Bruichladdich The Resurrection Dram

46% alc./vol.

André 89%
Animal au pelage mouillé s’étant roulé dans la tourbe. Celle-ci est d’ailleurs plus intense que dans les éditions régulières. Beaucoup de corps, belle présence maritime en bouche. Raisins qu’on a lavé dans de l’eau salée afin de les désinfecter. Une très – inattendue – découverte. Est-ce que Jim McEwan est à refaire à Bruichladdich le même tour de force qu’à Bowmore? Le single malt qui pourrait très bien devenir la porte d’entrée pour découvrir la distillerie. Superbement Islay.

RV 79%
Un whisky très ordinaire qui a ses moments mais pour lequel je suis content de me laver la bouche avec du Coke pour passer au prochain, et qui mise à part la possibilité de pouvoir se vanter de l’avoir goûté ne sert à rien. Baril rouillé qui trempe dans une rivière en débâcle de milieu d’été qui aurait emporté dans ses flots une haie de cèdre. Bien qu’on dirait une mauvaise expérience de finition de baril, la vanille vient plus tard camoufler ce mauvais départ par quelque chose de plus ennuyant. En bouche le baril reprend de l’ardeur pour être entrecoupé par une mince vague d’épices en deux attaque successives, le tout mêlé à une tourbe qui se débat mais qui derrière la rouille est trop petite, et ne sera retenue sur la photo finale. Me fait penser un peu au Turnberry 14th hole de la même distillerie mais en plus ennuyeux.

Patrick 90%
Rappelle le Loch Indaal face à la distillerie Bruichladdich… La mer, les algues et une légère fumée mariées par un savoureux chêne. Au goût, une explosion de fumée et de tourbe n’est contenue que par un riche chêne qui nous donne envie de mordre dans le whisky. Une insaisissable touche fruitée rappelant le sherry nous force à en prendre un deuxième verre. Quelques points additionnels pour l’équilibre de l’ensemble et pour les souvenirs de voyage que ce whisky m’apporte!

Bruichladdich Vintage 1989

46% alc./vol.

André 88%
Une des versions les mieux balancée et équilibré de Bruichladdich que j’ai pu dégusté à ce jour. Celle-ci est d’une finesse gustative, très fruité, encore une fois les fruits de la passion, très plage dans le sud. Rafraichissant et agréable. Superbe.

Patrick 88%
Malt jeune et fumé au nez. Au goût, la fumée. Poivre et sel. J’en prendrais encore et encore!

RV 87%
Peat, peppery. Huileux.

Bruichladdich Vintage 1998 Oloroso Jerez

46% alc./vol.
Entre janvier 1995 et mai 2001, on a distillé pendant seulement 6 semaines à la distillerie, les bouteilles de cette période ne sont donc pas légion. Le Oloroso 98 est une des très rares embouteillages des distillations de 1998. Édition limitée à 9000 bouteilles.

André 88.5%
Oranges, abricots et pêches, mélange de feuilles vertes et de raisins. Très frais au nez, tout en simplicité. Ressemble plus à un single malt des Highlands qu’un Islay. L’arrivée est inoffensive mais l’explosion qui se développe en bouche par la suite est inattendue et surprenante. La finale est tout en chocolat à la menthe légèrement chauffé.

Patrick 88%
Nez marin, fruité… Comme si on mangeait une compote de fruit sur une plage d’Islay. Arrivée plutôt délicate et fruitée rapidement suivie par un crescendo de sel et de fumée. Touche épicée de bourbon en finale qui complète très bien le tout. Très bien équilibré, c’est définitivement ce qui le démarque… Belle démarche au niveau du choix du fut.

Martin 89%
Nez: Vanille et xérès, chocolat noir et raisins secs. Poivrée et clou de girofle sur lit de fruits rouges. Très appétissant. Bouche: Miel, vanille et eau d’érable à l’arrivée, suivi de petits fruits séchés, de pain d’épice et de dattes. Le fût de sherry vient ici indéniablement prêter son influence irrésistible. Finale: Miel et chocolat noir sont les piliers de la finale, sur lesquels reposent des notes de chêne, de poivre et de cannelle. Équilibre: Un autre tir de précision pour Bruichladdich, bonifié par l’utilisation maîtrisée du fût Oloroso.

RV 81.5%
Tourbe et épices sucrées, plus suave et velours en texture, avec une touche d’ivoire de piano. Arrivée de bois, puis un genre de porto vraiment pas à mon goût vient casser la mélodie. Le bridge d’avant-finale est discordant et semble très mal tuné, mais le breakdown de tourbe douce avant la finale vient étire le son vers une finale plus élégante. Mais le souvenir de la fausse note subsiste une fois la toune terminée.

Bruichladdich Waves 7 ans 2009

46% alc./vol.
Cette nouvelle version de Bruichladdich Waves est vieillie en fûts de bourbon puis affinée en fûts de Madère, cépage Malvoisie pour être plus précis. Plusieurs millésimes entrent dans la composition de ce single malt, pour un niveau de tourbe moyen atteignant 15ppm.

André 91%
Définitivement Islay ! La tourbe est superbe, sucrée et très veloutée. Le côté agrume adoucit le taux d’alcool. C’est à s’y méprendre… on croirait du Ardbeg, mais c’est un superbe et jeune Bruichladdich !

RV 88%
Bien conçue, c’est une pugiliste qui bouge bien en plaçant soigneusement ses coups, mais ses punchs manquent un peu de puissance pour être une championne. Chips ordinaire brûlée un peu cartonnée avec une touche de miel au nez. Au gout, tourbe du Ardbeg, mais avec une gêne. Arrivée un peu épicée se déplaçant sur la tourbe, avec une belle finale nuancée qui passe de cendreuse à verte à cendreuse. Soubresaut mielleux vert en toute fin.

Patrick 95%
Ma découverte de l’année 2009! Un mélange d’une harmonie incomparable où l’on retrouve tourbe, miel, vin, agrumes, épices, bref, tout y est! Malgré la présence de tourbe, ce whisky demeure extraordinairement doux. Original, rafraîchissant, relevé… Sera-t-elle un jour disponible au Québec???

Martin 83%
Couleur d’un orange doré modérément dénaturé. Nez: Tourbe salée et feuilles de nori au premier plan. Suivi de noix et raisins, fleurs et pommes, punch aux fruits et Pine-Sol. Bouche: Miel, fleurs et poivre blanc. Finale: Subtile fumée terreuse. Fond d’eau salée qui a servi à steamer des hot-dogs. Fleurs amères, cuir et caoutchouc. Équilibre: La finale nous prend trop par surprise, pas une surprise-party, mais un peu plus comme « Je suis en prison et je viens d’échapper mon savon ». C’est malheureusement assez pour que je ne veuille pas y retourner. Par contre au 2e tasting il est meilleur.

Bruichladdich X4

50% alc./vol.

Patrick 78%
Bravo pour l’expérience, mais uniquement sur le plan « scientifique », rapport qu’au goût c’est vraiment inintéressant. Nez : Alcool et grain légèrement sucré, une touche de vanille et un peu d’agrumes. Un bon new make mettons. Bouche : Chêne, orge, agrumes, vanille et tonne d’alcool. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par l’alcool.

Bruichladdich XVII

46% alc./vol.

André 87.5%
Kiwis et agrumes. Pêches. A le désaltérant d’un Sprite lime et citron. Citronné du citron en plastique qui sert à assaisonner les Fish & Chips. Très frais et aucune trace du sel qui était dans l’édition 10 ans. Vraiment bien et très désaltérant. Un single malt estival, idéal pour avoir du plaisir avec des filles en monokini sur une plage ou dans un hot-tub.

RV 83.5%
Violettes et cassonade, sucre cristallisé. Très clair en bouche et définitivement trop mollo, pique un peu sur la langue mais rien sur les joues. Petit sursaut de chêne avec jeunes pousses de branche et un arrière-goût de bourbon. Pas mauvais, mais compte tenu de l’âge (et du prix), une déception.

Patrick 87%
Au nez, fruits de la passion et air marin. Épices de bourbon. Orge huileuse et salée, marine. Finale assez longue et légèrement épicée. Très bon et très bien balancé.

Buchanan’s 12 ans

43% alc./vol.

André 79%
Très axé sur les grains de céréales, nez pas très sophistiqué, notes de fruits rouges. Bouche claire et informelle, un peu fruitée et quelques notes de chocolats, d’orange et d’épices en finale. Pourrait passer pour un cousin du Johnny Walker Red ou Black.

Patrick 87%
Nez: Doux parfum de malt, cassonade er touche de rhum.  Bouche:  Douce sensation de vanille, caramel et orge.  Petite pointe épicée qui apparaît à la seconde gorgée.  Finale:  Moyennement longue, marquée par un doux alcool de grain et quelques notes épicées provenant du chêne.  Balance:  Un whisky facile à boire, un peu trop même.  Je vais m’en servir un autre dram pour être certain!  Yep, facile et très agréable à boire!

Buckhorn Kentucky Straight Bourbon Whiskey

40%
 alc./vol.
Produit par Clear Springs Distilling Co… Qui est une compagnie inactive depuis 1990 selon Kentucky Secretary of State – Online Business Filings et propriété de Buffalo Trace.

Patrick 81%
Une bonne alternative au Buffalo Trace – j’ai souvent dit que ce dernier pouvait transformer vos cocktails en chef d’œuvre, voici donc une alternative à moindre prix (pour l’instant, seulement disponible aux États-Unis). Nez: Un beau parfum riche de bourbon porté sur le seigle, avec du bois, de la vanille et de discrets fruits mûrs. Agréable. Bouche : Si ce n’était d’une texture en bouche un peu aqueuse à cause de la dilution à 40%, ça serait vraiment bien! Bref, j’ai goûté au premier abord un beau mélange d’épices du seigle et du chêne, puis des fruits mûrs, une goutte de vanille et un peu de caramel. Finale : Un peu courte et boisée.

Buffalo Trace

45% alc./vol.

André 84%
Au nez; vieille « shed » de bois entourée de vigne de raisins. En bouche; POW !!!!! une explosion fruitée, à l’image des bonbons Poprocks qui font « pop » dans la bouche.. Finale moyenne, rétro superbement sucrée et fruité, suave mais malheureusement trop sèche.

RV 85%
Savon à vaisselle, boules a mites et cire, déjà olfactivement il me surprend part sa particularité. Fruité et cendreux en bouche, et il finit sur un goût prononcé de Triaminicol DM pour enfants. Il se termine tranquillement, de manière plus fumée. Malgré ses notes bizarres de savon, il se démarque de la moyenne.

Patrick 85%
Seigle épicé et vineux. Au goût, on semble aussi détecter des agrumes au niveau du palais… Fruité, gras et sec tout à la fois, définitivement plus complexe que les bourbons de la même catégorie. Un excellent placement.

Martin 87%
Orange foncé très automnal serait le meilleur descripteur coloré dont je peux l’affubler. Nez: Présence très assurrée au nez. Vanille et sirop d’érable. Une touche de poivre et de menthe. Maïs, toffee et fruits des champs viennent compléter le bouquet. Bouche: Crémeux et robuste tout à la fois. Caramel, vanille, érable, pointe de mélasse. La gorgée se termine sur des notes de cinq poivres et de cuir. Finale: Toutes les saveurs goûtées précédemment traînent longuement en bouche pour une final des plus chaudes et plaisantes. Équilibre: Pas le plus grandiose des bourbons, mais offre somme toute un rapport qualité-prix béton.

Buffalo Trace Antique Collection William Larue Weller Vintage 2016

67.7% alc./vol.

André 93.5%
Wow! Prunes et cerises noires, tabac, vieux cuir, dattes, oranges. Onctueux au nez, estival et réconfortant, cette texture douce et feutrée (même à ce taux d’alcool impressionnant) apportée par le blé est unique. Une fois en bouche, le whisky est presque réservé, l’alcool est tapi dans le fond du verre et attend patiemment. Cette même onctuosité du nez est aussi perceptible en bouche, le liquide couvre la bouche comme une douillette par temps de grand froid; avalanche de fruits de toute sorte (mêmes qu’au nez, je suis un peu décu de ne pas y découvrir bien des variantes d’ailleurs), mélange de dattes, de prunes et de cerises noires, puis volée d’alcool puissant s’époumonnant dans des relents sec et astringents un peu vieillots et poussiéreux, cannelle et grosse réglisse rouge pas subtile. Finale de pelure de pomme rouge, rye, poivre et de fût de chêne carbonisé. Un whisky coup de poing ou 2×4 avec des clous…

Patrick 92%
Wow! Intense, riche et savoureux. Je comprends maintenant la célébrité de ce whisky, il s’agit vraiment d’un morceau impressionnant. Nez: Succulent parfum de sucre d’orge, avec des cerises, du caramel et une tonne de fruits. Savoureux! Bouche : Hyper fruité, un peu de bois brûlé et des épices intenses. Finale : Longue, intense, marquée par les fruits et les épices.

Martin 93.5%
Nez: Distingué, prunes, dattes et tabac aromatisé rappelant certains vieux sherry casks. Agrumes et caramel brûlé. Aucune trace de son taux d’alcool. Il passe par les arbres. Soyeux. Bouche: Doux, caramel, épices aiguisées, maïs en puissance calmé par des notes de cerise et de bois. Enflammé. Finale: Pourtant le feu de l’esprit part en fumée aussitôt la gorgée avalée. Bois sec et poussiéreux du fût. Équilibre: Une grande bouteille, ne serait-ce que pour la chance de mettre la main sur l’une d’entre-elles. À savourer avec prudence et respect.