Braes of Glenlivet 30 ans

48.8% alc./vol.
Cask Strength Release – Embouteillée en août 2022 – Batch BG/004. La Secret Speyside Collection de Chivas cherche à mettre en lumière certaines distilleries étonnantes dont on n’entend pas souvent parler. Cette expression est un single malt particulièrement impressionnant de 30 ans d’âge de Braes of Glenlivet. Aujourd’hui, la distillerie est connue sous le nom de Braeval, mais lorsque ce whisky a été distillé, elle s’appelait Braes of Glenlivet. Une pièce d’histoire liquide!

André 89%
Un voyage sous les tropiques! Fruits tropicaux dont l’ananas, la banane et la poire, crème vanille avec une coulée de miel. À l’aération, belles notes citronnées et d’oranges fraiches. Vite comme ça, ça me rappelle un Balvenie bourbon single barrel. En bouche, mélange d’abricots, d’oranges et de poires, purée de bananes et pommes. Légère touche poivrée et boisée additionnée de gingembre. Superbe texture, bien douce et masquant l’alcool. Longue et douce finale fruitée d’un superbe équilibre. Un whisky pour les gens qui apprécient la justesse et les détails.

Patrick 89%
Un whisky d’une grande subtilité et porté par une belle texture. Délicieux, le genre de whisky dont on ne saurait se lasser. Nez: Déborde de fruits tropicaux, avec une touche de pâte d’amande sucrée et un trait de vanille. Bouche : Porté par une superbe texture, la mangue et les oranges sont habilement mariés ensembles, avec de la pâte d’amande, du gingembre rôti et du chêne grillé. Finale: D’une belle longueur, boisée avec de beaux fruits frais.

Braeval 17 ans – The Distillery Reserve Collection

56.4% alc./vol.
Distillé 26/3/2002, embouteillé 30/5/2019 – Cask 13913 First Fill Barrel

André 88%
Framboises, pommes et poires, vanille crémeuse. Simple mais efficace. La bouche est bien sucrée et fruitée; Cream Soda, sirop de poires, pommes, poivre concassé et chêne blanc. Malgré le taux d’alcool, la texture est douce et offre beaucoup de corps. Aux gorgées subséquentes, mangue, oranges et abricots. Finale souple, sucrée et vanillée, de très bonne longueur, où les épices se donnent sans retenue.

Patrick 90%
Un beau whisky, le meilleur dans le style « first fill barrel ». J’ai manqué de mots pour décrire un scotch si délicieux et complexe. Nez: Un superbe parfum présentant un beau mélange de chêne et d’orge, mais aussi des fruits tropicaux et une touche de vanille. Frais et alléchant. Bouche: Un beau whisky frais et intense, avec une bonne dose de chêne sec et brûlé, des fruits tropicaux et une discrète note de vanille.  Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, très boisée. 

Breckenridge Bourbon

43% alc./vol.
Bourbon fabriqué de façon artisanale à 9600 pieds d’altitude au Colorado et à partir d’eau de neige des Rocheuses.

André 80%
Nez à mi-chemin entre le bourbon et un Speysider rectiligne. Céréales épicées, vanille. Nez très volatile. Avec une goutte d’eau; fruits, grains de céréales enrobées de chocolat, nectarines. En bouche, épars et diffus, texture molle. Finale courte et ennuyante. Profitez du nez, car c’est le seul point intéressant qu’il a à offrir.

RV 85%
Le blé semble bien s’exprimer en haute altitude. Tient beaucoup plus du bourbon que d’un produit de microdistillerie avec la corde, la cerise et le blé. Belle arrivée tranquille, posée, c’est davantage le seigle qui se fait goûter puis le blé, et en seconde gorgée, de l’orange. Suite du blé en finale, difficile à croire qu’il est composé de plus de 50% de maïs. La finale est étonnamment longue pour un whiskey « d’au moins 2 ans de vieillissement » et une autre belle preuve que les centaines d’années de traditions des distilleries du Kentucky peuvent être égalées quand on s’y donne la peine.

Patrick 85%
Au nez, mélange de « sapin sent bon » et de térébenthine baignant dans du petit jus de fruit style Kool Aid (TM) aux cerises. En bouche, arrivée épicée et chaleureuse, suivi d’un petite vague « sapin sent bon » et térébenthine. La finale s’étire longuement et chaleureusement sur une note sucrée-épicée. Original, bien équilibré… Et particulier. Définitivement intéressant et surprenant pour un bourbon.

Breckenridge High Rye Bourbon Mash Madeira Finish Batch 001

46% alc./vol.
Breckenridge Brewery est une brasserie américaine basée à Littleton, dans le Colorado. La distillerie, située à 9 600 pieds au-dessus du niveau de la mer, est la plus haute du monde. Les chutes de neige massives et les glaciers au sommet du mont Quandary, un sommet de 14 000 pieds, fournissent une eau cristalline avec un équilibre ph unique qui contribue à la signature distinctive des whiskies produits à cette distillerie. Mashbill composé de 56% corn, 38% rye et de 6% malted malt.

André 87%
Étonnant mariage de la palette de saveurs du bourbon et du vin de Madère. On trouve principalement une avalanche de cerises Marasquin s’acoquinant avec de douces notes de prunes et de fruits secs. Avec un peu d’aération, j’ai plus des tonalités de raisins secs trempés dans le chocolat. La première gorgée livre définitivement l’épine dorsale d’un bourbon high rye. Nous sommes sur les notes de réglisse cireuse, de cannelle frivole assorti d’une touche terreuse bien épicée. Des saveurs de bois brûlé s’ajoutent ensuite à la parade. La bouche est très épicée et aussi remplie de fruits séchés. Longue finale très persistante, portée par les épicées poivrées et de cannelle, sensation cireuse et de bois brûlé de bonne force. J’avais adoré le premier tasting mais en y revenant, je trouve le whisky un peu fougueux et jeune, et encore trop influencé par le bois. Pour ma part, je lui aurais laissé quelques années de maturation supplémentaires avant d’embouteiller.

Patrick 92%
À la première dégustation, ce whiskey m’a laissé un peu dubitatif tellement le vin de Madère semble vouloir prendre toute la place. Puis, à chaque fois que j’y revenais, je le trouvais meilleur qu’à l’essai précédent. C’est mon premier whiskey de la distillerie Breckenridge et ça ne sera certainement pas mon dernier! Nez : Une tonne de cerises au marasquin et de jus de prune, avec une touche de cuir. Bouche : Les fruits et le sucre prennent tellement de place qu’on ne reconnait le bourbon qu’après la deuxième gorgée. A ce moment, on détecte les saveurs de bois de cerisier fumé et de cuir, mais aussi quelques épices du seigle. Le tout porté par une texture tellement suave qu’on en vient à se demander s’il s’agit réellement d’un whiskey! Finale : D’une belle longueur, épicée et chocolatée.

Breckenridge Port Cask Finish – Batch #13

45% alc./vol
Le mashbill de Breckenbridge est composée de 56% maïs, 38% seigle et 6% orge maltée. Affiange de 6 mois en Tawny Port Casks. Bryan Nolt n’a pas hésité à viser haut lorsqu’il a fondé la distillerie Breckenridge en 2007. Située dans une petite ville de montagne à 2 900 mètres d’altitude, Breckenridge est la distillerie la plus haute du monde en production. Si la logistique d’implantation d’une distillerie à cet endroit a pu s’avérer complexe, les raisons de ce choix sont simples. Bryan souhaitait que sa distillerie soit aussi proche que possible de la source d’eau naturelle la plus pure qu’il ait pu trouver.

André 88%
Nez soyeux et sucré, très dessert dans l’approche, qui rappelle aussi un wheat whiskey. Cerises et framboises, prunes, chocolat fourré au caramel. La lune de miel avec l’onctuosité du nez se poursuit en bouche, qui est sirupeuse et hyper texturée même si elle n’offre point de nouveauté versus ce que le nez nous a livré. Framboises, cerises, oranges, sirop d’érable, cannelle, réglisse, prunes et chocolat au lait. La jeunesse du whisky ne transparait pas du tout en bouche. Avec 38% de seigle, les notes pointues de cannelle sont apaisées par les bonnes notes tirées du Port Cask. La finale est longue et planante, rougeâtre, sucrée et moelleuse. Ce bourbon dénaturé vaut définitivement le détour. Savoureux!

Patrick 84%
C’est bien, mais je trouve que la balance des saveurs n’y est pas tout à fait… La texture en bouche laisse aussi un peu à désirer. Nez : Parfum de fruits des champs servis sur une planche de chêne sèche avec un trait de caramel. Bouche : Chaleureuse, débordante de fruits des champs bien mûrs et de cerises, avec un peu de miel, du chêne grillé, des oranges, de la cannelle et du chocolat noir. La texture en bouche est malheureusement un peu mince à mon goût. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chêne et des céréales séchées.

Breckenridge PX Cask Finish Batch #7

45% alc./vol.

Patrick 86%
Un autre délicieux Breckenridge débordant de saveurs et rudement bien bâti. Nez : Un superbe parfum présentant un beau mélange de céréales, avec du sucre, de très légères épices, et un mélange de fruits du verger et de subtils fruits des champs. Bouche : Le mélange de céréales est typique d’un bourbon avec une bonne dose de seigle, de beaux fruits mûrs, de la cassonade et du bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Brenne 7 ans Organic French Single Malt

40% alc./vol.
Fût #261. Première maturation de 6 ans dans des fûts de chêne neufs in new new Limousin et ensuite affiné en fûts de Cognac.

André 83%
Bananes en purée, poires, globalement très fruité et très sucré sur des lancées de vanille et d’amandes… peut-être un peu trop d’ailleurs. Style whisky-dessert. Pâtisserie française, crème pâtissière. Très sage en bouche. Mais où est le cognac ? Les saveurs sont enrobées d’une pelure de banane qui en fait sa saveur et odeur principale puis les oranges en addition. Finale ample, un peu épicée et bien sucrée. Définitivement, un whisky dessert.

Patrick 79%
Si ce n’était du taux d’alcool de 40%, on jurerait qu’il s’agit d’un Kool Aid. Décevant pour l‘amateur de « vrai » whisky, j’imagine toutefois qu’il saura gagner de très nombreux adeptes qui n’aiment justement pas vraiment le whisky. Nez : Le parfum le plus sucré et le plus fruité que je n’aie jamais vu. En fait, ça sent plus le nananne qu’autre chose. Bouche : Très fruité et sucré, au point de se demander s’il s’agit vraiment d’un whisky. Une vague note de bois épicé nous donne l’impression que c’est peut être le cas, mais sans vraiment dissiper tous nos doutes. Finale : Un peu courte et très sucrée, comme le reste.

Martin 80.5%
Couleur très pâle, comme un chardonnay. Je cherche la couleur du cognac, mais sans succès. Nez: Fruits, baies et anis étoilé. Clou de girofle, cannelle et chocolat à l’orange. Gingembre et pain d’épice gros comme le bras. Penche presque plus vers un gin que vers un whisky. Bouche: Très vineux et épicé, comme un vin chaud de Noël. Fruité avec encore gingembre et pain d’épice. Menthe et cognac dilué. Finale: Longue avec des accents fades de gomme balloune. Équilibre: Un whisky très différent de ce qui se fait communément, mais malheureusement à des lieues de ma palette de goût. Aurait mérité un taux d’alcool supèrieur.

British Navy Pusser’s Rum

42% alc./vol.
Barbades

Patrick 84%84
Un bon rhum que je m’imagine facilement savourer sur le pont d’un trois-mâts en plein cœur des Caraïbes. Nez : Parfum herbeux (du moins, pour un rhum traditionnel) avec de belles notes où l’on sent que le canne à sucre n’est pas très loin. Le tout est complété par le chêne et la cassonade. Bouche : D’abord une vague d’herbes et de canne à sucre, mais rapidement engloutie par le caramel. Le tout est complété par un peu de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et une bonne dose d’épices à steak.

Brora 30 ans 2009 (bouteille 778)

53.2% alc./vol.
Bouteille 0778 de 2652.

Patrick 90%
Parfum de champs d’orge au bord de la mer… Je détecte aussi une légère touche de petits fruits rouges. En bouche, définitivement maritime: très salin, une bonne touche de bois brûlé, toujours l’orge et le tout marié ensemble par une texture des plus agréable. La force de l’alcool me semble parfaite. La finale, plutôt salée, s’étire longuement sans nous faire oublier le bois brûlé. Une distillerie dont les rares produits, presque toujours excellents, sont devenus trop chers pour le commun des mortels.

Brora 30 ans 2009 (bouteille 980)

53.2% alc./vol.
Bouteille 980 de 2652. A l’origine, la distillerie Brora portait le nom de Clynelish. Son fondateur, le Marquis de Stafford, futur Duc de Sutherland s’était tristement rendu célèbre pour avoir chassé les habitants de ses terres (environ 15000 personnes) afin d’y faire paître des moutons, plus «rentables ». La licence fut accordée en 1824. Une raison supplémentaire d’ouvrir une distillerie était de couper l’herbe sous le pied des distilleries clandestines qui étaient légions dans la région à cette époque. En 1967, une distillerie mitoyenne portant le nom de Clynelish n%2 fut construite. L’ancienne distillerie fut fermée en 1969 puis réouverte en 1975 sous le nom de Brora pour être définitivement fermée en 1983.

André 92.5%
Superbe nez fruité sur un édredon de douce tourbe terreuse. Le sherry est omniprésent avec un côté de tourbe végétale agréable. Le nez est rond et vanillé, à la limite d’être sucré, la tourbe légèrement médicinale et maritime. En bouche, le sherry est encore bien présent, confirmant le nez, mais ce sont plus les saveurs de pêche et de petits fruits sauvages ceinturés de tourbe qui domineront l’ensemble et le sel en toute finale de bouche. La finale elle-même est citronnée et salée, et offre une longue persistance. La rétro-olfaction est herbeuse et finement sucrée.

Patrick 94%
Nez : Effluves tourbées avec une pointe d’algues à sushis (nori). Ensuite, des notes de chêne, de cassonade et de cendres. Bouche : Une extraordinaire explosion de tourbe et de saveurs! Wow! Caramel, fumée, bois brûlé, poivre. Finale : Longue et savoureuse, avec des notes fumées et sucrées. Balance : Je pleure que des gestionnaires des années ‘80 à la vue trop courte aient pris l’horrible décision de fermer cette extraordinaire distillerie. Pourtant, avec un peu de volonté, celle-ci pourrait facilement revivre grâce à ses alambics d’origine toujours sur place. Serait-ce profitable? Certainement! Mais je ne crois pas qu’il soit dans la stratégie de Diageo d’ajouter un single malt de plus dans un marché qu’ils doivent déjà trouver passablement encombré.

Martin 89%
Arbore un coloris de paille foncée tirant sur le bronze… Nez: On y sent tout de suite un fond de belle tourbe grasse, suivi de vanille fruitée. La mutation du nez se poursuit sur des notes légères de cuir. Je prends une courte pause tellement c’est envoûtant. Pruneaux et feuilles de tabac à pipe arrivent à la fin. Sans cesse en mouvement. Bouche: Montre ses couleurs d’entrée de jeu. Nul besoin de chercher tellement le ballet des saveurs s’empresse de se présenter à nous. Le beau sucre fruité de l’orge est balancé par une amertume de cuir tourbé, puis revient sous la forme d’une caresse de caramel salé. C’est un malt doté d’un caractère évolutif sans pareil. Finale: Un vent iodé livre un duel tel un exercice de haute voltige avec le chocolat noir sur un fil de fer suspendu. Équilibre: Une seule comparaison est possible. C’est le Nico Archambault des single malts.