warehouse 9 – 2021 Edition

56.2% alc./vol.
Distilled 07/02/2011, Bottled 22/04/2021, Limited Edition of 14088 bottles

André 84%
Ouf… bizarre de nez maritime, terreux et humide à la fois. Confiture de bleuets et purée de prunes, raisins secs, sel de mer, bois mouillé. Bouche insipide, diluée et sans éléments gras, raisins poivrés, soufre, sel de mer, warehouse humide, caramel et vieux cuir. En respirant, on merge plus sur les notes de chocolat et de caramel un peu crâmé, les raisins macérés dans le rum et les prunes poivrées. Finale marquée par le sel de mer, le poivre broyé et des notes de raisins trempés dans le soufre des têtes d’allumettes. Je suis un peu perdu pour être franc. 2e Tasting: 87%
Mélanges de fruits sauvages, bleuets et framboises, Glosettes aux raisins, caramel. Attirant. La bouche est iodée et poivrée et offre la même livraison de fruits sauvages que le nez. Mélange de chocolat et de caramel, touche herbeuse, beaucoup de notes de raisins secs, de cerises et framboises, prunes. Forte montée de poivre en bouche, s’accompagnant d’une petite touche de soufre et de terreau d’empotage. Longue finale, alcoolisée, chocolatée et poivrée et très influencée par les notes de vin.

Patrick 91%
Le genre de whisky qui donne faim, qui donne le goût de manger une belle grosse pièce de viande rouge! Délicieux! Nez : Un beau parfum débordant de caramel, de fruits sucrés, du chocolat au lait et des noisettes. Bouche : Le caramel les fruits sucrés, le chocolat au lait et les noisettes y sont toujours, mais dominés par les chaleureuses épices du chêne. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale: D’une belle longueur, sucrée, fruitée et légèrement épicée.

Martin 82%
Nez: Xérès mi-sucré, raisins, oranges cacao, cuir, et malheureusement… pointe de soufre? Bouche: Fruité, épicé, quand même agréable. Caramel, vin chaud. La puissance du xérès masque une légère tourbe trop discrète qu’on aurait aimé rencontrer pleinement. Finale: Longue, légèrement fumée, mais bien fruitée. Bois et épices, cuir et notes sulfureuses et terreuses. Équilibre: Un autre dram qui est affecté par une dosette de soufre non-désirée. Dommage.

Bunnahabhain Ceòbanach – Batch 01

46.3% alc./vol.
En Gaélique Céobanach (qui se prononce Chio ba nac) veut dire « brume fumée ». Il s’agit d’une référence au XIXème siècle, lorsque la communauté insulaire était dépendante de la tourbe afin de se chauffer ou pour commercer. A cette époque les volutes de fumée provenant des feux extérieurs se mêlaient à l’air marin et créait ce « brouillard enfumé » que l’on pouvait sentir et presque goûter.

André 89%
J’ai l’impression de découvrir une nouvelle distillerie. La tourbe est prononcée et maritime. Cela me rappelle les petits biscuits au beurre et la tarte à la meringue dégustée sur le port de mer. La vanille est omniprésente et tranche avec le sel de mer en arrière-plan. Texture moelleuse en bouche, la fumée de tourbe est tout de même très approchable. La vanille attendrit beaucoup les notes de poivre moulu et de sel de mer, la fumée affirmée. La texture est huileuse et très agréable et même à une finale tourbée et poivrée à souhait, maritime, ou le sel de mer se mélange à la perfection à la tourbe poivrée et à la vanille. Tout en étant un whisky tourbé d’Islay, cette présentation n’effraiera pas les non amateurs du style et ravira les habitués et amateur de tourbe distinctive. Définitivement un must !

Patrick 90%
On a ici un excellent contrôle de la tourbe, avec un beau contraste de saveurs bien maîtrisé. Nez : Fumée de tourbe envoutante avec une belle note de suie et un petit quelque chose de frais ou plutôt rafraichissant. Bouche : Texture huileuse et belle arrivée en bouche, rapidement subjuguée par une vague de fumée de tourbe intense et de suie. Une touche de fraicheur portée par des agrumes rend l’ensemble complexe et très agréable. Finale : Longue et savoureuse.

Martin 87.5%
Jaune assez pâle merci. Nez: Fumée de tourbe bien dosée et pas trop assumée comme les autres Islay. Vanille et crème fraîche. Herbe et sel de mer. Bouche: Doux et moelleux. Vanille, tourbe et poivre. Citron et gros sel. Un petit délice. Finale: Longue et fumée. On reste sur un lot de belles épices qui nous ont manquées aux étapes précédentes. Équilibre: Un bel embouteillage qui emprunte de bons trucs à gauche et à droite. Parfait pour une terrasse ensoleillée. Un point de plus pour les NAS de qualité.